16 septembre 2022. Avec appels à soutien

Pour retrouver les envois oxi antérieurs : discuter.rezo.net/c/oxi/42

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Pétition : Sauver la place historique d’Exarchia, le seul espace de respiration de notre quartier - Elizabeth II et Chypre, des relations entachées par le passé colonial - Le Théâtre de Lavrio, le plus ancien théâtre du monde à l’abandon - Communiqué de Solomon - Grèce : des dizaines de réfugiés yézidis bloqués à l’extérieur d’un camp

Les États-Unis ont lancé 251 interventions militaires depuis 1991, et 469 depuis 1798

Lavandeyra ! (L’histoire d’une vie mêlée à la grande Histoire) par Maurice Lemoine

Mobilisation générale en soutien à Vincenzo et contre la criminalisation des mouvement sociaux, le 24 septembre à Nantes.

Italiens menacés d’extradition : Urgence… Le pourvoi en Cassation est désormais lancé…

Bulletin n. 1 de la Campagne « 24 Heures pour Assange »

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Pétition : www.change.org/p/saving-the-historic-exarchia-square-our-neighbourhood-s-only-breathing-space

texte en français

Sauver la place historique d’Exarchia, le seul espace de respiration de notre quartier

Les habitants, les travailleurs, les étudiants, les amis et les visiteurs d’Exarchia ont lancé une pétition adressée au ministre grec des infrastructures et des transports, M. Kostas Ach. Karamanlis

Lire en ENGLISH, DEUTSCH, ITALIAΝΟ, ESPAGNOL & عربي .

C’était une nuit chaude de mi-été dans le centre d’Athènes. La ville était silencieuse et les habitants en vacances. Les magasins étaient fermés. C’est à ce moment-là, le 9/8/2022 à 4h30 du matin, que l’État grec a lancé une attaque sans précédent contre l’un des espaces emblématiques d’Athènes, la place Exarchia. Des centaines de policiers ont inondé les rues autour de la place pour imposer la construction d’une station de métro impopulaire et réprimer les réactions des citoyens contre celle-ci. Ils sont toujours là depuis, tout comme les habitants d’Exarchia.

Le jour de l’opération, plus d’un millier de personnes ont défilé dans les rues athéniennes, par ailleurs vides en été, en signe de protestation et de solidarité avec Exarchia. Des centaines de personnes ont rejoint les assemblées ouvertes. Des entreprises locales ont déposé une ordonnance restrictive contre l’entreprise de construction (publique). Des dizaines de personnes se réunissent chaque jour à 6 heures du matin face à des forces de police lourdement armées. Des intellectuels, des universitaires et des artistes se sont élevés en masse contre le projet et les pratiques autoritaires du gouvernement.

La place Exarchia est un espace de respiration pour les résidents, les enfants, les travailleurs, les visiteurs - une petite place qui rompt la monotonie bétonnée du centre d’Athènes. C’est le foyer de la jeunesse combative, des idées radicales, des étudiants, des artistes et des intellectuels. Il est difficile de trouver un nouvel arrivant, un exclu ou un marginalisé, un jeune Athénien qui n’a pas socialisé, flirté, discuté autour d’une bière ou d’un café avec ses pairs, un visiteur qui n’a pas participé à des activités culturelles ou qui ne s’est pas réfugié à l’ombre des arbres de la place pour échapper au chaud soleil athénien.

La place Exarchia est un symbole international de résistance et d’effervescence politique. Elle se caractérise par la solidarité de classe, l’auto-organisation, l’antiracisme, la coexistence et le respect des personnes différentes, animés par le rêve d’un monde d’égalité et de justice. Au fil du temps, il a été un point de référence pour les luttes LGBTQI+ et un espace sûr pour toutes les identités opprimées, persécutées ou marginalisées.

TOUT CELA EST ACTUELLEMENT EN DANGER en raison de l’obsession d’un gouvernement à poursuivre un projet rejeté par le peuple et à utiliser notre place, la place de tous les peuples, comme un trophée et un jalon dans son agenda exclusiviste.

La conception de la station de métro proposée détruira l’un des rares espaces publics du centre d’Athènes et la seule place du quartier. En pleine crise climatique, 70 arbres adultes qui se trouvent actuellement sur la place seront sacrifiés pour créer des escaliers mécaniques et des caissons de ventilation en béton, transformant notre espace de respiration en un désert urbain. La poussière, le bruit et la circulation intense aggraveront encore la vie quotidienne de notre quartier densément peuplé. Ils précipiteront l’augmentation continue et incontrôlée de la valeur des propriétés, chassant ainsi les locataires actuels et les petites entreprises et modifiant le caractère du quartier.

