18 octobre 2022. Les titres des articles sont en tête de 'envoi

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Konstantinos Plevris fait un énième salut nazi au procès d’Aube dorée - Thessalonique, une ville suspendue entre Orient et Occident - Migrants mis à nus : une pratique humiliante mais régulièrement utilisée à la frontière gréco-turque

L’UE affirme que l’Europe est un « jardin » supérieur à la « jungle » barbare du reste du monde.

Berlin confirme la livraison à l’Ukraine d’un système de défense antiaérienne Iris-T…et L’Allemagne et la Pologne seraient prêts à accueillir une mission de formationdes troupes ukrainiennes…

ARRÊTEZ LA GUERRE ! !! Appel à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et dans ses environs

France Afrique : Les incroyables Révélations sur le Pacte Colonial

Nouvelles réquisitions chez Total

Grève du 18 octobre : la mobilisation monte d’un cran

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source : greekcitytimes.com/2022/10/17/konstantinos-plevris-another/

Konstantinos Plevris fait un énième salut nazi au procès d’Aube dorée
par le Bureau d’Athènes
17/10/2022

L’avocat qui défend Aube dorée, Konstantinos Plevris, a fait un nouveau salut nazi dans la salle d’audience.

Au début de la procédure et après le discours de son défenseur Ioannis Lagos, Plevris a fait le salut nazi, en s’assurant cette fois que la cour le voit. En fait, il a parlé des « faiblesses de la gauche » et s’est déclaré partisan du dictateur grec Metaxas.

Il a déclaré devant le tribunal : « Certains journaux ont écrit que Lagos est un ancien député européen. Certains le qualifient de meurtrier. Il y a une violation de la présomption d’innocence ».

« Il y a une décision de justice qui dit que Konstantinos Plevris est lié au nationalisme grec et non au nazisme et n’écoutez pas les rabat-joie de la gauche. Nous croyons en Metaxas et saluons ainsi », a-t-il déclaré.

Puis Plevris a levé la main et le juge lui a demandé s’il pensait que ce comportement favorisait son client. Cependant, le juge n’a rien dit directement sur le salut nazi qui a eu lieu pour la troisième fois consécutive dans la salle d’audience.

Thanos Plevris, ministre grec de la Santé, a dénoncé la semaine dernière son père d’extrême droite pour un salut nazi effectué lors du procès en appel en cours du groupe néonazi Aube dorée. Thanos Plevris, ancien membre du parti d’extrême droite grec Laos, a qualifié ce geste de « bestial ».

Le ministre a déclaré à Skai TV qu’il s’était particulièrement offusqué que son père - qui défend un ancien eurodéputé d’Aube dorée emprisonné dans le procès - ait fait ce geste début octobre lors du témoignage de la mère de Pavlos Fyssas, un rappeur antifasciste assassiné par un membre d’Aube dorée en 2013.

« Cela m’a fait frémir », a déclaré Plevris à Skai TV après le premier incident de salut nazi au tribunal par son père. « Tout d’abord, le salut était à l’intérieur d’une salle d’audience. Et deuxièmement… que c’était devant une femme dont l’enfant a été assassiné par un nazi. »

« Je ne porte aucune responsabilité, cela me fait me sentir très mal », a déclaré le ministre.

Thanos Plevris a ajouté que son père n’a « jamais caché son idéologie », ce qui n’est pas illégal selon la loi grecque.

Avocat lui-même, Thanos Plevris avait défendu son père devant les tribunaux plus de dix ans auparavant pour un livre publié en 2006 dans lequel il qualifiait les Juifs de sous-hommes, d’ennemis mortels et de dignes du peloton d’exécution.

Le livre de Plevris senior niait également l’Holocauste, prenait le parti des nazis et menaçait les Juifs.

Kostas Plevris avait initialement été reconnu coupable d’insultes raciales et d’incitation à la haine et à la violence raciale, mais avait été acquitté en appel en 2009.

Lorsqu’il est devenu ministre de la santé l’année dernière, Thanos Plevris a déclaré qu’il était « opposé à toutes les formes d’antisémitisme » et qu’il était « complètement en désaccord » avec les opinions de son père.

Le procès en appel d’Aube dorée a débuté en juin, près de deux ans après la condamnation de près de 60 accusés dans une affaire historique concernant le meurtre de Fyssas et d’autres crimes, notamment le meurtre, l’agression et la gestion d’une organisation criminelle.

Il devrait durer au moins un an.

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source : orientxxi.info/magazine/thessalonique-une-ville-suspendue-entre-orient-et-occident,5876

Reportage
Thessalonique, une ville suspendue entre Orient et Occident

La grande ville de la mer Égée est fière de ses traditions cosmopolites. Avec des racines juives, turques et grecques, Thessalonique cultive la nostalgie du passé et son hospitalité légendaire, mais se projette aussi dans les combats d’aujourd’hui. Contre la crise économique et sociale qui s’est aggravée avec la crise sanitaire ; contre l’extrême droite qui ne tient pas ici le haut du pavé.

Luigi Toni > 8 octobre 2022
Traduit de l’italien par Christian Jouret

« De 1492 à 1912, la ville abritait la plus grande communauté de juifs séfarades (judéo-espagnols) au monde », explique Yorgos, un guide de Thessalonique qui organise des promenades dans la ville haute, la plus ancienne, perchée sur la colline qui monte jusqu’à l’Acropole de Thessalonique. Dans ce dédale de rues se cache une ville sinueuse, oblique, irrégulière. Une ville construite il y un siècle sur les ruines d’une autre perdue à jamais dans le grand incendie de 1917, qui a presque entièrement détruit le quartier juif, aujourd’hui Ladadika. Des 33 synagogues de la ville, seules 17 ont survécu (il n’en reste que deux aujourd’hui). La ville a perdu pour toujours une partie de ses caractéristiques orientales, devenant ensuite celle des déplacées, des sans-abris et des réfugiés pendant des années.

