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Turquie-Grèce : la guerre éclatera-t-elle soudainement de nuit ? -

La proposition du président Vladimir Poutine de construire un gazoduc vers la Turquie pour créer une plateforme internationale à partir de laquelle le gaz russe pourra être fourni à l’Europe a stupéfié les États-Unis et leurs alliés.

Les Italiens protestent contre l’adhésion à l’OTAN dirigée par les Etats-Unis alors que la crise énergétique s’aggrave

Les Haïtiens intensifient leurs protestations contre l’intervention militaire étrangère

Abdoulaye Diop ( Ministre des Affaires Etrangères du Mali ) La situation au Mali au Conseil de sécurité de l’ONU

LE RÉGIME DE MAHAMAT KAKA DEBY , CHOUCHOU DE PARIS, MASSACRE LE PEUPLE TCHADIEN : SOUTIEN AFRICAIN par Franklin Nyamsi (Franco-camerounais)

Une naissance à venir : Le livre sur les Gilets Jaunes de l’Uzège : « Le P’tit Jaune / Une vie de rond-point »

Palestine :Marche pour le retour et la libération à Bruxelles, en Belgique, le samedi 29 octobre

Lien pour écrire à Julian Assange

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source : www.courrierinternational.com/article/analyse-turquie-grece-la-guerre-eclatera-t-elle-soudainement-de-nui

Analyse.
Turquie-Grèce : la guerre éclatera-t-elle soudainement de nuit ?

Les menaces du président Erdogan à l’adresse de la Grèce pourraient bel et bien déboucher sur un affrontement militaire, s’inquiète ce journaliste et universitaire turc.

Publié aujourd’hui à 14h35 Lecture 4 min.

Courrier international

En mai dernier, Recep Tayyip Erdogan parlait d’“intervenir pendant la nuit, soudainement”, en Syrie [une phrase régulièrement prononcée dans le passé en prélude aux interventions militaires turques contre les forces arabo-kurdes des FDS en Syrie]. Le ministre de la Défense Hulusi Akar s’est rendu à la frontière avec les hauts gradés, des manœuvres importantes ont été effectuées, on comptait les heures avant le déclenchement d’une intervention militaire d’ampleur dans la région de Tel Rifat-Manbij. L’Iran a manifesté sa stricte opposition à une telle opération, mais c’est l’action de la Russie qui a été décisive. Erdogan s’est d’abord entretenu avec Poutine au téléphone, puis ils se sont vus à Sotchi, et il n’a plus du tout été question d’“intervenir soudainement de nuit”.

Lire aussi Vu de Turquie. Devenus inséparables, Erdogan et Poutine se retrouvent à Sotchi

Désormais, c’est la Grèce qui doit s’inquiéter d’une “intervention soudaine de nuit”. Ce n’est pas la première fois qu’Erdogan fait des déclarations hostiles à notre voisin de la mer Égée, mais celles-ci dépassent les précédentes et font office de menaces directes.

“Ils nous menacent avec leurs S-300 [un système de défense antiaérienne utilisé par les Grecs fin août pour intimider des avions turcs qu’Athènes accusait de violer son espace aérien] ? Holà, Grèce, regarde ton histoire, si tu continues sur cette route, le prix à payer sera lourd ! Je n’ai qu’une chose à dire à la Grèce : n’oublie pas Izmir [en septembre 1922, lors de la deuxième guerre gréco-turque, les habitants grecs, arméniens et levantins de la ville portuaire alors appelée Smyrne sont massacrés par dizaines de milliers avant d’être évacués par la marine grecque]. Tu occupes les îles mais le moment venu nous ferons le nécessaire. Comme on le dit, nous pouvons venir soudainement une nuit.”

Lire aussi Mémoire. En pleines tensions avec Athènes, la Turquie se remémore les pogroms antigrecs de 1955

“Reconquérir” les îles

La partie la plus importante de ces déclarations n’est même pas la menace d’une intervention militaire, que l’on peut mettre sur le compte d’une menace prononcée dans un contexte de montée des tensions. Le plus important réside dans l’accusation d’“occuper les îles”. Cela revient, pour le président turc, à dire qu’il ne reconnaît pas la souveraineté grecque sur certaines îles de la mer Égée.

