20 novembre 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

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Les marches du soulèvement étudiant se terminent par des bombes incendiaires et des gaz lacrymogènes (vidéos) - George Zachariou s’exprime sur ce qui se passe à Exarchia et en Grèce - Nouveau mécanisme européen de répartition des migrants : qu’est-ce qui change ? -

Autodétermination, référendums et droits des minorités : Analyse d’un expert de l’ONU

La police italienne arrête une cellule nazie liée à Azov qui planifiait des attaques terroristes

Axios met au jour la guerre de l’information menée par la France contre la Russie en Afrique

Examen de la LOPMI : Refusons les policiers programmés

Je ne regarderai pas la coupe du Qatar 2022 par José Muchnik

Reportage photo de Serge d Ignazio : 4 ans , Toujours là! samedi 19 novembre 2022 – Paris

FESTISOL - MEXIQUE - CHIAPAS - RENCONTRE ET PROJECTION avec le réalisateur autochtone Tseltal et Tsotsil, Nestor Jimenez et l’avant-première en France de deux de ses films - Mercredi 23 nov. 2022 – 19h au CICP

Projection-débat « Fedayin, le combat de George Abdallah » : vendredi 25 novembre 2022 à 18h30 au CAREP : 12, rue Raymond Aron 75013 Paris

Mobilisations anti-bassine

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source : Students' Uprising marches end with firebombs and teargas (videos)

Les marches du soulèvement étudiant se terminent par des bombes incendiaires et des gaz lacrymogènes (vidéos)

November 17, 2022 -

Des milliers de Grecs ont défilé jeudi dans le centre d’Athènes et d’autres villes pour marquer le 49e anniversaire d’un soulèvement étudiant violemment réprimé en 1973, qui avait contribué à renverser la junte militaire qui dirigeait alors le pays.

lien : twitter.com/i/status/1593265951172136960

La marche annuelle vers l’ambassade des États-Unis, que de nombreux Grecs accusent d’avoir soutenu la dictature militaire de 1967-1974, devient souvent un point de convergence des protestations contre les politiques gouvernementales.

Lien : twitter.com/i/status/1593276525033521155

Jeudi, les manifestants tenaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Les États-Unis et l’OTAN sortent, désengagement de la guerre ».

Quelques manifestants portaient des T-shirts sur lesquels on pouvait lire « Lutte pour la paix et le désarmement ».

En tête du cortège, des jeunes tenaient un drapeau taché de sang qui appartenait aux étudiants engagés dans la révolte de 1973.

Plus tôt, des personnes ont déposé des couronnes et des œillets à l’École polytechnique d’Athènes, site d’une répression sanglante le 17 novembre 1973, lorsque les chars ont défoncé les portes pour écraser la révolte qui a annoncé la fin de la junte.

Si les marches se sont déroulées dans le calme, des tensions ont éclaté peu de temps après à Thessalonique et à Patras, où des manifestants ont lancé des cocktails molotov sur la police anti-émeute qui a répondu par des gaz lacrymogènes.

Vidéo : Thessalonique : youtu.be/YwXvVfybNIc

Sept personnes ont été arrêtées à Thessalonique.

Vidéo : Patras : youtu.be/6uCWiafHs9A

Il y a eu de légères tensions avec les manifestations anti-autoritaires à Athènes, où la police avait déployé quelque 5 500 agents… Un hélicoptère et des drones ont survolé toute la journée la place centrale Syntagma et les quartiers voisins.

Selon Reuters, la junte s’est dissoute en 1974, au milieu d’un tollé public provoqué par un coup d’État qu’elle avait fomenté à Chypre, déclenchant l’invasion de l’île par la Turquie quelques jours plus tard.

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Georges Zachariou

Merci chers amis

Alertés par les événements insurrectionnels du quartier d’Exarchia à Athènes, merci de m’inviter à réagir sur ce qui se passe en Grèce!

SIMPLE RAPPEL

Le peuple grec, celui qui se lève tôt pour tenter de survivre, est toujours en souffrance. Passer de la gestion de Tsipras à celle de Mitsotakis n’a rien changé, ce dernier applique volontiers les cahiers de charge européens, Tsipras, lui, y était contraint. Cependant, Tsipras, issu de la gauche dite extrême, faisait tache dans cette Europe dominée par le libéralisme. Il ne pouvait en aucun cas, « être la solution ». Son gouvernement était constamment sous très forte pression par ce que nous appelions la Troïka. Alors que Mitsotakis, libéral autoritaire, a été accueilli par cette Europe comme étant celui qui pourrait collaborer aisément. Quelques aménagements de faveur lui furent accordés en échange de la destruction des réseaux d’entraide nationaux et internationaux (dispensaires sociaux, réseaux d’entraides autogérés, …)

L’élection de Mitsotakis rassura l’Europe, et la Grèce sortit du champ médiatique international.

MITSOTAKIS GARDE LE CAP

Tout en continuant le travail de sape sociale, il ne peut admettre qu’en plein centre d’Athènes un îlot libertaire puisse subsister à Exarchia, quartier en proximité de l’université polytechnique nationale… (j’y reviens). Ce quartier d’étudiants et de libres penseurs s’est transformé, ces dernières années, en un lieu d’autogestion et d’initiative citoyenne afin de combattre collectivement la misère sociale qui touche la population, ainsi que la politique d’austérité libérale des gouvernements grecs. Ce quartier est traditionnellement reconnu pour être le foyer de l’anarchisme en Grèce, il est aussi une lueur d’espoir pour tout esprit progressiste par ce qu’il diffuse.

EXARCHIA MON AMOUR(1)

Je connais assez bien ces lieux, je ne peux séjourner à Athènes en dehors d’Exarchia. La place centrale est arborée, c’est suffisamment rare à Athènes pour le signaler (en dehors des parcs nationaux). Exarchia est un quartier préservé du tourisme de masse, son histoire est émaillée d’événements politiques et sociaux directement liés à l’histoire d’Athènes et de la Grèce. Toutes sortes de gens cohabitent avec harmonie, des étudiants riches, pauvres. Certes il y a du trafic de drogue, des violences urbaines lors de certaines manifestations. Mais tout se passe bien, de nombreux cafés, tavernes accueillent touristes et autochtones. Je descends toujours à l’hôtel Exarchia et demande à être logé à l’étage le plus élevé, voulant me préserver du bruit de la rue… Certains soirs, fort tard dans la nuit se créent spontanément des groupes de manifestants. Qui aux cris ‹ Allons investir le parlement ›, forment des groupes rarement de plus de 20 personnes, ils s’ébranlent, un peu chancelants, en hurlant des slogans politiques. Croyez-moi chers amis, c’est unique et nulle part ailleurs on ne peut ressentir avec autant de poids et d’émotion la Grèce Antique, il y a du Thémistocle et du Périclès. Le lendemain la place retrouve son calme tout a été nettoyé et mis en ordre. Je descends vers 9 heures (après un copieux petit déjeuner à l’hôtel) prendre un café au restaurant ‹ le florina ›, c’est super il y a de la vie, les enfants sont dans la rue. Ils jouent en toute sécurité sous le regard des plus grands. Exarchia est un des derniers quartiers d’Athènes qui n’a pas abdiqué. Il garde son identité unique et sa réputation d’activisme politique.