En 1912, elle compte environ 150 000 habitants, dont 70 000 juifs, qui ont quitté le centre-ville après l’incendie. « Avec l’occupation nazie de 1941 et les déportations massives vers le camp d’Auschwitz-Birkenau à partir de 1943, moins de deux mille rescapés sont restés dans la ville », explique Alexandros, un jeune homme d’une vingtaine d’années. Il est né à Thessalonique dans une famille d’origine juive. En été, il accompagne les visiteurs à l’intérieur de Yad Lezikaron. « La synagogue a été construite sur ce qui restait des autres synagogues qui avaient survécu à l’incendie, à la destruction et aux bombardements. Le nom signifie mémorial et est dédié aux victimes de l’Holocauste ».

Il me montre des pierres tombales en marbre sur lesquelles sont indiqués les noms des nombreuses synagogues construites depuis la première askhénaze de 1376 jusqu’à celles de 1917. « Jusqu’au début du XXe siècle, c’était le quartier juif, où les gens faisaient du commerce et parlaient six ou sept langues. Cependant, la langue dominante était le ladino (judéo-espagnol) puis avec l’arrivée des réfugiés grecs il a été remplacé par le grec. Mon grand-père le parlait, moi non. Aujourd’hui, tout ce qui reste de la communauté juive de Thessalonique se situe autour de la synagogue ».

Non loin de là se trouve le Musée juif. Au premier étage, une photo montre la grande déportation des Juifs de Thessalonique, 11 juillet 1942, “le samedi noir”. Près de 6 500 juifs, âgés de 18 à 45 ans, sont invités à se rassembler. C’est le jour du shabbat. Chacun porte les plus beaux habits, ceux de la fête. Pendant des heures interminables, les gens sont alignés sous le soleil et torturés par les soldats nazis dans l’indifférence de la population qui observait la scène penchée sur les balcons et dans l’absence de réaction des hiérarchies chrétiennes orthodoxes.

De tous ceux qui sont réunis, aucun ne reviendra. Pendant l’occupation, un tiers de la population de Thessalonique est anéantie à jamais. Tout se passe à Plateia Elephteria, place de la Liberté. Aujourd’hui, la place est un immense parking où se distingue un petit monument commémoratif. Pourtant, ce n’est que dans la mémoire des vivants que la tragédie peut survivre. « Si vous demandez à un juif d’où viennent ses parents, il vous répondra d’Allemagne, d’Espagne, de France, de Bulgarie ou peut-être de Roumanie, mais si vous demandez d’où vient sa famille, d’où viennent ses grands-parents ou ses ancêtres, il vous répondra certainement de Thessalonique », répète Yorgos.

La Jérusalem des Balkans

J’ai le sentiment un peu aliénant de me retrouver égaré dans le labyrinthe d’une ville1, reconstruite un nombre incalculable de fois. Une ville peuplée de fantômes, mais aussi marquée par ses comptes à régler avec l’Histoire, rêves brisés de coexistence pacifique, tentatives ratées d’effacer un passé qui n’a pas divisé, mais au contraire a unifié. Jusqu’au début du XXe siècle, cette ville pleine de contradictions était connue comme la Jérusalem des Balkans. Sur la route qui menait à Constantinople, le regard tourné vers l’Orient, nous sommes à cheval sur deux mondes dans cette ville suspendue entre Orient et Occident.

Parmi des bâtiments abandonnés, certains sont en ruine, d’autres ont survécu au fil des siècles. Sous la domination ottomane, la ville était l’une des plus prospères de l’Empire. Des traces du passé byzantin, et surtout de l’époque romaine, sont également visibles dans le centre historique. L’apôtre Paul de Tarse arriva également dans la région romaine de Macédoine, découvrant l’ancienne Thessalonique, à l’époque siège du gouverneur, ville unique, ouverte et multiethnique. Au cours des siècles, Thessalonique a été avant tout le carrefour de cultures des Balkans, une ville multiethnique où se croisaient minarets et synagogues, monastères et églises byzantines, imams et rabbins, marchands et pèlerins.

Une crise à nulle autre pareille

La crise de 2009 et les taux de chômage atteints en 2011 ont contraint de nombreux jeunes à s’expatrier. Vassilis a une vingtaine d’années et il reste à Thessalonique. « Beaucoup de jeunes de mon âge préfèrent partir à l’étranger. Pas moi. J’aime cette ville et je veux vivre ici. » Aujourd’hui, il gère un appartement dans le centre-ville, juste à côté de l’ancien amphithéâtre romain.

Le soir, l’Agora devient le lieu alternatif par excellence pour de nombreux jeunes. « Cela fait quelques années que les touristes sont revenus dans la ville. » Ce tourisme de masse a permis une reprise économique partielle de la ville, notamment grâce aux choix courageux et souvent impopulaires de l’ancien maire Yiannis Boutaris qui a soutenu l’identité multiethnique de Thessalonique, en essayant de faire cohabiter ses trois âmes : juive, turque et grecque. « Peut-être que le tourisme ne suffit pas à la reprise économique, mais pour l’instant il nous permet de résister », ajoute Vassilis, après les deux années de Covid-19 qui ont interrompu ce processus entamé après la crise de 2011.