Il s’agirait donc des îles indûment “occupées” par la Grèce, qui nous reviendraient de droit, qui seraient une part de notre héritage historique [ces îles avaient progressivement été conquises par les Ottomans entre 1456 et 1718] et qu’il serait légitime de reconquérir.

Mais Erdogan peut-il vraiment mettre ces menaces à exécutions et “intervenir soudainement de nuit” ? Est-ce réellement une option envisageable ?

Avant même ces dernières menaces, l’historien spécialiste de la Turquie Ryan Gingeras, avertissait que “la guerre en Ukraine a montré qu’il ne faut pas prendre à la légère les risques de conflits armés entre des États qui entretiennent un antagonisme profond, des revendications territoriales opposées et une histoire conflictuelle”, et que “certaines voix influentes en Turquie, qui soutiennent la guerre de Poutine contre l’Ukraine [référence à une partie de l’armée, laïque et eurasiste, que l’on qualifie en turc de ‘souverainistes’, ou ulusalci*] considèrent que la mer Égée peut être un autre front contre la domination américaine [qui soutient Athènes].”*

Un rapport de force défavorable à Ankara

En menant une politique étrangère [et financière] parfaitement irrationnelle et incompréhensible, la Turquie s’est procurée il y a quelques années et au prix de 2,5 milliards de dollars des missiles russes S-400, dont on ne sait toujours pas comment et contre qui ils pourraient être utilisés.

Surtout, ce marché conclu avec Moscou a empêché Ankara de bénéficier des avions américains de nouvelle génération F-35, tandis que les sanctions décidées par le Congrès américain pour l’achat d’équipements russes ont coûté plus de 12 milliards de dollars à l’économie turque. Sur le plan militaire, cette situation place la Turquie en position de faiblesse, l’équilibre des forces en mer Égée commençant à pencher en faveur d’Athènes.

De son côté, la Grèce a reçu 20 de ces avions de cinquième génération, et en a commandé 20 autres. Elle dispose aussi de 24 avions français Rafale [un contrat signé en mars 2022 prévoit la livraison à la Grèce de six Rafale et de trois frégates, pour un montant de plus de 5,5 milliards d’euros]. Athènes a aussi signé avec la firme de défense américaine Lockheed Martin un contrat pour la remise à niveau de 84 de ses avions de type F-16 d’ici à 2027.

De l’autre côté, la Turquie a demandé aux États-Unis de lui livrer 40 avions F-16 de nouvelle génération et d’en moderniser quatre-vingt qu’elle détient déjà. Le président américain, Joe Biden, a annoncé qu’il était favorable à la signature de ces contrats, mais obtenir l’approbation du Congrès américain ne sera pas une promenade de santé.

Et le lobbying d’Athènes, qui pèse de tout son poids pour éviter que cela ne se produise, ne facilite pas la situation.

Même si la Turquie obtient les nouveaux F-16, elle disposera alors de 120 avions, quand Athènes en aura 128, dont potentiellement 40 F-35.

Un piège tendu par Athènes ?

De son côté, la Grèce peut être tentée de profiter de la situation actuelle pour faire avancer ses pions, comme le souligne l’universitaire et spécialiste des questions de défense Serhat Güvenç : “Athènes pourrait profiter de l’avantage qu’elle a pour pousser la Turquie à faire un faux pas, en l’incitant par exemple à activer ses missiles S-400 achetés à la Russie, ce qui créerait une crise diplomatique majeure avec les États-Unis et l’Otan, et isolerait la Turquie. La Grèce semble vouloir expulser la Turquie du bloc occidental, et dans ce but provoque des tensions qui renforce le camp des eurasistes à Ankara.”

Il est ainsi possible de lire la tension actuelle en mer Égée à la lumière des pièges tendus à la Turquie par Athènes, mais cela ne suffit pas à expliquer la situation.

