16 avril 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

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Procès de Zak Kostopoulos : Le procureur demande l’exonération des policiers, un verdict de culpabilité pour les commerçants reconnus coupables. - L’UNESCO va passer au crible les allées en béton de l’Acropole - Une jeune génération lessivée - Soutenons La Communauté Squatté E De Prosfygika À Athènes - Les députés européens expriment leur colère lorsque les juges grecs reportent une nouvelle fois l’appel des réfugiés pour trafic de migrants.

L’Allemagne ne formera plus les garde-côtes libyens en raison de « comportements inacceptables »

Le port du nord de la Grèce devient une nouvelle clé des efforts de l’OTAN -

L’OTAN admet qu’elle veut que « les Ukrainiens continuent de mourir » pour saigner la Russie, pas la paix

Biden approuve une aide militaire supplémentaire de 800 millions de dollars pour l’Ukraine

Déposez vos armes ! Une logique de paix au lieu d’une logique de guerre !

Le Polisario du Sahara occidental rompt ses liens avec l’Espagne

Affaire Sankara et compagnons. Un procès salutaire mené à terme. Mais le combat pour la vérité continue

Le Comité contre la dissolution du Collectif Palestine Vaincra (qui regroupe une trentaine d’organisations toulousaines) appelle à se mobiliser du 15 au 25 avril afin de dénoncer la dissolution de l’organisation pro-palestinienne et plus largement la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine.

Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques . 17 avril 2022 - A partir de 14h Au 33 rue des Vignoles, Paris 20e

Retour sur terres. Après la présidentielle - appel à actions des luttes locales le 26 avril.

Le procureur général de la #CJUE Monsieur Athanasios Rantos vient de rendre son avis - réquisitoire dans l’affaire #vincenzovecchi

Militants italiens menacés d’extradition . Audience du 13 avril 2022

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/04/13/zak-kostopoulos-murder-trial-prosecutor/

Procès de Zak Kostopoulos : Le procureur demande l’exonération des policiers, un verdict de culpabilité pour les commerçants reconnus coupables.

Le 13 avril 2022

Le procureur dans le procès sur la mort par coups en 2018 du militant grec-américain des droits des homosexuels Zak Kostopoulos a demandé mercredi l’exonération de quatre policiers et des verdicts de culpabilité pour deux hommes d’affaires locaux.

Dans son réquisitoire, le procureur Sotiris Bougioukos a mis en avant des preuves d’experts et des témoignages qui, selon lui, démontrent l’élément de malveillance dans l’attaque du centre-ville d’Athènes contre le jeune homme de 33 ans par le propriétaire d’une bijouterie dans laquelle Kostopoulos est entré pour des raisons inconnues alors qu’il était dans un état agité le matin du 21 septembre 2018, et le propriétaire d’un bureau immobilier à proximité.

Voir aussi : Le meurtre brutal de Zak Kostopoulos

Selon lui, les deux hommes d’affaires ont agi de manière vengeresse lorsqu’ils ont continué à donner des coups de poing et des coups de pied à l’homme de 33 ans alors même qu’il rampait à travers une vitrine brisée après l’agression initiale, qui aurait été motivée par la conviction qu’il essayait de voler la bijouterie.

« Ils voulaient lui faire du mal », a-t-il dit, recommandant qu’ils soient déclarés coupables d’usage mortel de la force physique.

Bougioukos a ajouté que leurs actions ont contribué à la mort de Kostopoulos, qui, selon un médecin légiste, a été causée par une crise cardiaque induite par un traumatisme massif.

En ce qui concerne les quatre policiers accusés d’avoir fait un usage excessif de la force lors de l’arrestation de Kostopoulos, le procureur a fait valoir qu’ils avaient agi dans les règles en essayant de maîtriser le jeune homme de 33 ans, qui s’accrochait à un morceau de verre brisé. - via kathimerini

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/04/01/acropolis-unesco-concrete-cement-pathways-scrutiny/

L’UNESCO va passer au crible les allées en béton de l’Acropole

1er avril 2022

Le Centre du patrimoine mondial, le coordinateur de l’UNESCO pour toutes les questions liées au patrimoine mondial des monuments inscrits, a lancé une initiative et enverra une équipe d’experts pour examiner de près l’intervention en béton sur l’Acropole. Le recouvrement des allées par du béton en 2020, sur ordre du ministre grec de la culture, a déclenché une vague de réactions à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

KTG a couvert en détail la question en 2021 - voir ici. www.keeptalkinggreece.com/?s=Acropolis+cement

Selon un rapport exclusif du quotidien efimerida ton syntakton (efsyn), le CPM répond à une lettre signée par d’éminents professeurs d’université, des professionnels et des citoyens adressée à son nouveau directeur, Lazare Eloundou, dans laquelle ils expriment leurs préoccupations concernant les interventions que le ministère de la Culture a mises en œuvre et prévoit de mettre en œuvre sur l’Acropole, en contournant la législation et les principes internationaux de l’UNESCO.

La lettre attire l’attention sur les interventions de 2020, c’est-à-dire les chaussées en béton renforcées par un treillis métallique des Propylées à l’ascenseur du Parthénon, mais aussi sur les projets de construction qui sont prévus : la restauration de l’entrée principale, où, sur la base de la proposition du président de l’ESMA, Manolis Korres, une place à gradins sera construite, selon le modèle de l’échelle romaine, qui correspond au 1er siècle après J.-C., tandis que les formations à l’intérieur de l’Acropole correspondent au 5ème siècle avant J.-C.

et les dégâts quelques mois plus tard…(mars 2021).

Sur la base de la réponse à la lettre d’Eloundou, il est révélé que le Centre du patrimoine mondial n’a pas été informé des projets d’intervention, bien que la ministre de la Culture, Lina Mendoni, ait soutenu le contraire, note EFSYN.

Pour la première fois, l’assurance est donnée qu’il y aura " dans les prochains mois une mission consultative du Centre du patrimoine mondial / ICOMOS, afin de revoir toutes les questions liées au monument du patrimoine mondial, l’Acropole d’Athènes. "

En même temps, il précise qu’il a déjà informé les autorités grecques compétentes (y compris le ministère de la Culture), en attendant leurs propres commentaires, car elles doivent se conformer au « paragraphe 174 des instructions opérationnelles pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial ».

Les institutions, les organisations internationales et les personnalités qui ont signé la protestation commune « Acropolis SOS » et ont publié des résolutions, ont repris le dossier. La première lettre a été envoyée en mars 2021 à l’ancien directeur du CPM, M. Roessler. Cependant, aucune initiative n’a été lancée, si ce n’est l’assurance que les autorités grecques, c’est-à-dire le ministère de la Culture, seront informées des préoccupations exprimées.

Des sources bien informées ont déclaré à EFSYN que cette nouvelle attitude prouve que la question des interventions est prise au sérieux par l’UNESCO.

Sur la base de la Convention du patrimoine mondial, des mécanismes ont été établis pour suivre et contrôler les travaux sur les monuments enregistrés, afin d’assurer leur fiabilité, les mesures de protection et leur promotion.

L’archéologue Eleni Methodiou, responsable en tant qu’ancienne vice-présidente du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, a déclaré à efsyn que l’UNESCO a dû se mobiliser pour un problème aussi grave dès l’année dernière, lorsque la nouvelle s’est répandue à l’échelle internationale. Elle a ajouté que le développement est au bénéfice du monument.

Après une inspection sur place dans les prochains mois, la Commission du Centre du patrimoine mondial créera un dossier avec les données recueillies et celui-ci sera examiné lors de la réunion annuelle qui aura lieu en été.

« Ils vont abolir toute notion d’unité et de continuité historique », a déclaré le Dr Tassos Tanoulas, architecte, ingénieur et ancien chef du bureau technique pour l’entretien des Propylées (1984-2010) et superviseur de la restauration de l’aile sud des Propylées (2013-2016).

Le ministère de la Culture confirme

Suite au reportage exclusif d’EFSYN de jeudi, le ministère de la Culture a confirmé l’arrivée prochaine de l’équipe d’inspection vendredi matin.

Dans une lettre adressée à l’efsyn, le service de presse du ministère a déclaré que « l’objectif » de la visite de l’équipe de l’UNESCO « est l’examen et la présentation du projet sur place, ainsi que la planification future des interventions. »

En outre, le ministère affirme que la visite fait suite à une invitation du ministère de la Culture au Centre du patrimoine mondial pour l’envoi à Athènes d’une équipe d’experts. Cependant, le quotidien note que ni le ministère n’a annoncé cette invitation, ni la lettre d’Elounoud du 15 février 2022 n’en fait mention.