Dans tous les coins de Thessalonique, il y a des cafés et des clubs de toutes sortes, dont beaucoup de style ottoman où l’on peut fumer la chicha ou le narguilé en sirotant un café turc. Le soir, l’occasion est parfois donnée d’écouter une musique qui a le goût de la nostalgie, qui parle de ceux qui ont tout perdu parce qu’ils ont quitté leur patrie, d’un monde qui ne reviendra jamais. Thessalonique est également connue comme la ville de halara (en grec χαλαρά), un style de vie détendu, parce qu’on croit qu’il y a toujours du temps pour tout et que personne n’aime le stress.
Au cours des dix dernières années, la crise a durement touché la classe moyenne. Comme Maria qui travaille pour la municipalité de Thessalonique. « Après la baisse des salaires décidée par l’État rester ici a été dur, même si aujourd’hui on vit un peu mieux. » Pendant les vacances, elle aide son frère à gérer un établissement touristique sur la péninsule de Sithonie. « C’est un bel endroit. Il n’y a pas de pollution là-bas, la mer est belle, et puis il y a beaucoup de plages gratuites pour tout le monde. Les jeunes viennent de tous les Balkans, mais aussi d’Italie. Ici, la crise s’est moins fait sentir ».

Panos, un médecin de 40 ans originaire de Thessalonique, est du même avis. « C’est une ville que j’ai dans le cœur », ajoute-t-il. La crise s’est également fait sentir pour ceux qui travaillent dans le secteur hospitalier, notamment au cours des deux années de propagation du virus. « Maintenant, la situation revient lentement à la normale, semble-t-il. Je travaille dans une institution publique, tandis que ma sœur est employée dans le secteur du tourisme. Pendant des années, le tourisme a été l’un des principaux secteurs de l’économie. Cependant, en deux ans, il y a eu un revers et la peur de la crise a effrayé tout le monde. Cela ressemblait à un cauchemar sans fin ».

En Grèce, la propagation de la Covid-19 a imposé des mesures très restrictives. Une urgence qui a été exploitée pour le contrôle des frontières terrestres et maritimes. Le gouvernement actuel a surfé sur la rhétorique de l’immigration clandestine, promettant un rapatriement immédiat (« Opération coup de balai ») aux sans-papiers entrant dans le pays. Des milliers de migrants sont confinés derrière des barbelés dans les nombreux camps de détention fermés en Grèce continentale ou dans les îles, vivant dans une sorte de no man’s land2. Ce sont les invisibles, enfermés dans des clôtures, cibles faciles de la nouvelle propagande politique, paradoxe dans la ville qui fut autrefois appelée « la capitale des réfugiés ».

Un maire à contre-courant

Thessalonique a connu un moment de grande renaissance même pendant la crise grâce à Yiannis Boutaris3, l’ancien maire de la ville, fortement contesté par les nationalistes et les orthodoxes pour ses positions d’ouverture culturelle. Au cours de son mandat, Boutaris a cherché à récupérer le passé cosmopolite de Thessalonique, en promouvant l’identité juive et turque — longtemps anéantie dans le projet d’occidentalisation de la ville — et en encourageant les visiteurs venus d’Israël et de Turquie.

Thessalonique (en turc, Selanik) est aussi la ville natale de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur et premier président de la Turquie moderne, ainsi que responsable du grand exode des réfugiés grecs d’Asie Mineure, ce que beaucoup ici, en particulier les partisans du nationalisme et la rigide Église orthodoxe grecque, ne veulent pas oublier.

Aujourd’hui, sa maison natale est un musée qui attire de nombreux touristes du monde entier, en particulier turcs. À l’intérieur, on retrouve la silhouette grandeur nature de Kemal assise sur un fauteuil, posant déjà pour les nombreux selfies que les admirateurs de tous âges prennent, d’un air plutôt familier, lors de leur visite au musée. Quel étrange paradoxe que de voir l’histoire perdre toute dimension tragique et se retrouver réduite à un selfie.

Mais l’ouverture à la culture turque était aussi l’un des sujets les plus controversés de la politique culturelle de l’ancien maire, remplacé en 2019 par Konstantinos Zervas. « C’était un homme d’une grande ouverture d’esprit. Il fait face à la crise économique, il soigne le budget de faillite de la ville laissé par son prédécesseur. Il a également favorisé une ouverture importante vers la culture juive et ottomane », répond Alexandros.

Mais il a aussi été sévèrement contesté, notamment par les nationalistes orthodoxes et d’extrême droite. « Aube dorée, un groupe qui a grandi avec la crise et qui fait ouvertement référence au nazisme et au dictateur fasciste Metaxas, a agressé et giflé l’ancien maire. Le danger d’un retour de l’extrême droite est aujourd’hui très fort. Nous sommes aussi préoccupés par la poursuite des attaques contre les tombes et monuments juifs ». À l’ouest de la ville, en face de la Villa Petridis, un bâtiment historique du début du siècle, se trouve un immeuble entier occupé par Aube dorée. Au-dessus, le drapeau grec est dominé par le méandre, ancien symbole grec, sur fond rouge, et par des croix celtiques. Pendant un instant les deux drapeaux semblent déployés de manière menaçante, puis un léger coup de meltemi4 les fait s’enrouler sur eux-mêmes.