Il faut également avoir à l’esprit un autre paramètre important : les dirigeants à la tête du régime turc, s’ils considèrent leur défaite comme inexorable, peuvent être tentés de chercher un prétexte pour annuler les élections [présidentielle et parlementaires, qui devraient se tenir en juin 2023].

Lire aussi Dispute. Regain de tensions entre la Grèce et la Turquie

Les différences d’opinions entre Erdogan et la table des six [qui désigne la coalition de six partis d’opposition qui devraient proposer un candidat commun] s’estompent quand il s’agit de la Grèce.

Comme le dit Serhat Güvenç : “Il est très peu probable qu’un simple incident en mer puisse dégénérer en un conflit entre les deux pays. Pour qu’un tel conflit ait lieu, il faudrait qu’un des camps ait la volonté politique de mener un tel affrontement.”

Et si l’un des camps possède effectivement cette volonté politique ? La guerre pourrait-elle arriver soudainement une nuit en mer Égée ? Elle le pourrait. Je ne dis pas qu’elle va avoir lieu. Mais elle pourrait.

Cengiz Candar

Lire l’article original

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source : www.newsclick.in/Russia-Homage-Nord-Stream-Pipelines

L’hommage de la Russie aux pipelines Nord Stream

M.K. Bhadrakumar | 22 Oct 2022

La proposition du président Vladimir Poutine de construire un gazoduc vers la Turquie pour créer une plateforme internationale à partir de laquelle le gaz russe pourra être fourni à l’Europe a stupéfié les États-Unis et leurs alliés.

David Brinkley, le légendaire présentateur américain dont la carrière s’est étendue sur 54 ans depuis la Seconde Guerre mondiale, a dit un jour qu’un homme qui réussit est celui qui peut poser des fondations solides avec les briques que les autres lui ont jetées. On peut se demander combien d’hommes d’État américains ont mis en pratique cette noble pensée héritée de Jésus-Christ.

La proposition étonnante du président russe Vladimir Poutine au président turc Recep Erdogan de construire un gazoduc vers la Turquie afin de créer un centre international à partir duquel le gaz russe pourrait être fourni à l’Europe donne un nouveau souffle à cette pensée très « gandhienne ».

M. Poutine a discuté de cette idée avec M. Erdogan lors de leur rencontre à Astana le 13 octobre et en a parlé depuis lors au forum de la Semaine russe de l’énergie la semaine dernière. Il a proposé de créer le plus grand centre gazier d’Europe en Turquie et de rediriger vers ce centre le volume de gaz dont le transit n’est plus possible par le Nord Stream.

M. Poutine a déclaré que cela pourrait impliquer la construction d’un autre système de gazoducs pour alimenter le hub en Turquie, par lequel le gaz sera fourni à des pays tiers, principalement européens, « s’ils sont intéressés. »

À première vue, M. Poutine ne s’attend pas à une réponse positive de Berlin à sa proposition permanente d’utiliser le tronçon du Nord Stream 2, qui n’a pas été endommagé, pour fournir 27,5 milliards de mètres cubes de gaz pendant les mois d’hiver. Le silence assourdissant de l’Allemagne est compréhensible. Le chancelier Off Scholz est terrifié par la colère du président Biden.

Berlin dit savoir qui a saboté le gazoduc Nord Stream, mais ne veut pas le révéler car cela affecte la sécurité nationale de l’Allemagne ! La Suède plaide également que l’affaire est bien trop sensible pour qu’elle partage les preuves qu’elle a recueillies avec un quelconque pays, y compris l’Allemagne ! Biden a fait naître la peur de Dieu dans l’esprit de ces timides « alliés » européens, qui ne savent plus ce qui est bon pour eux ! Les médias occidentaux ont eux aussi reçu l’ordre de minimiser la saga du Nord Stream afin que la mémoire du public s’efface au fil du temps.

Cependant, la Russie a fait ses devoirs : l’Europe ne peut pas se passer du gaz russe, malgré les bravades actuelles de déni de soi. En termes simples, les industries européennes dépendent d’un approvisionnement fiable et bon marché en gaz russe pour que leurs produits restent compétitifs sur le marché mondial.

