26 avril 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

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Grandola : la chanson de ralliement de la révolution des œillets 25 avril 1974 -

‘Grèce: relèvement du salaire minimum à partir du 1er mai - La plateforme en ligne pour la subvention des carburants ouvre le 26 avril ; toutes les étapes. - Les marbres du Parthénon: une éternelle querelle en voie de résolution? - La Grèce rembourse sa dette avec deux ans d’avance mais le Graal du AAA reste à conquérir - Fermeture du refuge d’Elaionas à Athènes : ne privez pas les enfants d’école et les réfugiés d’abri. –

Accord entre Londres et Kigali : « Le Royaume-Uni ouvre la voie » aux autres pays tentés d’externaliser l’asile.

L’Ukraine est un pion sur le grand échiquier

UKRAINE, GAZ ET OLIGARQUES - MICHEL MIDI AVEC BERNARD GENÊT porte-paole de COMAGUER : Comprendre et agir contre la guerre. 56 mn

Les 40 ans des Malouines : Il est temps de mettre fin au colonialisme

Seconde journée de réflexion sur les stratégies de lutte contre l’accaparement des terres le samedi 7 mai prochain à Bagnolet dans les locaux de la Confédération paysanne, au 104 rue Robespierre.

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25 avril 1974, fin de la dictature au Portugal qui sévissait depuis 1926…

Zeca Afonso - Grândola Vila Morena non censuré la chanson de ralliement de la révolution des oeillets

La dernière partie de cette vidéo a été censurée sur RTP1. Cette version comprend la partie manquante tirée de l’album « Ao vivo no Coliseu ».

vidéo : youtu.be/smn_4aSX4oM

et

vidéo : youtu.be/LzmFPJiH6nA

Merci à Dimitris de l’avoir rappelé en 2021 et Martine cette année

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source : www.lefigaro.fr/flash-eco/grece-relevement-du-salaire-minimum-a-partir-du-1er-mai-20220420

Grèce: relèvement du salaire minimum à partir du 1er mai

Par Le Figaro avec AFP

Publié le 20/04/2022 à 19:29, Mis à jour le 21/04/2022 à 16:42

Le Premier ministre grec a annoncé mercredi une hausse de 50 euros du salaire minimum grec, à 713 euros par mois, au 1er mai, pour compenser la flambée des prix ces derniers mois.

«L’explosion mondiale de l’inflation frappe a priori les bas revenus et les chômeurs», a déclaré Kyriakos Mitsotakis, qui a souligné que «cette augmentation de 50 euros du salaire minimum s’adressait à ces personnes». «Il s’agit d’une augmentation de 9,7% par rapport au salaire minimum de 2021», a-t-il déclaré dans une allocution télévisée.

Sous la pression des syndicats qui dénoncent la réduction du pouvoir d’achat des ménages depuis la crise de la dette, le gouvernement conservateur au pouvoir depuis trois ans avait procédé à une première augmentation de 2% en janvier du salaire minimum, qui était alors passé de 650 à 663 euros.

Le plus gros syndicat des salariés du secteur privé, GSEE, le plus grand en Grèce, a récemment réclamé une hausse de 13% pour que le salaire minimum revienne au niveau de 2011, soit à 750 euros. Au pic de la crise de la dette en 2012, les créanciers de la Grèce (UE et FMI) avaient imposé une stricte austérité en rabotant les dépenses publiques ainsi que les salaires et les retraites, ce qui avait entraîné une baisse de 22% du salaire minimum, établi alors à 586 euros.

Ce n’est qu’un an après la fin de la crise, en 2019, que le salaire minimum avait été augmenté de 10% par le précédent gouvernement de gauche pour s’établir à 650 euros. L’inflation en Grèce a enregistré un nouveau record en mars, avec une hausse de 8,9% sur un an, selon l’autorité des statistiques grecques (Elstat). L’opposition de gauche ne cesse de réclamer des mesures pour soutenir les bas revenus et limiter «la spéculation sur le marché énergétique».

