15 juillet 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

Pour retrouver les envois oxi antérieurs : discuter.rezo.net/c/oxi/42

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L’ancien directeur du Théâtre national Lignadis condamné pour deux viols est en liberté conditionnelle. - Des milliers de personnes place Syntagma en solidarité avec Michailidis et contre la libération de Lignadis - Participants et étudiants contre la loi Kerameos - Liberté immédiate pour Giannis Michailidis, en grève de la faim depuis plus de 40 jours ! - à Thessalonique, on travaille sans patron

En France, associations et patrons se mobilisent pour les jeunes apprentis étrangers menacés d’expulsion

« Décoloniser la Russie » c’est-à-dire ? – Le Monde vu d’en bas #59 . Saïd Bouamama

Palestine Action occupe et démantèle l’usine d’armement de Thales à Glasgow. –

Le Bundestag condamne la persécution de Julian Assange comme une attaque contre la liberté de la presse

Victoire juridique pour les jardins d’Aubervilliers !

la CJUE considère qu’il faut exécuter le mandat d’arrêt européen émis par l’Italie à l’encontre de Vincenzo Vecchi

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/07/13/outrage-as-ex-national-theater-director-convicted-for-2-rape-cases-is-out-on-parole/

L’ancien directeur du Théâtre national Lignadis condamné pour deux viols est en liberté conditionnelle.

13 juillet 2022

L’ancien directeur du Théâtre national grec, Dimitris Lignadis, reconnu coupable du viol de deux mineurs, a été condamné à 12 ans de prison. Toutefois, le tribunal a également décidé qu’il pouvait rester en liberté jusqu’à ce que son appel soit entendu, à condition qu’il paie une caution de 30 000 euros. Sa libération conditionnelle a déclenché une vague d’indignation.

L’ancien directeur du Théâtre national Dimitris Lignadis sera remis en liberté conditionnelle jusqu’à ce que son procès en appel ait lieu, après qu’un tribunal d’Athènes a décidé de suspendre sa nouvelle peine d’emprisonnement mercredi en fin d’après-midi.

Plus tôt dans la journée, un tribunal mixte a condamné Lignadis à 12 ans de prison pour deux chefs d’accusation de viol de garçons de 17 ans en 2015.

La peine résulte de la fusion d’une peine de 10 ans et d’une peine de cinq ans décidées pour chaque délit séparément.

Le procureur général avait demandé que la peine ne soit pas suspendue en attendant l’appel, car Lignadis est considéré comme susceptible de commettre d’autres crimes et n’a admis aucune responsabilité pour les actes pour lesquels il a été reconnu coupable par le tribunal.

Lignadis aura bientôt purgé 17 mois de prison en détention provisoire.

Outre la caution de 30 000 euros, le tribunal a imposé plusieurs conditions restrictives à la libération de Lignadis, notamment l’interdiction de quitter le pays et l’obligation de se présenter au poste de police local les 1er, 6 et 20 de chaque mois.

La caution doit être payée jusqu’au 23 juillet.

La décision de suspendre la peine de Lignadis a été prise à une majorité de quatre voix contre trois, deux jurés et un des juges demandant que Lignadis reste en prison.

Il a été rapporté que le verdict final a été lu au milieu de fortes réactions et de la désapprobation des victimes et des membres de l’audience.

La foule qui se trouvait à l’extérieur du tribunal a commencé à jurer contre la justice et a agressé verbalement certains amis de Lignadis et témoins de la défense qui étaient présents au tribunal aujourd’hui. Parmi eux, un ancien ministre du PASOK.

L’avocat des victimes a déclaré à ERT TV qu’ils allaient faire appel de la décision du tribunal concernant la libération conditionnelle.

« Les quatre décisions précédentes s’opposaient à ce que Lignadis soit libéré de prison en attendant le procès, au motif qu’il était considéré comme dangereux en commettant les mêmes crimes. Maintenant qu’il a été condamné à 12 ans, est-il moins dangereux ? » a souligné l’avocat.

L’avocat de Lignadis est convaincu que son client sera innocenté par la cour d’appel, arguant qu’il n’a pas été condamné à l’unanimité par le jury mixte. « Mon client est innocent », a déclaré l’avocat aux médias.

Des manifestations ont eu lieu à Athènes et à Thessalonique peu après la décision du tribunal en faveur de la libération conditionnelle de Lignadis.

