11 janvier 2023. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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Mort de Constantin II - Les menaces du procureur de la Cour suprême sur les écoutes téléphoniques déclenchent un tollé dans la communauté juridique - La Grèce adresse une note verbale à la Libye au sujet de ses fausses allégations concernant des recherches au large de la Crète - Le ministère turc de la défense : « Nous ne permettrons pas à la Grèce d’étendre ses eaux territoriales au-delà de 6 milles nautiques ». - En Grèce, une justice chaotique pour contrer les arrivées de migrants (1/2) -

La Suède poussée à conclure un pacte militaire avec les États-Unis

La Chine " contrecarre l’hégémonie du dollar américain " grâce à ses réserves d’or et à un accord d’échange de devises en yuan avec l’Argentine.

Pérou : La grève générale se poursuit malgré la répression

Les syndicats boliviens se mobilisent pour le président Luis Arce

La Chine s’est dite prête à restructurer la dette congolaise

Serge D’Ignazio - Reportage photo : Manif. Gilet Jaune + La Meute - Samedi 7 janvier 2023 - Pace de Breteui → Bercy

conférence-débat :: : Guerre en Ukraine : réalités et propagandes - mercredi 18 janvier à 18 h 30 à Bruxelles

Le 19 janvier, la grève contre la réforme des retraites commence

Procès des militants de Saclay le 13 janvier 2023

Contre les méga-bassines : Récit des procès de janvier - TRIBUNE« ECO-TERRORISME »: LES LUTTES ÉCOLOGIQUES DANS LE VISEUR DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ? --et plus

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source : www.letemps.ch/monde/constantin-ii-dernier-roi-grece-mort-lage-82-ansConstantin II, le dernier roi de Grèce, est mort à l’âge de 82 ans

Constantin II avait accédé au trône à l’âge de 23 ans en 1964, avant d’être forcé à l’exil en 1968, quelques mois après le coup d’Etat des colonels

Publié mercredi 11 janvier 2023 à 03:28

L’ancien roi de Grèce Constantin II, mort mardi à l’âge de 82 ans, était le dernier membre d’une dynastie danoise au pouvoir durant les XIXe et XXe siècles avant le retour de la République parlementaire en 1974. Descendant de la famille royale de Glücksburg, Constantin était le cousin du monarque britannique Charles III et parrain de son fils, le prince William. Il était également le frère de Sofia, la mère du roi Felipe VI d’Espagne.

Il a accédé au trône à l’âge de 23 ans en 1964, l’une des périodes les plus agitées de l’histoire contemporaine grecque, marquée par de profondes divisions politiques et des coups d’Etat, dont celui des colonels qui entraînera son exil, en 1968.

Instabilité politique et coup d’Etat en 1967

En pleine guerre froide, l’hystérie anticommuniste héritée de la guerre civile (1946-1949) minait alors la stabilité politique. Le jeune roi était sous l’influence de sa mère d’origine allemande Frederica, critiquée souvent pour son intervention dans la vie politique et nourrissant la méfiance des Grecs à l’égard les rois «étrangers».

La crise entre le palais et l’exécutif n’a pas tardé: le désaccord de Constantin avec Georges Papandréou, Premier ministre de l’époque et chef du parti «l’Union du centre», a contraint ce dernier à démissionner en 1965. Les crises politiques qui suivront furent un terrain favorable au coup d’Etat des colonels en avril 1967 et au septennat de la junte que la CIA a été accusée de soutenir.

«La pire journée de ma vie»

Constantin avait confié ces dernières années avoir tout fait à l’époque pour éviter la crise politique, soulignant que «la mentalité de certains hommes politiques grecs avait sapé les relations de l’exécutif avec le palais». Dans ses mémoires publiées par le journal grec To Vima en 2015, il se souvenait des «souffrances» qu’il avait dû endurer «de la part des politiciens (grecs)».

Selon lui, les putschistes «ont trompé» le peuple grec en disant qu’ils avaient fomenté le coup d’Etat en son nom. Huit mois après le coup des colonels, en décembre 1967, Constantin a organisé un contre-coup militaire qui a échoué. Il a alors fui à Rome avec toute sa famille avant de s’installer à Londres.

«C’était la pire journée de ma vie. C’était le jour où j’ai vu mes premiers cheveux blancs», avait-il confié à To Vima, soulignant que «le risque alors d’une guerre civile était très grand».

Abolition de la monarchie en 1974

Lors du référendum de 1974, près de 70% des Grecs se sont prononcés pour l’abolition de la monarchie, mettant fin à la dynastie instaurée en 1863 par l’arrière grand-père de Constantin, Georges I.

Constantin était le descendant du roi danois Georges 1er, monté sur le trône de Grèce après la mort du premier roi de Grèce Othon 1er, décédé sans laisser de successeur. L’Etat grec est devenu alors propriétaire de la fortune immobilière royale et Constantin s’est lancé dans une bataille judiciaire pour obtenir une indemnisation.

En 1991, il a fait sortir du pays une dizaine de conteneurs de mobilier de son ancienne résidence estivale près d’Athènes alors que le Premier ministre conservateur Constantin Mitsotakis, le père de l’actuel Premier ministre, était au pouvoir. La majorité de ces objets ont ensuite été vendus aux enchères chez Christie’s à Londres en raison du coût «impossible» de leur entretien, selon la famille royale.

En 1994, une loi grecque a ouvert la voie à la confiscation des biens de l’ancienne famille royale, qui a porté plainte devant la cour européenne des droits de l’Homme. En 2002, cette dernière a condamné la Grèce à verser 14 millions d’euros à la famille royale.

«Je ne veux rien d’autre qu’une vie calme», assurait Constantin aux médias lors d’une visite en Grèce en 1993.

Médaille d’or aux Jeux olympiques

Né à Athènes, Constantin avait quitté une première fois le pays pour l’Egypte à l’âge d’un an, avec sa famille, qui fuyait l’occupation nazie (1941-1944). De retour à Athènes cinq ans plus tard, en tant que prince héritier, il fut l’un des trois médaillés d’or en voile aux jeux Olympiques de Rome en 1960.

Après avoir vécu quarante ans à Londres, il est rentré en Grèce en 2013 où il continuait de se dénommer «roi». Il a assuré n’avoir jamais voté, ni avoir eu l’intention de le faire, dans une interview à la télévision grecque Skaï en 2016.

Marié à Anne-Marie, soeur de Margareth II, la reine du Danemark, il laisse cinq enfants.

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source : www.keeptalkinggreece.com/2023/01/10/supreme-court-prosecutor-independent-authority-threats-reactions/

Les menaces du procureur de la Cour suprême sur les écoutes téléphoniques déclenchent un tollé dans la communauté juridique

10 janvier 2023

Le procureur de la Cour suprême Isidoros Dogiakos, menace les membres de l’Autorité indépendante pour la sécurité des communications et la vie privée (ADAE) de peines de prison s’ils poursuivent les contrôles des fournisseurs de téléphonie mobile pour la surveillance.

L’Autorité indépendante pour la sécurité des communications et la protection de la vie privée (ADAE) n’est plus compétente pour répondre aux demandes des citoyens qui souhaitent savoir s’ils ont été mis sous surveillance pour des raisons de sécurité nationale", a déclaré M. Dogiakos dans un avis publié mardi.

Selon le procureur de la Cour suprême, la compétence pour ces questions a été transférée à un panel de trois membres, composé de deux procureurs et du chef de l’ADAE, qui est chargé d’examiner ces demandes au cas par cas.

Le procureur de la Cour suprême s’est prononcé sur une demande de l’OTE telecoms, déposée à la suite de la visite à son siège d’une équipe de l’ADAE enquêtant sur les écoutes téléphoniques du député européen indépendant Giorgos Kyrtsos et du journaliste d’investigation Tasos Telloglou.

Le chef de l’ADAE, Christos Rammos, a réagi rapidement en déclarant qu’« aucun organe de l’État ne peut exercer une quelconque forme de contrôle préventif ou de supervision prudentielle sur l’autorité ».
M. Rammos a déclaré que « l’avis controversé » du procureur « viole de manière flagrante l’indépendance de l’ADAE, qui émane directement de la Constitution. »

Les partis politiques d’opposition ont également critiqué l’avis de M. Dogiakos.

Le leader de SYRIZA, Alexis Tsipras, a qualifié l’intervention de M. Dogiakos de « violation flagrante de la constitution » et a rappelé qu’il avait soumis une requête à l’ADAE le 7 décembre 2022, demandant des informations sur les écoutes de certains citoyens jouant un rôle crucial dans la vie publique.

