13 janvier 2023. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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Hôpitaux d’Athènes : Des brancards dans les cliniques Covid, attendant 20h pour un transfert - Procès de l’Aube dorée : le témoin oculaire du meurtre de Fyssa témoigne - Frises du Parthénon: l’espoir d’un retour en Grèce balayé par Londres - La justice grecque annule la procédure pour « espionnage » contre 24 humanitaires à Lesbos - La Grèce étend la clôture le long du fleuve Evros, à la frontière avec la Turquie -

Le Centre d’action international participe aux actions anti-guerre organisées du 13 au 22 janvier par la United National Antiwar Coalition

Emmanuel Todd - Crise de la société occidentale et guerre en Ukraine

Tentative d’insurrection fasciste au Brésil – Le Monde vu d’en bas – n°77 par Saïd Bouamama

Biden s’efforce de conquérir le Brésilien Lula

Des rassemblements massifs à travers le Yémen dénoncent la guerre et le blocus menés par l’Arabie saoudite.

Le Collectif Stop Armes Mutilantes (SAM) et la Carmagnole ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition Ciblé·e·s, le mercredi 25 janvier 2023 dans la salle d’exposition de la Carmagnole, au 10 rue Haguenot (Quartier Figuerolles), à Montpellier.

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source : www.keeptalkinggreece.com/2023/01/13/hospitals-dramatics-situation-athens-viruses-covid-patients-greece/

Hôpitaux d’Athènes : Des brancards dans les cliniques Covid, attendant 20h pour un transfert

January 13, 2023

Les hôpitaux d’Athènes sont pleins alors qu’un cocktail d’infections comme le Covid-19, la grippe et les virus saisonniers, envoie de plus en plus de patients dans les services de santé publique. La situation est décrite comme plutôt chaotique, les patients devant passer d’interminables heures sur des brancards dans les couloirs des cliniques ou aux urgences en raison du manque de lits libres.
Les patients en situation d’urgence peuvent attendre 20 heures avant d’être transférés dans une autre clinique.

Sans parler des longues files d’attente interminables où les patients - ou, dans le meilleur des cas, les personnes qui les accompagnent - attendent un ticket d’entrée ou un ticket pour un rendez-vous programmé avec un médecin.

« Il est révélateur que certains hôpitaux de la capitale aient même mis des brancards dans les cliniques Covid, car les lits ouverts pour les cas de coronavirus ne suffisent pas à répondre à la demande », note le journal ethnos dans son reportage exclusif de vendredi.

La situation dans les hôpitaux publics de l’Attique, et en particulier dans le centre d’Athènes, est dramatique car jusqu’à présent, aucun lit Covid supplémentaire n’a été ouvert pour couvrir la demande croissante.

Après tout, ils étaient limités lorsque la grande vague de la pandémie était terminée.

Jusqu’à 20 heures d’attente sur un brancard pour un transfert

À l’hôpital Agia Olga, l’administration a même mis des brancards dans les cliniques Covid où sont hospitalisés les patients infectés par le coronavirus mais non intubés.

Selon ethnos, le problème commence par le fait que la plupart des hôpitaux de l’Attique n’ont pas ouvert suffisamment de lits Covid, même si les cas ont commencé à augmenter de façon spectaculaire.

Le résultat est que les administrations hospitalières tentent de transférer les patients Covid vers d’autres institutions de soins de santé qui ont des lits libres.

Dans ce contexte, les patients qui se sont rendus dans un hôpital en urgence doivent attendre jusqu’à 20 heures avant d’être transférés dans un autre hôpital.

« Mais la souffrance est indescriptible car la plupart du temps, ils sont laissés à attendre à l’extérieur d’une chambre, dans un couloir ou dans le service des urgences, passant presque une journée sur une civière inconfortable, jusqu’à ce qu’une ambulance de l’EKAV vienne les chercher pour une autre institution hospitalière ».

À l’hôpital Sismanoglio, 38 patients ont été " bloqués " dans les services d’urgence pour être soignés pendant la permanence générale du 9 janvier.

L’hôpital était plein à craquer, tandis que l’unité d’hospitalisation de courte durée n’avait plus de place pour les patients.

Cependant, même deux jours après la permanence, 26 patients étaient toujours bloqués dans le service des urgences, ont déclaré des employés de l’hôpital à ethnos.gr.

Tous les lits Covid à Sismanoglio ainsi qu’à Evangelismos, la Croix Rouge, Gennimatas et aussi dans les autres hôpitaux sont pleins.

Changements dans les horaires de service des hôpitaux

Dans un effort pour normaliser la situation, la direction du ministère de la Santé tente de changer le système de garde dans les hôpitaux de l’Attique, car le système existant ne fonctionne pas.

Un nouveau plan est en cours d’élaboration afin que les hôpitaux du centre d’Athènes ne soient pas aussi remplis de patients et de souffrances, alors que dans le même temps, les hôpitaux régionaux affichent un taux d’occupation moindre.

