1er mai 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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Événement musical de l’Open Orchestra à l’occasion de la journée de la femme à Syntagma. - Robert Manthoulis : disparition d’un maître grec du cinéma au XXe siècle -L’armée de l’air turque boycotte un exercice militaire à Athènes - L’éditeur d’un journal chypriote turc emprisonné pour un an par un tribunal d’Ankara - Les otages de la Résistance de Gezi par Pinar Selek - Les autorités grecques accordent enfin l’asile à Saidu Kamara, un jeune réfugié guinéen. - Le patron de Frontex, Fabrice Leggeri, démissionne face au scandale des renvois illégaux de migrants en mer Égée - La Grèce paiera Gazprom sans violation des sanctions ; plan B pour l’approvisionnement en gaz -Le Pentagone affirme que les États-Unis entraînent les forces ukrainiennes en Allemagne

L’Ukraine va-t-elle devenir une plaque tournante pour l’accentuation de la montée du néonazisme ?

Amadou Tieoule Diarra A écouter pour comprendre ce qui se passe au Mali

France : le Conseil d’État suspend la dissolution de deux associations pro-palestiniennes

14 et 15 mai- CHARIVARI CONTRE L’ARTIFICIALISATION DE TERRES AGRICOLES À LA ZAP DE PERTUIS

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Initiative des étudiant-e-s, travailleurs et travailleuses grecques à Paris

Événement musical de l’Open Orchestra à l’occasion de la journée de la femme à Syntagma.

vidéo : www.youtube.com/watch?v=zGUWCqJ2rLg

Paroles :

"Laissez l’État trembler, fermer les routes

Celui qui ose lever la main devrait trembler

Ils nous prennent par la force, de l’indifférence

Ils ont planté la peur en nous, mais ils ont poussé des ailes

Et chaque minute de presque chaque jour

En deuil d’une fille sœur et mère

Du jour au lendemain, nous disparaissons

Quiconque se tait est coupable, comme s’il nous détruisait

Pour ces nuits où j’avais l’habitude de me promener seul

A la vue d’une forme mon sang gèle

Pour toutes les mains qui serrent les clés

Ensemble, nous devenons un poing !

Tu n’as aucun droit sur mon corps,

Vous n’avez aucune idée d’où je vais ni de ce que je fais

La douleur et la violence ne sont pas de l’amour

Nous répondons tous, si vous en touchez un

Et si vous ne l’avez pas compris, ce sont les paroles

Ils crient je suis là par chance

Chant en colère, écoutez-moi tous

À la maison si je ne viens pas, brûle la ville

Je m’appelle Anissa, Caroline et Helen

Le système qui les lave m’a tué

Je suis Jevrie, Zacci, Maria

Nectaria, fleurs, vie, Adamantia

En mon nom, faites une nouvelle histoire

Pour ces nuits où j’avais l’habitude de me promener seul

A la vue d’une forme mon sang gèle

Pour toutes les mains qui serrent les clés

Ensemble, nous devenons un poing !

Tu n’as aucun droit sur mon corps,

Vous n’avez aucune idée d’où je vais ni de ce que je fais

La douleur et la violence ne sont pas de l’amour

Nous répondons tous, touchons-en un. "

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source : Robert Manthoulis : disparition d'un maître grec du cinéma au XXe siècle

Dans son œuvre, dans ses livres, il s’emparait de l’histoire de son pays qu’il disséquait, qu’il analysait et qu’il donnait à voir.
AFP

Robert Manthoulis : disparition d’un maître grec du cinéma au XXe siècle

Hommage

Par Fabien Perrier , correspondant à Athènes

Publié le 22/04/2022 à 17:30

Le réalisateur Robert Manthoulis est décédé ce 21 avril à l’âge de 93 ans. Ses films s’emparaient de l’histoire de son pays, qu’il aimait disséquer, jusqu’à devenir, à sa façon, le cinéaste de la tragédie grecque au XXe siècle.

« Le peuple grec a vécu toute une série de tragédies : la dictature de Metaxas, l’Occupation, la guerre civile, la dictature. Pour moi, puisque j’ai vécu tout cela, ce sont des sujets qui me poursuivent, comme tous ceux qui sont de ma génération. » L’homme qui parlait ainsi s’appelait Roviros Manthoulis – « Robert » en français, décédé ce 21 avril à l’âge de 93 ans. Dans son œuvre, dans ses livres, il s’emparait de l’histoire de son pays qu’il disséquait, qu’il analysait et qu’il donnait à voir. Sa vie fait corps avec celle de son pays et est empreinte de cette « série de tragédies ».

Né en 1929 à Komotini, dans le nord du pays, il grandit à Athènes puis s’engage dans la résistance. Au sortir de la guerre civile grecque (1946-1949), il effectue des études en sciences politiques dans la capitale. Il part ensuite aux États-Unis étudier le cinéma et le théâtre à l’université de Syracuse. De retour en Grèce, il enseigne la mise en scène à l’École supérieure de cinéma et de théâtre, à Athènes.

Une vie d’expatrié

Comme il ne peut retourner en Grèce, il trouve refuge en France où il a « une liberté totale », expliquait-il à Grèce Hebdo en 2016. À partir de ses 38 ans, il s’installe à Paris et ne quittera quasiment plus la ville. Son parcours est, en quelque sorte, emblématique de cette génération de Grecs contraints à l’exil. Il en fera même le sujet d’un film : Lilly’s Story (2002). Il se base sur sa propre vie d’expatrié et celle des intellectuels grecs qui, ayant fui la junte, résident à Paris. « C’est avant tout une fiction, mais une fiction inspirée de la réalité », confiait-il au site web Info Grèce en 2003.