Le ministre qatari de l’énergie, Saad al-Kaabi, a déclaré la semaine dernière qu’il ne pouvait envisager un avenir où « zéro gaz russe » serait acheminé vers l’Europe. Il a noté avec acerbité : « Si c’est le cas, je pense que le problème sera énorme et durera très longtemps. Vous n’avez tout simplement pas assez de volume à faire entrer pour remplacer ce gaz (russe) à long terme, à moins que vous ne disiez ‹ je vais construire d’énormes (centrales) nucléaires, je vais autoriser le charbon, je vais brûler du fioul › ».

En fait, la Russie prévoit de remplacer sa plateforme gazière de Haidach en Autriche (dont les Autrichiens se sont emparés en juillet). On peut imaginer que la plateforme turque a un marché tout trouvé en Europe du Sud, notamment en Grèce et en Italie. Mais il y a plus qu’il n’y paraît.

Pour résumer, Poutine a effectué un mouvement stratégique dans la géopolitique du gaz. Son initiative réfute l’idée farfelue des bureaucrates russophobes de la Commission européenne à Bruxelles, dirigée par Ursula von der Leyen, d’imposer un plafond sur les achats de gaz. Elle rend absurdes les plans des États-Unis et de l’UE visant à réduire le profil de la Russie en tant que superpuissance gazière.

En toute logique, la prochaine étape pour la Russie devrait être de s’aligner sur le Qatar, le deuxième plus grand exportateur de gaz au monde. Le Qatar est également un proche allié de la Turquie. Récemment, à Astana, en marge du sommet de la Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA), Poutine a tenu une réunion à huis clos avec l’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Ils ont convenu d’organiser une autre réunion prochainement en Russie.

La Russie dispose déjà d’un cadre de coopération avec l’Iran pour un certain nombre de projets communs dans le secteur du pétrole et du gaz. Le vice-premier ministre russe, Alexander Novak, a récemment fait part de son intention de conclure un accord d’échange de pétrole et de gaz avec l’Iran d’ici la fin de l’année. Il a déclaré que « les détails techniques sont en cours d’élaboration - questions de transport, de logistique, de prix et de formation des tarifs. »

Aujourd’hui, la Russie, le Qatar et l’Iran représentent ensemble plus de la moitié de l’ensemble des réserves prouvées de gaz dans le monde. Le moment est venu pour eux d’intensifier leur coopération et leur coordination sur le modèle de l’OPEP Plus. Les trois pays sont représentés au sein du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF).

La proposition de Poutine fait appel au rêve de longue date de la Turquie de devenir un centre énergétique aux portes de l’Europe. Sans surprise, Erdogan s’est instinctivement montré favorable à la proposition de Poutine. S’adressant aux membres du parti au pouvoir au parlement turc cette semaine, Erdogan a déclaré : « En Europe, ils sont actuellement confrontés à la question de savoir comment rester au chaud pendant l’hiver à venir. Nous n’avons pas un tel problème. Nous avons convenu avec Vladimir Poutine de créer une plateforme gazière dans notre pays, par laquelle le gaz naturel, comme il le dit, pourra être livré à l’Europe. Ainsi, l’Europe commandera du gaz à la Turquie. »

Outre le renforcement de sa propre sécurité énergétique, la Turquie peut également contribuer à celle de l’Europe. Sans aucun doute, l’importance de la Turquie fera un bond en avant dans le calcul de la politique étrangère de l’UE, tout en renforçant son autonomie stratégique dans la politique régionale. Il s’agit d’un énorme pas en avant dans la géostratégie d’Erdogan - l’orientation géographique de la politique étrangère turque sous sa direction.