Dans une déclaration, Tsipras a demandé à Dogiakos de l’arrêter pour avoir demandé à l’ADAE des informations sur les écoutes. « Je démissionne de mon immunité de député, mon bureau est à Eleftherias square 1 ».

Le PASOK-KINAL a également déclaré dans un communiqué que « le procureur de la Cour suprême fait obstruction à l’enquête de l’ADAE, qui en tant qu’autorité constitutionnelle indépendante doit faire son travail sans interruption. »
De vives réactions à l’avis de M. Dogiakos ont été exprimées non seulement par les partis d’opposition mais aussi par des experts en droit constitutionnel.
Akritas .Kaidatzis, professeur associé à l’Université Aristote de Thessalonique pour le droit constitutionnel et l’histoire constitutionnelle, dans une déclaration écrite au journal documentonews.gr qu’il a également postée sur twitter a décrit Dogiakos comme une « ingérence manifeste » qui est aussi « institutionnellement choquante. »

3/3 Η γνωμοδότηση δεν δόθηκε μετά από ερώτημα δικαστικής ή κρατικής αρχής, αλλά μεγάλης ιδιωτικής τηλεπικοινωνιακής επιχείρησης. Πρόκειται για μορφή ‹ ιδιωτικοποίησης › της δικαστικής λειτουργίας. Θεσμικά άκομψο και λυπηρό

  • Akritas Kaidatzis (@AkritasKaidatz1) 10 janvier 2023
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"L’avis du procureur de la Cour suprême constitue une ingérence manifeste dans le fonctionnement d’une autorité indépendante protégée par la Constitution.

Interférer avec une enquête en cours n’est pas seulement inélégant, c’est institutionnellement choquant ".

L’avis n’a pas été rendu à la suite d’une demande d’une autorité judiciaire ou gouvernementale, mais par une grande entreprise privée de télécommunications. Il s’agit d’une forme de « privatisation » de la fonction judiciaire. C’est institutionnellement inélégant et triste".

Le président du Centre pour le droit constitutionnel européen, Xenophon Kontiadis, a lancé une attaque sévère contre Isidoros Dogiakos avec son post sur Facebook.

Dans un post de Facebook, Kontiadis a souligné que l’avis du procureur de la Cour suprême est « juridiquement non soutenu », ajoutant « il est évident qu’il vise à castrer l’Autorité [ADAE]. »

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source : www.keeptalkinggreece.com/2023/01/10/greece-libya-note-verbale-seismic-research-crete/

La Grèce adresse une note verbale à la Libye au sujet de ses fausses allégations concernant des recherches au large de la Crète.

January 10, 2023

Le ministère grec des Affaires étrangères a remis une note verbale à l’ambassade de Libye à Athènes, réfutant les allégations d’actions « illégales » du navire de recherche sismique « Sanco Swift », ont déclaré des sources diplomatiques mardi.

Selon le ministère, les recherches maritimes au sud du Péloponnèse et au sud-ouest de la Crète sont menées dans des régions sous juridiction grecque, conformément aux règles du droit international de la mer.

Les coordonnées des régions où se déroulent les recherches sont accessibles à toutes les parties intéressées par le biais des annonces Navtex pertinentes.

La Grèce se félicite de la référence de la partie libyenne à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), mais rappelle à la partie libyenne que les deux mémorandums d’entente illégaux et infondés qu’elle a signés avec la Turquie en novembre 2019 et en octobre 2022 violent de manière flagrante les règlements clés de la CNUDM qui reflètent également les règles du droit international coutumier.

En outre, le ministère grec souligne que ces mémorandums illégaux ignorent et volent les droits souverains de la Grèce sur son plateau continental, ainsi que ses droits souverains et sa juridiction sur la zone économique exclusive.

Le ministère a également réitéré son souhait de voir redémarrer la collaboration bilatérale dans un esprit de confiance mutuelle, dans le contexte des liens historiques d’amitié entre les deux pays et leurs peuples.

Des sources diplomatiques ont également souligné que par sa note verbale, la Grèce exprime une fois de plus sa volonté de poursuivre les négociations avec le gouvernement libyen qui émergera après les élections nationales, sur la délimitation des zones maritimes, sur la base de la CNUDM.

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source : www.keeptalkinggreece.com/2023/01/09/turkey-greece-territorial-waters-2/

Le ministère turc de la défense : « Nous ne permettrons pas à la Grèce d’étendre ses eaux territoriales au-delà de 6 milles nautiques ».

January 9, 2023

La Turquie ne permettra jamais à la Grèce d’étendre ses eaux territoriales au-delà de six milles nautiques, a déclaré lundi le ministre de la Défense Hulusi Akar, tout en exhortant Athènes à " se tenir à l’écart des problèmes. "

Lors d’une visite au commandement des forces navales turques, M. Akar a déclaré que la Turquie avait le devoir de défendre ses intérêts et ses droits en mer Égée, en Méditerranée orientale et à Chypre.

« Il est hors de question que nous reculions. Nous ne permettrons pas que nos droits soient bafoués », a déclaré M. Akar.

« Six miles est la limite maximale à laquelle [la mer territoriale de la Grèce] peut être étendue. Nous n’accepterons aucune extension supplémentaire de ses eaux territoriales », a-t-il ajouté.

Revenant sur l’offensive de la Grèce en Anatolie contre les Turcs nationalistes en 1921, le ministre turc de la Défense a appelé les Grecs à « tirer les leçons de l’histoire… et à se tenir à l’écart des problèmes. »

« Ils disent que la Turquie est une menace [pour la Grèce]. La Turquie n’a jamais menacé personne. Nous n’avons jamais menacé la Grèce. La Turquie est un allié fort et fiable », a-t-il déclaré.

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source : www.infomigrants.net/fr/post/45968/en-grece-une-justice-chaotique-pour-contrer-les-arrivees-de-migrants-12

En Grèce, une justice chaotique pour contrer les arrivées de migrants (1/2)

Par Charlotte Oberti Publié le : 10/01/2023 Dernière modification : 11/01/2023

Le procès en appel de Mohammad Hanad, un migrant somalien condamné à 142 ans de prison en 2021 pour « facilitation d’entrées illégales » en Grèce, s’est tenu, lundi, sur l’île de Lesbos. Le lendemain, 24 bénévoles et travailleurs humanitaires, eux aussi accusés d’être des passeurs, ont comparu devant le même tribunal. Symboles de la criminalisation des migrants et de ceux qui leur viennent en aide, ces procès sont aussi la preuve criante d’une justice désorganisée. Reportages.

Charlotte Oberti, envoyée spéciale à Mytilène (Grèce).

Le verdict a dû être traduit du grec vers l’anglais, puis de l’anglais vers le somali avant d’arriver aux oreilles de Mohammad Hanad, assis sur le banc des accusés dans le tribunal de Mytilène, sur l’île de Lesbos, lundi 9 janvier. À son énoncé, un murmure enthousiaste s’est répandu dans la salle d’audience et la silhouette affaissée du jeune homme s’est redressée.

En quelques heures, ce migrant somalien de 30 ans est passé de la perspective d’une vie derrière les barreaux à celle d’une libération imminente. Lors d’un procès en appel sans solennité, il a pourtant été reconnu coupable, comme en première instance, de « facilitation d’entrées illégales » sur le territoire grec pour avoir conduit une embarcation de migrants en détresse dont il était lui-même passager en mer Égée. Mais des circonstances brandies par ses avocats ont permis une drastique réduction de peine, selon un système juridique noueux.

En 2021, il avait écopé de la sentence faramineuse de 142 ans de prison (résultat d’un calcul qui prend en compte le nombre de passagers présents à bord de l’embarcation de migrants incriminée, et le multiplie par un nombre d’années d’emprisonnement) même si, dans les faits, la peine maximale de prison en Grèce est de 20 ans. Désormais, ce père de famille, venu en Europe dans l’espoir de trouver du travail et d’y faire venir par la suite sa femme et ses enfants, peut espérer « sortir bientôt », selon ses avocats, qui ont plaidé plusieurs éléments en faveur de leur client, comme son « bon comportement » et le fait qu’il soit déjà en prison depuis deux ans.

Sitôt l’annonce des juges faite, Mohammad Hanad a été emmené par la police. Il est sorti du tribunal sans un mot mais le poing levé en guise de victoire.