EFSYN rappelle qu’au milieu de l’indignation de l’année dernière, le ministère de la Culture avait déclaré que les projets étaient de petite envergure et ne nécessitaient pas l’approbation de l’UNESCO.

Publié sur www.keeptalkinggreece.com

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source : Une jeune génération lessivée – À Contre-Courant Une jeune génération lessivée – À Contre-Courant

La passion pour la liberté est plus forte que toutes les chaînes

À Contre-Courant

Une jeune génération lessivée

1 mars 2022 par nicolasrichen,

Le taux de chômage des 15-29 ans en Grèce est un des plus élevés de l’Union Européenne. En 2020 selon Eurostat, il s’élevait à plus de 29 % contre une moyenne de 12,5 % pour l’UE à 27. Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la complexité du quotidien de beaucoup de jeunes, lessivés par le chaos social et rongés par l’incertitude. Rencontre avec celle qu’on a surnommé « la génération exode » ou « à 400 euros ».

Photo d’en-tête: « Pain, éducation, liberté », 17 novembre 2021 à Athènes, 48e marche en hommage au soulèvement étudiant de Polytechnique contre la dictature des Colonels en 1973. Photo : Nicolas Richen

Si j’ai pu m’offrir les billets de ferry pour quelques jours sur les îles grecques l’été dernier, c’est uniquement grâce à ces 150 euros », raconte Ilirida, une étudiante en sciences politiques dans la capitale grecque. La jeune femme, qui se dit « brisée et communiste de cœur », fait référence à la carte-cadeau pour les jeunes vaccinés contre le Covid-19, « une incitation du gouvernement grec qui puait le paternalisme. En plus, 150 euros pour des vacances c’est une plaisanterie. Ça ne couvre même pas les besoins de base, à moins de faire du camping sauvage ! » s’indigne celle qui a vécu l’exil, après l’effondrement du système bancaire en Albanie à la fin des années 90.

Austérité-instabilité-anxiété

En 2016, quelques mois après l’élection de Syriza, j’avais rencontré des jeunes résolus à se battre pour une autre société, mais souvent déboussolés par un climat socio-économique profondément violent et par les promesses déçues d’un changement institutionnel. « Nous vivons une période où la déception, l’incertitude et l’instabilité dominent. La violence de l’austérité n’est pas toujours visible, mais elle est réelle et quotidienne. L’austérité me rend plus anxieuse qu’avant. Parfois, j’ai des pensées négatives et je suis désespérée. Parfois, je crois en Dieu. Parfois, je ne crois plus en lui. Avec tous nos problèmes, c’est dur de garder la foi »1, m’expliquait Foteini Papadopoulo, diplômée en histoire et en archéologie. 5 ans plus tard, la jeune trentenaire cherche toujours un travail dans son domaine, contrainte à accepter des boulots alimentaires à Thessalonique. Vicky Tzoumpa a pour sa part quitté Athènes à l’âge de 20 ans pour s’installer à Marseille. Elle dresse également un portrait de sa génération sans ambages : « Elle est insatisfaite, malheureuse, déprimée, dans l’incertitude, déçue et frustrée. Les jeunes ont été forcé.e.s à faire des choix dans leur vie qu’ils ne souhaitaient pas dans l’espoir de sortir de la misère. » Elle ajoute : « Ils sont obligé.e.s de dépendre de leurs parents, de vivre avec eux, ou de faire des boulots où ils sont exploité.e.s et mal payé.e.s. »

De jeunes manifestantes battent le pavé le 17 novembre 2021 à Athènes, lors de la 48e marche en hommage au soulèvement étudiant de Polytechnique contre la dictature des Colonels en 1973. Photo : Nicolas Richen

Le cas de Yorgos, qui souhaite garder l’anonymat, témoigne de cette brutalité des conditions de travail qui touche de nombreux jeunes. A 27 ans, il vit chez ses parents à Athènes et aide parfois son père pour la récolte du miel dans la région de Ftiotida (Grèce-Centrale). L’été dernier, Yorgos a travaillé dans l’industrie touristique sur l’île de Rhodes où il était maître nageur. Un travail 7 jours sur 7, de 10h à 18h, payé 650 euros mensuels et 200 euros au noir. « J’étais nourri et logé dans la chambre de bonne d’un hôtel. Souvent, ils mettent jusqu’à 4-5 personnes dans ces chambres minuscules ». Les propos « racistes, misogynes ou anti-queer » des patrons ou des touristes « venus profiter de leur tout-inclus » font partie du quotidien de ces travailleurs. En cuisine, « les chefs peuvent abuser de leur pouvoir pour obtenir des avantages sexuels de certaines travailleuses ».

« Un cauchemar pour certains travailleurs »

Malgré les cas de Covid-19 et les sous-effectifs, la machine touristique doit tourner à plein régime. Les apprentis « sont payés que dalle, soit 532 euros par mois » et les travailleurs immigrés sont les exploités des exploités : « Dans l’hôtel, certains ont voulu revendiquer leurs droits et ils ont été virés. » Quand la Grèce fait figure de paradis pour les touristes, en coulisses, « c’était un cauchemar pour certains travailleurs. Pour mes collègues qui avaient entre 19 et 30 ans, c’était parfois une de leurs premières expériences hors de chez eux et ça leur a foutu un peu la trouille. Certains en riant, d’autres en pleurant, disaient « Je veux partir, j’en peux plus, plus jamais je fais ça »».

Depuis qu’elle vit à Marseille, Vicky a constaté la différence entre son niveau de vie et celui qu’elle avait à Athènes. « J’étais étonnée par le moindre droit que j’avais dans mon contrat de travail français et j’étais presque reconnaissante envers mes patrons de m’avoir embauché en tant qu’étrangère. » Mais à son arrivée en France, elle a « beaucoup galéré pour trouver un job. Sans mes économies, je n’aurai pas pu m’en sortir. En France aussi, des personnes souffrent d’ insécurité et d’exclusion ». La jeune femme se sent « triste et très coupable d’avoir quitté le pays, comme si j’avais trahi mes proches en partant pour « me sauver » et en les laissant dans la précarité ». Des émotions d’autant plus fortes quand elle rentre à Athènes, où « les gens portent une misère sur leurs épaules. Cela me casse le moral et me rend triste. Je pense souvent revenir en Grèce, mais ça me fait aussi très peur et ne me donne pas du tout envie ».

Nicolas Richen, correspondant à Athènes

Article paru dans le dossier de février 2022 (numéro 170) à retrouver dans le mensuel L’Age de Faire*. Soutenez la presse libre* !

En collaboration avec Antonia Gouma, Les bourgeons d’espoir d’un terrible hiver grec. Portraits d’une jeunesse grecque & luttes du quotidien, 2018.

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source : kontrapolis.info/6872/

Evénement de solidarité et d’information pour le Prosfygika

Berlin. Le 24 avril 2022, nous projetterons un film sur Prosfygika à Athènes, une discussion avec des invités du projet et de délicieux plats pour un don individuel de 13h à 17h dans l’infoshop de la Schererstraße 8 (13347 Berlin-Mariage). Bien sûr, il y a un excellent matériel d’information et de mobilisation pour Prosfygika, ainsi que nos excellents zines.

À PROPOS DE PROSFYGIKA :

Prosfygika à Athènes a une longue histoire: depuis 1933, il a servi de lieu pour les réfugiés, en 1944, les partisans antifascistes l’ont utilisé dans la lutte contre l’armée de l’État, et aujourd’hui le squat est l’un des plus grands complexes de bâtiments politiques du centre d’Athènes. qui n’a pas encore été gentrifié et qui est également un point de contact important pour le quartier.
La Prosfygika fédère le quartier à travers de nombreuses luttes, projets et structures communautaires autonomes (par exemple centre social, café des femmes, boulangerie collective, maison des enfants et structure d’auto-éducation et bien d’autres), elle possède de nombreux appartements squattés et est constamment impliquée dans des actions locales et luttes internationales.
Mais le projet est également menacé par de nombreux aspects : la gentrification, la dégradation de l’ancien complexe de bâtiments (nécessité d’importants travaux de construction), ainsi que la menace réelle de fascistes comme Aube dorée (le plus grand parti fasciste de Grèce) et leurs attaques régulières. .