Sur les médias sociaux, l’enfer s’est déchaîné, beaucoup remettant en cause la décision du tribunal de le libérer jusqu’à on ne sait quand le procès en appel aura lieu.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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Des milliers de personnes place Syntagma en solidarité avec Michaelides et contre la libération de Lignadis - Participants et étudiants contre la loi Kerameos

The press proect

jeudi 14 juillet 2022 Publié : 22:36:30

Le rassemblement qui avait été convoqué par des collectifs féministes et le Syndicat des acteurs grecs (SEH), après l’annonce de la décision de libérer Dimitris Lignadis, condamné pour viol, a coïncidé au Syntagma avec la marche de solidarité avec le gréviste de la faim Yannis Michaelides, à la suite de quoi des milliers de personnes se sont jointes pour condamner les récentes décisions de la justice. C’est là qu’est arrivée la marche menée par les étudiants et la communauté éducative contre la loi Kerameos anti-éducative pour les universités.

Nick Paléologos / SOOC

Dans son appel, SEH a noté que « nous sommes vivants et présents dans un crime. Dans un crime qui prouve que le pouvoir, l’argent, les relations publiques et les amis puissants sont au-dessus de la justice. »

Et il souligne à un autre moment : "La libération de Dimitris Lignadis est la preuve la plus forte que nous ne vivons plus dans un Etat de droit. C’est la preuve de la revanche du pouvoir bourgeois pourri que représente le gouvernement contre quiconque ose dénoncer les crimes de ses propres enfants. En même temps qu’il laisse Yannis Michailidis mourir à petit feu après 52 jours de grève de la faim pour exactement les mêmes raisons vindicatives, divisant clairement les citoyens en première et deuxième catégorie ».

L’Open Orchestra a chanté la chanson espagnole traduite en grec, « nous chantons sans peur » (cancion sin miedo


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source : athens.indymedia.org/post/1619857/

Liberté immédiate pour Giannis Michailidis, en grève de la faim depuis plus de 40 jours !

Réseau international pour la liberté des prisonniers politiques dans le monde

13 juillet 2022

Liberté immédiate pour Giannis Michailidis, prisonnier politique dans les prisons de Grèce, en grève de la faim depuis plus de 40 jours.

Depuis le 23 mai, Giannis Michailidis a entamé une grève de la faim dans la prison de Malandrinos. Giannis est un prisonnier politique, comme les dizaines de prisonniers politiques en Grèce, issus de la jeunesse qui s’est soulevée contre la Troïka qui a imposé les pires plans d’ajustement contre les travailleurs et le peuple. Giannis s’est battu pour les réfugiés syriens lorsqu’ils sont arrivés sur les côtes grecques afin que les frontières soient ouvertes, que les camps de concentration prennent fin et qu’ils bénéficient de tous les droits. De plus, de derrière les barreaux où la bourgeoisie grecque et son État le maintiennent emprisonné, il s’est battu pour la victoire de la révolution syrienne.

Giannis est un prisonnier politique. Ils l’ont condamné à de longues années de prison, en inventant toutes sortes de causes et de manœuvres, en faisant de faux procès pour le maintenir en « détention préventive » et en profitant de tel ou tel aspect juridique pour lui refuser la liberté conditionnelle à plusieurs reprises et même lui retirer le droit d’étudier et de passer des examens, alors qu’il est déjà en prison depuis plus de 8 ans et qu’il a purgé 3/5 de sa peine de 20 ans et 2/5 de sa peine pour évasion. Ils ont été impitoyables envers Giannis au point qu’après 48 jours de grève de la faim, ayant perdu 21% de son poids et avec sa santé en grave danger, ils lui refusent la possibilité de recevoir l’attention médicale dont il a besoin. …

Une grande solidarité de toute la Grèce s’est levée pour la liberté de Giannis. D’autres prisonniers politiques ont également entamé une grève de la faim et des marches et autres activités ont lieu. Cette solidarité a traversé les frontières grecques pour atteindre d’autres pays comme l’Espagne ou l’Allemagne.

Le Réseau international pour la liberté des prisonniers politiques se joint à cette lutte pour la liberté de Giannis et demande qu’elle soit relayée par toutes les organisations syndicales, de défense des droits de l’homme, les organisations étudiantes militantes, etc. de la planète. Giannis Michailidis est un prisonnier politique de la classe ouvrière, un otage entre les mains des exploiteurs et la lutte pour sa libération est impérative, d’autant plus dans son état de santé actuel.