Du point de vue russe, bien sûr, l’autonomie stratégique de la Turquie et sa capacité à mener des politiques étrangères indépendantes sont très bénéfiques pour Moscou dans le contexte actuel des sanctions occidentales. Il est concevable que les entreprises russes commencent à considérer la Turquie comme une base de production où les technologies occidentales deviennent accessibles. La Turquie a conclu un accord d’union douanière avec l’UE, qui supprime complètement les droits de douane sur tous les produits industriels d’origine turque. (Voir mon blog Russia-Turkey reset lases regional tensions, Aug 9, 2022)

En termes géopolitiques, Moscou est à l’aise avec l’adhésion de la Turquie à l’OTAN. Il est clair que la plateforme gazière proposée apportera des revenus supplémentaires à la Turquie et conférera une plus grande stabilité et prévisibilité aux relations Russie-Turquie. En effet, les liens stratégiques qui unissent les deux pays ne cessent de s’allonger - l’accord sur le système ABM S-400, la coopération en Syrie, la centrale nucléaire d’Akkuyu, le gazoduc Turk-stream, pour n’en citer que quelques-uns.

Les deux pays admettent franchement qu’ils ont des divergences d’opinion, mais la façon dont Poutine et Erdogan, par le biais d’une diplomatie constructive, continuent de transformer des circonstances défavorables en opportunités de coopération « gagnant-gagnant » est tout simplement étonnante.

Il faut en effet faire preuve d’ingéniosité pour que les alliés européens des États-Unis s’approvisionnent en gaz russe sans aucune coercition ou brutalité, même après que Washington a enterré les gazoducs Nord Stream dans les profondeurs de la mer Baltique. Il est dramatiquement ironique qu’une puissance de l’OTAN s’associe à la Russie dans cette direction.

L’élite de la politique étrangère américaine, issue de l’Europe de l’Est, reste sans voix face à la sophistication de l’ingéniosité russe, qui a permis de contourner sans la moindre rancœur la façon minable dont les États-Unis et leurs alliés - l’Allemagne et la Suède, en particulier - ont fermé la porte à Moscou pour qu’elle jette ne serait-ce qu’un coup d’œil aux gazoducs endommagés de plusieurs milliards de dollars qu’elle avait construits de bonne foi dans les profondeurs de la mer Baltique à l’initiative de deux chanceliers allemands, Gerhard Schroeder et Angela Merkel.

L’actuelle direction allemande du chancelier Olaf Scholz semble très stupide et lâche - et provinciale. Ursula von der Leyen, de la Commission européenne, reçoit une énorme rebuffade dans tout cela, qui définira finalement son héritage tragique à Bruxelles en tant que porte-drapeau des intérêts américains. Il s’agit probablement de la première étude de cas pour les historiens sur le fonctionnement de la multipolarité dans l’ordre mondial.

MK Bhadrakumar est un ancien diplomate. Il a été l’ambassadeur de l’Inde en Ouzbékistan et en Turquie. Ses opinions sont personnelles.

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source : www.presstv.ir/Detail/2022/10/18/691132/Italians-protest-membership-NATO-

Les Italiens protestent contre l’adhésion à l’OTAN dirigée par les Etats-Unis alors que la crise énergétique s’aggrave

Par Press TV.

18 octobre 2022

extraits
Des Italiens ont défilé dans la capitale Rome pour protester contre l’adhésion du pays à l’alliance militaire de l’OTAN dirigée par les États-Unis.

La crise de l’énergie et du coût de la vie s’aggrave dans toute l’Europe, alors que la guerre fait rage en Ukraine.

La manifestation massive, organisée par le syndicat USB (Unione Sindacale di Base), a vu des personnes brûler des factures d’énergie pour protester contre la hausse vertigineuse du coût de la vie, qui pèse lourdement sur les citoyens ordinaires de ce pays d’Europe du Sud.

Les manifestants ont demandé au gouvernement de Rome de quitter l’alliance militaire de l’OTAN et ont exigé la fin de la guerre russe en Ukraine, qui en est à son huitième mois.

La guerre qui couve en Ukraine a provoqué une grave crise énergétique sur tout le continent, alimentant un fort sentiment anti-OTAN parmi la population.

L’Italie a été secouée par plusieurs manifestations anti-gouvernementales et anti-OTAN ces derniers mois.