Depuis longtemps tous les gouvernements grecs se sont évertués à mettre au pas ce quartier souvent tumultueux, en vain, Exarchia la rebelle tient bon malgré une certaine gentrification.

REVOLTE CONTRE UN PROJET URBAIN ‘le métro de la discorde’

La construction de la 4ème ligne de métro, prévue depuis longtemps à Athènes, est certes absolument nécessaire, elle devrait résoudre des problèmes très graves de circulation et de pollution, mais de là à prévoir une station sur cette place ! C’est une véritable provocation !

EXARCHIA S’ENFLAMME

« Ce lieu de rencontre aux terrasses de café ordinairement bondées est depuis mi-août encerclé de tôles et de barbelés, surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des forces antiémeute ». (Journal Le Monde)

Des milliers de manifestants aux cris de « Prenez vos flics et barrez-vous ! Notre place, nous ne vous l’offrirons pas ! » protestent contre ce projet d’implantation sur cette place unique à Athènes (seule place des environs ombragée par près de soixante-dix arbres, ils seront détruits, ne survivront que quatorze)

« Au fil des semaines, les rassemblements prennent de l’ampleur avec près de 5 000 personnes mobilisées. A la nuit tombée, des protestataires brûlent des poubelles, des gaz lacrymogènes sont lancés sans modération par les policiers et font fuir les clients des restaurants voisins. Loin des caméras des chaînes de télévision grecques, plusieurs personnes affirment avoir été passées à tabac. Comme cette jeune femme, le 9 septembre, qui allait récupérer sa moto et dit avoir été insultée et tabassée par des policiers. Elle a déposé plainte. »

Du classique, dans cette Europe libérale/autoritaire la concertation étant devenue impossible(2), c’est la confrontation, alors que tous les citoyens devraient participent aux décisions publiques et à la vie politique de la cité

L’âpreté du gain nous déshumanise

Yorgos

  1. De nombreux convois humanitaires étaient accueillis sur cette place

  2. En France par exemple ‘les Bassines’, réserves d’eau de substitution, l’autoroute contestée de Toulouse Castres et les passages en force du 49/3 utilisé par les gouvernements de tout bord etc., etc.,

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source : Nouveau mécanisme européen de répartition des migrants : qu'est-ce qui change ? - InfoMigrants

Nouveau mécanisme européen de répartition des migrants : qu’est-ce qui change ?

Par Charlotte Oberti Publié le : 16/11/2022 Dernière modification : 17/11/2022

Depuis juin, un nouveau mécanisme de répartition des migrants en Europe est en vigueur. Moins contraignant et plus souple que le système précédent, il est censé soulager l’Italie, la Grèce et l’Espagne, pays en première ligne des arrivées. Mais les récentes tensions entre Rome et Paris autour de l’accueil de l’Ocean Viking ont mis à mal ce dispositif.

Les récentes tensions entre l’Italie et la France autour de l’accueil de l’Ocean Viking ont remis un vieux sujet sur le devant de la scène : le mécanisme de répartition européen des migrants. Sitôt après avoir accepté d’accueillir les 234 migrants du navire humanitaire, ignoré par Rome qui a n’a pas ouvert ses ports, Paris a annulé le transfert de 3 500 autres migrants censés être relocalisés depuis l’Italie. Cette décision politique était un pied-de-nez au voisin italien qui, lui, croule sous les arrivées.

À la date du 15 novembre, 92 917 migrants avaient en effet débarqué sur les côtes italiennes depuis le début de l’année 2022, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur. Pour la péninsule, le sujet de la répartition est donc crucial.

>> À (re)lire : Que prévoit la France pour les 230 migrants de l’Ocean Viking ?

« Il est urgent que les États européens mettent en place un mécanisme de débarquement et de répartition pérenne » pour les migrants sauvés en Méditerranée, avait réagi, au cœur de la polémique créé par l’errance de l’Ocean Viking, Sophie Beau, directrice de SOS Méditerranée. Un mécanisme existe pourtant depuis juin.

Ratifié par 23 pays, ce nouveau système de relocalisation - mis en œuvre pour une durée d’un an renouvelable - prévoit qu’une douzaine d’États membres, dont la France et l’Allemagne, accueillent 8 000 migrants arrivés dans d’autres pays européens. Cet accueil se fait sur la base du volontariat.

"On sait que le côté obligatoire ne fonctionne pas"

Un précédent mécanisme, adopté par le Conseil de l’UE en 2015 alors que l’Europe faisait face à un afflux de demandeurs d’asile, avait, lui, une valeur contraignante pour les États membres. Mais cette notion d’obligation n’avait pas porté ses fruits.

« L’ancien mécanisme obligatoire devait concerner 160 000 migrants au total, ce qui était déjà ridicule, comparé au plus d’un million de réfugiés arrivés en Europe sur la période 2015-2016 », commente Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit et membre de l’institut Convergences Migrations, auprès d’Infomigrants. « Or ce sont quelque 34 689 demandeurs d’asile qui ont été relocalisés au 31 mai 2018 (35% des engagements prévus) », détaille l’experte, pointant un manque de volonté manifeste de la part de plusieurs pays européens.

Plusieurs États s’étaient en effet soustraits à leurs obligations. En avril 2020, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque s’étaient retrouvées dans le collimateur de la Cour de justice européenne qui les avait accusé d’avoir enfreint le droit de l’UE en refusant de relocaliser des demandeurs d’asile provenant de Grèce et d’Italie.

>> À (re)lire : Que risque l’Italie en n’autorisant pas le débarquement de migrants rescapés en mer ?

« À la fin du mécanisme [fin 2018, ndlr], l’essentiel des réfugiés se trouvaient toujours dans des hotspots en Grèce et en Italie, et ils s’y trouvent encore aujourd’hui », observe Marie-Laure Basilien-Gainche.

Face à ce constat d’échec, une nouvelle approche a été privilégiée. « On sait que le côté obligatoire ne fonctionne pas », précise Camille Le Coz, analyste à l’Institut des politiques migratoires, à Infomigrants. « C’est source de tensions entre les pays, et notamment ceux de l’Est. En 2016, ils se sont sentis menacés dans leur souveraineté. Les dirigeants européens ont besoin d’être créatifs en matière de solidarité. »

"Cela devient très facile de se défausser"

En théorie, un État membre peut toujours se porter volontaire pour relocaliser : les mécanismes européens sont avant tout des outils de coordination et d’harmonisation. Ainsi, alors que l’ancien mécanisme européen venait de se clôturer en 2018, une poignée de pays dont la France, l’Allemagne, l’Italie et Malte ont signé ensemble une déclaration d’intention à la Valette en 2019. Cette déclaration reposait sur la bonne volonté de ces États-membres dans la politique de relocalisation.