"Tout le monde sait qu’il est innocent"

Pour ses avocats, ce verdict paradoxal a suscité un mélange de soulagement et d’amertume. « On est très heureux (de ce verdict), mais il est encore reconnu coupable alors que tout le monde sait qu’il est innocent », a estimé le conseil Dimitris Choulis. « Mohammad n’aurait pas dû passer un seul jour en prison. Maintenant il a un casier judiciaire qui dit qu’il est un passeur. Où qu’il aille, c’est comme ça qu’il sera considéré par les autorités, cela risque de l’empêcher d’obtenir le statut de réfugié. »

Alexandros Georgoulis, l’autre avocat, a assuré que cette affaire symbolique « rendait optimiste pour les futurs cas de ce genre ». De mémoire, ce ténor du barreau, spécialiste des dossiers de criminalisation des migrants considérés comme des passeurs, dit avoir défendu plus de 50 exilés dans des situations similaires. La Grèce, l’une des premières portes d’entrée dans l’Union européenne, entend dissuader les éventuels candidats à l’exil par une justice expéditive. « Le simple fait de toucher la barre d’un bateau de migrants justifie d’être qualifié de passeur par la justice grecque », explique Alexandros Georgoulis. « Tous sont reconnus coupables. »

Mohammad Hanad, flottant dans des vêtements trop grands, a encore clamé son innocence lundi. « Je n’ai ni l’argent, ni les connaissances pour avoir un bateau et être un passeur », a-t-il assuré à la barre. S’il a bien conduit l’embarcation avec 36 personnes à bord, le 2 décembre 2020, c’est d’abord parce qu’il y a été contraint par l’homme qui a organisé leur départ depuis les côtes turques, a-t-il dit. « Il m’a menacé avec un couteau et m’a forcé à conduire le bateau. » Cet homme a ensuite abandonné l’embarcation, en montant sur un second bateau venu le chercher en mer pour le ramener en Turquie. « Sans aucune connaissance de la navigation », Mohammad Hanad a assuré avoir « tenté de conduire » l’embarcation pendant 20 minutes dans de mauvaises conditions météorologiques. Après quoi, le moteur a lâché et l’eau s’est engouffrée dans le canot.

Les passagers terrifiés ont alors appelé les garde-côtes turcs au secours et ces derniers ont mis des heures à intervenir, selon les témoignages. Une fois sur zone, ils ont effectué des manœuvres circulaires autour de la frêle embarcation, provoquant des vagues et déséquilibrant les migrants. Ce seront finalement les garde-côtes grecs qui sauveront Mohammad Hanad et les autres, mais dans la cohue et la panique, deux femmes sont tombées à l’eau. Leurs corps sans vie ont été retrouvés plusieurs heures plus tard. « Ce que j’ai essayé de faire c’est de sauver les pauvres gens qui, comme moi, étaient sur ce bateau », s’est défendu l’accusé. « Si c’était à refaire, je ferais exactement pareil. »

"C’est le chaos, le chaos total"

Symbole de la criminalisation des migrants en Grèce, ce procès fut aussi la preuve criante d’une justice désorganisée. Dans cette salle d’audience, où l’on entre comme dans un moulin par une porte à la poignée cassée et où les policiers tentent de faire régner le silence à l’aide de « Chut ! » sonores, personne n’a semblé comprendre les règles, lundi. Les cas qui se sont succédés devant la cour étaient numérotés pour déterminer un ordre de passage, mais il est régulièrement arrivé que des dossiers en doublent d’autres. Ainsi, Mohammad Hanad, numéro 3, est passé sans raison après les cas 7 et 8.

Plus grave, le choix des interprètes, pourtant fondamental pour entendre le discours d’un Somalien ne parlant ni grec ni anglais, a été décidé à la dernière minute. Les hésitations de la cour sur le traducteur ont alors paralysé le procès. Plus tard, une altercation verbale a éclaté entre les avocats de Mohammad Hanad, mécontents du travail de l’interprète choisi au pied levé, et les juges, réticents à l’idée d’avoir recours aux personnes bilingues proposées par la défense - ce qu’ils ont toutefois fini par faire.

« C’est le chaos, le chaos total », souffle une membre de l’ONG Aegean Migrant Solidarity (AMS), qui ne préfère pas être citée. Celle-ci assiste régulièrement aux procès de migrants qui se déroulent à Mytilène mais elle indique n’avoir toujours pas déterminé leur logique.

C’est dans cette même confusion que nombre de migrants sont condamnés par des tribunaux grecs. Un peu plus de 2 000 exilés observent actuellement des peines de prison dans le pays, explique Stelios Kouloglou, député européen membre du parti d’extrême-gauche Syriza, qui fait partie des soutiens de Mohammad Hanad. « C’est la deuxième population carcérale de Grèce », ajoute-t-il, avant d’énoncer les statistiques. Durée moyenne de ces peines : 45 ans. Durée moyenne d’un procès : 28 minutes. « Il y a des vies qui sont détruites, juste comme ça. »

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source : www.indianpunchline.com/sweden-hustled-into-military-pact-with-us/

Posté le 10 janvier, 2023 par M. K. BHADRAKUMAR

La Suède poussée à conclure un pacte militaire avec les États-Unis

Les efforts de l’administration Biden pour accélérer l’adhésion de la Suède à l’OTAN ont échoué lorsque la Turquie s’est montrée réticente, exerçant sa prérogative de ne pas approuver l’adhésion à moins que ses conditions concernant l’alliance passée de Stockholm avec des éléments séparatistes kurdes ne soient entièrement satisfaites.

Le président Biden s’est montré optimiste et a insisté publiquement sur le fait que l’adhésion de la Suède à l’OTAN était acquise. Il a sous-estimé la ténacité du président Recep Erdogan et négligé les ramifications géopolitiques.

Biden et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, ont supposé qu’il suffisait d’une formule pour sauver la face et flatter la vanité d’Erdogan - c’est-à-dire que quelques militants kurdes en Suède seraient extradés et qu’Ankara et Stockholm se réconcilieraient ensuite.

Cependant, au fil du temps, Erdogan n’a cessé de déplacer les objectifs et d’affiner ses conditions pour inclure des questions telles que la levée par la Suède de son embargo sur les armes contre la Turquie, la participation à la lutte d’Ankara contre les militants kurdes interdits, ainsi que l’extradition de personnes liées au religieux musulman Fethullah Gulen, basé aux États-Unis, que le gouvernement turc accuse d’avoir organisé la tentative de coup d’État manqué de 2016, apparemment avec le soutien des États-Unis.

De toute évidence, les Suédois n’ont pas réalisé que la Turquie avait une connaissance aussi approfondie des activités secrètes de leurs services de renseignement.

Pour faire court, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a finalement pris la porte de sortie en déclarant dimanche, exaspéré, que « la Turquie a confirmé que nous avons fait ce que nous avions dit que nous ferions, mais elle dit aussi qu’elle veut des choses que nous ne pouvons pas, que nous ne voulons pas, lui donner. »

« Nous sommes convaincus que la Turquie prendra une décision, nous ne savons simplement pas quand », a-t-il dit, ajoutant que cela dépendra de la politique interne de la Turquie ainsi que de « la capacité de la Suède à montrer son sérieux. »

M. Stoltenberg a réagi stoïquement, déclarant : « Je suis convaincu que la Suède deviendra membre de l’OTAN. Je ne veux pas donner de date précise pour le moment où cela se produira. Jusqu’à présent, le processus d’adhésion a été rare, inhabituel et rapide. Normalement, cela prend plusieurs années. »

Entre-temps, le ministère suédois de la défense a annoncé lundi que des négociations ont été entamées en vue d’un pacte de sécurité bilatéral avec Washington - appelé accord de coopération en matière de défense - qui permet aux troupes américaines d’opérer en Suède.

Comme l’a déclaré le ministre de la défense, Pal Jonson, "cela pourrait impliquer le stockage de fournitures militaires, des investissements dans les infrastructures pour permettre le soutien et le statut juridique des troupes américaines en Suède. Les négociations sont entamées parce que la Suède est en passe de devenir un allié des États-Unis, grâce à son adhésion à l’OTAN.