En juin, une manifestation a eu lieu dans le centre de la capitale italienne pour le retrait de l’Italie de l’OTAN, contre la fourniture d’armes à l’Ukraine et la diffusion de fausses informations sur la Russie et la guerre en Ukraine.

La manifestation était organisée par des partis et associations italiens qui font partie de l’opposition politique dans le pays, notamment 3V, Ancora Italia, SìAmo, Riconquistare L’Italia et d’autres.

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source : peoplesdispatch.org/2022/10/18/haitians-intensify-protests-against-foreign-military-intervention-while-us-seeks-authorization-for-international-mission/

Les Haïtiens intensifient leurs protestations contre l’intervention militaire étrangère

Par Tanya Wadhwa, People’s Dispatch.

19 octobre 2022

Les États-Unis demandent l’autorisation d’une « mission internationale ».

Les citoyens ont inondé les rues à travers Haïti pour rejeter la demande d’assistance militaire internationale du président Ariel Henry, exigeant que les puissances étrangères cessent de s’ingérer en Haïti

Lundi 17 octobre, sous la bannière « L’occupation est terminée, vive notre nouvelle indépendance », des centaines de milliers d’Haïtiens ont inondé les rues à travers le pays, exigeant la démission sans équivoque du président de facto Ariel Henry et rejetant sa demande traître d’assistance militaire internationale pour combattre les gangs criminels. Les citoyens ont organisé des manifestations massives, des marches et des barrages routiers dans les dix départements du pays contre la décision de Henry, affirmant qu’elle ouvrirait la voie à une nouvelle occupation militaire étrangère du pays.

Dans la capitale Port-au-Prince, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place publique du Champs-de-Mars et ont marché jusqu’à l’ambassade des États-Unis pour demander la fin de l’intervention impérialiste américaine en Haïti. Cependant, avant d’atteindre l’ambassade, la police a réprimé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes. Seule une centaine de personnes ont réussi à atteindre l’ambassade. Celles qui sont arrivées à l’ambassade ont brandi des slogans demandant au gouvernement américain, à l’ONU et à la communauté internationale dans son ensemble de respecter le droit à l’autodétermination du peuple haïtien et de retirer leur soutien au gouvernement illégitime d’Henry.

Dans des villes comme Les Cayes, Jacmel, Cap-Haïtien, Jérémie et Gonaïves, des milliers de personnes ont manifesté, dénonçant l’administration Henry pour avoir demandé un soutien militaire étranger, tout en sachant que les interventions militaires précédentes n’ont pas résolu les problèmes du pays. Les forces de sécurité ont violemment réprimé les manifestations pacifiques dans toutes ces villes.

Les mobilisations massives à l’échelle nationale ont coïncidé avec le 216e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le leader de la Révolution esclavagiste haïtienne contre la domination coloniale française (1791-1804) et considéré comme le « Père de la Nation » par le peuple haïtien. Chaque année, les Haïtiens se mobilisent ce jour-là pour commémorer sa vie et ses contributions révolutionnaires au pays. Ce 17 octobre, les Haïtiens ont juré de continuer à lutter contre toute nouvelle invasion étrangère et d’être à la hauteur de son héritage.

Le journaliste haïtien Jean Waltès Bien-Aimé, de Radio Résistance et de l’Agence de presse populaire haïtienne, a déclaré à Peoples Dispatch : « Le peuple haïtien rejette totalement la demande d’intervention étrangère d’Ariel Henry et il l’a prouvé en effectuant des mobilisations massives aujourd’hui 17 octobre. »

« La population a juré de continuer à lutter et de ne pas laisser les soldats étrangers contaminer la terre de Dessalines », a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité de l’ONU

Ce lundi, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni pour discuter des propositions des gouvernements américain et mexicain concernant le déploiement d’une force multinationale non onusienne en Haïti, et l’imposition de sanctions ciblées sur les chefs de gangs comme Jimmy Chérizier, un ancien policier connu sous le nom de « Barbecue », qui dirige une alliance de gangs appelée G9 et Famille.