Comme l’écho dans toutes les rues de Grèce : La passion de la liberté est plus forte que toutes les cellules !

Descendons dans la rue en solidarité avec Giannis ! Marchons jusqu’aux ambassades de Grèce !

Libérez Giannis Michailidis et tous les prisonniers politiques en Grèce !

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source : radioparleur.net/2022/07/06/voyage-en-grece-viome-thessalonique-autogestion/

Voyage en Grèce : à Thessalonique, on travaille sans patron

De Pierre-Louis

6 juillet 2022

C’est l’été, le début des grandes vacances. Alors cette semaine dans l’Actu des Luttes, on s’envole pour la Grèce. Direction Thessalonique au nord-est du pays. La-bas, on plonge au cœur d’une autre manière de travailler. Rencontre avec ces grec·ques qui choisissent de s’organiser et de lutter pour réaliser un vieux rêve du monde ouvrier : l’autogestion. Le salariat sans le patronat c’est possible, ils et elles le font. Et pour vous le raconter, on vous emmène avec nous au bord de la mer Égée.

C’est le début du printemps, le temps idéal pour un freddo-espresso, dont raffole les grec·ques. Nous arrivons au café Mr Jones aux alentours de 11h15. Mr Jones est une coopérative. C’est un café, tout ce qu’il existe de plus classique. A une exception près : tous·tes les salarié·es perçoivent le même salaire et se répartissent équitablement le temps de travail. Bref, le salariat mais sans patron. Thassos, avec qui j’ai discuté de mon projet d’article la veille, me salue, souriant. Alex, son compagnon de travail va répondre à mes questions. Une clope, une caisse à transporter, un verre brisé et nous nous installons en terrasse sur un air de jazz.

Le café Mr Jones à Thessalonique en Grèce. Dessin : Sophie Imren

« C’est le meilleur travail que j’ai jamais eu »

Alex, barman, a déjà soufflé sa 42ème bougie. Cela fait maintenant plusieurs années qu’il travaille ici et ça lui plaît bien. « Je pense que c’est une manière naturelle pour les gens de travailler ». Hormis financièrement, pour lui, rien avoir avec le salariat d’avant. « La manière dont on se sent et dont on travaille est tellement meilleure. On n’a pas un gérant qui nous dit quoi faire, on tient réellement à l’endroit et on est de très bons ami·es, on a lié nos vies ensemble. »

Le même son de cloche retentit, à quelques rues de là, au café-librairie État ingouvernable. « C’est le meilleur travail que j’ai jamais eu. Les conditions de travail sont incomparables. Juste le fait que maintenant je puisse m’asseoir, te parler et que ça soit parfaitement ok, que je n’ai aucun compte à rendre à quiconque, c’est quelque chose que je n’ai jamais vécu avant, » nous confie Christos, libraire. Attablé avec nous autour d’un café, Christos enchaîne les aller-retours avec les clients pour nous répondre.

S’il n’a jamais été aussi épanoui au travail, son quotidien n’est pas pour autant de tout repos. « Je dois dire que j’ai donné beaucoup plus de temps et d’efforts ici que dans n’importe quel job. » A l’ouverture de la librairie, après la crise, l’équipe a travaillé plus que jamais pour maintenir le bateau à flot. « On a définitivement travaillé dur dans les premières années, nos salaires étaient très bas, on avait beaucoup de difficultés. Beaucoup d’entre nous avaient -et ont toujours- un deuxième job. »

La librairie autogérée « État ingouvernable » à Thessalonique en Grèce. Dessin : Sophie Imren

« Dans le collectif, on a le socialisme »

Certes Christos ne vit pas dans un rêve mais « au moins dans le collectif, on a le socialisme » nous dit-il. Si l’entreprise collective est une libération pour elles et eux, « tu peux pas avoir le socialisme seulement dans une bulle. On a tous les problèmes que le capitalisme peut apporter aux gens« , concède le libraire, lucide sur le chemin restant encore à parcourir. Pour lui, leur démarche peut être un exemple de « comment gérer une librairie sans patron« , rien de plus.