En outre, le phénomène s’est intensifié récemment en raison des virus, de la grippe et des cas de Covid-19, de sorte que la situation est explosive.

Le ministère de la santé a demandé aux responsables des départements régionaux de la santé un plan complet pour les changements dans les gardes.

Il convient de noter que le ministre de la santé, Thanos Plevris, a affirmé dans une interview télévisée il y a deux jours qu’il n’était pas nécessaire de modifier le calendrier des gardes dans les hôpitaux du centre d’Athènes.

Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait aucune nécessité à cet égard, même si on lui a rappelé que les patients en quête d’une urgence doivent disposer d’au moins 6, voire 10 ou jusqu’à 16 heures.

Pour être franc, je n’ai pas prêté beaucoup d’attention à ses arguments car il est connu pour présenter le noir comme le blanc et pour n’avoir aucune idée du fonctionnement des hôpitaux et du secteur de la santé en général.

PS La vie réelle a encore été plus rapide que le ministre de la santé le plus inutile « de tous les temps ( !?) ».

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The press project

Publié : 13:52:02

Procès de l’Aube dorée : le témoin oculaire du meurtre de Fyssa témoigne

Avec le témoignage du témoin à charge Dimitras Zorzou, qui était présente la nuit du meurtre de Pavlos Fyssas par Giorgos Roupakias, le premier procès de 2023 a débuté dans le cadre du procès Aube dorée, qui est jugé au second degré.

Ménélas Myrillas / SOOC

Le témoin a déclaré qu’elle ne connaissait pas Pavlos Fyssa et qu’elle se trouvait cette nuit-là, avec un ami, dans la rue où l’équipe d’assaut meurtrière de l’organisation criminelle néonazie a attaqué le groupe. Dimitra Zorzou a témoigné qu’elle était assise sur un banc adjacent lorsqu’elle a vu un groupe attaquer le groupe de Pavlos Fyssas et les frapper avec des battes, alors qu’à l’époque elle ne savait pas qu’il s’agissait d’un bataillon d’assaut de l’Aube dorée.

Lors de son témoignage, elle a vu une voiture rouler dans la direction opposée sur la rue Panagi Tsaldari (aujourd’hui Pavlos Fyssa), et un peu plus tard, elle a aperçu Roupakias sortir de la voiture et se diriger vers Pavlos Fyssa, le serrant dans ses bras, la victime criant "il m’a poignardé ».

Elle s’est plainte au tribunal que depuis qu’elle a trouvé le courage de témoigner au poste de police local au sujet du meurtre de Pavlos, elle a reçu de multiples intimidations et des dizaines de menaces contre sa vie.

Et vous pouvez suivre le procès d’aujourd’hui en détail sur Golden Dawn Watch .

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source : www.letemps.ch/culture/frises-parthenon-lespoir-dun-retour-grece-balaye-londres

Frises du Parthénon: l’espoir d’un retour en Grèce balayé par Londres

Alors que des rumeurs d’accord circulaient, la ministre britannique de la culture a exclu toute restitution à la Grèce des frises du Parthénon, exposées au British Museum

Le Temps avec l’AFP

Publié mercredi 11 janvier 2023 à 22:11
Modifié jeudi 12 janvier 2023 à 00:12

Le gouvernement britannique a douché mercredi les espoirs d’un retour rapide en Grèce des frises du Parthénon, exposées au British Museum de Londres, y compris sous la forme d’un prêt à long terme évoqué récemment par la presse britannique.

«J’ai été très claire à ce sujet: je ne pense pas qu’elles devraient retourner en Grèce», a déclaré la ministre de la Culture Michele Donelan sur la BBC à propos de ce dossier épineux au cœur de tensions entre Londres et Athènes.

Depuis des décennies, la Grèce demande la restitution d’une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi que d’une des célèbres cariatides provenant de l’Erechtheion, petit temple antique également sur le rocher de l’Acropole, toutes deux pièces maîtresses du British Museum.

Lire aussi: Des «entretiens secrets» sur le retour des frises du Parthénon ont lieu affirme un journal grec

Londres affirme que les sculptures ont été «acquises légalement» en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. Mais la Grèce soutient qu’elles ont été l’objet d’un «pillage» alors que le pays était sous occupation ottomane.

Un dossier hautement sensible

La restitution des frises du Parthénon est un sujet hautement sensible en Grèce. Au musée de l’Acropole, un espace laissé vide est d’ailleurs réservé à cette frise.

Le 4 janvier, le journal britannique The Telegraph a réveillé l’espoir des Grecs en révélant que le président du British Museum George Osborne était en train de conclure un accord avec Athènes pour le retour en Grèce de ces trésors, dans le cadre d’un prêt à long terme, un «échange culturel» qui permettrait de contourner une loi britannique empêchant le musée londonien de démanteler sa collection.