Au cours de la session, les représentants de certains gouvernements, tels que la Chine, ont soutenu l’imposition de sanctions contre les membres des gangs et leurs partisans, mais ont désapprouvé le déploiement d’une force armée internationale dans le pays. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter sur les résolutions le vendredi 21 octobre.

En ce qui concerne l’empressement de la communauté internationale à résoudre la crise en Haïti, le journaliste Bien-Aimé a souligné qu’« une entité ne peut pas être le problème et la solution en même temps. La communauté internationale, les Nations unies sont les véritables auteurs du chaos, du désordre en Haïti, ils ne peuvent pas être la solution. »

« Ils ont créé le désordre pour pouvoir se présenter comme des sauveteurs, comme des sauveurs », a-t-il ajouté.

Selon Bien-Aimé, « le peuple haïtien ne permettra pas le déploiement de troupes étrangères sur le sol national. » Il a ajouté : "Ce dont Haïti a besoin comme aide de la communauté internationale, c’est d’équipements pour la police nationale, afin qu’elle puisse affronter les gangs.

« Nous avons besoin que les États-Unis cessent de prendre des décisions dans la politique d’Haïti, qu’ils cessent d’interférer dans notre politique, qu’ils cessent de soutenir les gangs et d’envoyer des armes dans le pays. La communauté internationale doit cesser de créer l’instabilité en Haïti, d’appliquer le programme néolibéral criminel dans le pays, de soutenir l’extrême droite pour qu’elle poursuive sa domination sur Haïti. La communauté internationale, en particulier les États-Unis, doit cesser d’utiliser la CIA pour déstabiliser Haïti. La communauté internationale doit reconnaître la souveraineté d’Haïti. Les Haïtiens peuvent diriger le pays si la communauté internationale cesse d’influencer la politique du pays. »

Le Canada et les États-Unis envoient du matériel militaire à Haïti

En outre, dans un contexte de rejet généralisé de l’ingérence internationale, le samedi 15 octobre, des avions militaires canadiens et américains ont livré à Haïti du « matériel de sécurité », notamment des véhicules tactiques et blindés et d’autres fournitures.

Dans une déclaration conjointe, les gouvernements canadien et américain ont indiqué que l’équipement avait été acheté par le gouvernement haïtien et qu’il visait à aider la police de ce pays des Caraïbes à lutter contre les gangs criminels.

« Cet équipement aidera la police nationale haïtienne dans sa lutte contre les acteurs criminels qui fomentent la violence et perturbent le flux de l’aide humanitaire indispensable, entravant ainsi les efforts visant à stopper la propagation du choléra », peut-on lire dans le communiqué.

Selon les rapports des médias locaux, le 15 octobre, quatre véhicules blindés ont été reçus dans la capitale Port-au-Prince, et d’ici le 28 octobre, Haïti en recevra 18 autres.

Ces dernières semaines, des gangs ont occupé deux postes de police et ont volé un véhicule blindé, sans que la police ne puisse les affronter. La police a admis à plusieurs reprises son incapacité à contenir les groupes armés en raison du manque d’équipement et de préparation.

Néanmoins, les citoyens haïtiens et les organisations sociales sont sceptiques quant à l’utilisation d’équipements militaires, car Henry a à plusieurs reprises criminalisé les manifestations de masse exigeant sa démission, affirmant que les protestations sont menées par des gangs.

Depuis le 22 août, les Haïtiens manifestent contre la violence chronique des gangs, la pauvreté, l’insécurité alimentaire, l’inflation et les pénuries de carburant. Le peuple haïtien affirme que la crise multidimensionnelle à laquelle le pays est confronté s’est aggravée en raison de la mauvaise gestion du parti d’extrême droite au pouvoir, le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK). Ils exigent qu’il quitte le pouvoir car il est incapable de stabiliser le pays.