La construction de la station de métro sur la place Exarchia est le joyau de la couronne de la gentrification violente et de la touristification du centre ville d’Athènes, qui comprend également :

  1. Le « développement » imposé du centre ville et sa transformation en un centre touristique, déplaçant de force les citoyens actuels.

  2. La transformation de bâtiments qui font partie du tissu social en musées.

  3. « Stérilisation » des universités et institutions publiques, étranglant la liberté de pensée et d’activisme.

  4. Démolition d’espaces publics et destruction d’espaces verts

  5. Augmentation des loyers

  6. Offre de la colline voisine de Strefi à des intérêts privés

  7. Conversion du caractère résidentiel des quartiers en zones commerciales.

Notre pétition vise à empêcher la construction d’une station de métro sur la place Exarchia au motif qu’elle : a. négligé les besoins de notre communauté ; b. porte atteinte à la qualité de vie qui nous est offerte, à nous et à nos enfants ; c. utilise l’argent des contribuables pour faire avancer un programme idéologique et augmenter les profits des entreprises privées ; d. normalise la brutalité et la répression policières.

Signez notre pétition !

  • Aidez-nous à stopper leurs plans et à résister à l’autoritarisme et à la répression du gouvernement.

  • Montrons notre nombre et le pouvoir du plus grand nombre !

  • Tendez une main solidaire à un quartier qui a toujours été à l’avant-garde de la lutte pour la vie et la dignité.

Suivez-nous sur Facebook , Twitter et sur notre chaîne Youtube

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DEUTSCH : acrobat.adobe.com/link/review?uri=urn:aaid:scds:US:813cb3e2-6e42-3f47-a20e-f4ceddda5244#pageNum=1

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source : lepetitjournal.com/fil-afp/elizabeth-ii-et-chypre-des-relations-entachees-par-le-passe-colonial-345892

Elizabeth II et Chypre, des relations entachées par le passé colonial

Par AFP | Publié le 10/09/2022 à 08:05 | Mis à jour le 12/09/2022 à 16:54

L’annonce de la mort de la reine Elizabeth II a déclenché des réactions contrastées à Chypre, où son règne est associé à un passé douloureux marqué par la lutte contre la puissance coloniale britannique et la division de l’île méditerranéenne.

A la croisée des chemins entre Est et Ouest, Chypre a attiré la convoitise d’empires successifs, allant des Grecs aux Ottomans. Et en 1878, l’île est passée sous administration britannique et devenue une colonie de la Couronne en 1925 avant d’obtenir son indépendance en 1960.

« C’était une bonne reine, mais pas pour Chypre », déclare à l’AFP Andreas, un retraité de 83 ans, qui n’a pas voulu donner son nom complet.

Comme lui, les Chypriotes qui connaissent la période coloniale jugent Elizabeth II responsable de la condamnation à mort de neuf jeunes combattants de l’EOKA, organisation paramilitaire ayant lutté contre la domination britannique entre 1955 et 1959 et prôné le rattachement à la Grèce.

« Elle n’a pas gracié les jeunes qui se battaient pour Chypre, pour la liberté, et ils (les Anglais, NDLR) les ont pendus », a-t-il ajouté.

Si l’on en croit cependant le quotidien Cyprus Mail, principal journal anglophone de l’île, « la reine n’a pas signé les condamnations à mort (…) Le pouvoir d’accorder la grâce revenait au gouverneur (de l’île) et pas à la reine ».

- « Rentrez chez vous! » -

Ces anciennes blessures ont refait surface en juin dernier lors des célébrations du jubilé de platine de la reine organisées à Chypre par l’armée britannique qui conserve deux importantes bases dans le sud et l’est de l’île.

Un grand concert caritatif prévu à cette occasion dans un site historique dans le sud-ouest de l’île a notamment dû être transféré vers l’une de ces bases après que des Chypriotes ont dénoncé un tel évènement, qualifiant la reine de « tueuse ».

En octobre 1993, lors de sa première et unique visite sur l’île, la reine avait par ailleurs été huée par un groupe de contestataires aux cris de « Rentrez chez vous! ».

Selon des observateurs de la famille royale, cet accueil reçu dans l’ancienne colonie a été l’un des pires qu’elle ait eus lors de ses innombrables voyages.