Ce modèle ne peut pas être une réponse globale au système capitaliste. En effet, si ils et elles éditent des livres, en vendent, et se paient, ce n’est pas suffisant. Pourtant, une autre forme de coopérative semble plus prometteuse à ses yeux : « le coopératisme après la reprise des moyens de productions, c’est autre chose. Comme l’usine Viome, où le syndicat a repris l’usine, changé puis redémarré la production, et où ils en vivent. C’est genre 100 fois plus important pour le mouvement social que des petites coopératives qu’on doit créer pour survivre. »

Sur ses conseils, nous grimpons dans le bus 2K, direction la périphérie de la ville. Notre destination : Viome, la fameuse usine autogérée par ses ouvrier·res. Nous sonnons au portail. La porte métallique s’ouvre grinçante de toute sa ferraille. Yanis, nouvellement arrivé dans la coopérative nous accueille. Il nous conduit dans une petite salle de réunion faisant office de salle de repos. Dès notre arrivée, café et tsípouro nous sont offerts en guise de bienvenue.

Makis, ouvrier et pilier de la lutte accepte de répondre à nos questions. Lui aussi l’atteste, depuis que le parton est parti, tout a changé pour le mieux. Le point central de sa réflexion c’est sans aucun doute ce qu’il nomme le « contrôle ouvrier ». « A l’époque on n’avait pas notre mot à dire sur le produit. On n’avait pas la main sur ce qu’on produisait. On nous disait seulement, vous lancerez ça. Point final. Et on devait obéir. Aujourd’hui notre job commence dès qu’arrive la commande et on s’y met tous. Ou alors on crée un nouveau produit et on discute tous ensemble de comment on va le développer et le produire et on va jusqu’au bout du processus de création. C’est un processus complètement différent« .

Chez Viome, les « sujets de la révolution » s’organisent

Lorsque l’usine est reprise, l’assemblée des salarié·es décide changer la production, conscients du rôle qu’ils et elles avaient à jouer en temps que producteurs et productrices. « Nous nos produits, nous nous battons toujours pour qu’ils répondent à ces deux impératifs. Nos produits, sont tous vegan et bio-dispersibles à 100 %. »

La lutte des travailleurs et travailleuses de Viome inspire au-delà des frontières : « En 2016 comme je vous disais, on a organisé ici un congrès sur l’économie mondiale. Il a rassemblé des gens de tous les pays. Il y avait des jeunes allemands, qui en découvrant le modèle que nous proposons, s’en sont inspirés pour lancer un magasin de distribution. C’était quatre ou cinq groupes séparés, et c’est ça le meilleur, ils ont fusionné en un ici. Des anarchistes, des gens d’autres tendances de gauche, qui se sont rencontré·es ici. Et ils ont lancé un magasin de distribution de produits à Berlin. Eux par exemple se sont inspirés d’une proposition que nous avions fait ici au nom de Viome pendant le congrès, » nous révèle l’ouvrier.

Interview avec Makis, salarié de l’usine autogérée Viome près de Thessalonique en Grèce. Dessin : Sophie Imren

La lutte, pourtant, continue. Pour Makis, le lien avec les salarié·es du monde entier est primordial. « Les sujets d’une révolution, ce sont d’abord les salarié·es eux-mêmes. C’est ce pour quoi nous nous battons. Récemment, nous avons rédigé une lettre ouverte à destination de tout les salariés d’Europe. Elle parle de comment changer les mentalités sur le type de produits qu’ils utilisent et sur l’esprit dans lequel ils ont été produits« .

Merci à Drenia pour la traduction en direct à Viome, et à Lydia Papandreou pour la traduction à Paris. Voix de traduction : Martin Bodrero, Antoine Laurent-Atthalin et Marie Rabin.

Un épisode de l’Actu des Luttes réalisé et présenté par Pierre-Louis Colin. Coordination éditoriale : Martin Bodrero. Dessin de Une : Sophie Imren. Identité sonore Actu des Luttes : Etienne Gratianette (musique/création) et Elin Casse, Antoine Atthalin, Romane Salahun (voix)

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source : www.infomigrants.net/fr/post/41749/en-france-associations-et-patrons-se-mobilisent-pour-les-jeunes-apprentis-etrangers-menaces-dexpulsion

En France, associations et patrons se mobilisent pour les jeunes apprentis étrangers menacés d’expulsion

Par Julia Dumont Publié le : 07/07/2022

De nombreux départements français sont concernés par les hausses d’Obligations de quitter le territoire (OQTF) remises à de jeunes étrangers en formation professionnelle. De Bordeaux à Dijon, des associations et des patrons d’entreprises se mobilisent pour tenter de leur permettre de rester en France pour poursuivre leur formation.