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Abdoulaye Diop ( Ministre des Affaires Etrangères du Mali ) La situation au Mali au Conseil de sécurité de l’ONU

vidéo : youtu.be/-oHD7mLzKoU111

texte de l’intervention : www.facebook.com/maeciia1960/photos/pcb.1752356031810042/1752355845143394

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LE RÉGIME DE MAHAMAT KAKA DEBY , CHOUCHOU DE PARIS, MASSACRE LE PEUPLE TCHADIEN : SOUTIEN AFRICAIN

Franklin Nyamsi (Franco-camerounais)

vidéo : youtu.be/YCEQDanmhkk

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Ça y est, nous y sommes

Si vous recevez ce mail, c’est que quelque part vous faites partie des gens qu’on aime bien.

Si vous recevez plusieurs fois ce mail, désolé, mais c’est que plusieurs personnes de nos réseaux vous aiment vraiment bien.

On a donc souhaité vous faire part d’une naissance à venir :

Le livre sur les Gilets Jaunes de l’Uzège : « Le P’tit Jaune / Une vie de rond-point »

C’est un livre d’une centaine de pages couleurs d’un format 21x21 cm, solide comme nous, qui parle de l’Histoire des Gilets Jaunes.

C’est une œuvre collective, un témoignage des expériences que nous avons partagées, et que nous poursuivons.

Car si dans ce livre nous regardons les quatre années qui se sont écoulées, ainsi que le présent, notre regard est bien tourné vers le futur.

Pour contribuer à la fabrication du livre, vous pouvez accéder à la cagnotte participative lancée sur la plateforme Ulule / Okpal :

Le P'tit jaune, le livre - Okpal

A partir d’une contribution de 10 €, vous recevrez un exemplaire du livre.

Le paiement peut être anonyme. Et si vous souhaitez participer par un autre moyen, vous pouvez me joindre.: ghadjo@hotmail.com

Grégory Hadjopoulos

06 11 03 22 45
www.doyoubuzz.com/gregory-hadjopoulos

N’hésitez pas à faire suivre ce mail à vos proches pour nous soutenir.

C’est une nouvelle occasion d’affirmer que notre colère est toujours là, qu’elle se veut positive, grave et joyeuse, et qu’elle a pour origine et objectif de contribuer à la volonté de toutes celles et ceux qui luttent pour un monde meilleur et plus juste.

On est là !

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Marche pour la Palestine, pour le retour et la libératio n !
21/10/2022

La mobilisation prend de l’ampleur : Rejoignez-nous à Bruxelles le 29 octobre 2022 pour la Marche pour le retour et la libération de la Palestine !

Des rues de Bruxelles, à Wuppertal et Berlin, à Paris et Toulouse et Amsterdam, le mot se répand dans les rues et dans nos communautés : Rejoignez-nous pour la grande marche du 29 octobre 2022 alors que nous élevons nos voix collectives pour la libération de la Palestine !

Rejoignez la Marche pour le retour et la libération à Bruxelles, en Belgique, le samedi 29 octobre 2022. Nous marcherons à 14 heures (14h) de la place Lumumba jusqu’au Parlement européen.

Nos revendications incluent : la libération de la Palestine du fleuve à la mer, la libération de tous les prisonniers palestiniens, le retour des réfugiés palestiniens, le boycott total et la confrontation de la normalisation, le rejet de l’impérialisme, et la défense du peuple palestinien et de sa résistance. Lisez notre appel à l’action plus complet ici.

La Marche est le point culminant de la Semaine de libération de la Palestine. Des événements et des activités auront lieu chaque jour à Bruxelles du 24 octobre au 29 octobre.

Nous avons besoin de votre aide pour que cette série d’événements soit réussie et de grande envergure ! Il s’agit d’événements de base organisés sans personnel, avec l’engagement volontaire de militants et d’organisations œuvrant pour la libération de la Palestine. Qu’il s’agisse d’amener des étudiants et des jeunes à participer à la marche, d’accueillir des événements et des lieux, ou de fabriquer des panneaux et des bannières, les dons de la base sont essentiels au succès. Cliquez ici pour faire un don aujourd’hui afin de soutenir ces événements.

Visitez le site web de la Marche : returnandliberation.org

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envoyé Par S. H.

Écrire à Julian Assange (Contact & Adresse) - Postalie

lien : postalie.com/fr/ecrire/celebrites/julian-assange/

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