Soutenons Prosfygika et montrons notre solidarité ! – Unir les luttes !

Soutenez La Communauté Squatté E De Prosfygika À Athènes

L’Une Des Plus Grandes Communautés De Squats D’Europe

vidéo : youtu.be/xC_NhAi80sI

Accédez à l’appel dans différentes langues : www.firefund.net

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source : www.theguardian.com/global-development/2022/apr/08/amir-zahiri-akif-rasuli-afghan-refugees-lesbos-greece-people-smuggling-case

Les députés européens expriment leur colère lorsque les juges grecs reportent une nouvelle fois l’appel des réfugiés pour trafic de migrants.

Le deuxième ajournement prolonge l’agonie des Afghans Amir Zahiri et Akif Rasuli, condamnés à 50 ans de prison pour avoir piloté un bateau de migrants.

Helena Smith à Athènes

Fri 8 Apr 2022 11.35 BST

Les députés européens consternés par les procédures judiciaires « choquantes » à l’encontre de deux Afghans condamnés pour trafic de migrants en Grèce ont promis de soulever la question auprès du Parlement européen.

Les législateurs qui s’étaient rendus à Lesbos pour assister à l’audience de la cour d’appel jeudi - la deuxième en trois semaines - ont été scandalisés lorsque les juges ont à nouveau ajourné l’affaire, prolongeant ainsi l’agonie des réfugiés, qui purgent actuellement une peine de 50 ans de prison.

« J’ai assisté à des tribunaux dans de nombreuses juridictions différentes à travers l’Europe et je n’ai jamais connu une façon aussi choquante de traiter des êtres humains », a déclaré Clare Daly, un eurodéputé irlandais du parti Independents 4 Change. « Justice retardée est justice refusée et la justice est refusée en Grèce ».

Invoquant l’absence d’un témoin à charge, le tribunal, composé de trois membres, a reporté l’audience au 8 décembre, provoquant des rires dans la salle d’audience et l’effondrement en larmes des deux Afghans, âgés d’une vingtaine d’années.

S’adressant au Guardian depuis Mytilène, la capitale portuaire de l’île grecque, Mme Daly a ajouté : « Deux jeunes hommes, qui ont déjà passé deux ans en prison sans aucune preuve contre eux, qui attendent depuis des mois une audience d’appel le 17 mars, dévastés par le fait que l’affaire n’ait pas eu lieu ce jour-là ou le lendemain, qu’elle ait été ajournée jusqu’à aujourd’hui et que l’accusation n’ait pas pris la peine de faire comparaître son témoin et que le tribunal ait accepté cela… c’est plus que scandaleux ».

Il est impératif, a-t-elle dit, que l’UE intervienne pour mettre fin à « l’affaiblissement » de l’État de droit en Grèce.

Amir Zahiri et Akif Rasuli, qui se sont également vu refuser la liberté sous caution, ont été condamnés à des peines de prison draconiennes après avoir été reconnus coupables d’avoir piloté un bateau rempli de migrants et de réfugiés depuis la Turquie en septembre 2020. Un tribunal de Lesbos les a reconnus coupables d’avoir « facilité l’entrée illégale » de migrants sans papiers sans, disent-ils, avoir eu recours à des interprètes ou à une assistance juridique appropriée. Leur cas est devenu emblématique du sort de milliers de demandeurs d’asile, condamnés de la même manière pour trafic d’êtres humains et purgeant des peines de prison excessivement longues, selon des avocats et des groupes de solidarité.

Hanad Abdi Mohammad, 28 ans, un Somalien emprisonné sur l’île voisine de Chios, dans la mer Égée, a été condamné à 146 ans de prison après que les trafiquants ont abandonné le bateau dans lequel il voyageait et qu’il a été contraint de prendre le volant.

« Ce qui s’est passé aujourd’hui est absolument scandaleux », a déclaré Stelios Kouloglou, un député grec du parti d’opposition de gauche Syriza, qui s’était rendu sur l’île par avion pour témoigner devant le tribunal. « Même si l’audience est reportée 10 fois, nous serons présents et à chaque fois nous [les députés européens] serons plus nombreux ».

Les eurodéputés ont déclaré que les efforts seraient redoublés pour réviser une directive européenne de lutte contre le trafic d’êtres humains obligeant les Etats membres à pénaliser ce qui est perçu comme une facilitation de l’entrée illégale, car, dans la pratique, elle est mal interprétée par les responsables de l’application des lois qui désignent au hasard les « délinquants » migrants sur les bateaux, désertés par les véritables trafiquants.

Mme Daly a déclaré qu’elle écrirait la semaine prochaine au commissaire européen chargé des affaires intérieures et au vice-président grec de la Commission européenne pour leur demander instamment d’ouvrir une enquête sur les procès et l’incarcération de réfugiés et de travailleurs humanitaires en Grèce.

Autorisé à passer un appel depuis le poste de police de Mytilène avant d’être transféré en prison, Akif Rasuli a lancé un appel à l’aide.

« Nous ne sommes que des réfugiés, nous ne sommes pas, et n’avons jamais été, des trafiquants », a-t-il déclaré en pleurant de manière inconsolable. « Nous avons quitté l’Afghanistan pour venir en Europe, pour être libres. Nous voulons la justice, nous voulons être entendus. »

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source : www.infomigrants.net/fr/post/39559/lallemagne-ne-formera-plus-les-gardecotes-libyens-en-raison-de-comportements-inacceptables

L’Allemagne ne formera plus les garde-côtes libyens en raison de « comportements inacceptables »

Par La rédaction Publié le : 31/03/2022

L’Allemagne a annoncé mercredi qu’elle ne participerait plus à la formation des garde-côtes libyens, encadrée depuis 2016 par l’Union européenne. Berlin invoque des cas de maltraitance de migrants et des « comportements inacceptables » de la part des Libyens.

L’Allemagne a annoncé mercredi 30 mars que son armée ne dispenserait plus de formations à destination des garde-côtes libyens, en raison du traitement infligé par ces derniers aux migrants dans le pays.

« Le gouvernement allemand ne peut pas actuellement justifier la formation des garde-côtes libyens par les soldats allemands au vu du comportement inacceptable et répété d’individus membres des garde-côtes à l’égard des réfugiés et des migrants, et également à l’égard des organisations non-gouvernementales », a déclaré la porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Andrea Sasse.

>> À (re)lire : Méditerranée : les garde-côtes libyens tirent sur une embarcation de migrants, un mort et trois blessés

La collaboration entre la Libye et l’Union européenne, qui forme les garde-côtes et leur fournit des équipements pour bloquer les flux migratoires, est un sujet régulièrement controversé, tant les accusations visant ces forces libyennes sont légions. De nombreux témoignages font état de maltraitance des migrants interceptés en mer, et même de tirs visant des embarcations surchargées, conduisant parfois à des décès.

>> À (re)lire : Les garde-côtes libyens tirent sur un migrant en mer Méditerranée

« Selon nos informations, dans au moins deux cas, les garde-côtes ont agi de manière complètement inacceptable et illégale », a ajouté Andrea Sasse, à propos d’incidents « survenus en juillet 2021 ».

Début juillet 2021, les garde-côtes libyens avaient fait usage de leurs armes au large de Lampedusa. La scène, filmée par l’organisation Sea-Watch depuis son avion de surveillance Seabird, montrait un bateau libyen s’approcher tout près d’une embarcation en bois, et tirer dans l’eau à balles réelles.

« Nous mettons fin à ce soutien »

Dans un rapport confidentiel remis en janvier 2022, l’Union européenne avait estimé que les autorités libyennes avaient eu recours à un « usage excessif de la force » envers les migrants et que certaines interceptions en Méditerranée avaient été menées à l’encontre de la réglementation internationale. Pourtant, l’UE avait décidé de maintenir son soutien aux forces libyennes.

Dans les rangs du parlement allemand, cette prise de position en a réjoui certains. « Les soi-disant garde-côtes se composent en partie de milices criminelles, interceptent les personnes en fuite avec des moyens brutaux et les ramènent en Libye », a réagi, sur Twitter, le membre du parlement allemand Julian Pahlke. « Nous mettons fin à ce soutien », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, Berlin a accepté d’étendre pour un an sa participation à l’opération Irini, une opération militaire menée par l’Union européenne pour faire respecter l’embargo sur les armes imposé à la Libye par les Nations unies.