Malgré la crise et l’extrême droite, Thessalonique est-elle encore un carrefour de cultures ? « Oui, trois cultures coexistent : la juive, la turque et la grecque. Pour nous il n’y a pas de discrimination religieuse, l’orthodoxe coexiste avec le musulman, le juif avec le catholique », répond Aris. Je lui demande si le poids de l’Église orthodoxe et de la religion est toujours fort dans la vie quotidienne. « L’Église orthodoxe a toujours été de pair avec l’Empire ottoman. C’était l’alliance de deux puissances. Le pouvoir de l’Église orthodoxe, vous le ressentez toujours dans la vie sociale. Pensez que l’éducation est sous le contrôle du ministère de l’éducation et des affaires religieuses ! C’est accablant ! »

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source : Migrants mis à nus : une pratique humiliante mais régulièrement utilisée à la frontière gréco-turque - InfoMigrants

Migrants mis à nus : une pratique humiliante mais régulièrement utilisée à la frontière gréco-turque

Par Bahar Makooi Publié le : 17/10/2022 Dernière modification : 18/10/2022

La Grèce et la Turquie se rejettent la faute après le sauvetage de 92 migrants retrouvés nus à la frontière par les autorités grecques et Frontex. L’ONU demande une enquête approfondie. Plusieurs cas de mises à nu d’exilés par les garde-frontières grecs et turcs ont été documentés ces dernières années.

Tête baissée, des dizaines de jeunes hommes, principalement afghans et syriens, avancent dénudés en file indienne dans des fourrés à la frontière gréco-turque. Certains s’agenouillent dans l’herbe. Ils tentent de dissimuler leurs parties génitales avec leurs mains.

Cette image dégradante, bien que les visages soient floutés, a été partagée par le ministre grec des Migrations grec, Notis Mitarachi, en personne sur Twitter pour qualifier l’incident de « honte pour la civilisation ».

Les 92 migrants que montre cette image ont été retrouvés nus, certains avec des « blessures visibles », par les autorités grecques appuyées par Frontex, vendredi 15 octobre. Athènes assure que ces hommes ont été forcés de traverser l’Evros, le fleuve séparant la Turquie de la Grèce.

Selon les autorités grecques, les migrants ont déclaré à la police et aux agents de Frontex avoir été contraints par les autorités turques de monter à bord de trois véhicules qui les ont conduits à la frontière. Ils auraient dit avoir été forcés de se déshabiller avant de monter à bord. Des informations qu’InfoMigrants n’a pas été en mesure de vérifier par d’autres sources.

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), profondément « choqué » par le traitement « cruel et dégradant » infligé aux 92 migrants retrouvés nus, a demandé une « enquête complète sur cet incident ». L’agence onusienne a indiqué à InfoMigrants ne pas encore avoir été en mesure de parler directement au groupe de migrants, mais espère pouvoir le faire dans les prochains jours, lorsque ces personnes seront transférées vers le centre d’accueil et d’identification de Fylakio, située à la frontière nord de la Grèce.

Contacté par InfoMigrants, Frontex déclare, de son côté, avoir informé le responsable des droits fondamentaux de l’agence d’une violation potentielle des droits de ces migrants.

Des cas de mise à nu répétés

La Grèce, qui accuse la Turquie d’être à l’origine de ce refoulement de migrants, a qualifié l’incident d’ « inhumain », tout en reprochant à Ankara d’« instrumentaliser l’immigration illégale ». Or la Turquie dément toute implication dans les traitements dégradants infligés à ces réfugiés.

Dans une série de messages particulièrement virulents sur Twitter, la présidence turque a renvoyé la balle sur son voisin grec qu’elle accuse à son tour de comportement « inhumain ». « Par ces menées ridicules, la Grèce montre une fois de plus au monde entier qu’elle ne respecte même pas la dignité des peuples opprimés, publiant les photos des réfugiés qu’elle a déportés après les avoir dépouillés de leurs effets personnels », a notamment écrit le directeur de la communication de la Présidence turque, Fahrettin Altun.

En juin 2021, les autorités turques avaient fait de même, partageant une photo d’un petit groupe de migrants totalement nus. D’après eux, ces hommes avaient été arrêtés en Grèce, battus, déshabillés, privés d’eau et de nourriture, et renvoyés de force de l’autre côté de la frontière.

Alors que Grèce et Turquie se rejettent la faute, les deux pays sont régulièrement montrés du doigt par les ONG et différentes enquêtes journalistiques, pour des refoulements illégaux et violents de migrants. Réagissant à l’incident, dimanche, l’ONG Mare Liberum a estimé que « dans la région de l’Evros, les crimes contre les droits de l’Homme sont systématiques et commis quotidiennement par la Turquie et la Grèce ».

« Les pushback sont rarement dénués de violence et de traitements inhumains. Les mises à nu sont malheureusement très régulières », confie à InfoMigrants Domitille Nicolet, coordinatrice et avocate de l’association Equal legal aid (Ela), basée à Thessalonique.

De multiples cas de migrants dont les vêtements ont été confisqués ont été recensés à la frontière gréco-turque. Un rapport de Border Violence Monitoring Network (BVMN) datant de 2020, accable tout particulièrement la Grèce. D’après ce document, les garde-frontières grecs ont recourt à des traitements dégradants et violents lors des refoulements illégaux. Quelque 89 % des récits récoltés par cette ONG mentionnent des coups injustifiés et 44 % des mises à nu de migrants. Des « déshabillages de masse, avec jusqu’à 120 personnes enfermées dans le même espace de détention » sont aussi monnaie courante.