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/04/22/fuel-subsidy-platform-greece-open-april-26/

La plateforme en ligne pour la subvention des carburants ouvre le 26 avril ; toutes les étapes.

Le 22 avril 2022

La plateforme en ligne sur laquelle les personnes peuvent demander à recevoir la subvention pour le carburant, qui variera entre 40 et 55 euros, ouvrira le mardi après Pâques, le 26 avril.

Les demandes seront d’abord échelonnées en fonction du numéro d’identification fiscale (AFM), ouvrant le 26 avril pour les numéros d’identification fiscale se terminant par les chiffres 0 ou 1, le 27 avril pour ceux se terminant par 2 ou 3, le 28 avril pour 4 et 5, le 29 avril pour 6 et 7 et le 30 avril pour 8 et 9.

À partir du 1er mai, ils seront ouverts à tous.

Les candidats auront besoin de leur nom d’utilisateur et de leur mot de passe TaxisNet, tandis qu’ils devront mettre à jour leurs coordonnées, notamment leur adresse électronique et leur numéro de téléphone portable, ainsi que donner leur numéro de compte bancaire.

Le système accédera ensuite automatiquement aux données pertinentes concernant le véhicule et le conducteur (revenus, etc.) pour déterminer l’éligibilité.

Le demandeur peut demander une carte de débit numérique qui sera créditée de la subvention, qu’il ne pourra ensuite utiliser que pour acheter du carburant pour sa voiture et qui ne sera ni transférable ni convertible en espèces.

Les banques qui émettent les cartes contacteront les bénéficiaires pour leur expliquer comment activer et utiliser la carte.

La carte restera activée jusqu’au 31 juillet 2022.

Pour les bénéficiaires qui choisissent l’option e-card, le montant de la subvention sera augmenté de cinq euros.

Le montant de la subvention est de 50 euros pour les propriétaires de voitures et de 35 euros pour les propriétaires de motos résidant dans les régions insulaires et en Attique, et de 40 euros pour les propriétaires de voitures et de 30 euros pour les propriétaires de motos résidant dans les autres régions de Grèce. [plus de détails en grec ici].

Pour être éligibles, les demandeurs doivent avoir un revenu familial inférieur ou égal à 30 000 euros et être propriétaires des véhicules concernés, qui doivent être entièrement assurés, en circulation et ne pas devoir de taxe routière.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : Les marbres du Parthénon: une éternelle querelle en voie de résolution?

Les marbres du Parthénon: une éternelle querelle en voie de résolution?

Par Le Figaro avec AFP
Publié le 17/04/2022 à 08:00

La Grèce réclame depuis des décennies le rapatriement des marbres du Parthénon de l’Acropole d’Athènes, exposés au British Museum de Londres, une querelle dont des observateurs entrevoient des signes de résolution future.

«Il est temps que le sujet soit clos»: la Grèce réclame depuis des décennies le rapatriement des marbres du Parthénon de l’Acropole d’Athènes, exposés au British Museum de Londres. Sans succès jusqu’ici mais des éléments suggèrent que la querelle pourrait prochainement prendre fin.
«On ne parle pas de n’importe quelle œuvre d’art éloignée de son lieu d’origine» mais de toute «une partie d’un monument architectural symbole de la culture mondiale», souligne à l’AFP Nikos Stampolidis, directeur du musée de l’Acropole. «On parle de la réunification du monument du Parthénon», dit-il de l’un des sites du Ve siècle avant notre ère les plus visités au monde.

Objet de la bataille: une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi qu’une des célèbres cariatides provenant de l’Erechtheion, petit temple antique également sur le rocher de l’Acropole, toutes deux pièces maîtresses du British Museum. Depuis le début du XXe siècle, la Grèce en demande officiellement la restitution sans succès. Londres affirme que les sculptures ont été «acquises légalement» en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. Mais Athènes soutient qu’elles ont été l’objet d’un «pillage» alors que le pays était sous occupation ottomane.