Droits humains, lois maritimes, lutte contre le trafic, collecte de preuves…

La formation des garde-côtes libyens, supervisée par la force navale européenne en Méditerranée (EUNAVFOR MED) et mieux connue sous le nom d’« Opération Sophia », a pour but de freiner les arrivées de migrants illégaux dans l’Union européenne.

>> À (re)lire : Comment travaillent les garde-côtes libyens, le partenaire controversé de l’Europe ?

D’après Bruxelles, les formateurs enseignent les procédures de recherche et de sauvetage, les principes de premier secours et de soins médicaux, les droits humains internationaux et les lois maritimes, la lutte contre le trafic, la collecte de preuves, tout comme les procédures de demandes de droit d’asile.

Depuis 2016, ces formations se sont notamment déroulées en Italie, en Grèce, en Croatie, à Malte.

>> À (re)lire : Qu’advient-il des migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens ?

En 2021, les garde-côtes ont récupéré plus de 32 000 migrants en mer, soit près du triple de 2020. Pour ces candidats à l’exil, qui retrouvent ainsi « l’enfer libyen » comme beaucoup le décrivent, la case prison est alors quasi-systématique.

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source : www.ekathimerini.com/news/1181900/northern-greek-port-becomes-new-key-to-nato-efforts/

Le port du nord de la Grèce devient une nouvelle clé des efforts de l’OTAN

Vassilis Nedos
12.04.2022 - 08:05

Le port d’Alexandroupoli, dans le nord-est du pays, est devenu un point d’arrêt important pour l’envoi de matériel de l’OTAN vers les États membres d’Europe de l’Est, mais aussi vers l’Ukraine assiégée.

L’importance d’Alexandroupoli a été renforcée lorsque la Turquie a fermé les détroits du Bosphore et des Dardanelles aux navires militaires et au transport de matériel militaire, comme elle était autorisée à le faire en vertu de la Convention de Montreux de 1936 concernant le régime des détroits.

Des équipements militaires américains sont envoyés via Alexandroupoli à la Bulgarie, à la Pologne et à la Roumanie, l’OTAN ayant décidé de renforcer son flanc oriental compte tenu de l’exigence de Vladimir Poutine de voir les forces de l’OTAN se retirer de toute l’Europe de l’Est, et de son imprévisibilité. La Pologne a récemment reçu des États-Unis des chars Abrams et des véhicules blindés de transport de troupes Bradley.

Des sources de la défense ont déclaré à Kathimerini que du matériel militaire a déjà été envoyé à l’Ukraine via Alexandroupoli ; certains des 20 véhicules de combat blindés Bushmaster que l’Australie fournira à l’Ukraine transiteront également par le port grec.

La région de Thrace, étant proche de la mer Noire, a également servi de passage aux avions qui patrouillent la mer, dont certains ont été lancés depuis l’USS Harry S Truman. Elle se trouve également sur la trajectoire de vol des drones Global Hawk non armés qui, lancés depuis la Sicile, surveillent également la mer Noire depuis une altitude de vol de 55 000 pieds (environ 16 700 mètres).

D’autres drones américains, d’un type différent (le MQ-9, également connu sous le nom de Reaper), pourraient être déployés sur la base aérienne d’Andravida, dans l’ouest de la Grèce. La base aérienne de Larissa, dans le centre de la Grèce, fait l’objet d’une modernisation de 35 millions d’euros, suivie de près par les responsables militaires américains, qui ont exprimé leur intérêt pour une nouvelle expansion de la base.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : english.almayadeen.net/articles/analysis/nato-admits-it-wants-ukrainians-to-keep-dying-to-bleed-russi/

L’OTAN admet qu’elle veut que « les Ukrainiens continuent de mourir » pour saigner la Russie, pas la paix

L’OTAN considère les Ukrainiens comme de la chair à canon dans sa guerre impériale par procuration contre la Russie.

Par Ben Norton

Al Mayadeen Anglais 8 avril 2022

L’alliance militaire de l’OTAN dirigée par les États-Unis a clairement indiqué qu’elle était prête à se battre jusqu’au dernier Ukrainien afin de saigner la Russie et de faire avancer les intérêts géopolitiques occidentaux.

Dans un aveu étonnamment direct, le Washington Post a reconnu que certains États membres de l’OTAN veulent que «les Ukrainiens continuent de se battre et de mourir» afin d’empêcher la Russie de réaliser des gains politiques.

Dans un rapport du 5 avril sur les pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie, le grand journal américain a révélé que l’OTAN craint que Kiev ne cède à certaines des demandes de Moscou.

Le Washington Post a écrit explicitement : « Pour certains membres de l’OTAN, il vaut mieux que les Ukrainiens continuent à se battre et à mourir que de parvenir à une paix qui arrive trop tôt ou à un coût trop élevé pour Kiev et le reste de l’Europe.

Des diplomates occidentaux anonymes ont souligné qu’« il y a des limites au nombre de compromis que certains membres de l’OTAN soutiendront pour gagner la paix », et qu’ils préféreraient prolonger la guerre en Ukraine s’ils peuvent empêcher la Russie de répondre à ses préoccupations en matière de sécurité.

Le journal a déclaré que les membres de l’OTAN sont désespérés de ne pas donner au « président russe Vladimir Poutine un semblant de victoire » et sont plus que disposés à forcer les Ukrainiens à entrer dans le hachoir à viande pour le faire.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan , a noté que l’administration du président ukrainien Volodymyr Zelensky coordonne étroitement avec Washington et est en « contact quasi quotidien » avec la Maison Blanche. Il est évident qui est vraiment responsable.

Le journal a également révélé que l’armée américaine compte plus de 100 000 soldats déployés en Europe.

Le Washington Post entretient des relations étroites avec le gouvernement américain. Le journal appartient au milliardaire de 200 $ Jeff Bezos , l’un des êtres humains les plus riches de l’histoire.

Bezos est également le fondateur et président exécutif de la méga-société Amazon, qui a des dizaines de milliards de dollars de contrats avec la CIA , le Pentagone , la NSA , le FBI , l’ ICE et d’autres agences gouvernementales américaines.

L’OTAN vient-elle de déclarer la guerre à la Russie ?

Si le Washington Post divulgue ces informations sur l’OTAN, avec des citations de hauts responsables de la Maison Blanche, il a clairement obtenu le feu vert de ses gestionnaires à Washington.

Ce rapport est une confirmation semi-officielle que l’OTAN considère les Ukrainiens comme de la chair à canon dans sa guerre impériale par procuration contre la Russie .

En fait, certains responsables occidentaux l’ont déclaré ouvertement.

Un ancien haut responsable du département d’État, le faucon de guerre d’extrême droite Eliot A. Cohen , s’est vanté dans un article du magazine The Atlantic que «les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN sont engagés dans une guerre par procuration avec la Russie ».

Il s’est exclamé fièrement : « Ils fournissent des milliers de munitions et, espérons-le, font bien d’autres choses – partager des renseignements, par exemple – avec l’intention de tuer des soldats russes », ajoutant : « Plus il y en a et plus c’est rapide, mieux c’est ».

Le vétéran du Département d’État a déclaré que « le flot d’armes entrant en Ukraine doit être une inondation ».

C’est exactement ce que font les États membres de l’OTAN : inonder le voisin de la Russie d’armes.

Au lieu de soutenir les pourparlers de paix avec la Russie, les États-Unis et l’Union européenne ont activement intensifié la guerre, envoyant à l’Ukraine des milliards de dollars d’armes, dont des dizaines de milliers de missiles antichars, des milliers de missiles antiaériens et des centaines de drones kamikazes, ainsi que des chars et des véhicules blindés.

Ce qui n’est pas mentionné, c’est comment les sociétés d’armement américaines et européennes ont largement profité de la guerre. Les stocks d’entrepreneurs militaires privés ont monté en flèche après que la Russie a envoyé ses troupes en Ukraine le 24 février, alors que les gouvernements occidentaux se sont engagés à augmenter considérablement leurs dépenses militaires.

L’administration Joe Biden a immédiatement livré 350 millions de dollars d’armes fin février, avant de promettre 13,6 milliards de dollars supplémentaires d’aide à l’Ukraine en mars, dont 6,5 milliards de dollars de soutien militaire .

Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se sont réunis au quartier général de l’alliance militaire à Bruxelles les 6 et 7 avril et se sont engagés à intensifier encore plus la guerre en Ukraine.