Et ces pratiques continuent, selon BVMN, qui a comptabilisé 55 témoignages de mises à nu par les autorités grecques avant des pushback vers la Turquie depuis 2020.

En décembre 2021, c’est un interprète afghan de l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, qui a été agressé par les autorités grecques. Les garde-frontières européens l’avaient pris pour un migrant. Après son arrestation, il a été déshabillé de force et contraint de monter dans un canot sur la rivière Evros, direction la Turquie.

Des « pushback » à la multiplication des morts

Outre les cas de violences verbales et physiques, le simple fait de reconduire les migrants à la frontière sans enregistrer leur demande d’asile est illégal. InfoMigrants, qui s’était rendu en octobre 2021 à la frontière greco-turque, avait récolté le témoignage d’un ex-policier grec attestant de ces pratiques. Il avait déclaré avoir lui-même renvoyé près de 2 000 personnes vers la Turquie. « Régulièrement, mes collègues m’appelaient pour me prévenir qu’ils allaient venir avec des migrants. Ils étaient généralement rassemblés par groupe de 10 environ. Mon rôle était simple : je les faisais monter sur mon bateau, souvent à la tombée de la nuit et je les ramenais vers les côtes turques », avait-il raconté.

>> À lire : Un médecin légiste grec veut redonner une identité aux migrants morts dans l’Evros

Cette même politique - couplée à une forte militarisation de la frontière - occasionne, aussi, des morts. À Alexandropoulis, près de la frontière turque, un médecin-légiste se charge de redonner une identité aux corps retrouvés dans la région de l’Evros. Ces 20 dernières années, il dit avoir autopsié 500 personnes.

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source : multipolarista.com/2022/10/15/eu-europe-garden-jungle/

L’UE affirme que l’Europe est un « jardin » supérieur à la « jungle » barbare du reste du monde.
Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a montré la mentalité néocoloniale de l’Occident en déclarant que « le monde a besoin de l’Europe » comme d’un « phare » et d’un « jardin » magnifique pour civiliser la « jungle » violente du Sud.

Ben Norton
16 octobre

Le plus haut responsable de la politique étrangère de l’Union européenne a montré que la mentalité colonialiste est toujours bien vivante sur le continent.

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a déclaré que « l’Europe est un jardin », qui est « beau » et supérieur à la grande majorité des pays de la planète. En revanche, a-t-il affirmé, « la majeure partie du reste du monde est une jungle, et la jungle pourrait envahir le jardin ».

Borrell a soutenu que « le monde a besoin de l’Europe », car elle est un « phare » qui doit civiliser le reste du monde.

Les « jardiniers occidentaux éclairés doivent aller dans la jungle », a-t-il insisté, car si les supposés barbares ne sont pas apprivoisés, « le reste du monde nous envahira. »

vidéo : In neocolonial rant, EU says Europe is 'garden' superior to rest of world's barbaric 'jungle' - YouTube

Borrell a prononcé ce discours ouvertement raciste lors de l’inauguration de l’Académie diplomatique européenne à Bruxelles le 13 octobre.

Selon la transcription officielle, publiée sur le site web de l’UE, Borrell a tenu les propos suivants :

L’Europe est un jardin. Nous avons construit un jardin. Tout fonctionne. C’est la meilleure combinaison de liberté politique, de prospérité économique et de cohésion sociale que l’humanité ait pu construire - les trois choses ensemble. Et ici, Bruges est peut-être une bonne représentation des belles choses, de la vie intellectuelle, du bien-être.

Le reste du monde - et vous le savez très bien, Federica - n’est pas exactement un jardin. La plupart du reste du monde est une jungle, et la jungle pourrait envahir le jardin. Les jardiniers doivent s’en occuper, mais ils ne protégeront pas le jardin en construisant des murs. Un joli petit jardin entouré de hauts murs pour empêcher la jungle d’entrer n’est pas une solution. Car la jungle a une forte capacité de croissance, et le mur ne sera jamais assez haut pour protéger le jardin.

Les jardiniers doivent aller dans la jungle. Les Européens doivent être beaucoup plus engagés avec le reste du monde. Sinon, le reste du monde nous envahira, de différentes manières et par différents moyens.

Oui, c’est mon message le plus important : nous devons être beaucoup plus engagés avec le reste du monde.

Le chef de la politique étrangère de l’UE a omis de mentionner que, pendant plus de 500 ans, les puissances colonialistes européennes ont dirigé les empires les plus violents de l’histoire de l’humanité, supervisant des génocides de masse, l’esclavage raciste des esclaves, le nettoyage ethnique et des guerres constantes.

Au lieu de cela, Borrell a continué plus tard dans ses remarques à dépeindre l’Europe comme un « phare » supérieur de la civilisation :

Croyez-moi, l’Europe est un bon exemple pour beaucoup de choses. Le monde a besoin de l’Europe. L’expérience que j’ai acquise en voyageant dans le monde entier montre que les gens nous considèrent comme un phare.

Pourquoi tant de gens viennent-ils en Europe ? Y a-t-il des flux de migrants illégaux ou irréguliers vers la Russie ? Pas beaucoup. Non, ils viennent en Europe, mais pour de bonnes raisons.

Gardez le jardin, soyez de bons jardiniers. Mais votre devoir ne sera pas de prendre soin du jardin lui-même, mais de la jungle à l’extérieur.