Les propos mercredi de la ministre de la Culture représentent donc une douche froide. «Nous ne devrions pas les (les frises, NDLR) renvoyer, et en fait elles appartiennent au Royaume-Uni, où nous avons pris soin d’elles longtemps», a-t-elle dit.

Le président du British Museum George Osborne «ne va pas les renvoyer. Ce n’est pas son intention. Il n’a aucun désir de le faire», a balayé la ministre.

Elle semble écarter le prêt à long terme qui avait été évoqué: «Ce n’est certainement pas ce qu’il prévoit non plus».

Dans le podcast News Agents, la ministre a estimé que l’idée de prêts sur 100 ans n’était «pas du tout dans l’esprit de la législation».

Négociations houleuses

Lundi, un porte-parole du gouvernement grec a admis que les négociations avec le British Museum n’étaient «pas faciles». «Nous avons parcouru un long chemin, on a fait des pas (en avant) et les efforts continuent», a-t-il dit.

«L’objectif est le retour définitif» des frises, a insisté ce porte-parole, car la Grèce «ne reconnaît ni la possession ni la propriété (de ces oeuvres) par le British Museum».

La pression s’est accentuée ces dernières années, dans le sillage des mouvements contre le racisme, pour que les musées occidentaux rendent des oeuvres, notamment obtenues en période coloniale, à leur pays d’origine.

La crainte d’ouvrir une «boîte de Pandore»

La ministre britannique a d’ailleurs dit craindre qu’un retour des frises du Parthénon n’ouvre «la boîte de Pandore». «C’est une pente très glissante», a-t-elle souligné.

En août, un musée de Glasgow en Ecosse a remis à l’Inde sept objets d’art pillés dans des lieux sacrés pendant la colonisation au XIXe siècle, ce qui représentait une première pour une institution culturelle au Royaume-Uni.

En revanche, des habitants de l’île de Pâques dans le Pacifique continuent de réclamer au British Museum la restitution du moaï Hoa Hakananai’a, un monolithe haut de 2,4 mètres et pesant quatre tonnes. Il avait été retiré de l’île sans autorisation en 1868 par le navigateur Richard Powill qui l’avait offert à la Reine Victoria.

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source : www.infomigrants.net/fr/post/46097/la-justice-grecque-annule-la-procedure-pour-espionnage-contre-24-humanitaires-a-lesbos

La justice grecque annule la procédure pour « espionnage » contre 24 humanitaires à Lesbos

Par La rédaction Publié le : 13/01/2023

Les 24 humanitaires, poursuivis par le tribunal de Mytilène sur l’île grecque de Lesbos, ont été innocentés de la charge d’« espionnage ». En revanche, ils font toujours l’objet d’une procédure pour trafic de migrants, en cours d’instruction.

Accusés notamment de fraude et d’espionnage, ils encouraient jusqu’à 8 ans de prison en Grèce. La demande de 24 travailleurs humanitaires jugés sur l’île de Lesbos a été entendue. La justice grecque a annulé, vendredi 13 janvier, la procédure qui les visait pour « espionnage », a annoncé le tribunal où sont jugées ces personnes.

Cette décision met un terme à un procès controversé, dénoncé par l’ONU et des ONG. Une procédure distincte visant ces travailleurs humanitaires, notamment pour trafic de migrants, est toutefois toujours en cours d’instruction en Grèce.

La cour de Mytilène a choisi de mettre un terme aux accusations d’espionnage en raison des vices de procédure, notamment l’absence de traduction de l’acte d’accusation à destination des accusés étrangers, tous d’anciens bénévoles portant secours aux migrants, selon le tribunal.

Des humanitaires pris au piège

« Nous nous sentons comme des otages depuis quatre ans et demi », a réagi auprès de l’AFP Nasos Karakitsos, l’un des principaux accusés, juste après la décision de la cour.

Parmi les autres accusés figure Sarah Mardini. Cette célèbre réfugiée syrienne qui vit à Berlin s’est fait connaître en 2015 pour ses exploits en mer Egée, lorsqu’elle a, avec sa nageuse olympique de sœur Yusra, aidé à amener le bateau de migrants sur lequel elle se trouvait jusqu’à Lesbos, en nageant à côté, sauvant ainsi les passagers. Celle dont le parcours a inspiré le film Les Nageuses était revenue en 2016 sur l’île, cette fois-ci non plus en tant que migrante, mais comme sauveteuse bénévole au sein d’une organisation récemment créée, Emergency Response Center International (ERCI).

À l’été 2018, elle a été arrêtée pour ses activités au sein de cette ONG, emprisonnée durant 106 jours puis libérée sous caution. Depuis, elle attendait, comme les autres, l’issue du procès.

Rencontré à Lesbos, l’un des nombreux accusés, Sean Binder a fait part de sa colère et de sa frustration à InfoMigrants durant le procès. Bénévole pour l’ONG Emergency Response Center International (ERCI) durant 10 mois il avait été arrêté, en même temps que Sarah Mardini, en 2018.