Membre de l’Union européenne qui compte environ un million d’habitants, Chypre est divisée depuis son invasion en 1974 par l’armée turque de son tiers nord, en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

Cette division nourrit une autre rancune envers l’ancienne puissance coloniale, qui était garante de la souveraineté de l’île en vertu du traité d’indépendance et qui est accusée de ne pas être intervenue pour stopper l’invasion turque.

Membre du Commonwealth, Chypre entretient toutefois des liens étroits avec la Grande-Bretagne.

L’île abrite une importante communauté d’expatriés et de retraités britanniques et de nombreux Chypriotes ont choisi pendant longtemps l’Angleterre pour faire leurs études universitaires.

Appréciée pour son soleil, ses plages et ses eaux cristallines, « l’île d’Aphrodite » est en outre très prisée par les touristes britanniques, qui représentent le plus gros contingent de visiteurs.

Sur Twitter, le président chypriote Nicos Anastasiades a adressé ses « sincères condoléances » pour le décès de la reine.

Et dans la rue, des Chypriotes exprimaient leur peine.

« Nous sommes tristes (…) Nous souhaitons que le nouveau roi soit comme elle. Vive le roi! », a déclaré à l’AFP Alec Ioannou, près de la rue animée Ledra, dans la vieille ville de Nicosie, surnommée à la fin des années 50 « Murder Mile » (le kilomètre de la mort, NDLR), en allusion aux attaques de Chypriotes-grecs contre l’armée britannique.

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source : lepetitjournal.com/athenes/le-theatre-de-lavrio-le-plus-ancien-theatre-du-monde-labandon-346006

Le Théâtre de Lavrio, le plus ancien théâtre du monde à l’abandon

Par Lepetitjournal Athènes | Publié le 14/09/2022 à 17:00 | Mis à jour le 15/09/2022 à 00:31

Malgré plusieurs tentatives de rénovation dans les années 2010, le plus ancien théâtre de Grèce est aujourd’hui presque à l’abandon faute d’investissement de la part de l’État

L’histoire du premier des théâtres

Le théâtre antique de Thorikos, proche de Lavrio en Attique est un joyau de l’Histoire grecque mais aussi de toute la civilisation européenne. C’est le théâtre, en pierre, le plus ancien jamais retrouvé; Il aurait été construit entre 525 et 480 avant J.C. et pouvait accueillir à l’époque 3000 personnes. Il a une forme assez particulière, en demi-losange et non en arc de cercle montrant ainsi une évolution entre le théâtre de Thorikos et celui d’Épidaure, beaucoup plus moderne.

À l’époque classique, l’ancienne cité de Thorikos, sous contrôle d’Athènes, était connue pour ses mines d’argent. Cette richesse permit de construire de nombreux édifices en pierre, très coûteux, comme le théâtre en question.

La redécouverte et les rénovations du théâtre

Après la conquête romaine, la cité de Thorikos fut progressivement délaissée et dépeuplée au profit de Lavrio, la ville voisine, entrainant l’oubli du théâtre et sa disparition sous la végétation. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que le théâtre soit redécouvert et ce n’est qu’à la libération de la ville du joug Ottoman et à l’indépendance grecque en 1821 que la décision de protéger et de rénover le théâtre fut prise.

Plusieurs rénovations ont eu lieu, notamment pour stabiliser l’édifice et l’empêcher de s’enfoncer dans le sol. La dernière en date a été lancée en 2009 mais n’aboutira jamais, faute de moyens. Aujourd’hui l’État grec est pointé du doigt pour avoir refusé de financer les rénovations. L’ancien Maire de Lavrio, Stavros Papastavropoulos, a également fait une demande spéciale pour recevoir une aide du gouvernement dans le but de relancer des activités au sein de ce théâtre et ainsi lui redonner vie. Aujourd’hui il ne reste plus que 200 places assises dans les gradins antiques, un bon début cependant pour attirer des intéressés à travers des activités culturelles et dynamiser ainsi cette région qui en a grandement besoin.

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source : wearesolomon.com/mag/our-news/cyber-attack-against-solomon/?mc_cid=6f83df2f7e&mc_eid=56de319c68

ΕΛΛΗΝΙΚΑ | ANGLAIS
Cher lecteur de Solomon,

Pendant trois jours, le site web de Solomon a été de loin le site web le plus populaire en Grèce, recevant plus de 220 millions de visites en seulement 72 heures.

Le vendredi 2 septembre 2022, après la publication de l’enquête menée par Solomon en collaboration avec BIRN (Balkan Investigative Reporting Network) sur Yasam Ayavefe, les deux sites web ont été frappés par des attaques DDoS massives.