Dans le même discours, M. Borrell a affirmé que l’Europe était supérieure grâce à ses « institutions » :

Il y a une grande différence entre l’Europe et le reste du monde - enfin, le reste du monde, comprenez-moi bien ce que je veux dire, non ? - c’est que nous avons des institutions fortes. … La grande différence entre les pays développés et non développés n’est pas l’économie, mais les institutions.

Ici, nous avons un système judiciaire - un système judiciaire neutre et indépendant. Ici, nous avons des systèmes de distribution des revenus. Ici, nous avons des élections qui offrent une liberté aux citoyens. Ici, nous avons des feux rouges qui contrôlent le trafic, des gens qui ramassent les ordures.

La grande différence entre nous et une grande partie du reste du monde est que nous avons des institutions.

En dépit de ses implications, les pays du Sud disposent effectivement de systèmes judiciaires indépendants, de services fiscaux, d’élections libres, de feux de circulation et d’éboueurs. Mais le plus haut responsable de la politique étrangère de l’Union européenne semble croire que la majorité de la population mondiale est constituée d’hommes des cavernes analphabètes qui traînent les pieds.

M. Borrell a manifestement pu constater que ses propos étaient racistes, aussi a-t-il prudemment ajouté : « Je ne peux pas aller dans les pays émergents et construire des institutions pour eux - elles doivent être construites par eux. Sinon, ce serait une sorte de néo-colonialisme ».

Mais s’il a superficiellement rejeté le néocolonialisme, les remarques de Borrell reflétaient une mentalité néocolonialiste flagrante.

Et l’utilisation par le chef de la politique étrangère de l’UE du terme « pays émergents » montre clairement que sa diatribe visait spécifiquement les nations anciennement colonisées du Sud.

podcast : substack.com/redirect/a85bc1dc-2148-46f7-8f3b-b8efcc031a09?r=1r0yf2

L’UE mène une nouvelle guerre froide pour intégrer la « Russie post-Poutine » dans le système hégémonique occidental.

Dans le même discours du 13 octobre, Josep Borrell a indirectement reconnu que l’Occident mène une nouvelle guerre froide contre la Russie et la Chine.

« Maintenant, nous sommes définitivement sortis de la guerre froide et de l’après-guerre froide. L’après-guerre froide a pris fin avec la guerre d’Ukraine », a-t-il déclaré.

Borrell a clairement indiqué que l’objectif de l’UE est un changement de régime à Moscou, afin de créer une « Russie post-Poutine » qui puisse être intégrée à l’ordre impérialiste dominé par l’Occident.

« Après cette guerre [en Ukraine], cela deviendra une période d’instabilité et nous devrons construire un nouvel ordre de sécurité », a-t-il imploré. « Comment intégrer la Russie - la Russie post-Poutine - dans cet ordre mondial est quelque chose qui demandera beaucoup de travail aux personnes qui réfléchissent à la diplomatie, et à la façon de la pratiquer et de la mettre en œuvre. »

Dans son discours, M. Borrell a également fait l’éloge du diplomate américain George Kennan, qui était lui-même un fervent combattant de la guerre froide et l’architecte de la politique d’« endiguement » de l’Union soviétique.

M. Borrell a qualifié ce moment de « période de changement exceptionnel » et a déclaré : « Nous vivons dans un monde de politique de puissance. Le système fondé sur des règles que nous défendons est remis en question comme jamais auparavant. »

« Et nous vivons certainement aussi un ‹ moment de création › d’un nouveau monde. Parce que cette guerre change beaucoup de choses, et certainement elle change l’Union européenne. Cette guerre va créer une Union européenne différente, à partir de perspectives différentes », a-t-il ajouté.

Dans tout le discours, M. Borrell n’a reconnu qu’une seule fois les critiques. « Il y a des gens qui disent que cette guerre signifie la fin de la politique étrangère de l’Union européenne parce que nous suivons aveuglément les États-Unis », a-t-il concédé. Mais il a insisté sur le fait que c’est faux, et que Bruxelles est en train de créer ses propres politiques indépendantes.

Les remarques de M. Borrell faisaient suite à un discours similaire prononcé la veille par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de la conférence des ambassadeurs de l’UE à Bruxelles.

Borrell se plaint que " trop " de pays se sont abstenus lors du vote de l’ONU contre la Russie.

Dans son discours du 13 octobre, Josep Borrell s’est vanté que l’Union européenne avait consacré beaucoup de temps et de ressources à faire pression sur les pays du monde entier pour qu’ils votent la veille aux Nations unies afin de s’opposer à l’incorporation des anciennes régions ukrainiennes de Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporizhia dans la Fédération de Russie.

« Il y a eu beaucoup de travail derrière, beaucoup de sensibilisation auprès de nombreuses personnes afin d’être sûr que nous étions au-dessus de la ligne 140 - ce qui était le résultat du premier vote », s’est-il vanté.

Mais il s’est plaint que « trop » de pays du Sud ont refusé de condamner la Russie.

« Je dois également dire que je suis inquiet parce qu’il y a eu trop d’abstentions », a déploré M. Borrell. « Quand plus ou moins 20% de la communauté mondiale a décidé de ne pas soutenir ou de ne pas rejeter l’annexion russe - pour moi, c’est trop. C’est trop. »

Lors d’une discussion sur la menace de guerre nucléaire, l’UE a promis que « l’armée russe serait anéantie ».