Puis il ajoutait : « C’est ça l’art, c’est ça son rôle. L’artiste prend les éléments, il les recompose et donne à voir un nouveau monde, le sien, qu’il propose de mettre à la place de celui qui est là. » Un monde qui s’oppose à cette Grèce qui « détruit ses enfants (…) pas seulement aujourd’hui, mais aussi dans l’Antiquité », selon ses mots. Une Grèce sur laquelle il réfléchissait et qu’il voulait changer.

Il a tenté de le faire par deux fois en occupant des postes à la direction d’ERT, la télévision publique. Il l’a fait avec sa caméra. « Il était un révolutionnaire, qui se battait contre les approches traditionnelles, explique ainsi la productrice et réalisatrice Stella Theodoraki. Avec lui, les discussions sur le cinéma étaient toujours très riches. Il était très jeune d’esprit, très ouvert. Il savait avoir une approche large, internationale. Ainsi, il a réalisé un très bon film sur le jazz, Le Blues entre les dents. Ses films étaient à la fois d’une très belle esthétique et empreint d’humour. » Stella Theodoraki, qui a produit un documentaire La Promenade de Petros dans laquelle il apparaît se souvient : « il parlait beaucoup de la dictature des colonels. » Qui a contribué à décider de sa vie.

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source : www.lefigaro.fr/flash-actu/l-armee-de-l-air-turque-boycotte-un-exercice-militaire-a-athenes-20220430

L’armée de l’air turque boycotte un exercice militaire à Athènes

Par Le Figaro avec AFP

Publié il y a 6 heures

L’armée de l’air turque s’est retirée d’un exercice militaire international qui doit se tenir en Grèce en mai, ont indiqué samedi des sources de sécurité turques, alléguant que des documents préparatoires visaient Ankara.

L’exercice militaire «Tiger Meet», organisé tous les ans par une association regroupant différentes armées de l’air de l’Otan, est prévu à Athènes cette année, du 9 au 20 mai.

Selon les sources de sécurité turques, le texte de règlements techniques que les pays hôtes rédigent avant l’exercice, cible cette année la Turquie, avec des ajouts concernant «les désaccords entre les deux pays». Ces sources n’ont pas donné plus de détails.

Les ajouts, «intentionnels» pour les autorités turques, ont poussé le commandement de l’armée de l’air à demander des modifications, que la Grèce a refusées, ont indiqué les sources.

La Turquie a donc décidé de ne pas participer à un événement que «la Grèce manipule pour ses intérêts politiques» et a informé les autorités grecques de sa décision le 22 avril, ont-elles ajouté.

La Grèce et la Turquie, alliés de l’Otan mais rivaux régionaux en Méditerranée orientale, s’accusent régulièrement et mutuellement de violations de leur espace aérien.

Vendredi dernier, Ankara a ainsi affirmé que des avions de combat grecs avaient violé son espace aérien au-dessus de la mer Égée, ce qui, selon des sources de sécurité turques, s’est produit 30 fois en 72 heures.

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source : cyprus-mail.com/2022/04/26/turkish-cypriot-newspaper-publisher-jailed-for-one-year-by-ankara-court/

L’éditeur d’un journal chypriote turc emprisonné pour un an par un tribunal d’Ankara

Par Gina Agapiou
26 avril 2022

L’éditeur de journaux chypriotes turcs Sener Levent a été condamné à un an de prison pour avoir offensé le président turc Tayyip Erdogan dans une caricature imprimée en 2017, a-t-on appris mardi.

La sentence a été annoncée par Levent lui-même sur les médias sociaux, qui a écrit « l’affaire pénale déposée contre moi à Ankara a été conclue et j’ai été informé de la décision du tribunal ce matin ».

Il a poursuivi en disant qu’il avait été condamné à un an de prison pour avoir insulté le président turc dans une caricature publiée le 8 décembre 2017 dans le journal chypriote turc Avrupa.

Les peines encourues pour avoir offensé Erdogan vont de un à quatre ans de prison.

La caricature représentait une statue grecque antique urinant sur la tête d’Erdogan. Elle est initialement apparue en ligne lors de la visite d’Erdogan en Grèce en 2017, et le journal l’a ensuite publiée avec la légende « vu à travers des yeux grecs. »

Pour la même affaire, Levent a été jugé et acquitté par un tribunal chypriote turc en 2019.

Mais la Turquie n’a pas reconnu la décision du tribunal et a déposé la même affaire à Ankara sans que Levent soit physiquement présent lors de la procédure.

"Le gouvernement fasciste d’Ankara, qui a intensifié sa pression sur nous, vise et tente d’intimider dans notre pays tous ceux qui s’opposent à lui.

« Tout comme ils ne reconnaissent pas la décision de notre ‹ tribunal ›, je ne reconnais pas la décision de leur tribunal », a-t-il déclaré, ajoutant que la justice est « déjà morte en Turquie ».

Levent a la nationalité chypriote grecque et chypriote turque mais n’est pas un citoyen turc, il ne peut donc purger sa peine que s’il se rend en Turquie.

Pendant ce temps, l’éditeur chypriote turc fait face à deux autres affaires pénales contre lui dans un tribunal d’Ankara pour deux articles distincts qu’il avait écrits concernant Erdogan.

L’un était un article du 1er juin 2016 intitulé Les Kurdes et nous et la deuxième poursuite concerne Zorba le Chypriote, daté du 1er février 2018.

L’affaire qui a conduit à la condamnation a suscité l’inquiétude dans le sud, des politiciens portant l’affaire devant l’Union européenne.