Les experts en sécurité informatique de Solomon et du BIRN ont constaté que, dans les deux cas, les attaques visaient à faire tomber la page qui présentait l’enquête conjointe sur Yasam Ayavefe, devenu citoyen grec honoraire en juin dernier.

Le média d’investigation Inside Story a été le tout premier à révéler la citoyenneté d’honneur de Yasam Ayavefe, suscitant un débat animé sur l’opportunité de lui conférer un tel honneur d’État. Inside Story a également été attaqué peu après la publication de son article.

Notre enquête journalistique se poursuit.

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source ; www.infomigrants.net/fr/post/43166/grece--des-dizaines-de-refugies-yezidis-bloques-a-lexterieur-dun-camp

Grèce : des dizaines de réfugiés yézidis bloqués à l’extérieur d’un camp

Par RFI Publié le : 08/09/2022

Depuis près de 15 jours, plus d’une centaine de demandeurs d’asile yézidis se retrouvent contraints de dormir à la rue faute d’accès au camp de Serrès, dans le nord de la Grèce, où des centaines de leurs compatriotes sont déjà abrités. Pour les autorités grecques qui tendent à réduire le nombre de camps au niveau national, il s’agit d’un problème de capacité.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

À une heure de route au nord-est de Thessalonique, la deuxième plus grande métropole du pays, au pied des montagnes, la ville de Serrès compte 80 000 habitants et un camp de réfugiés. Un campement dont la particularité est d’accueillir la plus grande partie de la communauté yézidie de Grèce, soit, à l’heure actuelle, près de 700 représentants de cette minorité .

Les Yézidis ont fui par milliers le nord de l’Irak en 2014 après les massacres commis à leur encontre par le groupe État islamique. Les jihadistes avaient réduit les femmes à l’esclavage sexuel, enrôlé de force des enfants-soldats et tué des hommes par centaines. Une équipe d’enquête spéciale de l’ONU avait annoncé en mai 2021 avoir recueilli la « preuve claire et convaincante » qu’un génocide avait été commis par les jihadistes contre cette minorité.

« Plus de place »

« Le camp n’a plus de place ». Voilà ce que se sont vu répondre 120 nouveaux demandeurs d’asile de cette même communauté, récemment arrivés de Turquie, et contraints, par conséquent, de dormir à la rue depuis maintenant deux semaines. Seuls les femmes et les enfants des nouveaux arrivants ont pu pénétrer dans l’enceinte du camp, qui abrite 1 000 personnes au total.

La tendance actuelle en Grèce est davantage de dissuader les arrivées et de réduire drastiquement le nombre de ces camps, qui s’étaient multipliés dans le sillage de la crise migratoire européenne de 2015 et 2016. Ils ont été divisés par quatre en deux ans, passant de 121 structures à 34 aujourd’hui. Début septembre, le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi a d’ailleurs affirmé vouloir rapidement fermer deux camps supplémentaires.

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source : multipolarista.com/2022/09/13/us-251-military-interventions-1991/

Les États-Unis ont lancé 251 interventions militaires depuis 1991, et 469 depuis 1798
Par Ben Norton, Multipolarista.

14 septembre 2022

Une carte des pays où les États-Unis sont intervenus militairement. Congressional Research Service.
Selon les données officielles du Congressional Research Service.

Les États-Unis ont lancé au moins 251 interventions militaires entre 1991 et 2022.

C’est ce qui ressort d’un rapport du Congressional Research Service, une institution du gouvernement américain qui compile des informations pour le compte du Congrès.

vidéo : youtu.be/h4Pr9g_7Nhc

Le rapport fait état de 218 autres interventions militaires américaines entre 1798 et 1990.

Cela fait un total de 469 interventions militaires américaines depuis 1798 qui ont été reconnues par le Congrès.

Ces données ont été publiées le 8 mars 2022 par le Congressional Research Service (CRS), dans un document intitulé « Instances of Use of United States Armed Forces Abroad, 1798-2022 ».

La liste des pays ciblés par l’armée américaine comprend la grande majorité des nations de la Terre, y compris presque tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes et la majeure partie du continent africain.

Entre le début de 1991 et le début de 2004, l’armée américaine a lancé 100 interventions, selon le CRS.

Ce nombre est passé à 200 interventions militaires entre 1991 et 2018.

Le rapport montre que, depuis la fin de la première guerre froide en 1991, au moment de l’hégémonie unipolaire des États-Unis, le nombre d’interventions militaires de Washington à l’étranger a considérablement augmenté.