Les missions des deux humanitaires consistaient en des patrouilles le long des côtes, jumelles à la main, à la recherche de bateaux en détresse, mais aussi en des interventions au large lorsque la situation le nécessitait. La majeure partie du temps, ils pratiquaient des gestes simples et « des sourires » adressés aux migrants fraîchement débarqués.

Une procédure dénoncée

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies avait demandé auparavant à la justice grecque d’abandonner toutes les accusations retenues contre des humanitaires aidant les migrants.

« Ce genre de procès est vraiment inquiétant, parce qu’il criminalise les actions qui sauvent la vie des gens et crée un dangereux précédent », a dénoncé vendredi Elizabeth Throssell, une porte-parole du Haut-Commissariat.

La procédure déclenchée en 2018 par l’État grec avait conduit à ce que la plupart des ONG de secours aux migrants cessent leurs activités en mer en Grèce, pays par ailleurs accusé de pratiquer des refoulements illégaux à ses frontières vers la Turquie voisine.

>> À (re)lire : En Grèce, le procès « grotesque » de ceux qui aident les migrants 2/2

Présenté comme « la plus grande affaire de criminalisation de la solidarité en Europe » par le Parlement européen, ce procès très médiatisé « pourrait être une blague », a affirmé Sean Binder, « s’il n’y avait pas des gens qui mouraient (en mer) pendant ce temps. »

L’ONG Amnesty International avait, quant à elle, qualifié ce procès de « farce », estimant que l’intention serait de dissuader d’autres organisations humanitaires d’aider les migrants et ainsi décourager ces derniers de venir dans le pays.

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source : www.keeptalkinggreece.com/2023/01/13/greece-fence-evros-extension-turkey/

La Grèce étend la clôture le long du fleuve Evros, à la frontière avec la Turquie

13 janvier 2023
La Grèce étend la barrière de clôture sur toute la longueur de la rivière Evros, la frontière naturelle avec la Turquie.

Le ministre grec de la Protection des citoyens, Takis Theodorikakos, et le vice-ministre Eleftherios Economou ont signé le protocole relatif à cette extension.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que « l’évolution rapide de l’instrumentalisation de la question migratoire a entraîné une augmentation imprévisible et inhabituelle des flux migratoires le long des frontières terrestres du pays, avec des conséquences imprévisibles pour l’ordre et la sécurité publics ».

Pour cette raison, ajoute le ministère, « il est considéré nécessaire et urgent d’étendre la barrière dissuasive existante dans la phase A, d’une longueur d’environ 35 kilomètres, dans la zone comprise entre la colonie de Psathades à Didimoticho et la zone de Kornofolia à Soufli, et qui constitue la première partie du total de 140 kilomètres. »
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https://iacenter.org/

Le Centre d’action international participe aux actions anti-guerre organisées du 13 au 22 janvier par la United National Antiwar Coalition. Quelle action pouvez-vous entreprendre pendant cette semaine ? Nous vous demandons de soutenir ces slogans.
Arrêtez les mouvements de guerre de Washington contre la Russie et la Chine !
Arrêtez les guerres américaines sans fin : Irak, Syrie, Somalie, Palestine, Yémen… partout !
Non à l’OTAN !
De l’argent pour les besoins humains, pas pour la guerre !
Pas un centime de plus pour l’Ukraine !
ARRÊTEZ les guerres américaines : Semaine d’actions MLK - 13 - 22 janv.

« Le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde : mon propre gouvernement, je ne peux pas rester silencieux ». - Dr. Martin Luther King Jr. 4 avril 1967

Plus de 45 actions ont été répertoriées pour notre semaine d’actions et autour de la Journée Martin Luther King, du 13 au 22 janvier.

Cliquez ici pour voir les actions qui ont été répertoriées.

Comme Martin Luther King Jr. nous l’a si justement rappelé, les États-Unis sont le plus grand pourvoyeur de violence au monde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont lancé plus de 60 interventions militaires dans des pays étrangers. La guerre par procuration entre les États-Unis et l’OTAN en Ukraine met les États-Unis en confrontation directe avec une grande puissance nucléaire, tout comme la provocation des États-Unis contre la Chine au sujet de Taïwan.

Il est extrêmement important que nous construisions un mouvement anti-guerre fort et unifié qui puisse briser la propagande et la censure des médias et mettre fin à l’agression militaire américaine dans le monde.

Chacune de nos actions est basée sur la construction de connexions locales entre diverses organisations de solidarité. Une variété d’actions est encouragée, des manifestations aux réunions de rue, en passant par les teach-in, les dépôts de bannières et les chalk-ins.

Les actions liant TOUTES les guerres et sanctions américaines en cours seront un point de convergence et aideront à briser la propagande qui sature chaque guerre.