« La situation est catastrophique ». Ce lundi 4 juillet, au téléphone, Maryvonne Blum a la voix fatiguée par quatre jours de mobilisation. La présidente de la section de la Ligue des droits de l’Homme de l’Aube participe, depuis vendredi, à Troyes, à une permanence d’informations pour défendre les jeunes apprentis étrangers visés par des Obligations de quitter le territoire (OQTF). Les bénévoles ont également préparé des tracts et des affiches à distribuer lors de déambulations dans la ville.

L’objectif est de faire connaître au grand public une situation qui les préoccupe. Depuis 2020, les cas de jeunes apprentis étrangers arrivés mineurs en France et recevant des Obligations de quitter le territoire (OQTF) à leur majorité se multiplient. Pourtant ces jeunes suivent des formations voire obtiennent des promesses d’embauche.

Dans l’Aube, le motif de refus de titre de séjour le plus souvent invoqué par le préfecture est l’irrégularité des documents d’identité. Pour demander un titre de séjour, un jeune étranger doit fournir, entre autres, une pièce d’identité avec photo (pas forcément un passeport) et un certificat de son état civil.

« Harcèlement administratif »

Mais, « le secrétaire général de la préfecture rejette tous les documents que les jeunes lui présentent », avance Maryvonne Blum. « Un tampon mis à l’envers ou un cachet qui bave un peu » peuvent être des motifs de rejet des documents, affirme la militante qui dénonce une forme de « harcèlement administratif ».

En Gironde, l’authenticité des documents d’identité des jeunes est également souvent remise en question, principalement pour les jeunes originaires du Mali et de Guinée, selon le site Actu Bordeaux. Serait-ce lié à une dégradation des relations entre la France et ces pays ? Difficile de l’affirmer. « C’est très triste mais depuis le coup d’État dans mon pays [en mai 2021], il n’y a plus d’ambassadeur du Mali à Paris et plus d’ambassadeur de France à Bamako et on ne nous répond plus au téléphone. Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet sur les OQTF délivrées à nos jeunes », déplore Philippe Anizan, le Consul honoraire du Mali à Bordeaux, interrogé par Actou Bordeaux.

En Côte d’or aussi, l’irrégularité des documents administratifs est un motif de refus de titre de séjour souvent évoqué. Paul Garrigues, co-animateur du groupe de travail national étranger-immigré de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) fait remonter à 2017 le durcissement de la préfecture vis-à-vis des jeunes étrangers arrivés mineurs en France.

Des patrons impliqués

Mardi 5 juillet, au cours d’une conférence de presse organisée par la LDH, SOS Refoulement, la Cimade, le Mouvement de la paix et l’Action catholique ouvrière, le militant a évoqué le cas de Souleymane, un jeune Malien de 19 ans, apprenti cuisinier. Formé à l’École des Métiers de Dijon Métropole, le jeune homme devient apprenti dans un restaurant de Dijon en 2019 avant de faire l’objet d’une OQTF à sa majorité. Souleymane a alors perdu son travail mais est soutenu par ses employeurs qui ont écrit à la préfecture pour défendre son dossier, rapporte le site Infos Dijon.

Les patrons d’apprentis étrangers eux-mêmes finissent par monter au créneau face à la décision de la préfecture d’expulsion des jeunes qu’ils souhaiteraient embaucher. « Il y a quelques années, les patrons venaient nous voir discrètement au sujet de ces jeunes. Mais maintenant, ils vont voir le préfet, ils parlent à la presse, ils lancent des pétitions. La préfecture n’aime pas beaucoup ça », affirme Paul Garrigues.

En 2021, les Ateliers de l’Armançon, qui confectionnent, à Sémur-en-Auxois, des articles en cuir pour la maroquinerie de luxe, ont lancé une pétition demandant l’annulation de l’OQTF de l’un de leurs apprentis. « Aider Salif, ce n’est pas seulement humaniste, c’est raisonnable car ce jeune homme a un talent hors pair dont on ne saurait se passer aujourd’hui », soulignait à l’époque l’entreprise dans le texte de la pétition.