Sur le total de 469 interventions militaires étrangères documentées, le Congressional Research Service a noté que le gouvernement américain n’a déclaré officiellement la guerre que 11 fois, dans seulement cinq guerres distinctes.

Les données excluent la guerre d’indépendance des colons américains contre l’empire britannique, tout déploiement militaire entre 1776 et 1798, et la guerre civile américaine.

Il est important de souligner que tous ces chiffres sont des estimations prudentes, car ils ne tiennent pas compte des opérations spéciales, des actions secrètes ou des déploiements nationaux des États-Unis.

Le rapport du CRS a apporté des précisions :

La liste n’inclut pas les actions secrètes ou les nombreux événements au cours desquels les forces américaines ont été stationnées à l’étranger depuis la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de forces d’occupation ou pour participer à des organisations de sécurité mutuelle, à des accords de base ou à des opérations d’assistance militaire ou de formation de routine.

Le rapport exclut également le déploiement des forces militaires américaines contre les peuples indigènes, lorsqu’ils ont fait l’objet d’un nettoyage ethnique systématique dans le cadre du processus violent d’expansion coloniale vers l’ouest.

Le CRS a reconnu avoir omis « l’utilisation continue d’unités militaires américaines dans l’exploration, la colonisation et la pacification de la partie occidentale des États-Unis ».

Le Military Intervention Project du Center for Strategic Studies de l’université Tufts a documenté encore plus d’ingérence étrangère.

« Les États-Unis ont entrepris plus de 500 interventions militaires internationales depuis 1776, dont près de 60 % entre 1950 et 2017 », écrit le projet. « Qui plus est, plus d’un tiers de ces missions ont eu lieu après 1999. »

Le Military Intervention Project a ajouté : « Avec la fin de l’ère de la guerre froide, on pourrait s’attendre à ce que les États-Unis diminuent leurs interventions militaires à l’étranger, en supposant que les menaces et les intérêts en jeu soient moins importants. Mais ces schémas révèlent le contraire - les États-Unis ont augmenté leurs interventions militaires à l’étranger. »

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source ; www.medelu.org/Lavandeyra

Lavandeyra !

lundi 5 septembre 2022 | Maurice Lemoine

C’est l’histoire d’un homme. L’histoire d’une vie mêlée à la grande Histoire. Loin des tranquilles certitudes et du sommeil de la vie trop bien réglée. Bien peu peuvent se vanter d’avoir été nommés lieutenant par Che Guevara lui-même. Luis Alberto Lavandeyra le fût, fin décembre 1958, pour sa bravoure lors des combats violents et meurtriers de la décisive bataille de Santa Clara. Exit la dictature pro-américaine et corrompue de Fulgencio Batista.

Che Guevara, Lavandeyra… Les deux hommes s’étaient brièvement rencontrés au début des années 1950 au Guatemala. Deux profils improbables. L’un Français, Juif éloigné des synagogues, descendant de Carlos Manuel de Céspedes, héros de la première guerre d’indépendance de Cuba. L’autre Argentin, marxiste, médecin et asthmatique. On aurait pu en rester là. Mais l’Amérique centrale est l’Amérique centrale. Dans ce Guatemala à peine libéré du général dictateur Jorge Ubico, un jeune colonel progressiste, Jacobo Arbenz, s’était fixé pour objectif de substituer une démocratie moderne à la plaie oligarchique des planteurs de café et de la « pieuvre verte » américaine, la compagnie bananière United Fruit Company. Il se trouve que le directeur de la CIA Allen Dulles siégeait alors au conseil d’administration de la UFCo. Son frère, John Foster, dirigeait pour sa part le Département d’Etat. Lorsque, dans le cadre d’une indispensable réforme agraire, Arbenz prétendit exproprier 84 000 hectares improductifs de « la Frutera », arriva ce qui arrivait en ce temps-là. Le 27 juin 1954, Arbenz fut renversé par une troupe mercenaire financée et organisée par les Etats-Unis. Impitoyable, le fouet de l’impérialisme frappait une fois de plus la région. Vécue aux premières loges, une expérience déterminante tant pour Guevara que pour Lavandeyra.