« Nous assistons actuellement à la remontée à la surface d’une triple maladie qui se cache dans notre corps politique depuis le tout début. Il s’agit de la maladie du racisme, du matérialisme excessif et du militarisme. » Dr. Martin Luther King Jr.

Stop aux guerres et aux sanctions des États-Unis et de l’OTAN

Aujourd’hui, les travailleurs sont confrontés à l’escalade des coûts de l’alimentation et de l’énergie, à la récession, à l’insécurité croissante et aux attaques contre les efforts de syndicalisation. Les guerres et les provocations militaires incessantes nous ont amenés au bord de la guerre nucléaire.

Arrêtez les mouvements de guerre de Washington vers la Russie et la Chine !

Arrêtez les guerres sans fin : Irak, Syrie, Somalie, Palestine, Yémen… partout !

Non à l’OTAN !

De l’argent pour les besoins humains, pas pour la guerre !

Pas un centime de plus pour l’Ukraine !

La liste suivante présente les organisations et les militants qui ont participé aux actions coordonnées passées et à l’appel unifié à : STOP aux guerres américaines.

Groupes de parrainage : United National Antiwar Coalition, Popular Resistance, Black Alliance for Peace, Code Pink, International Action Center, World Beyond War, BAYAN USA, Green Party USA, Black is Back Coalition, Sanctions Kill Campaign, Students for a Democratic Society, US Peace Council, Global Network Against Weapons and Nuclear Power in Space, Alliance for Global Justice, National Immigrant Solidarity Network, Friends of the Congo, Ban Killer Drones, Women Against Military Madness, China-US Solidarity Network, Freedom Road Socialist Organization, Socialist Action, Solidarity Committee of the Americas, Welfare Rights Committee, Workers World Party, Socialist Unity Party, Mayday Books, Anti-War Committee (MN), Bethlehem Neighbors for Peace, Minnesota War Tax Resistance, Brainerd Area Coalition for Peace, Chicago Antiwar Coalition, People Opposed to war, Imperialism and Racism, Veterans for Peace Chapter 27, Ban Killer drones, Mt. Diablo Peace and Justice Center, St. Paul Eastside Neighbors for Peace, Minnesota Peace Action Coalition, The Virginia Defender, Party of Communists USA, Odessa Solidarity Campaign, Leonard Peltier Defense Committee, Hawaii Committee for Human Rights in the Philippines, Twin Cities Assange Defense Committee, PeaceWorks of Greater Brunswick, San Diego Free Mumia Coalition, Leonard Peltier Defense Committee, Harriet Tubman Center for Social Justice, Women in Struggle, Communist workers League, Just Peace Advocates (Canada), Mobilization Against War & Occupation (Canada), Hamilton Coalition to Stop the War (Canada), Fire This Time Movement for Social Justice (Canada), Kwame Nkrunah Ideological Institute (Afrique du Sud), Swedish Peace Council, Coop Anti-War Cafe (Berlin). ,Congrès canadien de la paix.

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envoyé par un abonné

source : www.youtube.com/watch?v=mCVsoYjihdE

Emmanuel Todd - Crise de la société occidentale et guerre en Ukraine

Gavroche

11 janv. 2023 BORDEAUX Emmanuel Todd était notre invité le 9 décembre 2022 à Sciences Po Bordeaux pour s’exprimer pour la première fois sur la guerre en Ukraine et plus largement sur la crise de la société occidentale.

vidéo : youtu.be/mCVsoYjihdE 1 h 29 mn

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source : www.investigaction.net/fr/tentative-dinsurrection-fasciste-au-bresil-le-monde-vu-den-bas-n77/

Tentative d’insurrection fasciste au Brésil – Le Monde vu d’en bas – n°77

Saïd Bouamama consacre cette nouvelle vidéo à la tentative d’insurrection fasciste au Brésil contre le gouvernement de Lula. Il décortique les évènements passés et analyse les enjeux internationaux.

vidéo : youtu.be/B8CiQKEwbX4 12 mn

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source :www.indianpunchline.com/biden-stoops-to-conquer-brazils-lula/

Posté le 12 janvier 2023 par M. K. BHADRAKUMAR

Biden s’efforce de conquérir le Brésilien Lula

L’« insurrection » tragicomique de Brasilia, dimanche, était destinée à connaître une mort soudaine. La condamnation universelle et, en particulier, la brusquerie avec laquelle l’administration Biden a pris ses distances avec les manifestants, ont scellé leur destin. Cette révolte n’est certainement pas une « révolution de couleur », bien qu’il soit difficile de faire des prédictions sur les nouvelles manifestations dans le pays.

Il s’agit d’un avertissement pour l’Amérique latine, car la « marée rose » est à nouveau en train de monter. Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, étant revenu au pouvoir la semaine dernière, les dirigeants de gauche contrôlent six des sept plus grandes économies de la région. Néanmoins, le pendule a connu un fort mouvement de balancier et Lula n’a gagné que par une marge infime.