En évoquant la guerre par procuration en Ukraine, M. Borrell a également abordé de manière cavalière la possibilité d’une guerre nucléaire. Le chef de la politique étrangère de l’UE a promis que, si le conflit s’intensifiait à ce point, « l’armée russe serait anéantie » :

Et puis, il y a la menace nucléaire et Poutine dit qu’il ne bluffe pas. Eh bien, il ne peut pas se permettre de bluffer. Et il doit être clair que les personnes qui soutiennent l’Ukraine, l’Union européenne et les États membres, les États-Unis et l’OTAN ne bluffent pas non plus. Et toute attaque nucléaire contre l’Ukraine entraînera une réponse, non pas une réponse nucléaire mais une réponse si puissante du côté militaire que l’armée russe sera anéantie, et Poutine ne doit pas bluffer.

C’est un moment sérieux de l’histoire, et nous devons montrer notre unité, notre force et notre détermination. Une détermination totale.

M. Borrell s’est opposé à plusieurs reprises aux tentatives de règlement pacifique et diplomatique du conflit en Ukraine. Il insiste plutôt publiquement sur le fait que la seule solution est une victoire militaire : « Cette guerre sera gagnée sur le champ de bataille. »
Les 500 millions d’euros supplémentaires du #EPF sont en cours. Les livraisons d’armes seront adaptées aux besoins de l’Ukraine.

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Berlin confirme la livraison à l’Ukraine d’un système de défense antiaérienne Iris-T…

L’Allemagne a livré un nouveau système antimissile à l’Ukraine. C’est une première après deux jours de bombardements intenses, Kiev parle du début d’une nouvelle ère de la défense antiaérienne avec ce système appelé Iris-T. Berlin a confirmé que trois autres de ces systèmes de défense allaient être livrés à l’armée ukrainienne prochainement. Selon le secrétaire général de l’OTAN la fourniture de ces systèmes permettra de neutraliser les missiles russes dans le ciel ukrainien. La livraison prochaine de systèmes américains est également prévu. (Deutsche Welle, le 12-10-2022)

L’Allemagne et la Pologne seraient prêts à accueillir une mission de formation destinée à entraîner les troupes ukrainiennes…

Le soutien des pays occidentaux à l’Ukraine passera aussi par une importante mission de formation de l’armée ukrainienne. Les 27 pays membres de l’Union européenne ont donné leur feu vert à l’organisation de ces entraînements qui doivent se dérouler dans plusieurs pays. L’Allemagne et laPologne seraient disposées à les accueillir. Il s’agirait dans un premier temps de former quelque15 000 militaires. (Deutsche Welle, le 12-10-2022)

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ARRÊTEZ LA GUERRE ! !! Appel à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et dans ses environs

18/10/2022

Par le Groupe de rénovation du Forum social mondial et International Peace Bureau

Depuis le 24 février 2022, des dizaines de milliers d’Ukrainiens et de Russes ont été tués par des soldats et des milices des deux camps, la plupart d’entre eux étant des civils, y compris des femmes et des enfants. Dans le monde entier, des millions de personnes ont été victimes de cette guerre inégale et injuste qui a menacé, directement ou indirectement, toute leur existence économique. Dans le même temps, la destruction a non seulement affecté les esprits et les cœurs d’une grande majorité de la population mondiale, mais a contribué à une augmentation soudaine des conséquences du changement climatique et de la destruction de notre planète.

Indépendamment des origines de ce conflit et des reproches et accusations que l’on peut adresser aux acteurs politiques et militaires, les mouvements sociaux soussignés et les personnes réunies autour du Forum Social Mondial sont unanimes pour dire que la CONFRONTATION MILITAIRE SEULE NE PEUT JAMAIS ÊTRE UNE SOLUTION AUX CONFLITS POLITIQUES.

Nous appelons donc à un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts du conflit ukrainien en commençant par une mobilisation mondiale de tous les peuples du monde le 31 octobre 2022, afin de

d’éviter de nouvelles effusions de sang au sein de la population civile
protéger les soldats des deux camps contre les températures glaciales
montrer notre solidarité avec les peuples d’Ukraine et de Russie.

Cette protestation mondiale contre la guerre en Ukraine et autour de l’Ukraine devrait finalement conduire à un dialogue entre les principaux acteurs du conflit sous les auspices de représentants de la société civile internationale.

ARRÊTEZ LA GUERRE ET SAUVEZ LE PEUPLE !

Si vous souhaitez signer l’appel ci-dessus, veuillez envoyer un courrier à latautonomy@hotmail.com

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France Afrique : Les incroyables Révélations sur le Pacte Colonial

24 oct. 2021

CNM PLUS

Sur cette nouvelle vidéo de @CNM PLUS, on vous propose un petit retour dans l’histoire de la décolonisation africaine, a travers laquelle on va vous faire découvrir les fameux accords signés entre les anciennes colonies françaises et leur ancienne autorité administrative, la France, juste avant les indépendances. Il s’agit du pacte colonial qui est toujours en vigueur et appliqué à la lettre par les états Africains à ce jour. Vous allez également découvrir le principal Instigateur du projet Gaullien, Monsieur Afrique : Jacques Foccart #CNMplus

vidéo : youtu.be/m4DnyTEn-C4

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Nouvelles réquisitions chez Total

À la veille de la journée du 18 octobre, le gouvernement poursuit sa politique de réquisition des grévistes dans l’industrie pétrolière. Après ExxonMobil la semaine dernière, c’est au tour du dépôt de Mardyck et de la raffinerie de Feysin dans le Rhône d’être concernés par des réquisitions de personnel en grève ce lundi. Ce choix, en grande partie à l’origine de l’extension du mouvement et de la journée de grève interprofessionnelle de demain, est reconduit par le gouvernement.