On le sait peu, mais un de leurs futurs « camarades », un certain Fidel Castro, avait vécu un épisode peu ou prou similaire, en Colombie, quelques années auparavant. Jeune avocat présent en 1948 à Bogotá, il y assista à l’assassinat du leader de l’aile gauche du Parti libéral, Jorge Eliécer Gaitán. L’homme perturbait passablement Washington. En appelant régulièrement à la « chusma heroica » – la racaille héroïque –, proclamant le peuple supérieur à ses dirigeants, terminant invariablement ses diatribes par « contre l’oligarchie, à la charge ! », ce tribun qu’on dirait aujourd’hui « populiste » était l’incontestable favori de la prochaine élection présidentielle. Il convenait de l’exécuter. Premier résultat : une violence d’enfer s’empara de la Colombie (tout comme elle s’abattra sur le Guatemala). Seconde conséquence : Castro fit le même constat que, un peu plus tard, Guevara et Lavandeyra. Pour l’heure, en Amérique latine, la voie pacifique menant à la réforme était fermée. Il fallait donc utiliser la force. Rien à voir avec un quelconque « romantisme révolutionnaire » ou des délires guerriers de têtes brûlées.

Chacun sa route, chacun son chemin. Mais on retrouve bientôt Lavandeyra à Cuba. Engagé dans la résistance urbaine, un temps arrêté par les sbires de Batista, il finira par obtenir l’autorisation de gagner la guérilla. Il participe dès lors à la vie de la colonne de celui qui, entre temps, est devenu le « Che ». Il le côtoie au quotidien et dans l’action. Aux antipodes des « comemierdas » [1] qui cherchent à imposer une « légende noire » du légendaire « comandante », il en fait dans cet ouvrage, en témoin direct – un des derniers ! – un portrait saisissant. Le Che ? Plutôt que le mythique « guérillero héroïque », un penseur, une personnalité complexe, un intellectuel de l’action.
Sí, muchachos, es la verdad.

Quand on se lance dans une révolution, on sait très clairement ce à quoi on veut mettre fin ; on se trouve toujours plus démuni dès qu’il s’agit de passer de la théorie à la pratique. « La logique de l’action ne permet pas toujours le discernement que donne le recul du temps », note Fabien Augier, qui a recueilli et mis en forme ce formidable témoignage de (et sur) Lavandeyra. Car celui-ci a mis les mains dans le cambouis. Affecté au ministère de l’Economie et du Travail, il s’est confronté aux problèmes quotidiens et épineux d’une révolution « en train de se faire ». Nommé un temps numéro deux de la Police militaire de La Havane, il n’hésite pas à évoquer les condamnations à mort prononcées au lendemain de la libération, les homosexuels envoyés couper la canne à sucre dans les UMAP (Unités militaire d’aide à la production), tel ou tel épisode peu glorieux de l’épopée cubaine. Mais il ne renie rien. Il assume tout. Il récuse le simplisme des théoriciens du « la lumière ou les ténèbres », « le bien ou le mal absolus ». Aux déserteurs, aux renégats, aux promoteurs de la contre-histoire, aux petites gens vertueux et aux docteurs en pleurnicheries, ce « communiste hétérodoxe » – comme son modèle, le Che ! – répond par une tranquille autocritique, mais aussi une indispensable contextualisation. Non, Cuba n’a pas à rougir de sa révolution.

Nicaragua, Salvador des années 1980… On ne peut mettre la présence de Lavandeyra dans ces contrées sauvages sur le compte d’un compulsif désir d’action. Certes, il a le « nomadisme » dans le sang. Mais il existe aussi des raisons objectives à un tel engagement. Autant par conviction idéologique et internationaliste que pour rompre leur isolement, les Cubains ont octroyé aide logistique et financière à nombre de guérillas continentales – de la Colombie au Venezuela en passant par le Pérou et la Bolivie. En 1967, le « Che » a été assassiné par l’armée bolivienne dans une école abandonnée du hameau de La Higuera. Trois ans plus tard, Salvador Allende accède au pouvoir au Chili. Un immense espoir embrase le continent. L’instauration du socialisme par la voie démocratique est possible. La lutte armée connaît son crépuscule (sauf en Colombie). Seulement voilà… A Washington, Richard Nixon donne à Henry Kissinger l’ordre de « faire crier l’économie chilienne » ; le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet parachève le travail en réussissant son coup d’Etat…

L’impossibilité d’obtenir des changements politiques et sociaux par la voie légale, l’échec des tentatives réformistes, la mort du « compañero presidente » Salvador Allende, l’agonie de la démocratie, remettent à l’ordre du jour les thèses castriste et guévariste un temps abandonnées et dénigrées. De nouveaux « Revolución o muerte ! », d’autres « Venceremos ! » résonnent au Nicaragua, au Salvador, au Guatemala, et débouchent sur un fameux 19 juillet 1979, qui voitles colonnes du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) entrer triomphalement dans Managua. Capitale où, fort de son expérience, Lavandeyra conseille les combattants salvadoriens qui, réunis clandestinement chez lui, préparent une offensive sur la capitale San Salvador.