La polarisation politique mine la démocratie en Amérique latine, rendant plus difficile pour beaucoup le respect du compromis. Depuis les années 1980, le modèle mondial de politiques keynésiennes a cédé la place au consensus de Washington et les États régionaux se sont mis à emprunter en dollars et à libéraliser leurs comptes de capital pour attirer les investisseurs étrangers.

La genèse de la « marée rose » réside dans ces décennies perdues où le tournant néolibéral de la région a vu la stagnation et la pauvreté généralisée, l’approfondissement des fractures sociales et économiques dans ce qui est déjà la région la plus inégalitaire du monde, l’émergence d’une classe de rentiers, les coups d’État et les conflits armés. La région a besoin d’un nouveau modèle de développement et d’une croissance plus équitable et durable impliquant une industrialisation dirigée par l’État et une intégration régionale.

Les économies latino-américaines ne sont plus liées aux États-Unis et sont aujourd’hui en mesure de refondre leurs partenariats. Mais c’est faire preuve de naïveté que de croire que Washington n’est plus le voisin intéressé qu’il a été historiquement. La géologie et la géographie sont intimement liées au destin de l’Amérique latine.

Un éditorial du Guardian a récemment fait remarquer qu’avec l’Amérique latine qui représente 60 % du lithium mondial, l’or blanc des batteries électriques, et les plus grandes réserves de pétrole du monde, les États-Unis portent un « gros bâton » - pour reprendre la célèbre phrase de Teddy Roosevelt « speak softly, and carry a big stick » (parlez doucement et portez un gros bâton) pour décrire la politique étrangère américaine, dans un discours prononcé en 1901.

Cependant, comme l’a écrit en novembre Jin Chengwei, chercheur à l’Institut d’histoire et de littérature du Parti du Comité central du Parti communiste chinois, « en termes de géopolitique, les États-Unis considèrent l’Amérique latine comme leur sphère d’influence, et leur influence sur l’Amérique latine peut être décrite comme omniprésente. Dans les années 1980, ils ont utilisé l’Amérique latine comme un « terrain d’essai » pour promouvoir le néolibéralisme. Être l’alternative au néolibéralisme a été la force motrice de la dernière vague de gauchisme en Amérique latine. Ils ont obtenu des résultats significatifs en promouvant le processus d’intégration en Amérique latine et en affaiblissant l’influence des États-Unis, en accumulant de l’expérience pour résister à l’hégémonie américaine. L’échec du néolibéralisme et ses conséquences négatives restent le motif fondamental de la formation de l’actuelle vague de gauchisme. »

Il ne fait aucun doute que la crise de la politique américaine, qui a révélé les faiblesses de la démocratie libérale américaine, a incité les pays d’Amérique latine à rechercher une voie non occidentale. De même, la réponse inefficace et insensible à Covid-19 a exposé les failles de la voie capitaliste du développement. Le Forum de Sao Paulo et le Forum social mondial ont fourni une nouvelle plate-forme.

Au cours de ses deux précédents mandats présidentiels, Lula a encouragé les gens à participer à la vie politique, a concilié la croissance économique avec une augmentation des dépenses sociales et des investissements publics dans les secteurs critiques de l’économie, a introduit des réglementations pour la main-d’œuvre nationale, lui offrant une assistance sociale et des salaires plus élevés, a promu la justice sociale en développant l’emploi et a participé de manière proactive à la formulation des règles internationales.

Le plus grand défi de Lula aujourd’hui est la division actuelle de la société brésilienne entre la gauche et la droite et la confrontation entre les différents camps sociaux, sans compter la nécessité de faire passer des réformes dans un Congrès à majorité de droite.

Cela dit, il conduira la marée montante de la gauche en Amérique latine vers un nouveau sommet, ce qui améliorera inévitablement l’environnement international des pays de gauche comme Cuba et le Venezuela et renforcera l’autonomie de la diplomatie latino-américaine. Lula a écrit dans le plan du gouvernement :

« Nous préconisons de travailler à la construction d’un nouvel ordre mondial engagé dans le multilatéralisme, le respect de la souveraineté des nations, la paix, l’inclusion sociale et la durabilité environnementale, qui tienne compte des besoins des pays en développement. »

Un changement fondamental dans le paysage politique du continent semble être en cours. Plus précisément, le premier geste majeur de Lula en matière de politique étrangère - la décision d’assister au Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Celac à Buenos Aires le 24 janvier aux côtés des dirigeants de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua - envoie le message à Washington qu’il sera difficile de trouver un « point d’appui » pour sa stratégie de « différenciation-désintégration » en Amérique latine.