«Il est temps que le sujet soit clos le plus vite possible», plaide M. Stampolidis, estimant qu’«il suffirait d’un acte du Parlement anglais pour que les frises reviennent en Grèce». L’opinion publique britannique y est de plus en plus favorable: 59% des sondés estiment que les marbres emportés par Lord Elgin appartiennent à la Grèce, selon la dernière enquête de l’institut anglais Yougov, contre 37% en 2014.

Autre tournant majeur: l’influent quotidien britannique The Times, qui a toujours farouchement soutenu le British Museum, estime désormais que «les temps ont changé». «Les sculptures appartiennent à Athènes. Elles doivent maintenant y retourner», a écrit le journal en janvier.

Le British Museum lui-même semble assouplir sa position, selon le quotidien grec Ta Nea. Interrogé en février sur un possible prêt des marbres à la Grèce, un porte-parole du musée s’est contenté de dire que «normalement» l’emprunteur doit reconnaître la propriété du British Museum, ce qui était auparavant une «précondition». «C’est un adoucissement de leur position, qui indique un désir de faire ce qui est bien: restituer les marbres», a commenté Mark Stephens, avocat en patrimoine culturel, cité par Ta Nea.

«Le seul problème» pour la Commission internationale pour la réunification des marbres du Parthénon (IARPS) «est que le Royaume-Uni est devenu très nationaliste s’agissant des litiges sur le patrimoine culturel». La Grèce doit décider de sa «stratégie» mais «nous encourageons à ce qu’elle continue sur la voie diplomatique», a déclaré à l’AFP Marlen Goldwin, membre de l’IARPS. Car «si elle va devant les tribunaux, ce sera une sorte de guerre».

Dans leur combat, les autorités grecques successives ont bénéficié du soutien de nombreuses personnalités, comme l’acteur américain George Clooney qui assure qu’Athènes a «le droit de son côté».

Le prêt au musée de l’Acropole d’un fragment de frise jusqu’ici exposé en Sicile est considéré comme «un pas important» qui «ouvre la voie à d’autres musées», s’est félicité le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. «Le plus important bien sûr, le British Museum doit comprendre désormais qu’il est temps que les marbres du Parthénon reviennent ici, dans leur maison naturelle», a-t-il dit en janvier.

L’inauguration en 2009 d’un musée flambant neuf avec une vue panoramique sur l’Acropole, un «bijou» selon son directeur général, a fait tomber l’un des derniers arguments du refus de Londres. «Le British Museum et le Royaume-Uni prétendaient jusque-là que la Grèce n’était pas capable d’entretenir les marbres et de les agencer correctement. Cet argument ne tient plus», commentait alors le président du musée de l’Acropole, Dimitris Pantermalis. Ici en Grèce, les frises «seraient face au rocher sacré, dans leur environnement et, surtout, sous la lumière de l’Attique» où «le monument est né», soutient M. Stampolidis.

Si le Premier ministre britannique Boris Johnson a renouvelé il y a un an le refus de Londres, il a dit comprendre «la force du sentiment du peuple grec». Les marbres sont «notre fierté, notre identité», «notre âme», plaidait il y a 35 ans l’actrice défunte Melina Mercouri, ministre grecque de la Culture.

Mais des experts comme John Boardman, professeur d’archéologie à Oxford, craignent que le retour des marbres à Athènes n’ait un «effet d’entraînement sur les autres musées dans le monde». «Soyons clair», assure M. Stampolidis, «nous demandons la réunification des frises du Parthénon mais pas de tous les objets de l’Antiquité grecque qui se trouvent exposés dans les musées du monde entier».