En d’autres termes, les États-Unis n’attendent plus la formalisation de l’adhésion de la Suède en tant que membre de l’OTAN mais supposeront simplement qu’elle est un allié de facto de l’OTAN

Selon un communiqué de presse publié lundi par le département d’État américain, le pacte de sécurité bilatéral permettra « d’approfondir notre partenariat étroit en matière de sécurité, d’améliorer notre coopération dans les opérations de sécurité multilatérales et, ensemble, de renforcer la sécurité transatlantique ». Il fait référence à l’engagement des États-Unis à « renforcer et revigorer les partenariats de l’Amérique pour relever les défis de sécurité communs tout en protégeant les intérêts et les valeurs partagés. »

Le nœud de l’affaire est qu’une sécurité fournira le soutien nécessaire à un déploiement américain en Suède sur une base immédiate, ce qui n’est pas possible autrement sans que Stockholm ne renonce officiellement à sa politique de non-alignement militaire vieille de plusieurs décennies.

Cette voie ingénieuse représente un changement monumental pour la Suède, qui a une longue histoire de neutralité en temps de guerre. Autrement dit, la Russie s’oppose fermement à l’adhésion de la Suède à l’OTAN, mais Washington atteint quand même son objectif.

Il est toutefois intéressant de noter que la Finlande, qui a également jeté sa main dans l’anneau de l’OTAN sous la pression des États-Unis, ne semble pas être très pressée de négocier un pacte avec Washington, bien qu’elle ait une frontière de 1 340 km avec la Russie. La position de la Finlande est qu’elle rejoindrait l’OTAN en même temps que la Suède.

Le ministre des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, a déclaré dimanche aux journalistes : « La Finlande n’est pas si pressée d’adhérer à l’OTAN que nous ne puissions pas attendre que la Suède obtienne le feu vert. » L’ancienne présidente finlandaise Tarja Halonen a dit un jour que la Finlande et la Suède sont « des sœurs mais pas des jumelles ». Elles ont des points communs, mais leurs motivations ne sont pas les mêmes.

Contrairement à la Suède qui a toujours été dans l’orbite occidentale et a fourni des renseignements secrets aux puissances occidentales tout au long de la guerre froide, à la fois de manière bilatérale et par le biais de l’OTAN, la Finlande a une relation unique avec la Russie, qui résulte de son histoire.

La Finlande s’est positionnée comme un pays neutre pendant la guerre froide, maintenant de bonnes relations avec l’Union soviétique, rivée sur la doctrine permise par l’accord d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle (1948) avec Moscou, qui a servi d’instrument principal dans les relations finno-soviétiques jusqu’en 1992, date de la dissolution de l’Union soviétique.

Il est certain que le pacte de 1948 a accordé à la Finlande suffisamment de liberté pour devenir une démocratie prospère, tandis qu’en comparaison, malgré la position publique de neutralité de la Suède pendant une grande partie de la guerre froide, elle est devenue, à huis clos, un partenaire clé de l’OTAN en Europe du Nord.

En théorie, la neutralité pourrait rester une alternative attrayante pour la Finlande. Bien entendu, la situation est différente si l’équilibre des forces dans la région change radicalement en cas de conflit à grande échelle en Europe.

L’adhésion de la Suède (ou de la Finlande) à l’OTAN n’est pas vraiment pour demain. La Suède ne peut ou ne veut pas répondre aux exigences de la Turquie. En outre, il y a des variables en jeu ici.
Le plus important est que la trajectoire du rapprochement actuel entre Ankara et Damas, négocié par la Russie, aura un impact profond sur le sort des groupes kurdes dans la région - et sur l’axe kurde-USA en Syrie. Washington a mis en garde Erdogan contre toute tentative de rapprochement avec le président Bashar Al-Assad.

Ce qui complique encore les choses, c’est que des élections présidentielles et parlementaires sont prévues en Turquie en juin et que la boussole politique d’Erdogan est fixée. Tout changement dans ses calculs ne peut se produire qu’au plus tôt dans la seconde moitié de 2023.

Or, 6 mois, c’est long en politique ouest-asiatique. Entre-temps, la guerre en Ukraine aura également connu un changement phénoménal d’ici l’été.

La Finlande est prête à attendre l’été, mais la Suède (et les États-Unis) ne le peuvent pas. Le cœur du problème est que l’adhésion de la Suède à l’OTAN ne concerne pas vraiment la guerre en Ukraine mais vise à contenir la présence et la stratégie russes dans l’Arctique et au pôle Nord. Il y a également une dimension économique importante à cela.

Grâce au changement climatique, l’Arctique devient de plus en plus une route maritime navigable. Selon les experts, les nations qui bordent l’Arctique (par exemple, la Suède) auront un intérêt énorme à savoir qui aura accès et contrôlera les ressources de cette région riche en énergie et en minéraux, ainsi que les nouvelles routes maritimes pour le commerce mondial que la fonte crée.

On estime que quarante-trois des quelque 60 grands gisements de pétrole et de gaz naturel qui ont été découverts dans l’Arctique se trouvent sur le territoire russe, tandis que onze se trouvent au Canada, six en Alaska [États-Unis] et un en Norvège. En d’autres termes, le spectre qui hante les États-Unis est le suivant : « L’Arctique est russe. »

Il suffit de regarder la carte ci-dessus. La Suède peut apporter beaucoup à la table pour sécuriser l’Arctique par le biais de l’OTAN. La Finlande peut avoir une forte industrie de construction de brise-glace et de navires, mais c’est la flotte de sous-marins très efficace de la Suède qui sera cruciale - à la fois pour la défense polaire et pour bloquer l’accès de la Russie aux océans du monde.

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source : geopoliticaleconomy.com/2023/01/08/china-dollar-gold-reserves-argentina-yuan/

La Chine " contrecarre l’hégémonie du dollar américain " grâce à ses réserves d’or et à un accord d’échange de devises en yuan avec l’Argentine.

Dans le cadre de la dédollarisation du monde, la banque centrale chinoise augmente ses réserves d’or et signe des accords d’échange de devises en yuan avec des pays comme l’Argentine, encourageant ainsi l’utilisation du renminbi au lieu du dollar américain.

NOTE : Ben Norton annonce que Multipolarista a évolué et s’est développé en Geopolitical Economy Report, un nouveau média indépendant qui fournit un journalisme et des analyses originales sur la politique et l’économie internationales.

Par Ben Norton Publié le 9 janvier

La banque centrale de Chine a pris une série de mesures pour accélérer le mouvement mondial de dédollarisation, remettant en cause l’hégémonie du billet vert.

La Banque populaire de Chine augmente la part de l’or dans ses réserves de change, s’opposant ainsi au dollar américain, qui domine depuis des décennies les avoirs des banques centrales internationales.

En janvier dernier, la Chine a également signé un accord avec la banque centrale argentine pour un échange de devises, dans le cadre duquel Pékin fournira 130 milliards de yuans chinois (environ 19 milliards de dollars américains) pour aider Buenos Aires à stabiliser sa monnaie et son économie.

La nation sud-américaine a déclaré qu’elle était « déterminée à approfondir l’utilisation du RMB [renminbi] sur le marché argentin pour les échanges bilatéraux ». (Le renminbi est le nom officiel de la monnaie chinoise, et est souvent utilisé de manière interchangeable avec le yuan, qui est l’unité de compte de cette monnaie).

Le journal semi-officiel chinois Global Times a commenté cet accord en disant qu’il était « probable que d’autres pays d’Amérique latine utiliseront davantage le yuan chinois afin de contrer l’hégémonie du dollar américain et de renforcer les liens économiques avec la Chine ».

Ces mesures montrent comment la Chine réagit à la nouvelle guerre froide que les États-Unis mènent contre elle.

Craignant que les sanctions agressives que Washington a déjà imposées ne se transforment en une guerre économique totale, Pékin réduit ses réserves de dollars et encourage l’utilisation de sa monnaie dans les échanges avec d’autres pays, ce qui réduit d’autant la monnaie de réserve mondiale.

Pendant ce temps, la banque centrale de Russie s’est engagée à acheter des yuans sur le marché des changes pour les conserver dans ses réserves. Et Pékin achète déjà du pétrole à Moscou dans sa monnaie nationale.

La banque centrale chinoise augmente ses réserves d’or

En décembre 2022, la Banque populaire de Chine a révélé publiquement, pour la première fois en trois ans, qu’elle augmentait la part de l’or dans ses réserves de change.

Bloomberg notait à l’époque que « les achats de la Chine pourraient faire partie d’un plan visant à diversifier ses réserves loin du dollar ».

En janvier 2023, Bloomberg a poursuivi en indiquant que la Banque populaire de Chine avait à nouveau augmenté ses réserves d’or.

Le média a émis l’hypothèse que la Russie remplissait également ses réserves d’or.