Les politiciens occidentaux ont été rejoints par des représentants de plusieurs pays non membres de l’OTAN, dont le Japon, la Corée du Sud, la Géorgie, la Finlande, la Suède, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, s’est rendu à Bruxelles pour la réunion, où il a dissipé tout doute sur le fait que l’OTAN veut plus de guerre au lieu de la paix.

"Je suis venu ici aujourd’hui pour discuter des trois choses les plus importantes : les armes, les armes et les armes ", a résumé Kuleba.

Le secrétaire général de l’OTAN , Jens Stoltenberg , a également déclaré : « Après l’invasion, les alliés ont intensifié leur soutien militaire, avec davantage d’équipements militaires, et la réunion d’aujourd’hui a clairement indiqué que les alliés devraient faire plus et sont prêts à faire plus pour fournir plus d’équipement, et ils réalisent et reconnaissent l’urgence.

Stoltenberg s’est vanté que le soutien militaire direct de l’OTAN à l’Ukraine remonte à 2014 et que des dizaines de milliers de soldats ukrainiens ont été entraînés par l’OTAN au cours des huit dernières années, bien avant l’invasion russe.

L’OTAN préfère clairement que les Ukrainiens continuent de sacrifier leur vie dans l’espoir d’affaiblir et de déstabiliser la Russie.

Pendant ce temps, les Ukrainiens qui pensent que la paix devrait être la solution, pas plus de guerre, font face à des conséquences désastreuses.

Un négociateur ukrainien qui avait participé aux pourparlers de paix avec la Russie, Denys Kyreyev, a été assassiné, apparemment par le Service de sécurité ukrainien (SBU), qui est connu pour être influencé par les néonazis et d’autres extrémistes d’extrême droite .

Toute cette violence extrême et ce bellicisme va directement à l’encontre de la prétention de l’OTAN à être une prétendue alliance « défensive ».

La réalité est que l’OTAN n’a jamais été consacrée à la défense, encore moins à la démocratie. Parmi les membres fondateurs de l’alliance militaire en 1949 se trouvait la dictature fasciste du Portugal.

Pendant la première guerre froide, l’OTAN a soutenu d’anciens collaborateurs nazis et fascistes dans sa tristement célèbre opération Gladio. Avec le soutien de l’OTAN, des extrémistes d’extrême droite ont perpétré des attentats terroristes en Europe pour tenter de réprimer la gauche, en particulier pendant les fameuses années de plomb de l’Italie.

À la fin de la première guerre froide, l’OTAN a continué à s’étendre aux frontières de la Russie, violant à plusieurs reprises les promesses faites par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France selon lesquelles l’alliance militaire ne se déplacerait pas « d’un pouce vers l’est » après la réunification de l’Allemagne en 1990.

Lors des campagnes de bombardement des années 1990, l’OTAN a détruit et découpé l’ex-Yougoslavie, qui n’existe plus en tant que pays.

Puis l’OTAN a aidé les États-Unis à lancer leur guerre en Afghanistan en 2001 et a maintenu une occupation militaire conjointe jusqu’en 2021.

En 2011, l’OTAN a fait la guerre à la Libye, le pays le plus prospère d’Afrique. La campagne militaire occidentale a brisé l’État libyen. Les sociétés étrangères de combustibles fossiles ont rapidement pillé les énormes réserves de pétrole de la nation nord-africaine.

Encore aujourd’hui, en 2022, la Libye n’a pas de gouvernement central unifié. Il a cependant des marchés d’esclaves en plein air pour les réfugiés d’Afrique subsaharienne.

Les ruines de la Libye, de l’Afghanistan et de l’ex-Yougoslavie montrent ce que l’OTAN offre vraiment au monde.

Et l’alliance militaire dirigée par les États-Unis est maintenant prête à sacrifier l’Ukraine pour faire avancer les intérêts de Washington et de Wall Street.

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source : news.antiwar.com/2022/04/13/biden-approves-additional-800-million-in-military-aid-for-ukraine-includes-howitzers-for-the-first-time/

Biden approuve une aide militaire supplémentaire de 800 millions de dollars pour l’Ukraine

Par Dave DeCamp, AntiWar.com.

14 avril 2022

Ce nouvel ensemble de mesures porte à plus de 2,5 milliards de dollars le total de l’aide militaire américaine à l’Ukraine depuis l’invasion de la Russie.

Mercredi, le président Biden a autorisé un nouveau paquet d’armes de 800 millions de dollars pour l’Ukraine, comprenant des obusiers et des hélicoptères. L’annonce a été faite après que M. Biden se soit entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui continue de plaider pour davantage d’armes.

Le paquet d’armes comprend 18 obusiers de 155 mm et 40 000 cartouches d’artillerie, marquant le premier transfert de systèmes d’artillerie américains à l’Ukraine. Les Ukrainiens recevront 11 hélicoptères Mi-17 qui étaient initialement destinés au gouvernement afghan soutenu par les États-Unis, aujourd’hui dissous.

Ce nouvel ensemble de mesures porte à plus de 2,5 milliards de dollars le total de l’aide militaire américaine promise à l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février. L’annonce a été faite après que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont accepté de commencer à fournir aux Ukrainiens des équipements plus lourds.

Le paquet d’armes comprend également 500 missiles antichars Javelin, 300 drones Switchblade armés, 200 véhicules blindés de transport de troupes, 10 radars de contre-artillerie et deux radars de surveillance. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré que les forces ukrainiennes devront être formées pour pouvoir utiliser certains de ces équipements.

On ne sait pas exactement où la formation des forces ukrainiennes par les États-Unis aura lieu. Le président Biden a récemment déclaré que les troupes américaines formeraient les forces ukrainiennes en Pologne, mais le Pentagone a par la suite minimisé ces commentaires, affirmant que les États-Unis ne faisaient qu’« assurer la liaison » avec les troupes ukrainiennes tout en leur donnant des armes.

La Lituanie est un lieu possible pour la formation, car l’État balte a annoncé cette semaine qu’il prévoyait de former les troupes ukrainiennes sur son territoire. Le Pentagone a révélé dimanche qu’il avait formé les troupes ukrainiennes qui se trouvaient sur le territoire américain avant que la Russie ne lance son invasion.

Les forces ukrainiennes suivaient un cours naval à la Naval Small Craft Instruction and Technical Training School de Biloxi, dans le Mississippi. Après la fin du cours, fin mars, les soldats ukrainiens ont reçu une formation sur les armes que les États-Unis ont fournies à l’Ukraine, notamment des drones Switchblade armés. Selon le Pentagone, les Ukrainiens sont maintenant sur le chemin du retour en Ukraine.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : www.ipb.org/yesterdays-news/lay-down-your-arms-peace-logic-instead-of-war-logic/

Déposez vos armes ! Une logique de paix au lieu d’une logique de guerre !
14/04/2022

Appel contre la guerre en Ukraine et pour des manifestations pour la paix et le désarmement.

NatWiss condamne l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, qui est injustifiable et viole les règles du droit international, avec des victimes et des dommages incalculables. En même temps, nous n’oublions pas qu’à l’approche de la guerre, les avertissements et les suggestions ont été ignorés, les principes d’évitement de la guerre et de maintien de la paix n’ont pas été respectés. Les connaissances sur les causes de la guerre et les solutions de paix doivent être utilisées pour mettre fin aux actes de guerre et éviter de nouvelles spirales d’escalade. Par conséquent, nous manifestons pour la paix et contre tout militarisme !

Dans cette guerre, tout le monde a à perdre, peu importe qui se déclare « vainqueur » sur les décombres et les tombes. Les principales victimes sont le peuple ukrainien, les morts, les blessés et ceux qui fuient. Les conséquences touchent également le peuple de Russie et les peuples du monde entier. Le droit international y perd, l’ordre de paix européen et la société civile. Les dommages et les coûts de la guerre détruisent les conditions d’une paix durable et la solution des problèmes mondiaux : Pauvreté et faim, déplacement et fuite, destruction de l’environnement et changement climatique. Une guerre nucléaire serait la fin de l’humanité : Pas d’avenir !