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source : www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-rembourse-sa-dette-avec-deux-ans-d-avance-mais-le-graal-du-aaa-reste-a-conquerir-912833.html

La Grèce rembourse sa dette avec deux ans d’avance mais le Graal du AAA reste à conquérir

Ce remboursement clôt certes le douloureux chapitre de la banqueroute évitée en 2010 à la suite de la crise financière de 2008 mais le pays n’est pas encore tiré d’affaire. Oui, sa notation sur les marchés s’améliore mais elle est encore loin du AAA à cause d’un taux d’endettement public qui reste le plus élevé de la zone euro. Explication.

05 Avr 2022, 12:48

Après avoir failli couler dans la pire crise financière de son histoire en 2010, la Grèce sort enfin la tête de l’eau mais le chemin pour rejoindre la terre ferme des pays notés AAA par les agences de notation reste pavé d’embûches. (Crédits : Reuters)

C’est ce qui s’appelle rembourser sa dette rubis sur l’ongle. Enfin, pas tout à fait, car si cette vieille expression qui remonte au 17e siècle a fini par désigner le fait de payer sa facture jusqu’au dernier centime, sans laisser la moindre crédit, il faut préciser ici qu’il y a, dans le cas de la Grèce, des économies substantielles réalisées au passage dans l’opération. En effet, en remboursant ce lundi avec deux ans d’avance la totalité de sa dette au Fonds monétaire international (FMI) -comme promis le 14 février dernier par le ministre des Finances grec Christos Staikouras-, la Grèce a économisé quelque 230 millions d’euros d’intérêts…

Pour mémoire, le pays avait été contraint d’emprunter plus de 260 milliards d’euros à l’Union européenne et au FMI afin d’éviter la banqueroute à la suite de la pire crise financière de son histoire, fortement déstabilisée par la crise financière mondiale de 2007-2008 (le pays avait perdu plus d’un quart de son PIB) et fort mal conseillée depuis des années. Avec l’aide de la grande banque américaine Goldman Sachs, les dirigeants de l’époque avaient maquillé les comptes publics depuis 1997 pour minimiser son déficit public.

Le 23 avril 2010, la Grèce avait sollicité l’aide internationale, alors que son premier ministre nouvellement élu Georges Papandréou venait de découvrir que le vrai déficit grec (12,7% du PIB) était deux fois supérieur à celui annoncé par le gouvernement précédent (6% du PIB). La dette publique grecque était alors équivalente à 115% du PIB.

Pour sa dernière visite officielle, Angela Merkel se rend en Grèce

Le pays avait été le premier à être pris en charge par des plans d’aide internationaux (trois plans successifs en 2010, 2012 et 2015, avant le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et Chypre, mais est aussi le dernier à en sortir. Et pour cause.

Pour mémoire, en 2010, Angela Merkel, dont la fermeté à l’égard de la Grèce lui avait valu le surnom de « Dame de fer de l’Europe » avait assuré que le plan de sauvetage ne coûterait rien aux Allemands. Concrètement, la chancelière allemande et son ministre des Finances de l’époque Wolfgang Schäuble avaient demandé des efforts considérables à la Grèce, dont ils avaient exigé une politique d’austérité (avec des coupes budgétaires et des hausses d’impôts) pour réduire les déficits publics du pays, en échange de trois plans de sauvetage internationaux de plus de 300 milliards d’euros.

En octobre dernier, pour sa dernière visite officielle en tant que chancelière de l’Allemagne, Angela Merkel, s’était rendue en Grèce et y avait tenu un discours plus compréhensif, affirmant qu’elle avait « conscience des contraintes et des défis auxquels les Grecs avaient été confrontés » pendant la cure d’austérité destinée à consolider la stabilité de l’euro, et a ajouté que l’austérité budgétaire imposée à la Grèce avait été « le moment le plus difficile de son mandat ».

Ce mardi 5 avril 2022, en annonçant la bonne nouvelle aujourd’hui, le ministre des Finances Christos Staikouras a précisé que ce remboursement « clôt le chapitre », fort douloureux, qui s’était ouvert en 2010.