La Chine et la Russie ne sont pas seules. Selon Bloomberg, les banques centrales du monde entier achètent de l’or, atteignant un record de près de 400 tonnes au troisième trimestre fiscal de 2022, contre 241 tonnes à la même période en 2018.

Les banques centrales de nombreux pays craignent de plus en plus d’être visées par des sanctions occidentales unilatérales.

Les États-Unis et l’Union européenne ont gelé ou saisi des centaines de milliards de dollars et d’euros dans les réserves de change appartenant aux banques centrales de Russie, d’Iran, du Venezuela et d’Afghanistan.

Cela a poussé de nombreuses nations à chercher à diversifier leurs réserves étrangères - non seulement les gouvernements ciblés par l’Occident pour un changement de régime, mais même des alliés de longue date comme l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Turquie.

Le Financial Times a rapporté en juin 2022 que les banques centrales du monde entier « se tournent vers le renminbi pour diversifier leurs avoirs en devises étrangères, signe que les flambées géopolitiques pourraient entamer la domination du dollar ».

Un pourcentage stupéfiant de 85 % des gestionnaires de réserves des banques centrales ont exprimé leur intérêt à investir ou sont déjà investis dans le renminbi, note le journal.

Il cite le responsable de la stratégie pour les marchés souverains mondiaux de la grande banque suisse UBS, Massimiliano Castelli, qui a déclaré : « Nous assistons à une érosion progressive du dollar… Le tableau qui se dessine est celui d’un système monétaire multipolaire ».

Le journal ajoute : « Quatre cinquièmes des banquiers centraux interrogés ont déclaré qu’ils pensaient qu’une évolution vers un monde multipolaire - s’éloignant d’un système centré sur les États-Unis - serait bénéfique pour le renminbi ».

Le Fonds monétaire international (FMI), dominé par les États-Unis, a lancé des avertissements similaires. En mars 2022, il a publié un document de recherche sur « l’érosion furtive de la domination du dollar ».

L’institution financière a observé une hausse marquée de l’utilisation de « monnaies non traditionnelles » dans les réserves des banques centrales mondiales. Le yuan chinois est à l’origine de cette augmentation.

De 2000 à 2021, le pourcentage des réserves étrangères détenues en dollars américains est passé d’un peu plus de 70 % à un peu moins de 60 %.

Jusqu’à présent, cette évolution a été lente. Mais à mesure que les États-Unis intensifient leur nouvelle guerre froide contre la Chine, le conflit géopolitique qui s’ensuit est susceptible d’accélérer le mouvement de dédollarisation.

Les banques centrales chinoise et argentine signent un accord d’échange de devises contre des yuans

L’Argentine se débat depuis des siècles avec une dette odieuse due aux puissances coloniales et néocoloniales.

Aujourd’hui, la nation sud-américaine est prisonnière de 44 milliards de dollars de dettes libellées en dollars auprès du FMI.

Cherchant à fortifier sa souveraineté et à affaiblir le contrôle américain, l’Argentine a renforcé ses relations avec la Chine et la Russie.

La Chine est déjà le deuxième partenaire commercial de l’Argentine, après le Brésil, et les liens entre les deux pays ne cessent de croître.

En février 2022, Buenos Aires a rejoint le vaste projet d’infrastructure mondial de Pékin, l’initiative « Belt and Road ».

L’Argentine a également demandé à rejoindre le bloc élargi des BRICS+, aux côtés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

Le 8 janvier dernier, le président de la banque centrale d’Argentine a rencontré son homologue chinois.

La banque centrale argentine a indiqué que les deux pays « se sont engagés à approfondir l’utilisation du RMB [renminbi] sur le marché argentin pour les échanges bilatéraux ».

Le swap offre 130 milliards de yuans chinois (environ 19 milliards de dollars américains), avec une « activation spéciale » supplémentaire de 35 milliards de yuans (environ 5 milliards de dollars américains) pour des interventions sur le marché des changes.

Le président argentin Alberto Fernández avait rencontré le président chinois Xi Jinping lors du sommet du G20 en novembre 2022, où ils avaient discuté de l’échange de devises.

La banque centrale argentine dispose d’un compte dans sa propre monnaie, le peso, auprès de la Banque populaire de Chine. La banque centrale chinoise dispose d’un compte en yuan auprès de la banque centrale argentine. Buenos Aires doit rembourser à Pékin les 130 milliards de yuans, avec des intérêts. Mais l’avantage est que les dollars ne sont pas impliqués.

Selon le dernier rapport de la banque centrale argentine, à partir de novembre 2022, ses réserves totales s’élèvent à 38 milliards de dollars américains.

Cela signifie que l’échange de devises contre des yuans représente environ la moitié des réserves de l’Argentine. Cela aura un impact macroéconomique massif.

Le journal Global Times, qui est lié au Parti communiste chinois et a une perspective nationaliste, a expliqué le raisonnement de certains responsables à Pékin, affirmant que l’échange de devises « aide le pays d’Amérique latine à se protéger contre les chocs provoqués par le resserrement de la politique financière des États-Unis tout en favorisant son propre développement industriel ».

« Il est probable que davantage de pays d’Amérique latine augmenteront l’utilisation du yuan chinois afin de contrer l’hégémonie du dollar américain, et renforceront les liens économiques avec la Chine », a ajouté le média semi-officiel.

L’Argentine est un important producteur agricole et ses principales exportations sont le maïs, les produits du soja et le blé.

Les deux tiers des exportations argentines vers la Chine sont constitués de graines de soja, auxquelles s’ajoutent 7 % d’huile de soja. L’Argentine exporte également vers la Chine de petites quantités de bœuf, de pétrole brut, de crevettes et de crevettes roses.

La plupart des exportations chinoises vers l’Argentine sont constituées de diverses formes de technologies avancées, notamment des téléphones, des téléviseurs et des machines.

Les exportations, en particulier celles du secteur agricole, sont l’un des seuls moyens pour l’Argentine d’obtenir des devises étrangères - ou plus précisément des dollars, dont elle a besoin pour assurer le service de sa dette libellée en dollars auprès du FMI.

Normalement, si une entreprise d’un pays comme l’Argentine a besoin de dollars, ou si une banque a besoin de devises pour un prêt, ces entreprises les achètent sur le marché des changes. En revanche, les lignes de swap suppriment les intermédiaires et créent des relations directes entre les banques centrales des pays.

L’accord chinois sur les lignes de swap pourrait aider l’Argentine à conserver des dollars pour le service de sa dette, tout en utilisant des yuans pour acheter des produits en Chine.

Ce qui est peut-être encore plus important pour Buenos Aires, qui souffre de taux d’inflation élevés, c’est qu’elle pourrait également utiliser des yuans au lieu de dollars pour stabiliser le peso argentin, qui ne cesse de s’affaiblir, en intervenant sur le marché des changes.

La Chine utilise des lignes d’échange de devises pour aider les pays endettés, tout en faisant progresser la dédollarisation

La Chine a commencé à effectuer des échanges de devises avec l’Argentine en 2009, sous la présidence de gauche de Cristina Fernández de Kirchner. Les accords ont été renouvelés à plusieurs reprises depuis lors.

Mais la nation sud-américaine n’est pas le seul pays à avoir mis au point un tel système avec le géant est-asiatique.

En décembre, le Wall Street Journal a rapporté que la banque centrale de Pékin utilisait un « canal inhabituel » : « des lignes d’échange de devises pour soutenir les gouvernements qui ont emprunté massivement auprès des banques chinoises ».

La Banque populaire de Chine (PBOC) a donné des centaines de milliards de dollars en yuans à des dizaines de pays en échange de leurs monnaies nationales, selon le journal.

Parmi ces bénéficiaires figurent le Pakistan, le Sri Lanka, l’Argentine et le Laos, autant de nations aux prises avec une dette extérieure, en grande partie libellée en dollars américains.

Le Wall Street Journal explique : « En reconstituant les réserves d’autres pays, la PBOC pourrait aider certains des pays les plus endettés du monde à éviter la hausse des coûts d’emprunt ».

Alors que le journal dépeint cela comme un effort cynique de la Chine pour « soutenir » les membres de son initiative « Belt and Road », le média reconnaît que Pékin utilise également les swaps de devises pour accélérer la dédollarisation du système financier international.

« La PBOC affirme que les lignes de swap sont là pour aider à graisser les rouages du commerce international, assurer la stabilité financière et favoriser l’adoption du yuan dans un monde où le commerce et la finance sont dominés par le dollar américain », écrit le Wall Street Journal.