Fin décembre 2020, six députés européens de Chypre ont écrit une lettre aux institutions européennes pour soutenir l’éditeur du journal chypriote turc et ont informé la Commission européenne de la décision d’Ankara de faire juger l’éditeur d’Avrupa en Turquie.

Les six ont demandé à l’UE de prendre les mesures nécessaires pour protéger Levent et arrêter ses poursuites, précisant que pour son activité, l’éditeur avait reçu le prix du citoyen européen décerné par le Parlement européen en 2018.

En mars de l’année dernière, l’UE et le Conseil de l’Europe (CoE) ont répondu à une lettre du ministre des Affaires étrangères, Nikos Christodoulides, disant qu’ils observaient « avec une grande inquiétude » toute tentative de porter atteinte à la liberté de la presse dans la communauté chypriote turque par la persécution et l’intimidation.

Dans cette lettre, le Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Joseph Borrell, a déclaré qu’il était au courant des accusations portées contre M. Levent et de « l’histoire troublante d’intimidation et de harcèlement » à son encontre.

La Turquie, en tant que pays candidat et membre de longue date du Conseil de l’Europe, « est censée mettre en œuvre les normes et pratiques démocratiques les plus élevées, notamment en garantissant la liberté d’expression et la liberté de parole », a déclaré M. Borrell, cité par la Cyprus News Agency.

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source : Les otages de la Résistance de Gezi | Le Club

28 avr. 2022

Les otages de la Résistance de Gezi

La « justice » turque a condamné les huit intellectuel.es à des très lourdes peines. L’accusation est plus qu’absurde : « tentative de renversement du gouvernement » par l’organisation des manifestations de Gezi en 2013 ! Mes ami.es, les ami.es de Hrant Dink, les ami.es de la paix, de la culture, de la nature, de la vie sont des otages du gouvernement turc. Comment sauver ces otages ?

Pinar Selek

Le 25 avril 2022, la « justice » turque a été l’auteur d’un nouveau scandale : Osman Kavala, homme de paix et de dialogue culturel, est condamné à perpétuité, sans réduction de peine. Et sept intellectuel.es, artistes, militant.es pacifistes sont condamnés à 18 ans de prison. Prenez bien note de ces noms : Mücella Yapici, 73 ans, secrétaire générale de l’Ordre des Architectes, Can Atalay, avocat des plusieurs intellectuel.es et militant.es, Çiğdem Mater, réalisatrice et fondatrice du mouvement « Les Ami.es de Hrant Dink », Tayfun Kahraman, universitaire urbaniste, Hakan Altinay, directeur de l’European School of Politics et président de la Global Civics Academy, Yigit Ekmeçi, l’un des fondateurs de nombreuses institutions éducatives, notamment l’Université Bilgi et la Fondation Nesin. et Mine Özerdem, militante associative.

L’accusation est plus qu’absurde : « tentative de renversement du gouvernement » par l’organisation des manifestations de Gezi en 2013 ! Souvenez-vous, il y a neuf ans maintenant, les médias internationaux avaient annoncé l’avènement du « printemps turc » ou « 68 turc ». Non, ces manifestations massives en faveur de la sauvegarde du parc Gezi sur la place Taksim n’ont pas été organisées par ces huit personnes. Cette action est le fruit de transformations profondes des logiques traditionnelles de luttes sociales et de la naissance d’un nouveau cycle de contestations qui se renforce en Turquie depuis plus de vingt ans.

La spécificité du régime répressif turc découle de la définition constitutionnelle de la citoyenneté républicaine : le monisme y prévaut dans tous les domaines. Quiconque s’écarte des normes établies par le pouvoir politique est immédiatement perçu comme dangereux, destructeur, voire ennemi. Et c’est précisément la résistance à ce monisme qui depuis longtemps fertilise les alliances entre les différents mouvements féministe, LGBT, antimilitariste, écologiste, libertaire, de gauche, kurde, arménien, malgré les conflits qui peuvent exister entre eux. Ces alliances ont transformé ces mouvements et surtout les cadres théoriques sur lesquels ils s’appuyaient. Elles ont aussi innové dans les modalités de mobilisation. La participation de la nouvelle génération s’est concrétisée dans l’apprentissage des luttes communes et dans les innovations successives de l’espace des luttes sociales où les concepts et les répertoires, les idées, les expériences se déplacent. C’est ainsi qu’est né le nouveau cycle de contestations, à partir des années 2000, qui a produit un changement majeur dans les formes, les répertoires et les cadres de l’action collective. L’anti-autoritarisme est au cœur de ce cycle de contestations sociales qui ne vise pas directement la prise du pouvoir et qui déconstruit le vocabulaire politique de l’espace militant. Il naît comme une pluralité de relations, dans un espace intermédiaire et fluide où il est possible de continuer la résistance malgré la répression.

Tout ceci fait peur au régime islamo-conservateur qui sait très bien que ces huit personnes, comme moi ou comme d’autres contestataires, ne sont que des petits points dans ce grand tableau. En 2013, quand la manifestation du parc Gezi avait pris une ampleur inattendue et débouché sur une large contestation contre le pouvoir, elle n’a pas seulement été réprimée par une violence meurtrière faisant huit morts et des centaines de blessés, mais elle a aussi déclenché un long acharnement judiciaire dont sont victimes des milliers de personnes.