>> À lire : Laye Traoré, l’apprenti boulanger devenu le visage de la galère des jeunes étrangers en France

Ces situations rappellent celle, plus médiatisée, du jeune apprenti boulanger de Besançon (Doubs), régularisé après que son parton a fait une grève de la faim pour le soutenir. La régularisation de Laye Fodé Traoré avait fait souffler un vent d’espoir et de nombreux patrons avaient lancé des pétitions en ligne pour réclamer la régularisation de leurs apprentis.

"On fabrique une situation explosive"

Malheureusement, la mobilisation ne suffit pas toujours à empêcher les expulsions. Après deux mois dans le CRA de Vincennes, Maurice, 20 ans, a été expulsé vers la Guinée le 3 juillet. Le jeune homme, arrivé en France à l’âge de 15 ans, a reçu une OQTF de la préfecture de l’Aisne après avoir déposé une demande de titre de séjour.

Après un apprentissage en restauration, et une promesse d’embauche, le jeune homme a reçu son avis d’expulsion qu’il n’a pas pu contester : il n’habitait plus au lieu où elle a été envoyée, il n’était donc pas au courant de sa réception. La Ligue des droits de l’Homme et le Réseau éducation sans frontière ont lancé une pétition qui a recueilli plus de 3 000 signatures mais rien n’y a fait. Le jeune a été renvoyé.

Ces menaces d’expulsion sont très difficiles à vivre pour des jeunes qui se sont investis dans leur formation. À Troyes, Maryvonne Blum s’inquiète même pour leur santé mentale car, selon elle, cette situation provoque chez les jeunes des risques de suicide et de délinquance. « Dans nos permanences téléphoniques, on a des appels de jeunes en larmes qui nous disent : ‹ Je fais quoi maintenant ? › » La militante met en garde : « On fabrique une situation explosive. »

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source : www.investigaction.net/fr/decoloniser-la-russie-cest-a-dire-le-monde-vu-den-bas-59/

« Décoloniser la Russie » c’est-à-dire ? – Le Monde vu d’en bas #59

Dans ce nouveau numéro, Saïd Bouamama aborde deux thèmes qui ont fait l’actualité. D’abord, la volonté affichée des États-Unis de « décoloniser la Russie ». Il revient également sur le dernier sommet de l’OTAN qui définit la Chine comme un danger.

vidéo : youtu.be/MAAtJlfvCZo

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source : www.palestineaction.org/glasgow-thales/

Palestine Action occupe et démantèle l’usine d’armement de Thales à Glasgow.

Par Palestine Action.
12 juillet 2022

Palestine Action Scotland continue son travail pour mettre fin à la complicité écossaise avec l’apartheid israélien, après que quatre activistes aient commencé une occupation de l’usine de l’entreprise d’armement Thales dans le sud de Glasgow.

L’équipe a pris le toit aux premières heures du matin, forçant les travailleurs à évacuer, empêchant les opérations du site et frappant Thales en endommageant les installations du site.

Glasgow, Écosse - Palestine Action Scotland est remonté sur le toit de l’usine de l’entreprise d’armement Thales à Glasgow. Une équipe d’activistes a escaladé le toit à l’aube, et a commencé à causer des dommages importants aux installations du site, obligeant les travailleurs à évacuer le bâtiment. Leur occupation se poursuit, rendant le tapis roulant d’armes de Thales inopérant.

Thales est l’une des plus grandes entreprises d’armement au monde, produisant des drones militaires, des véhicules blindés, des systèmes de missiles, etc. Parmi les divers matériels de guerre fabriqués par Thales, le projet de drone Watchkeeper se distingue. Ce projet vise à renforcer le maintien de l’ordre et la surveillance des populations captives appartenant aux nations d’Irak, de Palestine et d’Afghanistan. Les drones Watchkeeper ont également été testés au-dessus des eaux britanniques par la UK Border Force, afin de surveiller le flux de réfugiés cherchant à entrer en Grande-Bretagne.

Le développement du drone Watchkeeper a été réalisé en coopération par Thales et la société israélienne Elbit Systems ; il s’est largement inspiré des connaissances acquises lors de l’utilisation constante des drones Hermes 450 d’Elbit dans le ciel de Gaza.