Le nouveau système européen adopté en juin se calque en partie sur ce modèle de la Valette. Il va même encore plus loin dans la flexibilité. Alors que le précédent mécanisme et la déclaration de la Valette portaient tous deux sur la relocalisation des migrants uniquement, le nouveau système offre aux États la possibilité de contribuer à l’effort collectif de différentes façons.

Ainsi, un État peut soit accueillir des migrants sur son territoire, soit aider financièrement l’un des pays en première ligne, soit « contribuer financièrement à des projets dans des pays tiers qui peuvent avoir un impact direct sur le nombre d’arrivées et d’entrées aux frontières extérieures de l’Europe. »

Ce dernier point fait froncer les sourcils de la spécialiste Marie-Laure Basilien-Gainche. « Un État va pouvoir brandir un quelconque accord de réadmission en disant qu’il a fait sa part. Cela devient très facile de se défausser », s’exaspère-t-elle.

Les transferts, "des opérations compliquées"

Même en cas de bonne volonté, le système pêche par son manque de clarté, estiment des spécialistes. À commencer par la manière dont sont sélectionnés les candidats à la relocalisation.

Pour la France, c’est l’Ofpra qui, sur place, fait passer deux entretiens aux candidats : l’un pour évaluer la sécurité, le second pour évaluer les situations des personnes, comme dans le cadre d’une procédure d’asile à la frontière (ce qui est actuellement appliqué pour les rescapés de l’Ocean Viking). Mais qu’en est-il des autres pays ? La sélection est-elle coordonnée par l’EASO, l’agence de l’UE pour l’asile ?

« Ce n’est pas anodin de faire ces transferts, ce sont des opérations compliquées », explique Camille Le Coz. « Au moment du tout premier mécanisme de 2015, il y avait eu des délais, notamment pour des questions opérationnelles : comment faire un ‹ security background check ›, c’est-à-dire vérifier que les personnes ne représentent pas des menaces à la sécurité ? Les procédures ont mis du temps à être mises en place entre les États membres », ajoute-t-elle, ce qui a pu justifier, en partie, la différence entre le nombre de relocalisations annoncées à l’époque et celles effectives.

Entre 2016 et 2021, la France a relocalisé 9 433 personnes, notamment secourues par des bateaux humanitaires. Ces opérations ont concerné 268 personnes en 2021.

À la mi-novembre, seuls 117 des 8 000 relocalisations annoncées en juin par la douzaine d’États membres avaient bel et bien été effectuées. Une goutte d’eau par rapport aux 96 000 réfugiés et demandeurs d’asile qui se trouvaient en Grèce en 2021, selon des estimations de l’ONU. Entre janvier et novembre 2022, quelque 13 000 autres migrants sont arrivés sur le sol grec, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’Espagne, elle, a connu 29 000 arrivées, notamment via la route des Canaries, durant ce laps de temps, selon la même source.

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source : www.defenddemocracy.press/self-determination-referenda-and-the-rights-of-minorities-analysis-of-a-un-expert/

Autodétermination, référendums et droits des minorités : Analyse d’un expert de l’ONU

19/11/2022

Suite aux controverses et aux débats passionnés suscités par les référendums organisés en septembre dernier dans les régions du Donbass, il est apparu nécessaire de faire la lumière sur les questions juridiques entourant cet événement.

Diplômé de la Harvard Law School, le Dr Alfred de Zayas a été le premier expert indépendant des Nations unies pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, nommé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies (2012-18). Il a travaillé aux Nations unies de 1981 à 2003 en tant que juriste principal au sein du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, secrétaire du Comité des droits de l’homme des Nations unies et chef des pétitions.

Quelle est votre analyse de la situation difficile à laquelle sont confrontées les minorités russophones vivant dans les régions du Donbass à la suite des événements du Maïdan ? Les actions du gouvernement ukrainien ces huit dernières années pourraient-elles être constitutives d’une tentative de génocide sur ces populations ?

Alfred de Zayas : La population russe du Donbass avait certainement des raisons de se sentir menacée au vu de la virulence de la rhétorique anti-russe des leaders du coup d’État du Maïdan et de la législation anti-russe adoptée par le Parlement putschiste.

Le niveau de haine exprimé par les politiciens et les médias constituait certainement un « discours de haine » et violait l’article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui interdit à la fois la propagande en faveur de la guerre et l’incitation à la haine et à la discrimination.

Le bombardement des centres de population dans le Donbas 2014-2022 a entraîné des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, mais n’a pas constitué un génocide au sens de la Convention sur le génocide de 1948.

Alors que l’art. 2 de 1948 de la Convention sur le génocide comporte 5 catégories, il n’inclut pas le génocide culturel. Il est plus sage d’éviter les hyperboles. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité visés aux articles 7 et 8 du Statut de Rome sont déjà assez graves.

Le droit de parler sa langue est protégé par les articles 2 et 27 du PIDCP. Il est également protégé par les articles 2 et 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et par de nombreuses résolutions des Nations unies. En outre, elle constitue un exercice légitime du droit à la liberté d’expression en vertu de l’article 19 du PIDCP.

L’Ukraine est certainement en violation des articles 19 et 27 du PIDCP.

De plus, l’Ukraine est en violation de l’article 1 commun au PIDCP et au PIDESC, qui stipule le droit à l’autodétermination de TOUS les peuples, incluant nécessairement les populations russes de Crimée et de Donbas. L’art. 1 se lit comme suit :

"1. Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

2. Tous les peuples peuvent, à leurs propres fins, disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations découlant de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne peut être privé de ses propres moyens de subsistance.

3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d’administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de favoriser la réalisation du droit à l’autodétermination et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies."

La Fédération de Russie a-t-elle agi dans l’esprit de la Charte des Nations unies en cherchant à s’engager dans la diplomatie plutôt que de succomber aux appels de ceux qui prônent une intervention militaire immédiate dès 2014-15 ?

Alfred de Zayas : La Fédération de Russie a passé trois décennies à exprimer sa volonté politique de poursuivre la coopération internationale et les relations amicales avec tous les pays, comme le prévoit la résolution 2625 de l’Assemblée générale. Elle a fait des ouvertures valables et des propositions concrètes pour la coopération et la construction d’une maison européenne commune fondée sur l’égalité souveraine et la sécurité nationale globale. C’est une grande perte pour toute l’humanité que les initiatives de paix de Gorbatchev n’aient pas été reprises par les États-Unis et l’OTAN et que les promesses faites en 1989-1991 par le secrétaire d’État américain James Baker et d’autres n’aient pas été tenues. La seule chance de s’entendre sur le désarmement nucléaire, comme le prévoit l’article 6 du traité de non-prolifération, la seule chance de mettre en œuvre le désarmement conventionnel et de réorienter le monde vers le développement et la paix, a été gâchée par le président Bill Clinton lorsqu’il a approuvé l’expansion de l’OTAN vers l’est, ce qui constitue un grave abus de confiance, une provocation inutile et une violation de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies, qui interdit non seulement le recours à la force, mais aussi la menace du recours à la force.