Précision: pour pouvoir opérer le remboursement anticipé du reliquat de 1,85 milliard d’euros dû au FMI, la Grèce avait auparavant reçu, fin mars, le feu vert du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Regagner la confiance des marchés

Au début de l’année, avant la guerre en Ukraine, les agences de notation, dont Fitch, avaient révisé à la hausse les perspectives de la Grèce, de stable à positive.

Fitch avait alors plus particulièrement évoqué « la combinaison d’une croissance économique en Grèce plus forte que prévue et d’une réduction du déficit public entraînée par une diminution substantielle du soutien lié à la pandémie ».

Et si la Grèce affiche toujours l’un des taux les plus élevés de dette publique par rapport au PIB dans la zone euro, celui-ci devrait également reculer.

Cela « permettra une baisse de la dette publique en pourcentage du PIB », avait indiqué Fitch en janvier.

Fitch prévoit qu’il reculera à 190,3% cette année, puis à 185,3% d’ici fin 2023.

Ce taux était de 206,3% en 2020.

Fitch a également salué des prévisions positives de croissance du Produit intérieur brut (PIB) qui devrait être en 2021, selon l’agence, bien plus forte que prévu, à 8,3%, contre 4,3% anticipés en juillet dernier.

« Nous prévoyons que la reprise de l’activité économique se poursuivra en 2022 », souligne par ailleurs Fitch.

En janvier dernier, l’agence de notation Fitch avait relevé la perspective de la Grèce, de stable à positive, signalant ainsi qu’elle pourrait rehausser sa note, maintenue à BB. Ce qui signifie beaucoup de chemin encore à parcourir pour retrouver une note AAA…

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source : www.gcr.gr/el/news/press-releases-announcements/item/1936-kleisimo-tou-elaiona-na-min-sterithoyn-ta-paidia-to-sxoleio-kai-oi-prosfyges-ti-stegi

Fermeture du refuge d’Elaionas à Athènes : ne privez pas les enfants d’école et les réfugiés d’abri

Communiqué de presse de 30 organisations exprimant leur profonde inquiétude pour l’avenir des enfants et des réfugiés du refuge d’Eleonas, en vue de la fermeture du refuge.

Athènes, 31 mars 2022.

Alors que le gouvernement a annoncé la fermeture pour la fin du mois de mai du premier refuge qui a ouvert ses portes pour accueillir des réfugiés à Athènes, nos organisations expriment leur profonde inquiétude quant à l’absence d’inclusion dans la planification des plus de 300 enfants en âge scolaire accueillis dans le refuge, selon les dernières données disponibles. [Beaucoup de ces enfants ont réussi à s’inscrire et à aller à l’école, mais le changement imminent de résidence risque de les jeter hors de l’environnement scolaire, un mois seulement avant la fin de l’année scolaire.

Il convient de noter que les décisions de l’État susceptibles d’affecter les enfants qui se trouvent sur son territoire et donc sous sa protection doivent être prises en vue de sauvegarder le principe de l’intérêt supérieur de chaque enfant, comme le prévoit le droit international. En revanche, la fin violente de l’année scolaire des enfants d’Elaiononas risque de perturber irrémédiablement leur scolarité, avec des conséquences directes sur leur situation psychosociale, leur développement normal et leur intérêt supérieur en général. La nécessité d’assurer leur scolarisation sans entrave est également impérative pour leur intégration dans la société grecque, comme le reconnaît la Stratégie nationale pour l’inclusion qui a été mise en consultation publique en janvier 2022, qui souligne également la nécessité de veiller à ce que les enfants, ainsi que les adultes, aient accès " à une éducation de qualité, inclusive et non discriminatoire ". [Les enfants devraient terminer leur année dans leur salle de classe avec leurs camarades et leurs enseignants, leur dire au revoir et recevoir leur bulletin scolaire à la fin de l’année scolaire.