Et maintenant cette condamnation ! Ces huit intellectuel.les, militant.es pacifistes et artistes n’ont pas organisé cette manifestation mais ont été choisis pour l’exemple. Les avocats de la défense affirment que l’acte d’accusation ne contient aucune preuve concrète et est uniquement basé sur des présomptions émises par le procureur. Mes ami.es, les ami.es de Hrant Dink, les ami.es de la paix, de la culture, de la nature, de la vie sont emprisonnés pour de longues années. Ils et elles sont des otages du gouvernement turc.

Comment sauver ces otages ? Les critiques et protestations des institutions internationales restent vaines car il ne s’agit pas d’un Etat de droit. Même les décisions de la Cour européenne des Droits de l’Homme ne sont pas prises en compte. Pourquoi alors ces institutions restent-elles passives ? A cause des enjeux géopolitiques actuels ? C’est comme cela que nous pouvons expliquer le silence des grands puissances occidentales face à l’opération militaire de l’armée turque en cours contre les kurdes syriens qui luttent contre Daesh au nom de toute la civilisation.

Ces complicités internationales peuvent contribuer à tuer la civilisation.

Ne le permettons pas ! Sinon nous allons nous noyer dans la même catastrophe.

Pinar Selek

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/04/29/saidu-kamara-asylum-refugee-boy-guinea/

Les autorités grecques accordent enfin l’asile à Saidu Kamara, un jeune réfugié guinéen.

Le 29 avril 2022

Les autorités migratoires grecques ont finalement accordé l’asile à Saidu Kamara, un lycéen de 17 ans originaire de Guinée. C’était la deuxième demande d’asile du jeune garçon qui risquait d’être expulsé vers son pays d’origine qu’il avait quitté il y a trois ans en tant que mineur non accompagné.

Kamara a fait appel de la décision du Service de l’asile qui a rejeté sa première demande en décembre 2021. Il devrait être expulsé de Grèce dès qu’il aura atteint l’âge de 18 ans.

L’adolescent réfugié non accompagné, excellent élève, est pleinement intégré dans la société et a toujours bénéficié du soutien de ses camarades de classe et de la société locale d’Agios Dimitros, dans la banlieue d’Athènes.

Il est arrivé sur l’île de Kalymnos en 2019, survivant d’un naufrage et d’une aventure qui l’a conduit de la Guinée au Sénégal, à la Turquie et finalement à la Grèce. Après avoir vécu dans plusieurs structures pour demandeurs d’asile, il s’est retrouvé à Agios Dimitrios et s’est inscrit au lycée local.

Dans la perspective de son expulsion, l’école, ses camarades de classe et la société locale ont fait appel aux médias pour sensibiliser l’opinion publique à cette affaire.

Cela a fonctionné.

Même le Premier ministre Kyriakos Mitasotakis a eu un entretien avec Saidu.

Vendredi, le porte-parole du gouvernement, Giannis Oikonomou, a annoncé l’octroi de l’asile et a souligné que « la Grèce est un pays de droit et d’humanité ».

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source : www.infomigrants.net/fr/post/40200/le-patron-de-frontex-fabrice-leggeri-demissionne-face-au-scandale-des-renvois-illegaux-de-migrants-en-mer-egee

Le patron de Frontex, Fabrice Leggeri, démissionne face au scandale des renvois illégaux de migrants en mer Égée

Par Charlotte Boitiaux Publié le : 29/04/2022

Régulièrement accusé de fermer les yeux sur les refoulements illégaux de migrants en mer Égée, le patron français de l’agence européenne des garde-frontières Frontex, Fabrice Leggeri, a présenté sa démission vendredi. L’agence est depuis des années visée par différentes enquêtes d’ONG et de médias européens pour « violations des droits de l’Homme ».

Le directeur exécutif de l’agence européenne des garde-frontières Frontex, Fabrice Leggeri, a présenté vendredi 29 avril sa démission à la suite d’allégations de violations des droits de l’Homme contre son agence. En janvier 2021, l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) avait ouvert une enquête contre Frontex, accusé d’avoir fermé les yeux sur le comportement des garde-côtes grecques qui participaient - et participent toujours, selon les ONG - aux refoulements illégaux d’embarcations de migrants vers la Turquie, en mer Égée. L’organisation était aussi accusée de participer elle-même à ces « pushbacks ».

« Je peux confirmer qu’il a présenté sa démission » au conseil d’administration, et ceci « ouvre la possibilité d’un nouveau début » pour Frontex, a indiqué à Berlin un porte-parole du gouvernement allemand interrogé lors d’une conférence de presse. Cette proposition de démission, a poursuivi ce porte-parole, « donne la possibilité d’éclaircir entièrement les accusations pour faire la transparence et s’assurer que toutes les opérations de Frontex ont lieu dans le respect du droit européen ».

Bien que l’enquête de l’Olaf n’a pas été rendue public, le résumé « révèle que la direction de Frontex était au courant des violations des droits de l’Homme et qu’elle a délibérément évité de les signaler », a déclaré le 2 mars Erik Marquardt, législateur allemand appartenant au parti des Verts. Fabrice Leggeri dirigeait Frontex depuis 2015.

Mercredi, une nouvelle enquête publiée par le quotidien Le Monde et Lighthouse Reports a démontré qu’entre mars 2020 et septembre 2021, l’agence a répertorié des renvois illégaux de migrants, parvenus dans les eaux grecques, comme de simples « opérations de prévention au départ, menées dans les eaux turques ».

À l’instar du Monde, toutes les investigations menées par des médias ont démontré « que les responsables de Frontex [étaient] conscients des pratiques illégales des gardes-frontières grecs et [étaient] en partie impliqués dans les refoulements eux-mêmes », écrivait le journal allemand Der Spiegel dans un article mis en ligne vendredi 23 octobre.