Après le coup d’État de Maidan et le bombardement ukrainien du Donbas, la Fédération de Russie a passé 8 ans à essayer de résoudre le différend par des moyens pacifiques, comme l’exige l’art. 2(3) de la Charte des Nations unies. Les accords de Minsk étaient valables et modérés et auraient conduit à une paix durable, s’ils avaient été appliqués par l’Ukraine. Le bombardement continu du Donbass par l’Ukraine, tel que documenté par l’OSCE[1], a constitué des violations répétées par l’Ukraine de l’art. 2(4) de la Charte. C’est l’ultima irratio de faire la guerre à une population civile infortunée pour empêcher l’exercice de son droit à l’autodétermination. Toutes les tentatives russes de négociation pacifique dans le cadre de l’OSCE et du format Normandie ont été ignorées. En décembre 2021 encore, la Russie a mis sur la table les projets de deux traités qui auraient constitué la base d’un dialogue fructueux conformément à l’article 2, paragraphe 3, de la Charte des Nations unies. Une fois encore, les États-Unis et l’OTAN ont rejeté ces ouvertures pacifiques.

Comment l’argument de l’autodétermination qui sous-tend les récents référendums se concilie-t-il avec le résultat dans le cas de la Catalogne ?

Alfred de Zayas : L’art. 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques est clair - TOUS les peuples ont le droit à l’autodétermination - pas seulement les peuples anciennement colonisés. Cela inclut l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie, la Croatie, le Kosovo. Cela inclut également les Catalans, les Criméens, la population du Donbass, les peuples du Haut-Karabakh, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Les détenteurs de droits d’autodétermination sont les PEUPLES - les détenteurs de devoirs sont les États, qui n’ont PAS la prérogative d’accorder ou de refuser l’autodétermination. Bien entendu, l’autodétermination n’est pas synonyme de sécession. Selon la doctrine de l’autodétermination interne, un peuple a le droit de l’exercer par l’autodétermination interne sous la forme d’un statut d’autonomie (comme envisagé dans les accords de Minsk). Idéalement, l’autodétermination devrait être précédée de référendums fiables, organisés et contrôlés par les Nations unies, comme ce fut le cas au Timor Leste, au Soudan et en Éthiopie/Érythrée. Les Nations unies ont manqué à leur devoir envers les peuples ukrainien et russe en n’organisant pas de référendum en 1991, lorsque l’Ukraine s’est séparée unilatéralement de l’Union soviétique, ou au plus tard après le coup d’État anticonstitutionnel contre le président démocratiquement élu de l’Ukraine, Victor Ianoukovitch.

La CIJ a-t-elle ouvert une boîte de pandore avec sa décision de 2010 portant sur la légalité de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo ?

Alfred de Zayas : Je ne dirais PAS du tout que c’est une boîte de Pandore. Elle représente une réaffirmation de l’article 1 du PIDCP. Dans l’ère post-Charte des Nations Unies, la décolonisation de l’Afrique et de l’Asie a été mandatée - l’autodétermination étant l’un des piliers de la Charte des Nations Unies, et intégrée dans de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale. L’exercice progressif de l’autonomie était prévu au chapitre XI de la Charte. L’avis consultatif de la CIJ[2] indique très clairement que le principe d’intégrité territoriale n’est destiné qu’à un usage externe et ne peut être invoqué pour nier le droit des peuples à l’autodétermination. Voir le paragraphe 80. L’avis consultatif a créé un précédent en droit international, tout comme l’émergence de facto et de jure de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de l’Ukraine, de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie, etc. en vertu de déclarations unilatérales d’indépendance au détriment de l’intégrité territoriale de l’Union soviétique et de la Yougoslavie.

Quels devraient être les critères retenus pour évaluer si le droit à l’autodétermination doit venir à bout de l’intégrité/cohésion territoriale et administrative d’un Etat déjà établi ?

Alfred de Zayas : Aucun des deux droits n’est absolu. Les deux sont des principes importants du droit international qui peuvent coexister et coexistent dans le contexte du seul « ordre international fondé sur des règles » que nous connaissons - la Charte des Nations Unies. Certains juristes internationaux ont inventé le concept de « sécession réparatrice », que je rejette comme une « doctrine » artificielle, car il est impossible de fixer un seuil objectif.

Une meilleure approche consiste à appliquer le principe primordial de la paix durable, qui est au cœur de la Charte des Nations unies. Ce n’est PAS l’exercice de l’autodétermination qui cause les guerres, mais son déni injuste. En effet, le refus de l’autodétermination a conduit à des conflits armés dans d’innombrables cas depuis 1945. La fonction de l’ONU et du Conseil de sécurité est de prévenir les menaces et les ruptures de la paix au sens de l’article 39 de la Charte des Nations unies. Il est donc de la fonction de l’ONU d’assurer la réalisation du droit à l’autodétermination en tant que stratégie de prévention des conflits[3].

Arnaud Develay est un avocat international. Il a participé à la défense de l’ancien président Saddam Hussein aux côtés de l’ancien procureur général américain Ramsey CLARK ; il a documenté le régime de sanctions illégales imposé à la Syrie alors qu’il vivait à Damas dans le sillage de l’Acte César et est maintenant basé à Moscou.

[1]https://www.osce.org/special-monitoring-mission-to-ukraine/512683. Alfred de Zayas, Countering Mainstream Narratives, Clarity Press, Atlanta, 2022, p. 80. https://www.counterpunch.org/2022/07/22/prolonging-war-is-a-crime-against-peace-and-a-crime-against-humanity/

[2] https://www.icj-cij.org/public/files/case-related/141/141-20100722-ADV-01-00-EN.pdf

[3] Voir les chapitres 3 et 5 de A. de Zayas, « Building a Just World Order », Clarity Press, Atlanta, 2021.

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source : thegrayzone.com/2022/11/15/blowback-italian-azov-tied-nazi-terror/

La police italienne arrête une cellule nazie liée à Azov qui planifiait des attaques terroristes

Par Alexander Rubinstein, The Grayzone.

15 novembre 2022

L’arrestation de néo-nazis italiens affiliés au bataillon ukrainien Azov met en évidence le potentiel terrifiant de retour de flamme de la guerre par procuration en Ukraine.

La police italienne a annoncé une série de raids contre l’organisation néo-nazie Ordre de Hagal. Accusé de stocker des armes et de planifier des attaques terroristes, le groupe a établi des liens opérationnels avec le bataillon ukrainien Azov.

Cinq membres d’une organisation néo-nazie italienne connue sous le nom d’« Ordre de Hagal » ont été arrêtés le 15 novembre, tandis qu’un autre membre est toujours recherché par les autorités. Ce dernier se trouvait en Ukraine, où il combattait les forces russes aux côtés du bataillon Azov, qui a été officiellement intégré à l’armée ukrainienne.

Les membres de « Hagal » sont accusés de préparer des attaques terroristes contre des cibles civiles et policières. Un sixième membre du groupe Hagal, désormais considéré comme un fugitif, se trouve en Ukraine et est intégré au Bataillon Azov, un groupe paramilitaire néonazi qui a été incorporé à la Garde nationale ukrainienne.