En même temps, l’avenir des plus de 700 réfugiés qui ont trouvé un dernier refuge contre la stagnation de la structure, en raison de l’absence de mesures d’intégration qui pourraient favoriser la perspective de leur vie autonome en Grèce, est également un sujet de préoccupation. Bien que l’Etat ne soit pas obligé de continuer à les loger dans la structure, il doit, avec les réfugiés, et conformément au droit universel au logement, veiller à ce que des alternatives soient explorées et que leur utilisation soit effectivement facilitée, afin que ces personnes, y compris les familles, les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants, ne soient pas contraintes de retourner sur les places d’Athènes.

Nous demandons au gouvernement de garantir l’achèvement ininterrompu de l’année scolaire pour les enfants d’Elaionas, si nécessaire, y compris en prolongeant le fonctionnement de la structure d’un mois, jusqu’en juin.

Dans le même temps, nous demandons au gouvernement de proposer enfin des mesures et des solutions concrètes pour l’intégration des réfugiés en Grèce, avec le soutien de l’UE, et d’éviter les pratiques qui contribuent à leur exclusion de la société, notamment en les exposant au risque de stigmatisation. ___________________________________

Signé par :
ARSIS - Organisation sociale d’aide à la jeunesse
ASIS - Service de soutien aux enfants - Réseau pour les droits des enfants
ACTION POUR L’ÉDUCATION
Association hellénique pour les droits de l’homme (ELEDA)
Conseil grec pour les réfugiés (GCR)
Fédération hellénique pour les droits de l’homme (Association hellénique pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales)
Forum grec pour les migrants
Forum grec pour les réfugiés
Centre Diotima
Réseau Melissa des femmes immigrées en Grèce
Symbiosis - École d’études politiques, réseau du Conseil de l’Europe
ActionAid Hellas
Action for Women Hellas
Better Days
Changemakers Lab
Défense des Enfants International (DEI) GRÈCE
ECHO100PLUS
L’Europe doit agir
Service Jésuite des Réfugiés Grèce (JRS Grèce)
HIAS Grèce
HumanRights360
I HAVE RIGHTS (IHR)
Comité International de Secours (IRC)
INTERSOS Grèce
Lighthouse Relief
PRAKSIS
Soutien juridique aux réfugiés
Safe Passage Greece
SolidarityNow
Still I Rise
Terre des hommes Hellas

[1] OIM, Soutenir les autorités grecques dans la gestion du système national d’accueil des demandeurs d’asile et des migrants vulnérables (SMS), fiches d’information, février 2022, https://bit.ly/36kTfoT.

[2] Ministère de l’Immigration et de l’Asile, Stratégie nationale pour l’intégration, janvier 2022, disponible sur : https://bit.ly/3iGCOpo, p.13**.**

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source : Accord entre Londres et Kigali : "Le Royaume-Uni ouvre la voie" aux autres pays tentés d'externaliser l'asile - InfoMigrants

Accord entre Londres et Kigali : « Le Royaume-Uni ouvre la voie » aux autres pays tentés d’externaliser l’asile

Par Leslie Carretero Publié le : 26/04/2022

Quelques jours après la signature d’un accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda sur l’envoi des demandeurs d’asile à Kigali, le Danemark a lui aussi repris ses discussions avec le gouvernement de Paul Kagamé, dans l’espoir de conclure le même genre de partenariat. Quelles conséquences cet accord peut-il avoir sur les États membres de l’Union européenne ? Entretien avec Camille Le Coz, chercheure au Migration Policy Institute Europe, à Bruxelles.

InfoMigrants : L’accord entre le Rwanda et le Royaume-Uni sur l’envoi des demandeurs d’asile à Kigali marque-t-il un tournant historique ?

Camille Le Coz : Cet accord est historique à deux niveaux.

Premièrement, selon ses termes, les demandeurs d’asile nouvellement arrivés au Royaume-Uni seront envoyés au Rwanda et c’est depuis ce pays qu’ils déposeront l’asile. C’est également le Rwanda qui fera une évaluation de leur dossier. Ce genre de partenariat a déjà existé dans le passé, comme avec les Etats-Unis de Trump et le Guatemala. Mais les demandeurs d’asile dont la demande était acceptée revenaient ensuite sur le sol américain, ils transitaient simplement par le Guatemala. Là, ce ne sera pas le cas.