De manière significative, le ton de la condamnation des émeutes de Brasilia par le président Biden était des plus agressifs. Trois facteurs sont à l’œuvre ici. Premièrement, le politicien en Biden voit que le parallèle avec les « émeutes du Capitole » du 6 janvier aux États-Unis joue en sa faveur alors qu’il se prépare pour les élections de 2024. Les émeutes au Brésil et aux États-Unis ont pour origine la Conservative Political Action Conference, la conférence politique annuelle à laquelle participent les militants conservateurs du monde entier et qui est organisée par l’American Conservative Union. Il est clair que la capacité de Lula à contenir les flammes de l’extrême droite est non seulement cruciale pour le Brésil et l’Amérique latine, mais peut également avoir des conséquences sur la politique américaine.

Deuxièmement, Lula a ciblé les agro-industriels pour les émeutes. Selon les groupes écologistes, ceux qui pratiquent la déforestation et l’exploitation minière illégale en Amazonie sont à l’origine des émeutes, après le virage à 180 degrés opéré par Lula en matière de politique environnementale avec la nomination des ministres Marina Silva et Sônia Guajajara, respectivement écologiste de renommée mondiale et militante aborigène.

Lula a accusé l’agrobusiness et les mafias minières illégales de financer ce coup d’État. Le programme climatique de Biden et le fleuve Amazone se rejoignent

Troisièmement, Lula devrait effectuer des voyages officiels en Chine et aux États-Unis au cours des trois premiers mois de son mandat. Il ne fait aucun doute que, sous la houlette du « vieil ami » chinois Lula, la coopération économique et commerciale va s’approfondir. Les régimes de gauche ont l’habitude de « s’éloigner » des États-Unis et de prôner une diplomatie diversifiée et équilibrée.

En réalité, l’approfondissement des relations Chine-Brésil suit la tendance et a une forte force motrice interne en termes de complémentarité entre les deux économies. Les échanges bilatéraux entre la Chine et le Brésil n’ont jamais été délimités par une idéologie. Sous la présidence de Bolsonaro, les échanges commerciaux entre la Chine et le Brésil atteindront encore le record d’environ 164 milliards de dollars en 2021, malgré la pandémie.

Néanmoins, les États-Unis seront inquiets car le Brésil est une puissance et partage avec la Chine des intérêts et des responsabilités communs étendus, à un moment où la vague de gauche souligne l’affaiblissement du leadership mondial des États-Unis et l’érosion massive du contrôle de Washington sur l’Amérique latine. (L’Argentine a également demandé à devenir membre des BRICS).

La victoire de Lula fera progresser de manière significative le processus de coopération latino-américaine pour explorer un nouvel ordre mondial alternatif. Dans ce contexte, le meilleur espoir de Biden est d’encourager Lula à poursuivre une ligne diplomatique modérée et à adopter une stratégie d’équilibre entre les grandes puissances. Les États-Unis se sentent encouragés par les deux précédents mandats de Lula et son bilan de modéré de gauche.

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source : peoplesdispatch.org/2023/01/10/mass-rallies-across-yemen-denounce-saudi-led-war-and-blockade/

Des rassemblements massifs à travers le Yémen dénoncent la guerre et le blocus menés par l’Arabie saoudite.

Par People’s Dispatch 11 janvier 2023

Les États-Unis ont fourni des armes à la coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen.

Et l’aident à mettre en œuvre le blocus du pays, malgré l’annonce de la fin de leur rôle dans la guerre en 2021.

Dimanche 8 janvier, le président du gouvernement yéménite basé à Sanaa, Mahdi al-Mashat, a félicité les milliers de manifestants qui ont participé aux rassemblements « le siège, c’est la guerre » organisés dans tout le pays un jour plus tôt pour dénoncer la guerre et le blocus dirigés par l’Arabie saoudite.

Al-Mashat a déclaré qu’en participant à ces rassemblements, le peuple yéménite avait une fois de plus montré son opposition unie à l’agression extérieure dirigée contre son pays et aux souffrances que la guerre a infligées à des millions de personnes.

Al-Masirah rapporte que des milliers de Yéménites sont descendus dans les rues de la capitale Sanaa et de plusieurs autres villes le samedi 7 janvier, pour dénoncer l’agression et le blocus du Yémen menés par l’Arabie saoudite et soutenus par les États-Unis.

Les manifestants portaient des banderoles et des affiches dénonçant la collaboration américano-saoudienne dans la guerre contre le Yémen et exigeaient la fin immédiate du siège du pays. Les manifestants ont affirmé que le blocus était une autre forme de guerre contre le peuple du Yémen.

Les manifestants ont également soulevé la question de l’incertitude créée par la fin d’un cessez-le-feu conclu en octobre sous l’égide des Nations unies. S’exprimant lors des manifestations, le gouverneur de Saada, Mohammad Jaber Awad, a déclaré que le « statut de ni guerre ni paix » devait prendre fin le plus rapidement possible, car il permet de continuer à piller les ressources naturelles du pays, rapporte Press Tv.

Depuis que les Houthis ont pris le contrôle de Sanaa, une coalition militaire internationale dirigée par l’Arabie saoudite mène une guerre au Yémen, qualifiant les Houthis de mandataires de l’Iran. La coalition a également imposé un blocus terrestre, maritime et aérien complet du Yémen, empêchant la circulation des personnes et des biens. La guerre et le siège ont tué des milliers de personnes et causé des souffrances massives à des millions d’autres.