Les enquêtes et les plaintes s’enchaînent

Et, au sein de la société civile, les plaintes se sont enchaînées : au mois de mars, un Syrien a déposé un recours devant la justice européenne contre l’agence. Le requérant, Alaa Hamoudi, dit avoir été victime le 28 avril 2020 d’un refoulement illégal mené par les autorités grecques vers la Turquie. Il réclame 500 000 euros d’indemnisation à Frontex, qu’il accuse de complicité dans ce « pushback ».

Au mois d’octobre 2021, une famille syrienne a elle aussi porté plainte contre l’organisation. L’histoire remonte à cinq ans, presque jour pour jour, raconte le Guardian, quand cette famille résidant sur l’île grecque de Kos, a été mise dans un avion et expulsée vers la Turquie alors qu’elle avait lancé une procédure de demande d’asile en Grèce.

Le porte-parole de Frontex, Pior Switalski, a refusé tout commentaire lors d’une réunion du conseil d’administration de l’agence basée à Varsovie. Fabrice Leggeri, qui assistait à cette réunion, n’était pas immédiatement disponible pour un commentaire.

Frontex dans la tourmente en Méditerranée centrale aussi

InfoMigrants reçoit depuis plusieurs années des témoignages d’exilés victimes de « pushbacks » en mer. Cet été, une Congolaise avait expliqué comment les garde-côtes grecs avaient refoulé son embarcation en mer, mettant les passagers en danger. « Ils nous ont menacé avec leur armes (…) Ils ont tourné autour de nous, ce qui a fait de grandes vagues et du courant », avait-elle rapporté.

Au mois de mai 2021, Samuel, un autre migrant d’Afrique subsaharienne, avait raconté comment son embarcation avait été refoulée vers les côtes turques. Fin 2020, Slimane, un Guinéen avait rapporté à la rédaction comment des hommes en uniforme avaient percé le canot dans lequel il se trouvait pour l’empêcher d’atteindre les îles.

Loin de la mer Égée, cette fois-ci en Méditerranée centrale, Frontex est aussi dans la tourmente. Mi-avril, l’ONG Sea-Watch a porté plainte contre l’agence pour non divulgations d’informations concernant une interception en Méditerranée, le 31 juillet 2021, d’un canot de migrants par les garde-côtes libyens. Le navire humanitaire Sea Watch 3, pourtant à proximité immédiate de l’embarcation en détresse, n’avait pas été informé par Frontex de la présence du canot, contrairement aux règles maritimes internationales.

D’autres enquêtes visent encore Frontex pour des maltraitances en Hongrie et en Bulgarie.

L’agence européenne, qui a toujours nié ces accusations de refoulements et de violences sur migrants, prévoit de disposer d’un effectif propre de 10 000 garde-frontières et garde-côtes, à l’horizon 2027, et envisage, dans cette perspective des commandes d’armes « létales et non-létales ».

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/04/28/greece-gas-gazprom-russia-supply-payment/

La Grèce paiera Gazprom sans violation des sanctions ; plan B pour l’approvisionnement en gaz

28 avril 2022

« La Grèce paiera Gazprom d’une manière qui ne violera pas les sanctions et assurera l’efficacité énergétique du pays », a déclaré jeudi le ministre de l’Énergie Costas Skrekas, à l’issue d’une réunion d’urgence sur l’approvisionnement en gaz présidée par le Premier ministre. le gouvernement grec a élaboré un plan B pour le cas où la Russie couperait l’approvisionnement en gaz du pays, même s’il existe un mécanisme dit de « double compte » où les paiements en euros sont convertis en roubles.

Le ministre Skrekas a déclaré que la Grèce paiera à Gazprom le 20 mai pour la fourniture qu’elle a reçue pour le mois précédent et a ajouté que la consommation de gaz atteint 50 % et la dépasse parfois.

Le gaz russe représente plus de 30 % des besoins énergétiques annuels de la Grèce. Le contrat de la Grèce avec Gazprom expire en 2026.

« Toutes les mesures ont été prises pour l’efficacité énergétique du pays », a assuré M. Skrekas.

Il a souligné que dans un mois, « nous aurons une nouvelle unité flottante de stockage de GNL à Revythousa, tandis qu’avec la nouvelle installation de gaz liquéfié à Alexandroupolis en 2023, nous pouvons dire que nous serons complètement indépendants du gaz russe. »

« Si la Russie coupe notre approvisionnement en gaz, disons les 20 et 21 mai, le pays a pris des mesures pour que nous n’éteignions pas l’interrupteur. Il n’y a aucun moyen de l’éteindre. Il n’y a aucun moyen d’être surpris dans cette direction », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Giannis Oikonomou, à l’issue de la réunion d’urgence au bureau du Premier ministre, mercredi.

Payer en euros, recevoir des roubles

« La Grèce a toujours payé en euros et continuera à le faire », a déclaré un responsable gouvernemental au site d’information newsit.gr.

S’exprimant sous couvert d’anonymat, le fonctionnaire a indiqué qu’il existe un mécanisme de double compte déjà utilisé par certains pays européens pour éviter une interruption « violente » de leur approvisionnement en gaz en provenance de Russie.

Comment fonctionne le double compte ? Un pays paie sa dette en euros sur un compte de Gazprombank, la banque convertit la devise et transfère le montant en roubles sur un second compte de Gazprom.

Le gouvernement insiste sur le fait qu’il s’agit d’un problème technique et que sa défaillance ne perturbera pas l’approvisionnement du pays en gaz russe.