Il ajoute : « Le réseau de swaps de la PBOC est le plus important du genre, selon la Banque mondiale. La PBOC a déclaré dans un rapport de 2021 qu’elle disposait de facilités de swap avec 40 pays, pour une capacité combinée de près de 4 000 milliards de yuans, soit environ 570 milliards de dollars ».

L’Argentine et le Brésil renforcent leur intégration économique et envisagent une nouvelle monnaie latino-américaine

Alors que Buenos Aires collabore plus étroitement avec Pékin (son deuxième partenaire commercial), l’Argentine a simultanément poussé au renforcement des liens avec le Brésil (son premier partenaire commercial) et à l’intégration économique de l’Amérique latine.

Le président brésilien de gauche, Lula da Silva, est revenu au pouvoir le 1er janvier.

Deux jours plus tard, l’ambassadeur argentin Daniel Scioli a rencontré le ministre brésilien de l’économie Fernando Haddad.

M. Scioli a déclaré que la priorité de son gouvernement était « l’accord sur l’intégration profonde entre l’Argentine et le Brésil » que les présidents Alberto Fernández et Lula da Silva doivent signer lors du sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) qui se tiendra à Buenos Aires le 24 janvier.

L’ambassadeur argentin a également révélé que son gouvernement est en pourparlers avec la banque publique de développement brésilienne afin d’obtenir un financement pour faire avancer la construction d’un gazoduc, portant le nom de l’ancien président Néstor Kirchner, qui fournira un approvisionnement régulier en gaz au Brésil.

L’Argentine possède les deuxièmes plus grandes réserves de gaz de schiste et les quatrièmes plus grandes réserves de pétrole de schiste du monde.

M. Scioli a ajouté que l’Argentine et le Brésil cherchent à accroître leurs exportations et leurs échanges commerciaux, « en conservant les réserves des deux pays dans le cadre du système des monnaies locales ».

L’allusion de M. Scioli au fait que les échanges commerciaux entre l’Argentine et le Brésil se feront en monnaie locale a donné lieu à des spéculations internationales selon lesquelles les deux pays s’apprêtent à mettre en œuvre le projet de Lula de créer une monnaie latino-américaine souveraine pour le commerce régional.

Cela a effrayé certains investisseurs étrangers et a été rapporté dans la presse financière avec une forte dose d’inquiétude - et de condescendance.

M. Haddad a minimisé ces informations en déclarant : « Il n’y a pas de proposition de monnaie unique pour le Mercosur ». Mais ses propos étaient prudents : Le ministre brésilien de l’économie a déclaré qu’il n’y avait pas encore de proposition ; il n’a pas nié que la monnaie potentielle était discutée.

Il est probable que M. Haddad ait simplement tenté de rassurer les investisseurs étrangers.

Dans son discours d’investiture, Lula a promis des dépenses sociales plus importantes pour lutter contre la pauvreté et la faim et s’est engagé à revenir sur les privatisations effectuées par le précédent président d’extrême droite, Jair Bolsonaro.

Ces politiques sont très largement populaires auprès du peuple brésilien, mais elles ont effrayé certains investisseurs en actions brésiliennes, qui ont vendu des actions, entraînant une instabilité du marché et une légère baisse de la valeur de la monnaie du pays, le real, par rapport au dollar.

Entre-temps, le nouveau gouvernement brésilien, comme celui de l’Argentine, a promis d’approfondir son alliance avec la Chine.

Le lendemain de son investiture, Lula a rencontré le vice-président chinois Wang Qishan. L’homme d’État a remis au dirigeant brésilien une lettre du président Xi Jinping, qui appelle à renforcer les liens sino-brésiliens.

Lula a tweeté : « La Chine est notre plus grand partenaire commercial, et nous pouvons encore développer les relations entre nos pays ».

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source : kawsachunnews.com/peru-general-strike-continues-despite-repression

Pérou : La grève générale se poursuit malgré la répression

Par Kawsachun News. 10 janvier 2023

La grève générale contre le régime du coup d’État au Pérou en est à son sixième jour consécutif, avec des barricades et des barrages routiers érigés dans tout le pays. Le week-end a également vu d’innombrables arrestations illégales de manifestants et de journalistes.

Selon les autorités, les manifestants ont bloqué les autoroutes en 45 points différents. La région indigène aymara de Puno est le centre de l’opposition au régime, avec le plus grand nombre de barricades érigées le long des autoroutes. Les routes reliant Puno à Arequipa, Cusco et l’Amazonie sont parmi celles qui sont actuellement bloquées.

À Lima, 224 personnes ont été arrêtées vendredi pour avoir participé à des manifestations organisées par des syndicats de travailleurs. Néanmoins, le syndicat des travailleurs des transports a annoncé qu’il se joindrait à la grève générale « si c’est la seule façon pour eux de nous écouter », a déclaré son secrétaire général Ricardo Pareja.

La possibilité d’un dialogue semble peu probable après que la Confédération des travailleurs péruviens (CGTP), la plus grande confédération syndicale, a annoncé qu’elle ne participerait pas à la « session d’accord national » organisée par le régime. Les syndicats affirment qu’il ne peut y avoir de paix sociale tant que le peuple péruvien est massacré, torturé et tué pour avoir utilisé son droit à la protestation sociale.

Le régime de Dina Boluarte a tué plus de 30 manifestants, pour la plupart indigènes, depuis le coup d’État contre Pedro Castillo. Les revendications des grévistes comprennent la démission de Dina Boluarte, de nouvelles élections, une assemblée constituante et la libération de Pedro Castillo.

dans Orinoco Tribune
Les membres du Congrès de certains partis de droite, à savoir Renovación Popular, Fuerza Popular, Alianza para el Progreso, Acción Popular et Bloque Magisterial, ont demandé à Boluarte de ne pas autoriser Morales à entrer au Pérou et d’engager des actions en justice contre lui. Ils ont affirmé que les récentes visites de Morales dans les villes péruviennes situées à la frontière avec la Bolivie devaient être à l’origine des protestations contre les autorités de facto du Pérou, bien que les tensions au sein de la société péruvienne aient augmenté depuis l’élection de Castillo.

Mme Boluarte s’est elle-même jointe à l’attaque contre M. Morales et a déclaré que les services d’immigration péruviens prévoyaient de limiter l’entrée du dirigeant bolivien dans le pays.

« Nous discutons, nous voyons la situation de l’entrée de M. Evo Morales dans le pays dans ce contexte [des accusations de la droite], parce que je crois que personne, aucune personne, aucun ancien président ou dirigeant d’un autre pays ne peut avoir le droit d’interférer dans les affaires intérieures de notre pays », a déclaré Mme Boluarte à la radio PBO de Lima.

Morales a répondu aux accusations par un message sur Twitter : « Nous tendons l’autre joue aux attaques politiques venant de l’aile droite péruvienne. Mais s’il vous plaît, arrêtez les massacres, les détentions illégales, la persécution et le terruqueo [disqualification] de nos frères et sœurs indigènes. Il n’y aura pas de paix sans justice sociale. Le Pérou exige une transformation profonde. »

Le mercredi 4 janvier, le député péruvien Jorge Montoya, leader du parti d’extrême droite Renovación Popular et ancien commandant des forces armées du Pérou, a déposé une plainte devant le bureau du procureur général contre Evo Morales, pour atteinte présumée à « l’intégrité nationale » du pays. Un autre ex-militaire devenu député du même parti d’ultra-droite, l’amiral à la retraite José Cueto, souhaite que la police péruvienne arrête le dirigeant bolivien.

M. Cueto a exhorté la police nationale péruvienne à capturer l’ancien président bolivien, déclarant que M. Morales est désormais un « citoyen ordinaire » qui fait un « usage indu de son statut d’ancien président pour inciter les gens », ce qui constitue un crime.

« Il doit être capturé… même s’il se trouve hors du Pérou », a déclaré l’ancien officier militaire, qui a demandé aux autorités compétentes d’émettre un mandat d’arrêt international contre l’ancien président.

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source : kawsachunnews.com/bolivian-unions-mobilize-for-president-luis-arce

Les syndicats boliviens se mobilisent pour le président Luis Arce

Par Kawsachun News. 8 janvier 2023

Les mouvements sociaux boliviens ont déclaré l’état d’urgence et la mobilisation permanente en faveur du président Luis Arce en réponse aux émeutes qui ont eu lieu à Santa Cruz par des groupes fidèles au chef du coup d’État arrêté, Luis Fernando Camacho. Les mouvements sociaux qui ont fait cette déclaration comprennent la confédération des travailleurs de la COB, les confédérations paysannes (CSTUCB, Interculturales) et les organisations indigènes (CONAMAQ, Bartolinas).