Selon les estimations des Nations unies, plus de 377 000 personnes ont été tuées dans la guerre jusqu’à présent et des millions ont été déplacées de chez elles. Plus de sept ans de guerre ont également gravement dévasté les infrastructures sanitaires et civiles du Yémen, qui est déjà le pays le plus pauvre du monde arabe. Selon une estimation, malgré le cessez-le-feu, plus de 3 000 Yéménites ont été tués ou blessés rien que l’année dernière.

Les États-Unis ont fourni des armes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars à l’Arabie saoudite et à ses alliés et ont apporté une aide technique et d’autres formes d’assistance aux forces de la coalition dans cette guerre. Après avoir essuyé des critiques mondiales pour son rôle dans la création de la pire crise humanitaire au monde, le président nouvellement élu Joe Biden a décidé de mettre fin au rôle des États-Unis dans la guerre au Yémen en février 2021.

Cependant, malgré l’annonce publique de la fin de leur rôle dans la guerre, les États-Unis ont continué à fournir des armes à l’Arabie saoudite et à ses alliés. Des rapports indiquent également que leurs forces sont impliquées dans la mise en œuvre du siège du Yémen.

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Le 25 janvier 2023 - à 18h30 A la Carmagnole : 10, rue Haguenot - MONTPELLIER

Le Collectif Stop Armes Mutilantes (SAM) et la Carmagnole ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition Ciblé·e·s, le mercredi 25 janvier 2023 dans la salle d’exposition de la Carmagnole, au 10 rue Haguenot (Quartier Figuerolles), à Montpellier.

Le collectif SAM a organisé le 02 juillet dernier, le colloque Armes policières mutilantes Analyses et combats. Il a été l’occasion de montrer une première fois le travail du photographe chilien Carlos Osorio Fuentes et de l’artiviste Anita. Nous vous proposons de les retrouver accompagnés du travail d’Aurélie Piau et d’affiches mises à disposition par le média Contre Attaque dans cette nouvelle exposition intitulée Ciblé·e·s.

NOTE D’INTENTION

Cibl⸱é⸱e⸱s se propose de réunir l’œuvre de trois artistes aux parcours hétéroclites qui les ont chacun⸱e⸱s conduit⸱e⸱s à intercepter la question des violences policières dans l’usage d’armes désignées à tort comme « sublétales ».

En 2019, à Santiago du Chili, éclate l’estallido social, un soulèvement populaire parti de la jeunesse. L’universalité des images qui nous parviennent des affrontements, ouvre une première fenêtre réflexive sur l’usage par les forces de l’ordre chiliennes, d’un armement controversé : celui des LBD. Présenté comme une marque de désescalade de la répression d’État, se voulant dissipateur des fantômes d’une dictature meurtrière, l’usage des LBD serait la preuve d’une évolution, par le progrès technologique, du maintien de l’ordre encadré, d’une « gestion démocratique des foules ».

C’est une version du réel très différente que nous livre le regard acéré de Carlos Osorio Fuentes. Il témoigne d’un retour de la brutalité : des scènes de guerre font irruption dans le centre-ville de la capitale chilienne. Le parvis de l’Université devient le théâtre d’affrontements violents. Les manifestant⸱e⸱s sont cibl⸱é⸱e⸱s au visage, les journalistes mis en joue. Et nous avec.

Les sérigraphies d’Anita explorent les éléments qui composent l’équipement d’un CRS français, la même année, en 2019. Les armes forment une série cumulative. Elles emplissent tout l’espace. Rappelant la saturation de l’espace public par des rangées de CRS, et de l’air par le gaz lacrymogène, au moment des manifestations des gilets jaunes ou contre la Réforme des retraites.

Anita emprunte aux codes publicitaires des couleurs vives et séduisantes et les met en tension dans son procédé de production : la fragilité du corps, corollaire de l’usage de cet arsenal disproportionné, affleure sur certaines images. Le geste a tremblé. Des éclats de couleurs rappellent l’intimité de nos blessures.

Aurélie Piau a conçu une série d’affiches depuis cette société civile ciblée. Avec humour, elle interpelle ici les forces de police pour proposer un renversement d’autorité ; là, elle propose une arborescence de caméras de vidéosurveillance flanquée des termes « business plan ». Elles sont des surfaces de dénonciation, des messages adressés à un pouvoir politique — mais pas que — qui organise la répression indispensable au maintien de l’ordre néolibéral actuel.

Tout⸱e⸱s choisissent de sublimer à travers leurs travaux les actes de résistance et les formes de luttes multiples contre ce projet de société qui ne tient que par le recours aux armes mutilantes.

Curateur·rice·s > Lisa Combettes, Jean François Mazeran et Isabelle Quaglia.

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