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source : Grève du 18 octobre : la mobilisation monte d'un cran - Rapports de Force

Grève du 18 octobre : la mobilisation monte d’un cran

18 octobre 2022 La rédaction

Une grève du 18 octobre réussie, mais une reconduction encore incertaine. Après plus de trois semaines de grève dans les raffineries, la lutte pour les augmentations de salaire s’étend à tous les secteurs professionnels. Mais certains sont plus réactifs que d’autres.

Une journée de grève organisée en cinq jours, avec un week-end au milieu pendant lequel il est difficile de convaincre les collègues, mais une journée de grève réussie quand même. “La colère était là, les fins de mois difficiles aussi. On n’avait pas besoin de mille ans pour organiser une grève !“, nous engueule presque Sébastien Faisy, militant Sud-Rail rencontré lors de l’AG inter-service de gare du Nord.

Si on compare les différentes manifestations pour la hausse des salaires qui ont lieu depuis plus d’un an, celles de la journée du 18 octobre sont bien les plus fournies. A Paris, le cortège a retrouvé une certaine vigueur, la CGT annonce 70 000 manifestants, soit 30 000 de plus que lors de la dernière grève, le 29 septembre. Partout en France, la CGT a également dénombré plus de 150 rassemblements. La mobilisation y est soit égale, soit supérieure à celle du 29 septembre. 5000 personnes ont défilé à Marseille, selon la FSU. 10 000 à Lille selon l’intersyndicale (3 000 selon la police). 2500 à Montpellier selon le journal Midi Libre. Dans le Sud-Ouest, plus de 10 000 manifestants ont défilé dans les villes de la région, avec de fortes mobilisations à Bordeaux, Pau et Bayonne, rapporte le journal Sud-Ouest.

Grève du 18 octobre : l’ouverture des possibles

La journée peut donc servir de point d’appui à tous les salariés souhaitant lutter pour des augmentations de salaire. A l’issue de la manifestation, l’union syndicale Solidaires appelle tous les grévistes qui le souhaitent à tenir des assemblées générales pour reconduire le mouvement. Objectif : une augmentation de salaires de 400 euros pour tous, le SMIC à 1700 euros net et des écarts de salaires de 1 à 5 dans une même entreprise.

Côté CGT, on reste combatif, mais volontairement vague. Depuis le cortège parisien, Philippe Martinez a déclaré à la pressequ’il y aura des suites à cette mobilisation interprofessionnelle“. Et pour cause : la CGT, comme les autres organisations syndicales qui ont organisé le 18 octobre (Solidaires, FSU et FO), attendent de voir quelles boîtes reconduiront encore la grève demain pour décider de la suite du mouvement. En attendant, aucune réunion intersyndicale n’est prévue : on se compte.

Chimie et énergie en tête

Même si la journée est réussie, la mobilisation reste hétérogène. Certains secteurs, comme l’énergie et la chimie, sont particulièrement mobilisés. La grève continue chez Total malgré les réquisitions. La grève chez EDF affecte 11 réacteurs nucléaire et coûte extrêmement cher à l’entreprise. De plus, les salariés de la branche des industries électriques et gazières restent également dans le mouvement. La fédération CGT de l’énergie (FNME-CGT) s’est prononcée pour une reconduction et les grévistes organisent des rotations dans certaines entreprises. “Chez Enedis, on intervient toujours sur les cas urgents mais on lance des jours de grève en rotation sur la partie commerciale de notre activité“, explique Ahmed Merani, délégué syndical CGT chez Enedis à Paris.

Des lycées pros massivement en grève

La mobilisation était également très forte dans l’enseignement professionnel, où la FSU (principal syndicat) a annoncé 62% de grévistes. Dans les lycées pro, la grève du 18 octobre était préparée depuis longtemps. Les enseignants s’opposent à une réforme qui “plierait l’éducation aux besoins d’emplois locaux” (voir notre article). En revanche la journée a été moins suivie dans l’enseignement général. Le salaire est vraiment devenu une revendication primordiale chez nos collègues, mais la journée du 18 octobre est sans doute arrivée trop vite pour qu’ils se mettent massivement en grève. Quant à la reconduction? il ne faut pas oublier que les vacances sont à la fin de la semaine…“, rappelle Karim Bacha du Snuipp-FSU 93. EN outre des blocus lycéens ont émaillé cette journée de mobilisation. Le syndicat La Voix Lycéenne compte “100 blocus” à travers la France, l’Education nationale seulement 30.

Les yeux tournés vers les transports

C’est le secteur des transport qui pourrait peut-être rendre la mobilisation interprofessionnelle pl. A la SNCF, la CGT a annoncé la reconduction de la grève pour la journée de demain, mais seules un tiers des assemblées générales de grévistes réunies aujourd’hui ont voté la grève pour demain. La mobilisation est disparate avec des très fort mouvement notamment dans certains technicentres, comme celui du Landy (93) et d’autres moins mobilisés. Mauvais signe : la SNCF voit déjà la partie gagnée et prévoit un “retour progressif à la normale” mercredi sur la plupart de ses lignes de train. Côté RATP, les conducteurs de bus sont mobilisés mais la grève est inexistantes dans les métros. Et pour cause le syndicat majoritaire, Fo, n’appelle pas à le suivre, malgré la position de sa confédération

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