Le secrétaire exécutif de la COB, Juan Carlos Huarachi, a tenu une conférence de presse tard hier soir après une réunion avec le président Luis Arce, il a déclaré : « Aujourd’hui, tous les mouvements sociaux sont d’accord pour nous déclarer en état d’urgence pour tout ce qui se passe dans le département de Santa Cruz. Il est également important de faire connaître à la population le rapport fourni par le ministre de l’Intérieur qui détaille pourquoi le gouverneur de Santa Cruz a été arrêté ».
Huarachi a également déclaré que lundi, les syndicats annonceront les mobilisations dans toutes les régions du pays, pour soutenir le président Arce.

Depuis l’arrestation du coup d’État Fernando Camacho, des groupes violents ont attaqué des bâtiments publics dans la ville de Santa Cruz en guise de vengeance. Les mouvements sociaux affirment que l’arrestation était nécessaire et représente la justice pour les victimes du coup d’État de 2019.

Le président Luis Arce a également pris la parole lors de la conférence de presse et a annoncé des mobilisations supplémentaires pour le 22 janvier, pour marquer l’anniversaire de l’État plurinational, un produit des luttes sociales qui ont introduit une nouvelle constitution en 2009.

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source : www.chine-magazine.com/la-chine-sest-dite-prete-a-restructurer-la-dette-congolaise/

La Chine s’est dite prête à restructurer la dette congolaise

par Chine Magazine 5 janvier 2023

L’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, a été reçu en audience le 24 novembre à Brazzaville par le président de la République populaire du Congo, Denis Sassou N’Guesso, afin de réitérer le nouvel engagement de la Chine de restructurer la dette congolaise.

La Chine se dit prête à restructurer sa dette afin de permettre au Congo d’avoir des ressources alternatives pour faire face à ses besoins internes et pour assurer de bonnes relations avec le Fonds monétaire international (FMI).

« Le problème de la dette est traité entre le Congo et la Chine, c’est une question bilatérale. En 2019, les deux pays ont conclu un accord sur la restructuration de la dette, c’est ce qui a été fait et accepté, admiré même par tous », a expliqué Ma Fulin.

Selon le communiqué de presse du gouvernement congolais, cette restructuration avait permis au Congo de signer un premier accord avec le FMI sur le programme de Facilité élargie de crédit.

« Aujourd’hui, comme la situation change, surtout après l’apparition de la covid-19, des difficultés se présentent non seulement sur la situation financière du Congo mais aussi sur la coopération bilatérale entre nos deux pays. La Chine est toujours disposée avec la partie congolaise à concrétiser ensemble le consensus obtenu entre le président Xi Jinping et le président Denis Sassou N’Guesso, lors de leur dernier entretien téléphonique en 2021 », a indiqué Ma Fulin.

La Chine finance un forage à l’École de l’amitié sino-congolaise

Un forage moderne a été inauguré le 26 novembre 2022 par l’Ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, en présence des autorités de la mairie du neuvième arrondissement, Djiri, des responsables de l’établissement et d’une foule d’élèves en liesse.

Le forage à l’École de l’amitié sino-congolaise est d’une profondeur de 180m et est doté d’une pompe imagée de 170 m, ayant une capacité totale de 5,5 KVA, capable de produire un grand débit.

Sur le plan technique, le forage est composé d’un ouvrage de stockage construit en béton armé et placé en dessus. Il comprend deux réservoirs de 3m3 chacun, soit une capacité globale de stockage de 6m3.

Pour le diplomate chinois, ce forage contribue à l’amélioration des conditions d’apprentissage dans cet établissement public : « la Chine a construit cette école, il y a des années. Jusque-là, elle fonctionne toujours bien et a déjà formé beaucoup de jeunes qui vont contribuer au développement du pays. Pour permettre aux enfants d’étudier dans les meilleures conditions, notre ambassade a financé le forage d’un puits avec tous les équipements. L’ouvrage est bien exécuté à la satisfaction de tous ».

Un technicien présent a indiqué que « le forage de l’École de l’amitié sino-congolaise fonctionne à base de l’énergie connectée à partir d’une ligne de la société Energie électrique du Congo. D’après les résultats des analyses effectuées au laboratoire de la Congolaise des eaux, le forage produit une eau potable répondant aux normes de l’Organisation mondiale de la santé ».

Pas de piège de la dette

En août 2022, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a annoncé que Pékin annulait 23 prêts sans intérêt, arrivés à échéance fin 2021, et accordés à 17 pays africains.

La Chine est le premier créancier bilatéral de plusieurs pays africains à effacer certaines dettes des pays africains. Parmi eux : Djibouti (55% du stock de la dette du pays est chinoise), la RDC (42%), l’Angola (34%), la Guinée (32%), les Comores (31%), le Cameroun (29%), la Zambie (25%) et le Togo (24%).

Au total, plus de 150 milliards de dollars ont été prêtés depuis le début des années 2000 par la Chine, majoritairement par l’intermédiaire de ses banques de développement, la China Eximbank (60%) et la China Development Bank (25%).

Accusée de piéger les pays africains dans des dettes colossales, Wang Yi, a indiqué que son pays a, entre 2000 et 2019, annulé quelques 3,4 milliards de dollars de dette et restructuré environ 15 autres milliards de dollars de dette, dont 5,7 milliards dans le cadre du plan d’allègement de la dette du G20 pour les pays pauvres.

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères (MAE), Wang Wenbin, a insisté sur le fait que «les accusations» des Occidentaux étaient « infondées » et qu’elles sont « utilisées [notamment] par les États-Unis et d’autres officiels pour rejeter leurs [propres] responsabilités ».

Il a indiqué que « les prêts accordés par la Chine disposaient de taux d’intérêt fixes et inférieurs aux taux commerciaux et aux prêts accordés par la Banque africaine de développement (BAD), dont les taux sont généralement compris entre 4 et 10% ».

Ce dernier a condamné la « mentalité de guerre froide à somme nulle de l’Occident », et proposé la mise en place d’un modèle basé sur une « coopération multipartite avec l’Afrique qui apporte des résultats gagnant-gagnant ».

Outre l’annulation de dette, le ministre chinois des Affaires étrangères a indiqué que la Chine va accroître son implication en Afrique et fournir des aides alimentaires, économiques et militaires supplémentaires, tout en maintenant son soutien à l’Union africaine (UA) dans les efforts de cette dernière pour rejoindre le G20.

Au cours de l’année 2022, la Chine a conclu des accords avec 12 pays du continent pour supprimer les droits de douane sur 98% des produits qu’ils exportent vers la Chine, ce qui permettra d’augmenter la compétitivité des produits africains.

En parallèle, 2,17 milliards de dollars supplémentaires ont été investis par les entreprises chinoises en Afrique, et 2 milliards sur les 10 milliards promis pour le commerce ont déjà été engagés.

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De : Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>

Date: dim. 8 janv. 2023 à 05:58
Subject: Reportage photo : Manif. Gilet Jaune + La Meute - Samedi 7 janvier 2023 - Pace de Breteui → Bercy
To: Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>

https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums/72177720305081158

Serge D’IGNAZIO
Ouvrier/Photographe

Mes reportages photos (à partager sans modération)

https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Auteur du livre photographique

« On est là! » - édition Adespote
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Investig’Action est heureux de vous inviter à la conférence-débat

Guerre en Ukraine : réalités et propagandes

qui se tiendra le mercredi 18 janvier à 18 h 30 à Bruxelles

Espace Senghor

366 chaussée de Wavre

1040 Bruxelles

Organisée par le Comité de surveillance OTAN

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Le 19 janvier, la grève contre la réforme des retraites commence

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source : nonalaligne18.fr/proces-des-militants-de-saclay-le-13-janvier2023/

Procès des militants de Saclay le 13 janvier 2023

Reporté en avril 2022, le procès des militants ayant déployé la banderole « SOS Stop L18 » au sommet d’une grue sur le plateau de Saclay aura lieu vendredi 13 janvier 2023.

Par CCL18 23 décembre 2022

Le 15 octobre 2021, suite à un blocage de chantier à Saclay, deux activistes avaient été menés en garde à vue puis cités à comparaître. Le procès, une première fois reporté en avril 2022, aura lieu au tribunal judiciaire d’Évry (9 rue des Mazières) le 13 janvier 2023 à 9h. Motif : « entrave à la liberté de travailler ».