Les membres de l’Ordre de Hagal auraient entretenu des contacts « directs et fréquents » via Telegram avec non seulement le Bataillon Azov, mais aussi les formations militaires ukrainiennes néonazies Secteur droit et Centuria, « probablement en vue d’un éventuel recrutement dans les rangs de ces groupes de combat », selon les médias italiens.

L’enquête policière a été lancée en 2019 et a comporté des recherches approfondies dans les ordinateurs et des écoutes téléphoniques ; des tactiques qui ont révélé l’intention des membres du groupe de commettre des actes violents en Italie.

L’un des membres arrêtés, Giampiero Testa, serait « dangereusement proche des groupes nationalistes ukrainiens d’extrême droite » et planifiait une attaque contre un poste de police à Marigliano à Naples, selon les écoutes téléphoniques. Le combattant d’Azov en fuite, Anton Radomsky, est un citoyen ukrainien qui a vécu en Italie mais qui se bat actuellement pour le compte des forces armées ukrainiennes. Les autorités affirment que Radomsky prévoyait d’attaquer le centre commercial « Volcano Buono » à Naples.

Dans une écoute téléphonique de janvier 2021, Testa a déclaré qu’il « ferait un massacre comme celui de la Nouvelle-Zélande, mais je n’irais pas chez les Noirs, j’irais à la caserne de Marigliano. » Il faisait référence au tireur de la mosquée néo-zélandaise qui prétendait avoir visité l’Ukraine et portait un Sonnenrad nazi, ou « soleil noir », sur son gilet pare-balles alors qu’il tuait 51 fidèles. Le symbole, comme l’a noté le New York Times en 2019, est « couramment utilisé par le bataillon Azov, une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne. »

En février 2021, Testa a fulminé au téléphone en déclarant : « Comme [le tireur de masse raciste de Christchurch] Tarrant… tututututu. Dans les casernes de Marigliano. Boom boom, je les ai tous tués. »

À peu près au même moment, la police surveillant l’organisation de l’Ordre de Hagal a saisi des « armes à air comprimé » qui pouvaient être « facilement modifiées pour tirer des balles authentiques », des munitions, du matériel tactique et même un lance-grenades. Le groupe est également accusé d’avoir organisé des formations paramilitaires à Naples et à Caserta ainsi que des séminaires promouvant la suprématie blanche et le déni de l’Holocauste.

Les images des arrestations diffusées par la chaîne d’information Sky Tg24 montrent des couteaux longs, une hache de style nordique, une batte sur laquelle sont inscrits les mots « Leader Mussolini », un drapeau à croix gammée, un masque à gaz, un t-shirt du bataillon Azov et « Valhalla Express », les mémoires d’un combattant d’Azov.

Le reportage de TG24 est ci-dessous.

Mais l’Ukraine n’est pas le seul pays à avoir été visité par des membres de l’Ordre de Hagal ; « certains membres » se sont également rendus en Israël pour s’entraîner au Krav Maga et à l’utilisation d’armes longues et courtes", selon des responsables de la police. Ils ont même reçu des diplômes pour avoir suivi cette formation.

L’opération policière s’est déroulée dans treize provinces italiennes et a comporté « 26 perquisitions personnelles, domiciliaires et informatiques », selon le communiqué de presse de la police annonçant les arrestations.

Parmi les personnes arrêtées pour « délit d’association à des fins de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique » figurent Maurizio Ammendola, le fondateur du groupe, son vice-président Michele Rinaldi, et les membres Giampiero Testa et Massimiliano Mariano.

Le cinquième membre arrêté, Fabio Colarossi, est accusé de diffuser de la propagande néonazie.

Alors que le nazisme a trouvé un espace sûr dans les forces armées ukrainiennes, les arrestations et les mandats d’arrêt contre les membres de l’Ordre de Hagal qui planifiaient des attaques terroristes laissent entrevoir le risque d’un retour de flamme de la guerre par procuration de l’OTAN en Ukraine, alors que des vétérans aguerris et idéologiquement extrêmes, encouragés par les gouvernements occidentaux et soutenus par l’aide des États-Unis et de l’UE, rentrent chez eux dans des villes d’Europe.

« La grande disponibilité des armes pendant le conflit actuel entraînera la prolifération d’armes illicites dans la phase post-conflit », a averti le secrétaire général d’Interpol, Juergen Stock.

Comme l’a rapporté The Grayzone, un document du ministère de la Sécurité intérieure datant de 2022 reconnaît que « les groupes nationalistes ukrainiens, y compris le Mouvement Azov, recrutent activement des suprémacistes blancs extrémistes violents motivés par des considérations raciales ou ethniques pour rejoindre divers bataillons de volontaires néonazis dans la guerre contre la Russie », mais note une lacune importante en matière de renseignement : « Quel type d’entraînement les combattants étrangers reçoivent-ils en Ukraine pour qu’ils puissent éventuellement proliférer dans les milices et les groupes nationalistes blancs basés aux États-Unis ? »

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source : lesakerfrancophone.fr/axios-met-au-jour-la-guerre-de-linformation-menee-par-la-france-contre-la-russie-en-afrique

Axios met au jour la guerre de l’information menée par la France contre la Russie en Afrique

par Andrew Korybko.

La tendance que chacun peut constater est que l’influence de la France au sein de ses anciennes colonies africaines disparaît comme neige au soleil, et ce de manière d’autant plus accélérée par les conséquences de ses tentatives désespérées de mettre fin à ce processus. Plus Paris s’escrime à lutter contre la multipolarité, plus les choses s’accélèrent et mettent à mal son influence hégémonique néocoloniale en déclin.

10 dirigeants français d’expérience ont apporté des informations à Axios et à deux autres médias étasuniens à la mi-octobre au sujet des opérations de guerre de l’information menée par l’hégémonie néo-coloniale en déclin contre la Russie en Afrique. Bien que l’objectif en soit évidemment d’informer le public au sujet de ce qu’ils présentent comme de bonnes intentions, cette campagne délétère s’en trouve néanmoins dévoilée au grand jour. Selon Axios, les tentatives menées par Paris de repousser les nouvelles influences de Moscou sur le continent prennent les cinq formes qui suivent :

  1. Accuser la Russie de toute occurrence d’un sentiment anti-français ;
  2. Affirmer que tout ceci est orchestré par le groupe Wagner ;
  3. Calomnier ce groupe en le présentant comme une association de criminels de guerre rapaces ;
  4. Minimiser les scandales militaires propres à la France ;
  5. Souligner les investissements de Paris en Afrique.

On s’attend à voir chacun de ces éléments promulgué suivant les moyens suivants :

  1. Amener les Africains à penser que l’anti-impérialisme est le produit d’une soi-disant « propagande russe » ;
  2. Centrer de manière obsessive l’attention des médias sur cette société militaire privée ;
  3. Débiter des infox l’accusant d’exploitation économique néo-coloniale et de crimes contre l’humanité ;
  4. Dissimuler l’exploitation néo-coloniale et les crimes de guerre de la France, pourtant objectivement établis et faciles à vérifier ;
  5. Et écarter l’attention de ce qui précède, en faisant pression sur les médias locaux pour qu’ils ne produisent que des narratifs positifs au sujet de la France.