Cent fois sur le métier il faudra remettre l’ouvrage. Durant la décennie suivante, dans un contexte global post-mur de Berlin, des régimes dits démocratiques vont mettre en œuvre la plus grande opération de régression sociale de l’histoire moderne de l’Amérique latine. Contre vents et marées, Cuba résiste. Jusqu’à ce que, à partir de 1998, issues de processus électoraux, de nouvelles « révolutions » apparaissent – « bolivarienne » au Venezuela avec Hugo Chávez, « citoyenne » en Equateur, portée par Rafael Correa, « démocratique et culturelle » en Bolivie, sous l’égide d’Evo Morales. Jusqu’à ce que, dans une vague de pays « roses-rouges », de la Cuba « fidéliste » au Brésil de Lula, la recherche d’une voie originale, pas toujours « orthodoxe », ne suscite, comme il se doit, des océans d’hostilité et de suspicion, des sabotages, des « coups d’Etat en douce », des tentatives impérialistes de déstabilisation.

Chez tous ces rebelles latinos, qui se battent, qui avancent, qui reculent, qui résistent aux agressions, Lavandeyra est une légende. Psychologue, psychanalyste, intellectuel, homme d’action, rescapé du coup d’Etat guatémaltèque, guérillero dans la colonne du Che, clandestin en mission internationaliste au Venezuela, chef d’une opération (finalement abandonnée) de libération d’un Régis Debray incarcéré en Bolivie après la mort du Che, il a vécu plus de vies que le commun des mortels n’en vivra jamais. Et pourtant… Lavandeyra n’a pas fait partie de toutes sortes de comités officiels. Il n’a pas monopolisé les tribunes. Il n’a pas recherché les fonctions importantes. Nulle attitude ostentatoire. Aucune recherche de la reconnaissance individuelle. Juste l’éthique guévariste, la modestie révolutionnaire d’un homme dont l’histoire épouse celle de l’Amérique latine. Trop modeste, Lavandeyra. Il était temps qu’hommage lui soit rendu…
Sí, muchachas, es la verdad.

Fabien Augier, Souvenirs d’un guérillero tendre, Louis-Alberto Lavandeyra – Le lieutenant français de Che Guevara, Les Indes Savantes, Paris, août 2022, 296 pages, 31 euros.

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Mobilisation générale en soutien à Vincenzo et contre la criminalisation des mouvement sociaux, le 24 septembre à Nantes.

Chèr·e ami·e, camarade, partisan·e de ta liberté, de notre liberté,

le compte à rebours est lancé, nous sommes dans la dernière ligne droite pour alerter contre la volonté scandaleuse de la Cour de Justice de l’Union Européenne de mépriser les droits fondamentaux. Lançons l’alerte pour éviter que la Cour de Cassation de Paris se prête à appliquer une loi mussolinienne en France, en Europe. Pour faire tout notre possible pour éviter que Vincenzo Vecchi soit expulsé vers l’Italie

Prochaine étape, un rendez-vous à ne pas manquer, pour manifester notre Solidarité avec Vincenzo :

À Nantes, le samedi 24/09

Rassemblement festif au Miroir d’eau (face au Château)

A partir de 12h pour déjeuner ensemble

À partir de 14h, prises de parole, animations, batukada, …

ou actions décentralisées.

Si vous êtes trop éloigné·es pour venir le 24 septembre à Nantes, nous vous appelons à faire des actions ce jour là, chez vous, et particulièrement : banderoles de soutien sur les pont d’axes routiers fréquentés*, stands d’information avec tractage, conférence de presse, etc. Soyons créatifs ! (merci de nous communiquer des photos de vos actions svp).

** voir, par exemple, quelques actions décentralisées menées récemment : www.comite-soutien-vincenzo.org/actualites/*

Il reste peu de temps et nous devons le saisir !!

Comment se pourrait-il que les juges acceptent qu’un homme fasse 10 ans de prison pour « concours moral » avec pour seule preuve d’avoir manifesté parmi 300.000 personnes au contre-sommet du G8 à Gênes, il y a 21 ans ?! Nous refusons que le droit de manifester, comme tant d’autres, soit remis en cause, comme ici par une loi fasciste réactivée par l’État italien et avalisée par l’Europe. Nous n’acceptons pas la banalisation de la criminalisation des mouvement sociaux.