Les importateurs de gaz en attente

La question du paiement du gaz russe importé par la Grèce par l’intermédiaire des sociétés DEPA, Mytilineos Group, Prometheus Gas et Public Power Corporation a été discutée et examinée lors de la réunion de mercredi.

Cette dernière importe du gaz directement de Gazprom après la cession d’une partie du contrat de Prometheus Gas pour les années 2022 et 2023. Les quatre entreprises devront payer la consommation d’avril dans la dernière partie du mois de mai.

Le point essentiel de la discussion lors de la réunion de mercredi est qu’elles attendent une décision claire et contraignante de la Commission pour agir en conséquence, a rapporté le quotidien kathimerini.

« Nous sommes sous contrôle et nous avons le temps de prendre des décisions », ont déclaré des sources de DEPA. DEPA importe deux tiers des quantités de gaz russe qui entrent sur le marché grec.

Les contrats des sociétés grecques expirent en 2026 pour DEPA, Prometheus et PPC et en 2030 pour Mytilineos, alors qu’ils comportent également des clauses d’achat ferme.

Plan B si la Russie coupe l’approvisionnement en gaz

Le gouvernement grec aurait élaboré un plan B dans l’éventualité où la Russie cesserait d’approvisionner l’Europe ainsi que la Grèce.

Le plan alternatif pour l’efficacité énergétique du pays prévoit :

-L’accélération des procédures pour une nouvelle unité flottante de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) à Revythousa. Le nouveau réservoir est attendu au plus tard en juillet, de sorte que la capacité du terminal passera de 225 000 m3 aujourd’hui à plus de 380 000 m3.

-Les unités de lignite sont prêtes à être remises en service et à remplacer les unités de gaz pour la production d’électricité.

-Les cinq unités de production d’électricité qui fonctionnent au gaz naturel sont prêtes à fonctionner, si nécessaire, avec du diesel.

-Public Power Corporation (PPC) a préparé un plan annuel pour augmenter l’exploitation du lignite de 50% au cours des deux prochaines années et sa disponibilité dans les usines.

-Augmentation du flux de gaz naturel en provenance d’Azerbaïdjan par le pipeline TAP.

-DEPA Commerce surveille de près la disponibilité des cargaisons de GNL sur les marchés internationaux afin de se procurer des cargaisons supplémentaires si cela est jugé nécessaire.

  • Le stockage de gaz en Italie pour le maintien de la réserve stratégique et le stockage sous-marin à Kavala sont encouragés.

  • Les investissements dans les SER s’accélèrent, « car l’augmentation de la production d’énergie verte protégera le pays des crises d’importation », comme le soulignent des sources gouvernementales.

Le plan B prévoit également l’achèvement d’infrastructures essentielles qui renforceront la sécurité énergétique du pays, telles que les interconnexions gazières Grèce-Bulgarie IGB et Grèce-Macédoine du Nord, les nouveaux terminaux GNL de Corinthe et d’Alexandroupolis, ainsi que les interconnexions électriques avec les pays voisins, comme l’Égypte.

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source : news.antiwar.com/2022/04/29/pentagon-says-the-us-is-training-ukrainian-forces-in-germany/
Le Pentagone affirme que les États-Unis entraînent les forces ukrainiennes en Allemagne

L’entraînement a également lieu sur deux autres sites en Europe, en dehors de l’Ukraine.

par Dave DeCamp
Posted on avril 29, 2022

Le Pentagone a annoncé vendredi que les États-Unis ont commencé à former les forces ukrainiennes en Allemagne sur la façon d’utiliser les équipements militaires avancés que Washington fournit à Kiev.

« Aujourd’hui, je peux annoncer que les États-Unis ont commencé à former les forces armées ukrainiennes sur des systèmes clés dans les installations militaires américaines en Allemagne », a déclaré John Kirby, porte-parole du Pentagone.

M. Kirby a précisé que les efforts déployés en Allemagne s’appuient sur la formation à l’artillerie que les forces ukrainiennes ont reçue des États-Unis ailleurs en Europe, en dehors de l’Ukraine. Les États-Unis ont formé les Ukrainiens à l’utilisation des obusiers, mais n’ont pas voulu révéler où se déroulait cette formation.

L’entraînement actuel a lieu en Allemagne et dans deux autres endroits non divulgués en Europe. « Nous parlons d’environ trois sites en dehors de l’Ukraine, et dans ce cas, nous pouvons certainement identifier l’Allemagne comme un site, mais il y a d’autres sites en dehors de l’Ukraine … nous n’avons pas la liberté de révéler où ils sont », a déclaré Kirby.

M. Kirby a précisé que 160 soldats de la Garde nationale de Floride, qui étaient stationnés en Ukraine et qui ont été retirés avant l’invasion de la Russie, effectueront la « majeure partie » de l’entraînement. Outre l’artillerie, les Ukrainiens seront également formés à l’utilisation de systèmes radar et de véhicules blindés.

Le Royaume-Uni est le seul pays qui entraînerait les forces ukrainiennes à l’intérieur du territoire ukrainien, ce qui risque de provoquer Moscou. Le Times a rapporté que des troupes britanniques du Special Air Service (SAS) se trouvaient à Kiev pour former les Ukrainiens à l’utilisation des armes antichars fournies par Londres.

La formation annoncée en Allemagne intervient après que le président Biden a demandé au Congrès un plan d’aide massif de 33 milliards de dollars pour l’Ukraine, dont 20,4 milliards de dollars d’aide militaire. Les États-Unis et l’OTAN ont déclaré qu’ils étaient prêts à soutenir l’Ukraine contre la Russie sur le long terme.