Tout ceci relève de la manipulation, et prouve que l’Afrique est bien devenue un théâtre de bataille majeur dans la Nouvelle Guerre Froide entre le Milliard doré de l’Occident – États-Unis en tête – et le Grand Sud, mené par les BRICS et l’OCS, pour l’avenir de la transition systémique globale. Le camp occidental veut influencer ces processus complexes en direction d’un renforcement de son hégémonie unipolaire en déclin, cependant que l’autre camp se passionne pour rendre les relations internationales plus démocratiques, plus égales et plus justes. Qui plus est, la Russie a annoncé au cours de l’été que son objectif est d’aider l’Afrique à terminer pour de bon ses processus de décolonisation.

Pour y parvenir, cette puissance mondiale récemment rétablie exporte des solutions de « Sécurité démocratique » personnalisées à ses partenaires sur le continent. Ce concept fait référence à la vaste gamme de tactiques et de stratégies anti-guerre hybride déjà employées avec succès en République centrafricaine et au Mali, et le Burkina Faso est le dernier pays en date que nombre d’observateurs s’attendent à voir demander l’assistance de la Russie. L’impact en matière de grande stratégie de ces politiques créatives a résulté en une érosion progressive de l’influence française dans la « sphère d’intérêt » auto-proclamée de la France, décrite avec condescendance par la France comme « Françafrique ».

Il n’est guère surprenant que la panique règne à Paris, au point que la capitale française en est désormais à répandre ouvertement une guerre de l’information à destination de millions d’Africains pour manipuler leurs perceptions vis-à-vis du rôle positif tenu par les solutions de « sécurité démocratique » de Moscou dans la stabilisation de leurs sociétés assiégées par la guerre hybride. Tout ceci était pourtant parfaitement prévisible, et avait de fait été télégraphié par Macron à la fin août lorsqu’il avait insulté l’intelligence des Africains en affirmant qu’ils se faisaient manipuler par d’autres, tout en faisant totalement fi des manipulations menées par la France, comme celle-ci vient de le reconnaître face à Axios.

La tendance indubitable est un déclin rapide de l’influence de la France envers ses anciennes colonies d’Afrique, suivant un processus qui est accéléré par les conséquences même des tentatives désespérées menées par Paris pour mettre fin au processus. Plus Paris repousse la multipolarité, plus les choses s’accélèrent aux dépens de l’influence hégémonique néocoloniale en déclin de Paris. Au lieu d’accepter simplement qu’elle doit inévitablement traiter avec ses partenaires africains sur un pied d’égalité et avec le respect qu’ils méritent, la France de Macron continue de leur imposer agressivement ses volontés, ce qui est dommageable pour elle-même et facilite les processus de multipolarité.

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source : www.laquadrature.net/2022/10/28/examen-de-la-lopmi-refusons-les-policiers-programmes/

Examen de la LOPMI : Refusons les policiers programmés

Posted on28 octobre 2022

Communiqué de l’Observatoire des libertés et du numérique (OLN), Paris, le 28 octobre 2022.

La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (la « LOPMI ») a été adoptée au Sénat et sera débattue à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Ce texte soulève de sérieuses inquiétudes pour les sujets touchant aux libertés fondamentales dans l’environnement numérique.

L’Observatoire des libertés et du numérique appelle les député·es à rejeter massivement ce texte.

1. Un rapport programmatique inquiétant promouvant une police cyborg

S’agissant d’une loi de programmation, est annexé au projet de texte un rapport sans valeur législative pour décrire les ambitions gouvernementales sur le long terme et même, selon Gérald Darmanin, fixer le cap du « réarmement du ministère de l’Intérieur ». Déjà, en soi, le recours à une sémantique tirée du registre militaire a de quoi inquiéter. Véritable manifeste politique, ce rapport de 85 pages fait la promotion d’une vision fantasmée et effrayante du métier de policier, où l’agent-cyborg et la gadgétisation technologique sont présentés comme le moyen ultime de faire de la sécurité.

L’avenir serait donc à l’agent « augmenté » grâce à un « exosquelette » alliant tenue « intelligente » et équipements de surveillance. Nouvelles tablettes, nouvelles caméras piéton ou embarquées, promotion de l’exploitation des données par intelligence artificielle, sont tout autant d’outils répressifs et de surveillance que le rapport prévoit d’instaurer ou d’intensifier. Le ministère rêve même de casques de « réalité augmentée » permettant d’interroger des fichiers en intervention. C’est le rêve d’un policier-robot qui serait une sorte de caméra mobile capable de traiter automatiquement un maximum d’information. Ce projet de robotisation aura pour premier effet de rendre plus difficile la communication entre les forces de l’ordre et la population.

Cette projection délirante se poursuit sur d’autres thématiques sécuritaires. Le ministère affiche par exemple la volonté de créer des « frontières connectées » avec contrôles biométriques, drones ou capteurs thermiques. Il confirme également son obsession toujours plus grande de la vidéosurveillance en appelant à en tripler le budget à travers les subventions étatiques du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), malgré l’inutilité démontrée et le coût immense de ces équipements.

Qu’il s’agisse de délire sécuritaire ou de calcul électoraliste, le rapport livre une vision inquiétante du numérique et de la notion de sécurité. Malgré son absence de portée normative, pour le message qu’il porte, l’OLN appelle donc les député·es à voter la suppression de ce rapport et l’article 1 dans son entièreté.

2. Un affaiblissement du cadre procédural des enquêtes policières

Ensuite, le fond des dispositions est guidé par un objectif clair : supprimer tout ce que la procédure pénale compte de garanties contre l’autonomie de la police pour faciliter le métier du policier « du futur ». La LOPMI envisage la procédure pénale uniquement comme une lourdeur administrative inutile et inefficace, détachée du « cœur de métier » du policier, alors qu’il s’agit de règles pensées et construites pour protéger les personnes contre l’arbitraire de l’État et renforcer la qualité des procédures soumises à la justice. On peut d’ailleurs s’étonner que le texte soit principalement porté par le ministère de l’Intérieur alors qu’il s’agit en réalité d’une refonte importante de la procédure pénale semblant plus relever de l’organisation judiciaire.

De manière générale, l’esprit du texte est assumé : banaliser des opérations de surveillance en les rendant accessibles à des agents moins spécialisés et en les soustrayant au contrôle de l’autorité judiciaire. Le texte permet ainsi à de nouvelles personnes (des assistants d’enquête créés par le texte ou des officiers de police judiciaire qui auraient plus facilement accès à ce statut) de faire de nombreux actes d’enquête par essence intrusifs et attentatoires aux libertés.