Les habitants de Gaza expliquent souvent que la présence constante des drones, y compris leur bourdonnement persistant, est source d’anxiété et de peur et contribue à l’état de traumatisme dans lequel vit Gaza. Des histoires comme celles-ci ont incité les militants à s’assurer que la racine de la misère - l’industrie de l’armement britannique - soit frappée par une action directe.

À Gaza, une équipe d’artistes palestiniens a peint une fresque murale dédiée à Palestine Action, remerciant le réseau de militants pour leurs sacrifices et leurs victoires contre le commerce d’armes israélo-britannique.

Palestine Action Scotland est la branche écossaise de Palestine Action, le réseau d’action directe qui a porté des coups sévères aux opérations de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems. Dans le cadre de sa deuxième action, le groupe a mis en jeu des corps et des libertés afin de mettre un terme à un commerce de dépossession, d’occupation et de meurtre soutenu par l’État qui s’étend dans le monde entier.

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source : www.pressenza.com/fr/2022/07/le-bundestag-condamne-la-persecution-de-julian-assange-comme-une-attaque-contre-la-liberte-de-la-presse/

Le Bundestag condamne la persécution de Julian Assange comme une attaque contre la liberté de la presse

10.07.22 - France - Pressenza Berlin

Cet article est aussi disponible en: Allemand

« Le Bundestag condamne fermement, et ceci pour la première fois, la torture psychique infligée au journaliste Julian Assange détenu en Grande-Bretagne et l’attaque contre la liberté de la presse qui en résulte en Allemagne et en Europe. La prise en compte d’une pétition correspondante aujourd’hui par la commission des pétitions est un mandat d’action pour le gouvernement de la coalition, afin qu’il s’engage pour la libération de Julian Assange », explique Sören Pellmann, présidant le groupe parlementaire DIE LINKE à la commission des pétitions.

Sevim Dagdelen, présidente du groupe parlementaire DIE LINKE à la commission des Affaires étrangères, déclare à propos du vote : « La décision du Bundestag en faveur de la vie et de la liberté de Julian Assange est une décision historique. Depuis des années, des députés de tous les groupes politiques interviennent ensemble pour obtenir la libération de Julian Assange, et cette décision a désormais été prise par le Parlement. Le gouvernement fédéral doit enfin sortir de son inaction, tenir compte du vote du Bundestag et faire pression sur ses partenaires américains et britanniques pour qu’ils cessent la persécution politique de Julian Assange. Ce n’est pas celui qui révèle des crimes de guerre qui doit être emprisonné, mais celui qui les commet et les ordonne. »

Voici le communiqué de presse en allemand de Sevim Dagdelen, Sören Pellmann, 6 juillet 2022 :

Pressemitteilung ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

http://xno0s.mjt.lu/nl2/xno0s/1h08.html?m=AVwAACkEnpcAAAAQRpYAAHH8fhgAAAAAyKEAAItnABX8wwBiyl6X6t0swDukR5OloYuPp7mXfAAVtNM&b=814fd63d&e=00a90ad0&x=V8ZnF2tzZ4PZi55FxtQLhNDj4t1ZjC0-W5CLpX5ATKQ

Victoire juridique pour les jardins d’Aubervilliers !

C’est une victoire juridique importante :

Après 2 ans de luttes, la justice nous donne raison : la piscine sera construite mais sans solarium et sans village finlandais sur les jardins, comme le collectif l’avait toujours réclamé. La justice a reconnu que les projets de piscine et de gare étaient démesurés et ne justifiaient pas la destruction de jardins centenaires.

4 000 m2 des jardins ouvriers des Vertus ont été ainsi inutilement détruits par la Maire qui s’est engagée à les « remettre en état ». La piscine pour les habitant.es d’Aubervilliers pourra être construite sur l’ancien parking sans artificialiser un m2 de jardin… C’est une victoire au goût amer car nous pensons à tous les arbres, tous les animaux, tous ces jardins qui ont été saccagés.

Les jardins récupérés devraient pouvoir revenir aux jardiniers.ières et à celleux qui les ont défendus, mais ce n’est pour l’instant pas le cas : la mairie veut en faire un « jardin paysager », fermé au public.
La lutte continue maintenant pour s’assurer que les modifications à venir du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) : c’est à suivre de près car ce plan déterminera la taille des jardins qui pourront être urbanisés pour la gare ou d’autres projets.