Le texte stipule que les gens devront s’installer dans cet État d’Afrique de l’Est. En cela, l’accord entre ces deux nations est tout à fait inédit.

Par ailleurs, on assiste aussi à un accord entre un pays européen et un pays africain. Le Royaume-Uni a ratifié la Convention de Genève [relative au statut de réfugié, ndlr], qui a été établi après la Seconde guerre mondiale. Voir un État signataire de cette Convention à l’origine de ce genre de décision, c’est assez fort symboliquement.

IM : Cet accord fait-il du Rwanda un sous-traitant du Royaume-Uni en matière d’asile ?

CLC : Plusieurs questions vont se poser, tout d’abord sur sa légalité. Il est possible que cet accord ne soit pas applicable.

Ensuite, si le texte entre en vigueur, que va-t-il se passer par exemple pour les Rwandais qui veulent déposer l’asile au Royaume-Uni ? Pour les personnes homosexuelles [l’homosexualité n’est pas pénalisée au Rwanda mais les personnes LGBT+ y sont victimes de discrimination, ndlr], pour ceux ayant des liens familiaux en Angleterre, pour les mineurs non accompagnés… ? Les défenseurs des étrangers vont devoir trouver des éléments permettant aux demandeurs d’asile de ne pas être ciblés par cet accord.

>> À (re)lire : « Inhumain », « cruel », « cynique »… L’accord entre le Rwanda et le Royaume-Uni sur l’envoi des demandeurs d’asile à Kigali fait polémique

Mais je ne pense pas que le Rwanda devienne un sous-traitant : il est en position de force face au Royaume-Uni. Selon les termes du partenariat, Kigali doit donner son autorisation pour chaque personne venant sur son sol. En somme, le gouvernement rwandais peut refuser certains demandeurs d’asile. Ils ont déjà dit qu’ils n’accepteraient pas les exilés possédant un casier judiciaire ou les personnes originaires de la région. C’est le Royaume-Uni qui peut être sous pression, et non l’inverse.

IM : Cet accord risque-t-il de modifier la politique d’accueil en Europe ?

CLC : Plusieurs pays comme le Danemark et l’Autriche ont manifesté leur intérêt pour ce type d’accord.

Pour le Danemark, la symbolique est forte : le fait que le Royaume-Uni ait réussi à conclure un partenariat avec un pays africain, qui plus est le Rwanda qui a une voix forte sur le continent africain, montre que c’est possible. Dans le passé, l’un des principaux obstacles était de trouver un État partenaire. C’est dorénavant le cas. Londres ouvre la voie aux autres pays et montre que ce type d’accord est possible.

Le Danemark aurait d’ailleurs repris les négociations avec Kigali. Reste à voir ce que Copenhague est prêt à offrir. Pas sûr que le pays ait autant de poids que le Royaume-Uni [pour négocier].

IM : La Commission européenne a été très critique après la signature de l’accord entre Londres et Kigali. L’UE a-t-elle une marge de manœuvre pour empêcher ces pratiques chez les États membres ?

CLC : Cet accord entraîne clairement des conséquences sur les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Le gouvernement de Boris Johnson fait cavalier seul, alors qu’il faut une coopération étroite avec les partenaires européens pour avoir un système de migration et d‘asile qui fonctionne. Dire que cet accord va résoudre les problèmes de gestion des frontières est un raccourci. Dans la réalité, c’est plus complexe et ça demande une coopération avec ses voisins. Ça reste donc une solution à court terme.

La marge de manœuvre de l’UE pour empêcher de telles pratiques est une vraie problématique. La réforme du système européen de l’asile (Common european asylum system) est au point mort et a fait naître des tensions importantes entre les États membres, notamment sur le principe de solidarité.