Toutes et tous, nous avons peu de temps et fort à faire pour donner à la lutte pour la liberté de Vincenzo une dimension à sa mesure : une échelle qui dépasse les régions et les frontières, pour défendre les droits fondamentaux de manière universelle. Ce fourmillement de contestation grossit grâce à nous tou.te.s, un peu partout en France, de la Belgique au Portugal… et bientôt dans toute l’Europe !

Si Vincenzo peut être renvoyé à la demande de l’Italie à partir d’une loi fasciste, il est permis d’imaginer que la même chose arrive pour d’autres situations, en Europe et dans le monde : interdiction et répression de l’IVG (par exemple en Pologne, où il a été interdit en 2016), criminalisation des opposant·es politiques, des manifestant·es et des migrant·es, qualification de « terrorisme » des luttes d’autonomie des peuples, …

Le 24 septembre 2022, mobilisons nous pour toutes ces raisons, qu’elles nous touchent de près ou de loin.

Liberté définitive pour Vincenzo !

PS: Nous vous invitons également à signer la pétition et à la diffuser très largement :

you.wemove.eu/campaigns/une-loi-fasciste-fait-son-entree-dans-le-droit-europeen-via-le-mandat-d-arret-europeen-mae-le-droit-de-manifester-en-france-et-en-europe-est-en-danger-defendons-vincenzo-vecchi

MERCI POUR VOTRE SOUTIEN À VINCENZO !

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Italiens menacés d’extradition

source : memoires-et-presences.fr/Urgence-Le-pourvoi-en-Cassation-est-desormais-lance

Urgence… Le pourvoi en Cassation est désormais lancé…

Quelques précisions sur la situation et les nécessités actuelles

mardi 13 septembre 2022

Comme cela a été avancé lors de la conférence de presse du 11 juillet dernier, le pourvoi en Cassation du parquet général contre le jugement émis par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris en date du 29 juin dernier, donnant un avis défavorable à l’extradition des dix asilés, est effectif et la procédure est maintenant en cours. Début août, le Procureur Général de Paris a déposé les motivations contestant ces avis défavorables.

Maintenant devront suivre les mémoires en défense des avis défavorables en question, mémoires dont est chargé le Cabinet Piwnica, avocats à la Cour de Cassation, qui devra les déposer avant fin octobre.

Ensuite, sera fixée la date de la séance en Cassation (Chambre Pénale), où se décidera de l’issue de l’affaire. Décision qui est, aujourd’hui, impossible à prévoir.

Or, ces mémoires en défense nécessite un énorme travail des deux cabinets d’avocats.

La poursuite de cette procédure, à côté d’être une "dérogation à l’Etat de droit comme le soulignent les avocats des dix asilés, est aussi onéreuse… C’est pourquoi nous remercions par avance ceux qui le peuvent de penser aussi au soutien financier, nécessaire, pour les deux cabinets d’avocats qui défendent les asilés italiens.

Solidarité concrète : www.onparticipe.fr/cagnottes/iw2UtPdQ

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Bulletin n. 1 Campagne "24 Heures pour Assange"

Plus qu’un mois avant les 24 heures pour Assange et les activités deviennent trépidantes !

Merci tout d’abord à tous ceux qui donnent un coup de main, toutes les activités sont bénévoles et même une petite aide est bienvenue.

Adhesions

La campagne a débuté en Italie mais les soutiens internationaux se multiplient et viennent du monde entier. Australie, Grande-Bretagne, Lituanie, États-Unis, France ces derniers jours. Nous attendons l’Afrique et l’Asie, donc si vous avez des contacts dans ces régions, essayez de leur faire savoir.

Aide

Dans une campagne bénévole, l’aide est toujours nécessaire. Nous avons besoin de graphistes, d’amateurs de médias sociaux, de traducteurs dans les différentes langues du site, mais aussi tout simplement de personnes qui souhaitent diffuser cette campagne dans le monde entier. Nous avons besoin de personnes pour essayer de contacter des personnes du monde du spectacle, de la musique, de la culture qui veulent soutenir cette campagne. Nous avons besoin d’aide pour l’équipe technique qui réalisera la diffusion en direct, de photographes et de vidéastes pour la documenter.

social

Il serait intéressant d’avoir une page FB en français et un canal telegram: si tu peux t’en occuper ecris-nous

Diffusez le site web: www.24hassange.org/fr

Toute communication, offre d’aide, adhésion à: 24hassange@proton.me

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