Sacrifiée est aussi la vérité. La propagande de guerre domine de tous côtés. La chambre d’écho surchauffée de l’indignation guerrière efface les connaissances antérieures qui sont nécessaires pour l’avenir. On ne se pose guère de questions sur la façon dont la catastrophe est survenue, sur les personnes qui ont conduit la spirale de l’escalade pendant des décennies. Est-ce seulement Poutine, qui a été déclaré démon, ou aussi l’OTAN, qui, après avoir gagné la guerre froide, s’est étendue au-delà de toutes les frontières jusqu’au bord de la guerre ? Ceux qui ont sapé la paix par leur réarmement et leurs interventions militaires, et qui ont même enfreint le droit international, sont de mauvais conseillers pour les solutions pacifiques. Poussées par l’industrie de l’armement qui gagne de l’argent avec la guerre, ces forces poussent depuis longtemps à un « tournant » dans les luttes de pouvoir géopolitiques et à un nouveau réarmement de l’OTAN, rendant le monde plus incertain. Avec le début de la guerre, le gouvernement allemand a doublé ses dépenses militaires, qui avaient fortement augmenté ces dernières années, et dépassent désormais celles de la seule Russie avant la guerre. Combattre le militarisme par encore plus de militarisme n’est pas plus durable que de contrer le changement climatique par la climatisation.

Face à l’oubli, il est du devoir de la science d’activer les connaissances sur la guerre et la paix afin de mettre fin à la guerre en Ukraine et de prévenir d’autres guerres :

  1. Nous disons non aux guerres économiques, aux livraisons d’armes et aux actions militaires qui ont alimenté la spirale d’escalade avant et pendant cette guerre, et nous rejetons les sanctions qui affectent les populations du monde entier.
  2. Nous soutenons l’aide humanitaire aux réfugiés et aux victimes de la violence, ainsi que le développement de liens avec la société civile et le mouvement pour la paix en Russie et en Ukraine afin de mobiliser les mouvements pour mettre fin à la guerre.
  3. Nous nous opposons aux tentatives de pousser à la guerre totale dans tous les domaines de la société et de soutenir les structures autoritaires de militarisme, d’obéissance à la guerre et d’interdiction de penser, avec la société civile et ses principes civils de coexistence humaine et de résolution des conflits.
  4. Ce sont les forces qui poussent à la guerre qui doivent être sur le banc des accusés, et non les forces de la paix qui crient « Déposez les armes ! » et mettent en garde contre la guerre depuis Bertha von Suttner, et ce de manière plus urgente que jamais.
  5. La logique de la guerre doit être remplacée par la logique de la paix : désescalade, diplomatie, cessation immédiate des hostilités, retrait des armes, négociation et médiation entre les parties au conflit, protection et renforcement du droit international, création d’une architecture de paix européenne et mondiale incluant la Russie et la Chine.
  6. Au lieu d’un tournant pour les armes et la guerre, le monde a besoin d’un tournant pour le désarmement et la paix, pour la sécurité commune dans la maison Europe, pour la durabilité et la solution des problèmes globaux sur notre planète.

Nous appelons à une manifestation commune pour ces objectifs.

Initiative des scientifiques spécialistes de la nature - Responsabilité pour la paix et le développement durable (NatWiss)

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : Western Sahara's Polisario breaks ties with Spain

Le Polisario du Sahara occidental rompt ses liens avec l’Espagne

10 avr. 2022

Le mouvement indépendantiste Polisario a annoncé dimanche une « rupture » des contacts avec le gouvernement espagnol pour protester contre sa volte-face sur le territoire contesté du Sahara occidental.

« Le Front Polisario a décidé de rompre les contacts avec l’actuel gouvernement espagnol » en raison de son « instrumentalisation de la question du Sahara occidental dans un marchandage honteux avec l’occupant (marocain) », écrit le mouvement dans un communiqué.

La rupture durera jusqu’à ce que Madrid « se conforme aux décisions de la légalité internationale, qui reconnaît le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et au respect des frontières de son pays, telles que reconnues internationalement ».

Le 18 mars, l’Espagne a déclaré qu’elle avait accepté de reconnaître publiquement le plan d’autonomie de Rabat pour le territoire, mettant fin à une position de neutralité qui dure depuis des décennies.

En accédant à une demande marocaine de longue date, l’Espagne a cherché à mettre fin à un différend qui a éclaté en avril 2021 lorsqu’elle a permis au leader indépendantiste du Sahara occidental Brahim Ghali d’être traité pour Covid-19 dans un hôpital espagnol.

Quelques semaines après l’hospitalisation de Ghali, plus de 10 000 migrants ont afflué dans la petite enclave nord-africaine espagnole de Ceuta, alors que les forces frontalières marocaines regardaient ailleurs, dans un incident considéré comme destiné à punir Madrid.

La semaine dernière, le roi du Maroc Mohammed VI a accueilli le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d’une visite historique qui a scellé les liens réparés entre les deux pays.

Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante du royaume et propose l’autonomie pour la région.

Le Polisario a mené une longue lutte armée pour obtenir l’indépendance du Maroc avant de conclure un cessez-le-feu en 1991, sur la promesse d’un référendum d’autodétermination.

Ce territoire désertique possède de riches eaux de pêche dans l’Atlantique, des ressources en phosphate et une route vers les marchés lucratifs d’Afrique de l’Ouest.

Le Maroc a mené une guerre acharnée contre le Polisario après le retrait des forces coloniales espagnoles en 1975.

En novembre 2020, le Polisario, soutenu par Alger, a déclaré nul et non avenu le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991, et a depuis lors intensifié ses attaques contre les forces marocaines.

L’escalade s’est produite après que le Maroc a envoyé des troupes pour rouvrir de force une autoroute traversant le Sahara occidental vers la Mauritanie voisine.

L’action de l’Espagne, largement considérée comme une victoire pour le Maroc, a rendu furieux son rival régional, l’Algérie, qui a longtemps soutenu le Polisario et fournit également de grandes quantités de gaz naturel à l’Espagne.

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source : www.investigaction.net/fr/affaire-sankara-et-compagnons-un-proces-salutaire-mene-a-terme-mais-le-combat-pour-la-verite-continue/

Affaire Sankara et compagnons. Un procès salutaire mené à terme. Mais le combat pour la vérité continue

Apr 13, 2022

Nous publions le communiqué de presse du Réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique suite au verdict du procès sur l’assassinat de Thomas Sankara. L’ancien président du Burkina Faso, révolutionnaire, panafricaniste et écologiste, avait été tué le 15 octobre 1987 avec certains de ses compagnons, des soldats et gendarmes. Le 6 avril 2022, l’ex-chef de l’État burkinabé Blaise Compaoré a été jugé et condamné à la prison à perpétuité pour avoir commandité l’assassinat de Thomas Sankara et douze de ses compagnons (IGA).

C’est avec grande satisfaction que nous apprenons la fin de ce premier procès historique, marqué par la condamnation à la perpétuité des Sieurs Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando. Rien n’était joué en effet. Mais si l’essentiel du complot national a pu être démêlé par les six (06) mois de débats, le combat pour faire émerger la vérité sur le complot international continue.

Des manœuvres de toutes sortes ont tenté d’en entraver la justice, au premier rang desquelles :

    • le blocage de toutes procédures judiciaires sous le régime de Blaise Compaoré ;
    • la volte-face du Comité des droits de l’homme de l’ONU en 2008, occultant le fait qu’il avait demandé une enquête deux (02) ans auparavant ;
    • l’exfiltration de Blaise Compaoré, par les forces spéciales françaises, après l’insurrection de 2014, soustrait à la justice de son pays ;
    • la lenteur de la part des autorités françaises refusant en réalité de livrer les documents « secret défense » pourtant promis par le président Emmanuel Macron en novembre 2017 à Ouagadougou ;
    • l’ultime tentative d’avocats de la défense de suspendre le procès à la suite du coup d’État de janvier 2022.

Comme nous l’avons déjà dit, la tenue même de ce procès constitue une victoire. L’aboutissement de ce procès, faut-il le rappeler, est la résultante d’un engagement citoyen durant des années, parachevé par la magnifique insurrection d’octobre 2014, et d’une mobilisation internationale. C’est aussi la démonstration de l’utilité du local et du global, de la solidarité, et de l’engagement pour la paix et la justice.

Nous remercions aussi tous ceux, nombreux à travers le monde, qui ont participé aux campagnes pour réclamer justice dont celle de notre réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique qui n’a cessé d’agir, d’alerter et d’informer depuis 2008.

Près de six (06) mois de procès, dans un pays en proie à la guerre est une véritable gageure. Nous tenons à saluer tout le travail des avocats de la partie civile, de certains de la défense qui ont pris à cœur de jouer leur rôle, l’engagement du juge d’instruction François Yaméogo qui a mené son enquête avec rigueur et constance, l’autorité et l’équité dont a fait preuve le président du jury Urbain Méda lors du procès.