Par exemple, l’article 11 prévoit que les officiers de police judiciaire peuvent procéder directement à des « constatations et examens techniques » et à l’ouverture des scellés sans réquisition du procureur. Complété par des amendements au Sénat, cet article facilite désormais encore plus les interconnexions et accès aux fichiers policiers (notamment la collecte de photographie et l’utilisation de la reconnaissance faciale dans le fichier TAJ ainsi que l’analyse de l’ADN dans le FNAEG), contribuant à faire davantage tomber les barrières pour transformer le fichage massif en un outil de plus en plus effectif de contrôle des populations.

Ensuite, l’article 12 conduit en pratique à une présomption d’habilitation à consulter des fichiers pendant une enquête ou une instruction. Sous couvert d’une protection contre les nullités de procédure, cette simplification soustrait les policiers à toute contrainte formelle et supprimerait une garantie fondamentale de protection du droit à la vie privée. Cette disposition permettrait un accès total aux fichiers et viderait par ailleurs de leur substance l’ensemble des textes existants visant à limiter l’accès (pourtant déjà très souple), pour chaque fichier, à une liste de personnes habilitées et déterminées. On assiste ainsi à un « effet cliquet »: après avoir multiplié les fichages en prétextant des garanties, on vient ensuite en faciliter les accès et les interconnexions.

3. L’amende forfaitaire délictuelle : une utilisation du numérique contre les justiciables

Par cette dynamique, le gouvernement fait passer la répression et la surveillance comme l’outil principal du travail policier et affaiblit considérablement le socle de protection de la procédure pénale.

Le projet d’étendre encore un peu plus le champ d’application de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) en est l’une des illustrations les plus éloquentes : cette procédure — dont l’efficacité prétendue n’est mesurée qu’à l’aune du nombre d’amendes prononcées et à la rapidité de la sanction — repose sur un usage de l’outil numérique permettant d’industrialiser et automatiser le fonctionnement de la justice pénale en affaiblissant les garanties contre l’arbitraire, en entravant le débat contradictoire, et en transformant l’autorité judiciaire en simple « contrôleur qualité ».

Les forces de l’ordre sont ainsi transformés en « radars mobiles » de multiples infractions, le tout sans véritable contrôle judiciaire et en multipliant les obstacles à la contestation pour la personne sanctionnée.

L’évolution vers cette justice-là n’est pas un progrès pour notre société.

Ce projet, s’il est adopté, porterait une atteinte sérieuse au nécessaire équilibre qui doit exister entre, d’une part, la protection des libertés individuelles et collectives et, d’autre part, l’action des policiers. Les député·es doivent donc rejeter ce texte qui affaiblit le contrôle nécessaire de l’activité policière et met en danger les équilibres institutionnels qui fondent la démocratie.

Organisations signataires membres de l’OLN : Le CECIL, Creis-Terminal, Globenet,La Quadrature du Net (LQDN), Le Syndicat des Avocats de France (SAF), le Syndicat de la Magistrature (SM).

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Billet de blog 17 nov. 2022

Je ne regarderai pas la coupe du Qatar 2022

Jose Muchnik *****

  • Poète et anthropologue

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Viviane Carnaut

Ni soutiens, ni applaudissements, ni sympathies,je ne demande rien.

J’aime le football, par pur dégoût je ne regarderai pas.

Roule, roule ballon. Ils ont roulé, roulé des têtes, des cœurs, des corps. Des milliers ont roulé! Comment reconnaître les ballons parmi les têtes qui roulent, les buts parmi les cœurs qui saignent ?

Je ne regarderai pas ! Pain et Cirque ! Pain et Cirque ! Rome généreuse, plus de pain désormais. Faim et cirque ! Faim et cirque ! Basta! Boycott intime et solitaire. Petit à petit on peut dire Basta, un à un on peut dire Basta au show du marché ! Un autre monde est possible.

Je ne regarderai pas ! Je ne brandirai pas de drapeau. Je suis népalais, hindou, indonésien, birman, philippin… Je suis tous mes frères, sacrifiés sur l’autel de la cupidité. Le sport assassiné !

Je ne regarderai pas ! Je commence ma révolte intime. Qu’une révolution véritable advienne ! Une révolution qui interroge les racines profondes de la pourriture. Excusez la colère, excusez les mots. En dépit des cérémonies d’ouverture et des buts spectaculaires, ça sentira le pourri.

Je ne regarderai pas ! Ils me l’ont déjà dit, j’ai l’air d’un poète fou criant contre le vent. Pourquoi pas la folie ? Pourquoi ne pas crier contre le vent, crier impuissance ? Je choisis la folie plutôt que la pourriture.

Je ne regarderai pas ! Combien de tonnes de carbone ? Qu’importe si la planète brûle! Avions spéciaux, stades climatisés, bibelots superflus. Cri de dégoût, aucun intérêt politique. Je ne suis personne, ni prince, ni président. Ni de gauche ni de droite, ni de la FIFA ni de la FOFA. Je suis simplement un apprenti poète, j’aime la vie, j’aime l’amour.

Je ne regarderai pas ! Un jour, nous devrons en finir avec l’hypocrisie, avec les faux prédicateurs. Avec ceux qui proclament la justice depuis leurs jets privés. Avec ceux qui prennent soin de la planète depuis les stades réfrigérés. Avec ceux qui manipulent les mots comme s’ils étaient des soldats. Ils ont aussi usurpé notre langue ! Justice ne coïncide plus avec Justice, Liberté ne coïncide plus avec Liberté. Égalité pleure depuis longtemps comme une orpheline dans un coin.

Je ne regarderai pas ! Ce n’est pas du football ! Spectacle prêt-à-porter, que les gens se lâchent, que les sourires soient, que les engrenages ne cessent de tourner. Je vais acheter un bon vin. Je porterai un toast au monde que nous méritons tous et que nous ruinons pour quelques pesos.

JM 17 novembre 2022

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De : Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>
Date: dim. 20 nov. 2022 à 06:57
Subject: Reportage photo : 4 ans , Toujours là! samedi 19 novembre 2022 - Paris
To: Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>

source : www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums/72177720303831759

Serge D’IGNAZIO
Ouvrier/Photographe

Mes reportages photos (à partager sans modération)
source : www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Auteur du livre photographique

« On est là! » - édition Adespote

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source : www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1243

#FESTISOL - MEXIQUE - CHIAPAS - RENCONTRE ET PROJECTION avec le réalisateur autochtone Tseltal et Tsotsil, Nestor Jimenez (Chiapas, Mexique) et l’avant-première en France de deux de ses films, Don de Ser et Remedio Mexico, dans le cadre du Festival des Solidarités (25e édition)

Mercredi 23 nov. 2022 – 19h

au Centre international de culture populaire (CICP), 21TER rue Voltaire, Paris 11e

Entrée prix libre

Néstor Abel Jiménez Diaz fait partie d’un groupe de médias indépendants. Dans son travail de journaliste, il utilise les productions audiovisuelles comme un outil de réflexion et de diffusion des luttes sociales au Chiapas (Mexique). Il travaille avec Ambulante Más Allá, l’école de cinéma documentaire ambulant, une initiative de démocratisation de l’apprentissage cinématographique, née au Guatemala et au Nicaragua et qui s’est développée au Mexique.