Le rendez-vous de soutien est à la Maison Départementale des Syndicats proche du tribunal d’Évry (12 place des Terrasses de l’Agora, 91000 Évry) à 9h également.

L’acte reproché ? Avoir déployé une banderole « SOS STOP L18 » sur une grue dans un chantier à proximité du campus de l’ENS Paris-Saclay afin d’alerter ses occupants contre l’urbanisation du plateau de Saclay. Les activistes sont descendus de la grue de leur plein gré. Aucune dégradation n’a été commise sur site (lire l’interview d’un des militants).

Parmi les derniers territoires agricoles d’Île-de-France, le plateau de Saclay a déjà perdu 400 hectares de terres sous le béton ces dernières années et la construction de la ligne 18 du Grand Paris Express accélérerait le phénomène. Au total et à moyen terme, 2300 hectares de terres nourricières sont menacées, faisant fi de leur excellent rendement (récemment rappelé par les agriculteurs locaux).

Dans toute l’Île-de-France, les projets de la Société du Grand Paris, avec ses lignes de métro au milieu des champs (lignes 17 nord et 18 ouest), sont conçus comme des vecteurs d’urbanisation au service d’une spéculation foncière et immobilière effrénées. Un collectif de personnalités a récemment appelé à classer ces terres agricoles, parmi les plus fertiles d’Europe, au patrimoine mondial de l’Unesco. Une grande marche, Terminus Saclay, avait suivie en octobre dernier.

À l’heure de l’augmentation des tarifs du Pass Navigo et face aux dégradations du service dans les transports du quotidien pour les franciliens, il est important de rappeler le coût monstrueux (5 milliards d’euros) de la ligne 18 du Grand Paris Express, projet de métro tout automatique et grande vitesse qui ne répond pas aux besoins réels des usagers. Des milliards d’euros qui pourraient être bien mieux investis dans la rénovation des transports existants ou dans des structures
plus légères et moins néfastes pour les terres agricoles et la biodiversité.

Le blocage du chantier a duré deux heures, les terres artificialisées seront perdues à jamais. Cependant c’est eux que l’on va juger.

Le procès n’a pas eu lieu le 8 avril 2022 et a été reporté au 13 janvier 2023. Le manque d’information de la « victime », c’est-à-dire la société en charge des travaux, avait été invoquée alors que la convocation des militants étaient connues depuis l’automne dernier. Le Collectif contre la ligne 18 s’insurgeait alors contre des procédures montrant le mépris pour ces militants qui, après avoir subi une garde à vue en automne 2021, ont du rester dans l’attente d’un jugement encore dix mois supplémentaire. Plus généralement, le Collectif contre la ligne 18 dénonce la criminalisation des activistes qui se généralise.

Programme de la matinée

Rendez-vous dès 9h, vendredi 13 janvier
Maison Départementale des Syndicats
12 place des Terrasses de l’Agora, 91000 Évry

9h30 : Pièce de théâtre retraçant le seul procès légitime qui aurait dû avoir lieu : celui de la Société du Grand Paris, responsable de la destruction des terres agricoles sur le plateau de Saclay (créée en avril dernier et disponible sur Youtube : https://youtu.be/UX_Am9jV5qw)

Zaclay’zik

10h : Prises de parole
– Ouverture et introduction par le CCL18
– Cristiana et Emmanuel Vandame, agriculteurices sur le plateau de Saclay
– Cyril Girardin, chercheur à l’Inrae, sur l’artificialisation des sols et la Zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF), supposée protéger les terres agricoles de la bétonisation
– Emmanuelle Baudry, professeur à l’université Paris Sacly en écologie, sur la pression anthropique sur les écosystèmes
– Jacqueline Lorthiois, urbaniste et socio-économiste, sur l’utilité des lignes 18 et 17, la métropolisation et les « chiffres magiques » de la SGP

10h30 : sketch de BISOUNOURS

10h45 : Suite des prises de paroles
– Harm Smit, du Collectif OIN Saclay (COLOS), fera un point juridique sur les recours européen et l’enquête socio-économique autour de la ligne 18
– Interventions sur la criminalisation des activistes : Amil, les Faucheurs volontaires, Scientifiques en rébellion
– Collectifs de la Coordination des luttes locales en Île-de-France sur les luttes en IDF et la criminalisation des activistes

11h30 : Faire abandonner le tronçon ouest de ligne 18, perspectives et moyens à mettre en œuvre, par le CCL18

Zaclay’zik et clôture

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Contre les méga-bassines

Récit des procès de janvier

Les 5 et 6 janvier, à La Rochelle et Niort, se sont déroulés deux nouveaux procès de la résistance aux bassines : le premier pour le désarmement par des milliers de personnes d’une bassine construite et remplie depuis des années illégalement à Cram-Chaban le 6 novembre 2022, l’autre pour l’intrusion dans le chantier de la méga-bassine de Mauzé-sur-le-Mignon et la neutralisation d’un tractopelle le 22 septembre 2021.

Pour chacun de ces procès, les prévenus ont défendus à l’intérieur et devant les tribunaux. À l’intérieur par des avocats qui ont défendu l’état de nécessité des actions de désobéissance. Devant les tribunaux par des mobilisations très inventives

Le verdict 5 janvier sera donné le 2 mars. Mais, pour celui du 6 janvier le tribunal de Niort a décidé d’administrer des peines au plus vite en suivant quasi à la lettre les réquisitions du procureur - à l’exception d’une relaxe - et en distribuant des peines de 2 à 6 mois de sursis probatoires et des années d’interdiction des Deux-Sèvres. A cette annonce à 20h la foule a laissé éclaté sa colère. Le gouvernement et la justice croient ainsi nous affaiblir, mais ces deux journées n’ont fait que rendre la résistance collective plus nécessaire encore.

lien : lessoulevementsdelaterre.org/blog/la-necessite-de-la-aresistance-assumee-face-a-la-justice

TRIBUNE

« ECO-TERRORISME »: LES LUTTES ÉCOLOGIQUES DANS LE VISEUR DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ?

Parallèlement à cette répression, le gouvernement essaie de créer une confusion entre action de désobéissance et terrorisme. Cette (très) dangereuse confusion a été initiée avec l’emploi du terme « éco-terrorisme » par Darmanin après la manifestation contre les bassines de Sainte Soline. Les paroles ont vite été suivies des faits puisque la SDAT (la police antiterroriste) a été désignée pour mener l’enquête contre une action collective d’intrusion sur une usine Lafarge. C’est un article du journal le Parisien qui nous en “informe”. Dans le même temps ils révèlent une note du Renseignement Territorial sur une organisation soit disant dangereuse… Vous avez devinez : les Soulèvements de la terre

Pour contrecarrer cette opération politique et policière une tribune collective a été écrite et signée par plus de 3000 personnes en quelques jours. Elle est parue sur Libération et sur le site des Soulèvements. Mais également sur lundimatin, Reporterre, Basta!, Terrestres, La relève et la peste…

On vous invite à la partager le plus largement possible !

lien : lessoulevementsdelaterre.org/blog/tribune-eco-terrorisme-les-luttes-ecologiques-dans-le-viseur-du-ministere-de-l-interieur

Les Vergers du Turfu

Mi décembre a eu lieu, en Ardèche, une très belle action d’agriculture pirate et réappropriation de terre.

Ce verger fait partie d’un ensemble de parcelles devant servir de « mesure compensatoire des atteintes à la biodiversité » pour Inspira 2000, un projet qui artificialise aujourd’hui 370 hectares de terres agricoles à Salaise pour installer des entreprises de travaux publics, des plateformes logistiques ou de transport, des entreprises chimiques, gazières, d’incinération…

Leur communiqué nous dit : "nous ferons de ce lieu un espace commun, un espace de rencontre, d’apprentissage de conduite de verger, de solidarité avec ceux qui n’ont pas accès à une alimentation de qualité…Nous sommes les pépins de la compote qui s’annonce…”

lien : lessoulevementsdelaterre.org/blog/les-vergers-du-turfu

25 mars ! Pas une bassine de plus !

Vous le savez sûrement déjà, le 25 mars aura lieu la nouvelle mobilisation contre les mégabassines. Elle se déroulera quelques jours après la journée mondiale de l’eau et sera d’ampleur internationale. L’appel et une première affiche sont sortis ! On va vous en reparler

https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/25-mars-pas-une-bassine-de-plus-mobilisation-internationale-pour-la-defense-de-leau

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