Nous tenons également à saluer Mariam Sankara pour son courage, sa dignité et sa ténacité durant le long combat qu’elle a mené, ainsi que les frères et sœurs qui ont déjoué les tentatives de manipulation du régime de Blaise Compaoré au Burkina.

En ces instants, notre pensée va aussi aux différentes familles des victimes, celles de Thomas Sankara, Bonaventure Compaoré, Christophe Saba, Frédéric Kiemdé, Patrice Zagré, Paulin Babou Bamouni, Abdoulaye Gouem, Emmanuel Bationo, Hamado Sawadogo, Noufou Sawadogo, Wallilaye Ouédraogo, Paténéma Soré et Der Somda en espérant que les condamnations prononcées puissent en partie attenuer leur douleur et permettre à chaque famille de pouvoir enfin faire le deuil.

On ne peut que regretter l’absence de Blaise Compaoré et de Hyacinthe Kafando, le chef du commando. Nous exigeons que la Côte d’Ivoire procède à leur extradition. Ils ont choisi la fuite plutôt que de venir s’expliquer et se défendre.

Malheureusement, la volte-face de certains témoins par rapport à ce qu’ils avaient déclaré lors de leurs auditions a montré que la peur n’avait pas disparu. Mais pour l’essentiel, l’enquête puis la tenue du procès, ont permis de démêler les fils du complot, du moins pour son volet national. Il est établi que le 15 octobre, le commando est parti du domicile de Blaise Compaoré. Thomas Sankara et ses collaborateurs ont été tués sans sommations, ainsi que les gardes et gendarmes présents sur place ce jour-là. Le lieutenant Koama, proche de Thomas Sankara, le plus à même d’intervenir pour le défendre, a été assassiné quelques temps avant. Gilbert Diendéré, présent sur les lieux, donnait les ordres pour envoyer des groupes de soldats sécuriser la ville et prendre le contrôle des garnisons qui auraient pu réagir.

Pour autant ce combat n’est pas terminé. L’État français n’a toujours pas réellement fourni ses documents « secret défense ». Nous continuerons à faire pression pour que soit tenue la promesse faite par le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017.

Nous appelons toutes les forces démocratiques éprises de justice, de France, des États-Unis, de Côte d’Ivoire, du Togo, de la Libye, du Liberia, de la Sierra Leone à intervenir auprès de leurs gouvernements respectifs qu’ils collaborent sincèrement avec la justice burkinabè. L’affaire « Sankara et compagnons » n’est pas terminée. L’enquête sur le volet international doit continuer. Notre réseau va rester mobilisé.

Fait à Ouagadougou, Banfora, Bobo Dioulasso, Ottawa, Nîmes, Niamey, Montpellier, Berlin, Dakar, Sabadel, Barcelona, Marseille, Ajaccio, Toulouse, Las Palmas, Turin, Rom, Toronto, Albany, New York le 8 avril 2022

Le Réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique

Contact : contactjusticepoursankara@gmail.com

On trouvera àwww.thomassankara.net/tribune-insupportable-lusage-extensif-devoye-secret-defense-bloque-enquetes-judiciaires/ un communiqué du collectif secret défense un enjeu démocratique dont fait partie notre réseau qui s’adresse aux candidats aux élections présidentielles du 10 avril.

Source: Thomas Sankara.net

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Le Comité contre la dissolution du Collectif Palestine Vaincra (qui regroupe une trentaine d’organisations toulousaines) appelle à se mobiliser du 15 au 25 avril afin de dénoncer la dissolution de l’organisation pro-palestinienne et plus largement la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine. Cette initiative a pour objectif de soutenir le recours en suspension au Conseil d’État dont l’audience aura lieu le 26 avril prochain.

Ainsi, nous appelons à multiplier les initiatives durant cette période : rassemblement, collage d’affiches (voir ci-joint), photo de solidarité, motion de soutien, réunion publique, etc.

Par ailleurs, nous appelons à soutenir financièrement le Comité à travers un don en ligne sur cette plateforme : afgj.salsalabs.org/samindoun-soutiencpv
Et continuer de faire signer la pétition en ligne : Pétition · Non à la dissolution du Collectif Palestine Vaincra · Change.org

A Toulouse, un rassemblement est d’ores et déjà organisé le jeudi 21 avril dès 18H30 à la sortie du métro Jean Jaurès (voir visuel ci-joint et l’événement Facebook: www.facebook.com/DissolutionCPV). N’hésitez pas à relayer cette initiative largement, d’autres sont en cours d’organisation.

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www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1224

#Mexique - 17 avril - Journée Internationale des Prisonnier.e.s politiques - Rencontre avec Miguel Peralta (Autochtone Mazateco), ancien prisonnier politique indigène au Mexique.

publiée le 14/04/2022 par CSIA-Nitassinan

17 avril - Journée internationale des prisonnier.e.s politiques

Mexique - Prisonniers membres du Congrès National Indigène (CNI), Eloxochitlán, Fidencio Aldama…

- Rencontre exceptionnelle avec Miguel Peralta (Mazateco), membre de l’Assemblée communautaire Eloxochitlán de Flores Magón, ancien prisonnier politique indigène au Mexique.

Le CSPCL / le Collectif Paris Ayotzinapa / le CSIA-Nitassinan / la Coordination IDF du Voyage pour la Vie zapatiste se mobilisent pour la Journée internationale des prisonnier.e.s politiques

- 18h - intervention de Miguel Peralta, ancien prisonnier politique au Mexique de passage en France.

- Évènement Facebook : fb.me/e/8yRJTJfuD

17 avril - Journée internationale des prisonnier.e.s politiques : Libérez Leonard Peltier !

Le CSIA-Nitassinan / Groupe de soutien au prisonnier politique amérindien, Leonard Peltier (affilié au International Leonard Peltier Defense Committee - ILPDC) tiendra une table de presse et interviendra à la Journée internationale des prisonnier.e.s politiques.

Venez nous y retrouver et exprimer votre solidarité avec Leonard Peltier

Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques
17 avril 2022 - A partir de 14h
Au 33 rue des Vignoles, Paris 20e

- Organisé par le Collectif du 17 avril
prisonniers-politiques.samizdat.net

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en cette semaine où se rejoue le pire de ce que la politique hors-sol nous réserve, nous relayons et appelons à rejoindre avec force, partout en France, la journée d’actions des luttes locales du 26 avril. Cette initiative de Retour sur terres, héritière des 17 contre la réintoxication du monde est de celles qui portent la nécessité d’un 3e tour de terrain, immédiat et en action, dans la rue, dans les champs et les zones marchandes.

Le secrétariat des Soulèvements de la terre

La vidéo d’appel : www.youtube.com/watch?v=QH1N6KqfFto

et toutes les infos pour rejoindre cette journée, depuis là où vous êtes : resistanceslocales.org/

:boom:Après la présidentielle - appel à actions des luttes locales le 26 avril

Ca y est, les jeux sont presque faits, l’élection présidentielle va s’achever, hors sol, éloignée du terrain et sans mention de nos luttes.
Et nous n’attendrons rien de la personne qui sera élue au second tour, car nous savons pertinemment que c’est par nos résistances que nous les forcerons à agir.

C’est comme ça qu’au moins une quarantaine de luttes sur 380 repértoriées par Reporterre ont été remportées ces 2 dernières années, et c’est comme ça que nous allons continuer !

Le 26 avril, on amplifie nos résistances: des actions auront lieu partout sur le territoire à l’appel de près de 80 collectifs en lutte contre des projets injustes et polluants !

Deux jours après les élections, cette vague de résistance prendra de nombreuses formes, du rassemblement au désarmement, en fonction des besoins et stratégies locales.

Pour nous rejoindre, signez l’appel: resistanceslocales.org/notre-appel

Pour rejoindre les actions, trouvez un collectif en lutte près de chez vous sur la carte de la mobilisation ou inscrivez vous pour être tenu au courant des actions à venir sur le site.

Ou proposez une nouvelle action ce jour là: resistances-locales.gogocarto.fr/elements/add

Lors de cette journée, intensifions le rapport de force construit par nos collectifs en attaquant les projets destructeurs des terres et les entreprises toxiques partout sur le territoire.

Faisons passer cet appel à les rejoindre tous ensemble aujourd’hui

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Soutien Vincenzo

· [Communiqué de presse] 03 04 22

⚫ Le procureur général de la #CJUE vient de rendre son avis - réquisitoire dans l’affaire #vincenzovecchi

Comment un magistrat éminent, au faîte de sa carrière comme l’est Monsieur Athanasios Rantos peut-il tenir un raisonnement faussé en prétendant que la loi italienne « Dévastation et Pillage » ne repose pas sur l’Atteinte à la Paix Publique ?