La construction de la gare de la ligne 15 menace 5 000 m2 de jardins : commerces, bureaux et déblais de chantier sont prévus sur les jardins, alors qu’une simple gare tiendrait sur le parking actuel. Malgré l’entêtement des élus pour la piscine qui les a conduits à l’échec, la société du grand paris n’a pas - encore - modifié son projet de gare, dont les travaux devraient commencer en 2023.

Prochainement, une ligne haute tension doit être passée sous les jardins, donc certains pourraient être détruits.

Pas un cm2 de plus de jardins détruits et jardins partout !

MOBILISATIONS :

  • Le 2 septembre à partir de 11h aura lieu le procès du béton !

En février dernier 8 activistes ont été arrêtés après leur opposition à la bétonisation illégale des jardins ouvriers centenaires d’Aubervilliers.

À l’issue de près de 33 heures de garde à vue, iels sont convoqué.es le 2 septembre au tribunal pour entrave à travaux publics.

Pourtant, une semaine après cette action les travaux sont déclarés illégaux par le juge car portant une atteinte disproportionnée aux jardins populaires d’Aubervilliers.

Nous nous sommes opposés au béton sur des terres fertiles, à l’asphyxie programmée des habitant.es et du vivant au profit d’équipements hors sol pour les JO, à des travaux illégaux.

:stop_sign:Le 2 septembre ce sera avant tout le procès de ceux qui nous ont expulsé il y a 1 an et qui ont détruit illégalement les jardins !

:point_right: Pour célébrer le procès des bétonneurs rejoignez nous dès 11h sur l’esplanade du tribunal de Bobigny, au programme (lien événement facebook) :

  • Création collective d’un Solarium à Bobigny (vu qu’ils y tiennent tant !), venez avec vos maillots de bain serviette et claquettes :beach_umbrella:

  • Rencontre festive et des paillettes :sparkles:

  • Déclaration des animaux géants de Zad’art :paw_prints:

  • Ateliers de confection carnavalesque et bombes à graines :seedling:

:tada: Le tout en musique et en fanfare​:tada:

La fête et la célébration continueront ensuite autour des jardins à Aubervilliers, pièces de théâtre, jeux contr’Olympique, bombes à graines ainsi que cérémonie et bal dès la nuit tombée !

EN COURS:

Pour nous rejoindre, envoyez un email à notre mail: Jardinpasdengin@riseup.net

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Comité de soutien à Vincenzo Vecchi

Le 14 juillet 2022

Ce sont de mauvaises nouvelles qui sont arrivées hier du Luxembourg (Siège de la CJUE). En effet, la CJUE considère qu’il faut exécuter le mandat d’arrêt européen émis par l’Italie à l’encontre de notre ami Vincenzo Vecchi.

12 ans de prison pour un altermondialiste anti f a sc i s te 21 ans après

Aujourd’hui 14 juillet nous sommes scandalisés par la décision de la Cour de justice européenne sur l’affaire Vincenzo Vecchi. Sur toutes les options qu’elle avait en sa possession elle a choisi la plus radicale à savoir ne pas mettre en péril l’objectif poursuivi par la décision cadre régissant le Mandat d’arrêt européen et sa fonctionnalité.
En gros, ne perturbons pas la collaboration entre Etats dans l’espace juridique européen et faisant fi des droits fondamentaux et des deux décisions de justice des cours d’appel de Rennes et d’Angers !
En cela la CJUE permet que dans l’espace européen une loi d’origine fasciste et liberticide puisse s’appliquer et qu’un simple manifestant soit jugé coupable des délits qui sont commis autour de lui par d’autres.
In fine la décision reviendra à la Cour de cassation à Paris le 11 octobre 2022 !

Nous n’acceptons pas une telle décision. Nous restons plus que jamais mobilisés pour défendre notre ami Vincenzo et d’une manière générale, le droit de manifester et les libertés fondamentales.

Laurence Petit tel : 0630602053

Jean Pierre Guénanten tel : 0615121442
comite.soutien.Vincenzo@gmail.com

(www.comite-soutien-vincenzo.orghttps://www.facebook.com/soutienvincenzo/ — Pétition : http://chng.it/Y66TqGyT — Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC1Rk8YmFoloLzpwu6ixTP5w).

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