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source : popularresistance.org/will-ukraine-become-a-hub-for-accentuating-rising-neo-nazism/

L’Ukraine va-t-elle devenir une plaque tournante pour l’accentuation de la montée du néonazisme ?

Par Bharat Dogra, Résistance populaire.

26 avril 2022

En janvier 2021, le Secrétaire général de l’ONU a fait une déclaration importante sur la montée des tendances néo-nazies dans le monde. Il s’agissait d’un avertissement opportun qui aurait dû recevoir plus d’attention qu’il n’en a reçu.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré : « En Europe, aux États-Unis et ailleurs, les suprémacistes blancs s’organisent et recrutent par-delà les frontières, affichant les symboles et les idées des nazis et leurs ambitions meurtrières. »

Il a poursuivi en faisant une observation encore plus significative : « Tragiquement, après des décennies dans l’ombre, les néonazis et leurs idées gagnent du terrain. »

M. Guterres a cité les avertissements des autorités américaines selon lesquels les néonazis sont en augmentation dans le pays et dans le monde. Dans certains pays, a-t-il ajouté, les néonazis ont infiltré la police et les services de sécurité de l’Etat et leurs idées peuvent être entendues dans les débats des partis politiques traditionnels.

En termes de réponse politique, le secrétaire général des Nations unies a déclaré : « Nous avons besoin d’une action mondiale coordonnée, à l’échelle de la menace à laquelle nous sommes confrontés, pour construire une alliance contre la croissance et la propagation du néonazisme et de la suprématie blanche, et pour combattre la propagande et la désinformation. »

Il en ressort qu’il y a une reconnaissance au niveau de l’ONU et des sources officielles américaines que les tendances néo-nazies augmentent dans le monde entier et plus particulièrement aux États-Unis et en Europe. Deuxièmement, ces forces ont également réussi dans certains pays à accroître leur impact (et leur capacité de nuisance) en infiltrant la police et les agences de renseignement/sécurité. Troisièmement, ces tendances néo-nazies sont désormais présentes dans les débats politiques dominants. En outre, ces forces établissent des liens plus larges qui dépassent les frontières nationales. Enfin, il existe un besoin évident de coopération internationale pour contrer ce danger croissant et sa capacité croissante à infiltrer la sécurité nationale et à traverser les frontières nationales.

Dans ce contexte, le développement récent le plus important a été l’importance croissante de l’Ukraine en tant que plaque tournante pour les forces néo-nazies, un point de rassemblement ainsi qu’un point pour obtenir des armes beaucoup plus facilement que par le passé.

Au moment des invasions hitlériennes, la plupart des Ukrainiens ont résisté et combattu les envahisseurs, mais quelques-uns ont collaboré avec eux. Par conséquent, une minorité de sympathisants nazis connus pour être plus hostiles envers les Russes a existé ici pendant un certain temps, mais pas en tant que force influente. Cependant, au cours de l’ingérence persistante des États-Unis et de leurs alliés en Ukraine pour accroître l’hostilité envers la Russie, ces forces se sont avérées plus utiles et ont donc été renforcées par les États-Unis et leurs alliés. Leur force globale et leur valeur de nuisance n’ont donc cessé d’augmenter.

Comme on l’a vu dans plusieurs pays, une force ou un groupe peut avoir le soutien de seulement 5 %, voire moins, mais s’il est agressif, armé et dispose de milices, sa capacité à intimider et menacer les autres et à influencer le cours des événements augmente. Dans le cas des néonazis en Ukraine, cette force a augmenté d’autant plus que les États-Unis ont soutenu cette force, y compris sa composante militaire. Elle est donc devenue la force la plus importante pour attaquer les personnes et les régions russophones en Ukraine et pour faire obstacle à tout effort de paix envers la Russie et les personnes russophones que divers gouvernements ukrainiens auraient voulu entreprendre. La capacité des néo-nazis à menacer et à imposer leur programme étroit s’est accrue de manière constante, en particulier au cours des huit dernières années, grâce au soutien croissant des États-Unis.

À mesure que les néonazis ukrainiens amélioraient leur position en termes d’influence, d’installations, d’entraînement, d’argent et d’armes, l’Ukraine est apparue de plus en plus comme un lieu de prédilection pour les visites, les réunions et les rassemblements de néonazis de plusieurs pays. Au cours des derniers mois et des dernières semaines, les néonazis désireux de combattre les Russes et les russophones ont trouvé de l’argent et des armes en abondance. Les armes très destructives arrivant en Ukraine par camions entiers, les néonazis, y compris ceux d’autres pays, peuvent se les procurer facilement et les emporter dans leurs autres zones d’action.

L’Ukraine peut donc rapidement devenir un centre, aidé ironiquement par les États-Unis et leurs alliés qui, au niveau officiel, parlent tant du nazisme, qui aide, motive, renforce et arme les néonazis de nombreux pays, en particulier d’Europe et des États-Unis. Cet aspect de la crise ukrainienne doit être compris à un stade relativement précoce. Son impact peut être très néfaste pour les États-Unis et l’Europe.

Bharat Dogra est le responsable honoraire de la Campagne pour sauver la Terre maintenant. Il a récemment publié Planet in Peril et Man Over Machine (Man Over Machine - Gandhian Ideas for Our Times).