Originaire des peuples Tseltal et Tsotsil de l’Etat du Chiapas, il réalise depuis 2007 des documentaires pour aborder la question des processus sociaux. Il a également donné des ateliers de radio, vidéo et cinémas avec différentes communautés autochtones du Chiapas, Mexique et Brésil. Quelques films qu’il a réalisés : « Don de ser », « El Naíl » y « El Secreto de la belleza ».

Vous trouverez ci-dessous les synopsis des deux films qui seront projetés :

- Don de ser

Dans les montagnes des Hauts Plateaux du Chiapas (Mexique), niche une mémoire, celle d’une histoire communautaire dont les membres vivent dans un monde qui ne les comprend pas. Dans leur rapport à la terre, à leur musique et à leurs coutumes, ils et elles puisent des ressources pour développer des mécanismes de résistance, leur « don d’être » face aux violences multiples qu’ils subissent.

Au croisement de regards anthropologique, écologique et culturel, ce film met en exergue la question de la puissance de la parole dans la relation documentaire entre « le corps filmé, la machine filmante et la place du spectateur » (Comolli, 2001).

- Remedio de Mexico

A l’heure du pillage des ressources naturelles et de la violence extrême contre leurs modes de vie, les peuples amérindiens du Mexique refusent d’être exterminés. Le Congrès national indigène (CNI) est la voix de ces peuples, et maintenant il promeut une réaction sans précédent. Le choix de la personne qui les représente dans ce processus est révolutionnaire : être une femme, indigène et pauvre est un triple stigmate en cette année 2018. Qu’elle porte avec elle un travail collectif, horizontal, d’assemblage, signifie un retour à la manière traditionnelle de prendre des décisions sur le continent.

Aidez-nous à réaliser ce projet de solidarité avec les peuples autochtones du Mexique !

Nous vous invitons à rendre possible le projet de diffusion de deux de ses documentaires : Don de ser (52 minutes) et Remedio Mexico (65 minutes). Nestor sera en tournée en France à partir du 20 novembre 2022 (Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Forcalquier, Villeurbanne,…) et votre aide serait un très grand soutien pour lui permettre de réaliser ces événements.
Dons en ligne via HelloAsso → Tournée du réalisateur autochtone nestor jimenez (chiapas, mexique)

Vous pouvez également nous envoyer vos dons par chèque à l’ordre du CSIA avec la mention « Néstor Jiménez / Chiapas / Mexique » et nous l’envoyer à l’adresse suivante :

Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques
21ter rue Voltaire, 75011 Paris, FRANCE

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Projection-débat
« Fedayin, le combat de George Abdallah » :
genèse et évolution des engagements pour la Palestine en France
La projection-débat aura lieu le vendredi 25 novembre 2022 à 18h30, en présence des universitaires Alexandre Mamarbachi et Lina Benchekor, le débat sera modéré par Leila Seurat :

Fedayin retrace le parcours de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais incarcéré dans la prison de Lannemezan depuis 1984. Accordant une place importante au contexte de la guerre civile libanaise et aux camps de réfugiés palestiniens qui ont contribué à forger la conscience politique d’Abdallah, le documentaire se penche ensuite sur l’histoire de la lutte armée en Europe avec l’action des Fractions armées révolutionnaires libanaises en France. C’est donc surtout des engagements politiques de ce combattant pour la Palestine dont traite ce film, plutôt que de l’histoire judiciaire d’une affaire essentiellement politique.
En écho à Fedayin, le CAREP Paris se propose d’ouvrir une discussion autour des engagements en faveur de la Palestine en France. Depuis 1999, alors que Georges Ibrahim Abdallah est libérable, les mobilisations en faveur de sa mobilisation ne cessent de s’accroître. Comment expliquer un tel engouement autour de cette cause ? Répondre à cette question nécessite d’inscrire ces mobilisations dans le temps long de l’histoire des luttes anticoloniales, mais aussi dans différents espaces de contestation porteurs de nouveaux modes d’action et de nouvelles générations de militants. 25 novembre 2022, 18h30 | en présentiel

La projection-débat aura lieu au CAREP Paris Centre arabe de recherches
et d’études politiques de Paris:
12, rue Raymond Aron 75013 Paris

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source : lessoulevementsdelaterre.org/

25 MARS - PROCHAINE MANIFESTATION NATIONALE « PAS UNE BASSINE DE + »

Et tout l’hiver de nombreuses mobilisations anti-bassine

Pas une bassine de plus… le retour !

La mobilisation de Sainte Soline (le 29 et 30 oct.) a été une grand victoire. Nous étions des milliers à braver les interdictions et atteindre le chantier de la bassine. Mais la bataille continue ! Après 10 jours d’interruption le gouvernement a décidé de reprendre les travaux. En Vienne un protocole pour 30 nouvelles bassines a été signé.

Bassines Non Merci, les Soulèvements de la Terre et un ensemble d’organisations syndicales, environnementales et paysannes ont donc décidé d’appeler à une nouvelle date de mobilisation. Ce sera le 25 mars.
Nous avons 4 mois pour construire cette date. L’objectif ? Être plus nombreux et plus audacieux pour enfin imposer un moratoire sur les projets de bassine

“No bassaran” tout l’hiver

Avant le 25 mars 2023, plusieurs autres dates de rassemblements rythmeront la saison. Voici les premières, d’autres seront annoncées

  • Les 28 novembre + 5 et 6 janvier - Face à la répression, rassemblements de soutien aux défenseurs⋅euses de l’eau lors des procès et autres tentatives de répression.
  • Le 15 décembre à Orléans - rassemblement à l’Agence de l’Eau Loire Bretagne contre le financement public des bassines

Sainte Soline en texte et en image

Pour continuer à partager la victoire de Sainte Soline, les Soulèvements de la terre viennent de réaliser une courte vidéo sur l’action du dimanche. Celle où l’on a collectivement couper un bras de la pieuvre :octopus:. C’est visible en suivant ce lien. : youtu.be/nwgzFRLFrHw

Pour alimenter les débats de fond nous conseillons également la lecture de cet article paru sur lundimatin. Une première partie revient sur un an de lutte anti-bassine. Une seconde se pose la question de quelles enseignement politiques pouvons nous tirer des 29 et 30 octobre.

10 décembre - manifestation contre l’usine à Saumon

À Plouisy, près de Guingamp, Smart Salmon à eu une riche idée: construire une usine pour élever des saumons en batterie. Les collectifs Douriou gouez et Reprendre la Bretagne appellent à une journée de mobilisation le 10 décembre.

Pour reprendre leurs mots, cette usine “consommerait 600m3 d’eau par jour, alors que le département est menacé par la sécheresse et devra à l’avenir importer de l’eau des territoires avoisinants ; aurait une consommation électrique égale à celle de 20 000 habitants sur un territoire chroniquement en difficulté d’approvisionnement ; dégraderait la qualité déjà médiocre des eaux du Trieux et de son estuaire.”

Retrouvez l’appel et toutes les informations nécessaire en suivant ce lien : Collectif Dourioù GOuez : Pageappelmanif

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