Le gouvernement italien lui même, relayé par la cour de #cassation française, affirmait le contraire. Le droit italien exige l’existence de la mise en danger de la Paix Publique pour pouvoir condamner pour le délit de « Dévastation et Pillage », comme l’a constamment démontré la jurisprudence des tribunaux italiens.

Cette Atteinte à la Paix Publique permet, en #Italie, de condamner à de lourdes peines sur la base de l’intention, sans la nécessité de prouver la participation directe aux incidents. C’est le cas de Vincenzo Vecchi condamné à 12 ans pour avoir participé aux manifestations de #Gênes en 2001.

C’est justement pour ces raisons que cette loi « Dévastation et Pillage » créée par le #fascisme, n’a pas d’équivalence dans le droit français.

L’objectif de Monsieur Rantos, en niant le fondement de cette loi, est manifestement de banaliser et d’intégrer dans le droit européen, pourtant voulu comme un espace de justice et de liberté, une loi #liberticide d’origine mussolinienne.

Le Comité de Soutien à Vincenzo Vecchi

Lien pour une analyse détaillée de l’avis du Procureur 👇

www.comite-soutien-vincenzo.org/…/le…/

#genes2001 #libertepourvincenzo #vincelibero #droitshumains #libertedemanifester #soutienauxinculpés #10per100annicarcere

Rappel de la situation

Condamné à 12 ans et demi de prison par l’Italie pour avoir manifesté lors du G8 de Gênes en 2001, libéré par deux cours d’appel qui ont refusé l’application du MAE, pourvu en cassation par deux juges d’instruction, Vincenzo est actuellement dans l’attente du rendu de la cour de cassation qui elle-même attend l’avis de la cour de justice européenne concernant la validité de l’application du MAE.

Le 31 Mars, suite à l’audience de la cour européenne du 20 janvier à Luxembourg, le procureur général de cette cour, Monsieur Athanasios Rantos a rendu son rapport quant aux trois questions posées par la cour de cassation de Paris concernant le Mandat d’arrêt européen émis contre Vincenzo

La cour de justice européenne a donc aujourd’hui tous les éléments pour se prononcer, et ses conclusions serviront à la cour de cassation à trancher et rendre son verdict. Nous n’avons pas de date pour la réponse de la CJUE mais à priori dans les deux mois.

Confirmant les termes de son intervention lors de l’audience du 20 janvier, Monsieur Rantos a recommandé l’application du mandat d’arrêt européen et la remise de Vincenzo à la justice Italienne, au prix d’un tour de passe-passe juridique qui ignore jusqu’aux règles de cette même justice italienne.

Ce faisant, il témoigne, une fois encore, de la déloyauté qu’ont montré les Etats italiens et français à l’égard de Vincenzo et contribue à alimenter un arsenal juridique liberticide destiné à empêcher les juges français de rendre justice.

Ci dessous, un lien vers une émission de radio réalisée par le comité suite àl’audience à la cour de justice européenne (merci à Timbre fm pour la diffusion)
timbrefm.fr/les-emissions/le-timbre-libre-mars-2022-vincenzo-et-la-cour-de-justice-europeenne/

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source : Audience du 13 avril 2022 - Mémoires et Présences

militants italiens menacés d’extradition

Audience du 13 avril 2022

samedi 16 avril 2022

Lors de cette audience, le parquet a une nouvelle fois demandé des documents complémentaires à l’institution judiciaire italienne.

Une décision sera rendu le 15 juin.

Pour le déroulement de cette audience, nous publions le communiqué AFP.

Menacé d’extradition, Un ancien membre des brigades rouges réclame « l’amnistie ».

ROMAIN FONSEGRIVES - AGENCE FRANCE-PRESSE

(Paris) « Je n’arrive pas à comprendre qu’au bout de 40 ans, l’Italie n’arrive pas à envisager une amnistie », a soupiré mercredi Sergio Tornaghi devant la cour d’appel de Paris, chargée d’examiner les demandes d’extradition de dix anciens militants d’extrême gauche condamnés pour terrorisme lors des années de plomb.

Avec son fort accent méridional, cet ancien membre des brigades rouges, qui faisait partie de la colonne milanaise Walter Alasia pendant les années 70, a fait part de son incompréhension.

« Que l’Italie continue à me pourchasser, je ne sais pas ce que ça peut leur apporter », a insisté cet homme de 64 ans, accusé d’être impliqué dans le meurtre du chef du personnel de son usine, Renato Briano, en 1980. Après avoir fui en France, il a été condamné à perpétuité de l’autre côté des Alpes en son absence en 1985, et clame depuis son innocence.

Comme nombre d’anciens militants d’extrême gauche réfugiés en France depuis les années 1980 et 1990, il se sentait protégé. En 1985, François Mitterrand avait pris l’engagement de ne pas extrader les anciens activistes ayant rompu avec leur passé. Et la justice française s’est déjà prononcée deux fois contre son extradition, d’abord en 1986, puis en 1998.

Mais au printemps 2021, Emmanuel Macron a décidé de favoriser la mise à exécution des demandes d’extradition renouvelées par l’Italie pour quatre anciens militants d’extrême gauche et six anciens membres des brigades rouges condamnés pour des faits de terrorisme. Jusqu’à présent, la France n’a quasiment jamais accédé aux requêtes de l’Italie.

Tout de noir vêtu, le sexagénaire aux cheveux grisonnants hausse les épaules face à l’absence de fait nouveau qui justifierait son extradition. Et insiste plutôt sur son intégration en France : depuis 40 ans, « j’ai trouvé un travail, je me suis marié, j’ai eu deux enfants », énumère ce chef de projet informatique à la retraite, qui s’est impliqué dans plusieurs associations en Dordogne, où il vit.

« Pour le juridique, je vous fais confiance », lâche-t-il aux magistrats, tout en ironisant sur l’imprescriptibilité de sa peine. « Si mon extradition est encore refusée, la prochaine fois l’Italie devra venir me chercher au cimetière. »

« Ça suffit »

Pour examiner la demande d’extradition de M. Tornaghi et des neuf autres ex-militants visés, l’avocate générale avait réclamé un complément d’informations aux autorités italiennes.

Leur réponse, parvenue en décembre, est souvent partielle, faite de documents incomplets ou pas toujours intelligibles. Un problème pour la cour, qui ne se penche pas sur les faits, mais doit s’assurer de la légalité de la procédure. Au point que la parquetière est forcée de réclamer un nouveau complément.

De quoi agacer Antoine Comte, l’avocat de l’Italien. « Ça suffit », estime celui pour qui dans ces dossiers, « rien n’a changé » depuis 40 ans.

Le conseil se montre particulièrement agacé par le silence de l’État italien qui ne fournit aucune explication sur l’imprescriptibilité de la peine de son client, une mesure réservée en droit français aux crimes contre l’humanité.

« Les autorités italiennes s’estiment autorisées à ne pas vous répondre et à n’en faire qu’à leur tête », fustige-t-il.

« Il n’y a pas de mauvaise volonté », assure de son côté l’avocat de l’État italien, William Julié. Lui presse les juges de saisir « l’occasion, sûrement la dernière, que les choses soient tranchées selon le droit, pas selon le politique », dans ce contentieux qui empoisonne régulièrement les relations franco-italiennes.

C’est pourtant contre une éventuelle immixtion du pouvoir politique qu’a mis en garde la défense de l’autre cas examiné par la cour mercredi, Raffaele Ventura.

A 72 ans, cet ancien membre du groupe « Rosso », condamné à 24 ans de prison pour le meurtre d’un policier, Antonio Custra, en mai 1977 à Milan, n’a jamais été officiellement réclamé par l’Italie avant 2018, lorsque le gouvernement italien comptait le leader d’extrême droite Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur.

Son avocat Jean-Pierre Mignard a exhorté les juges à « la plus grande prudence ».

« Dans les couloirs de la vie politique, on trie, et en fonction de la couleur politique on demande l’extradition de certains ou d’autres », a-t-il plaidé. « Je ne voudrais pas qu’on se joue de vous, et qu’on se joue de nous. »

Décision le 15 juin. Mercredi prochain, les juges doivent examiner les situations de Marina Petrella et Roberta Capelli.

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