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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A écouter

pour comprendre ce qui se passe au Mali

Amadou Tieoule Diarra

" Il faut résister…refuser d’être les vassaux… En Afrique on paie en monnaie africaine …ou en or … "

vidéo : www.facebook.com/amadoutieoule.diarra/videos/704328633932629 45 mn

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source : France : le Conseil d'État suspend la dissolution de deux associations pro-palestiniennes

France : le Conseil d’État suspend la dissolution de deux associations pro-palestiniennes

Publié le : 29/04/2022 - 20:31
Texte par : FRANCE 24

3 mn

Le Conseil d’État a suspendu, vendredi, la mesure de dissolution de deux associations pro-palestiniennes prise par décret par le Conseil des ministres en mars dernier. Les magistrats ont estimé que « les prises de positions énoncées par les publications de l’association (…) ne peuvent (…) être regardées comme provoquant à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes ».

Une suspension et une amende. Le Conseil d’État a suspendu, vendredi 29 avril, l’exécution des décrets de dissolution du « Comité Action Palestine » et du « Collectif Palestine Vaincra » publiés en mars par le ministère de l’Intérieur qui accusait ces associations d’« appel à la haine, à la discrimination, à la violence » et de « provocation à des actes terroristes ». L’État devra également verser 3 000 euros à chacune des deux associations.

S’agissant du « Comité Action Palestine », la mesure de dissolution « porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’association et à la liberté d’expression », écrit dans sa décision le Conseil d’État, saisi en référé par l’association.

Celle-ci s’était notamment vu reprocher par les autorités de « relayer les communiqués » et de « rendre compte de l’activité d’organisations terroristes palestiniennes, notamment le Hamas, le Mouvement du Jihad islamique en Palestine et le Hezbollah ».

"Victoire précieuse pour l’État de droit"

« Les prises de positions énoncées par les publications de l’association (…) ne peuvent (…) être regardées comme provoquant à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes », selon la plus haute juridiction administrative. Elles ne peuvent pas non plus être « qualifiées d’agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme », à ce stade de l’instruction, selon les magistrats.

« Il s’agit d’une victoire précieuse pour l’État de droit, qui sanctionne l’instrumentalisation politique du conflit israélo-palestinien du ministère de l’Intérieur », a réagi auprès de l’AFP Me Vincent Brengarth, l’avocat du « Comité Action Palestine ».

Concernant le « Collectif Palestine Vaincra », le ministère de l’Intérieur l’accusait de « cultiver le sentiment d’oppression des ‹ peuples musulmans › (…) dans l’objectif de diffuser l’idée d’une islamophobie à l’échelle internationale », « sous couvert de défendre la cause palestinienne ».

Trois mille euros de dédommagement

Le ministère lui reprochait également d’appeler « à la discrimination et à la haine envers Israël et les Israéliens », notamment à travers des campagnes de boycott.

L’appel au boycott « traduit l’expression d’une opinion contestataire et ne saurait par lui-même (…) être regardé comme une provocation ou une contribution à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personne », souligne la décision du Conseil d’État.

« C’est une première victoire (…) en attendant le jugement du recours en annulation » s’est réjoui sur son site le « Collectif Palestine Vaincra ». « Cette décision est un véritable camouflet contre le pouvoir et bat en brèche la propagande de l’extrême droite sioniste et ses amalgames entre antisionisme et antisémitisme », ajoute-t-il.

L’État devra verser 3 000 euros à chacune des deux associations. Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaiter faire de commentaires.

Avec AFP

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Après une belle occupation de terres enneigées et la création d’une AmaPirate aux Vaîtes, la saison 3 des Soulèvements de la Terre prend son envol à la zap du Pertuis les 14 et 15 mai. Ce sera le moment de se retrouver dans le sud et nous vous invitons en attendant à diffuser partout dans vos réseaux l’appel des patatistes résistant.es à un grand charivari :

#SoulevementsdelaTerre - Saison 3 - Acte 2 - 14 et 15 mai- CHARIVARI CONTRE L’ARTIFICIALISATION DE TERRES AGRICOLES À LA ZAP DE PERTUIS

Contre les expulsions et les expropriations !

Pour l’abandon du projet de zone industrielle !

La Zone à Patates, ce sont 86ha de terres agricoles, fertiles, irriguées, cultivées ou en friche, riches en faune et en flore, au bord de la Durance. C’est une résistance qui fédère des collectifs depuis 2019, pour s’opposer au projet d’artificialisation des sols et d’extension de la zone d’activité de la ville.

Ce projet est porté par un puissant industriel, qui n’est d’autre que le maire de Pertuis, Roger Pellenc, ainsi que par le conseil de territoire de la Métropole Aix-Marseille, dont il est le premier vice président. Conflit d’intérêt dîtes-vous ?

Pour défendre la Zone à Patates, nous faisons revivre à ces terrres agricoles leurs amours maraîchères: plantation de patates, blé, fèves, verger, cultures potagères. Nous habitons des espaces menacées, un quartier, un lieu de résistance, de vie, d’accueil, d’organisation et de créativité anticapatiliste.

Cette action s’inscrit dans les campagnes des Soulèvements de la Terre contre l’artificialisation des terres et la bétonisation des terres. Le lien fait avec ce mouvement permet de relier la lutte de la Zone à Patates avec une multiplicité de combats, et de s’inscrire dans un rapport de force à l’échelle nationale.

Une menace d’expulsion plane sur nos têtes, mais elle ne nous fait pas peur. Nous serons là quoi qu’il arrive, le 14-15 mai pour le charivari et encore bien d’autres jours! Nous savons tenir sur la longueur et ce week-end est une occasion de montrer notre détermination à défendre nos terres.

Samedi 14 * rdv 13h30 au Rond Point Herebian * Carnaval revendicatif (ramène ton costume, ta gourde, ta déter, tes voisin.es) * concerts * cantines * camping

Dimanche 15 * rdv 11h sur la ZAP * rencontres interlutte * chantiers surprises

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