Mais la crise ukrainienne a montré que la solidarité pouvait exister en Europe. Cette dynamique va peut-être permettre de poser des jalons pour une coopération future entre les pays et la mise en place d’une politique commune.

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source : popularresistance.org/ukraine-is-a-pawn-on-the-grand-chessboard/

L’Ukraine est un pion sur le grand échiquier

Par Rick Sterling, Résistance Populaire.

23 avril 2022

Le livre de Zbigniew Brzezinski « The Grand Chessboard » a été publié il y a 25 ans. Ses hypothèses et ses stratégies pour maintenir la domination mondiale des États-Unis ont eu une énorme influence sur la politique étrangère américaine. Alors que le conflit en Ukraine évolue, avec le potentiel d’une escalade vers une guerre mondiale, nous pouvons voir où mène cette politique et combien il est crucial de la réévaluer.
La nécessité de dominer l’Eurasie

Le principe de base de « The Grand Chessboard » est exposé dans l’introduction :

*Avec l’effondrement de l’Union soviétique, les États-Unis sont la seule puissance mondiale.

  • L’Europe et l’Asie (Eurasie) ont ensemble la plus grande superficie, la plus grande population et la plus grande économie.

  • Les États-Unis doivent contrôler l’Eurasie et empêcher un autre pays de contester leur domination.

Brzezinski résume la situation : « L’Amérique est désormais la seule superpuissance mondiale, et l’Eurasie est l’arène centrale du globe ». Il ajoute : « Il est impératif qu’aucun challenger eurasien n’émerge, capable de dominer l’Eurasie et donc de défier l’Amérique. »

L’ouvrage passe en revue les différentes nations d’Eurasie, du Japon à l’est au Royaume-Uni à l’ouest. L’ensemble de la masse terrestre de l’Europe et de l’Asie est couvert. Il s’agit du « grand échiquier » et Brzezinski analyse la manière dont les États-Unis doivent « jouer » les différentes pièces de l’échiquier pour maintenir leurs rivaux potentiels à terre et garder le contrôle.

L’influence de Brzezinski

Brzezinski a été un conseiller très puissant en matière de sécurité nationale auprès du président Carter. Avant cela, il avait fondé la Commission trilatérale. Plus tard, il a enseigné à Madeline Albright et à de nombreuses autres figures clés de la politique étrangère américaine.

Brzezinski est à l’origine du « piège de l’Afghanistan ». Il s’agissait du programme secret américain de 1979 visant à mobiliser et à soutenir les combattants étrangers moudjahidines pour envahir et déstabiliser l’Afghanistan. À cette époque, l’Afghanistan connaissait des changements positifs spectaculaires. Comme le décrit l’universitaire canadien John Ryan, « l’Afghanistan avait autrefois un gouvernement laïque progressiste, bénéficiant d’un large soutien populaire. Il avait promulgué des réformes progressistes et accordé l’égalité des droits aux femmes. »

Le plan Brzezinski consistait à utiliser les forces locales réactionnaires et les combattants étrangers pour créer suffisamment de désordre pour que le gouvernement demande à l’Union soviétique voisine d’envoyer un soutien militaire. L’objectif global était d’« enliser l’armée soviétique » et de « leur donner leur propre Vietnam ».

Grâce à un financement énorme des États-Unis et de l’Arabie saoudite à partir de 1978, ce plan a entraîné le chaos, la famine et des effusions de sang en Afghanistan, qui se poursuivent encore aujourd’hui. Environ 6 millions d’Afghans sont devenus des réfugiés fuyant le chaos et la guerre.

Des années plus tard, lorsqu’il est interrogé sur cette politique, Brzezinski est fier et explicite : « Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent. » Lorsqu’on lui a demandé s’il avait des regrets pour les décennies de chaos en Afghanistan, il a été clair : « Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? … Moscou a dû poursuivre une guerre insoutenable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique… Qu’est-ce qui est le plus important dans l’histoire du monde ? Les talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans agités ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? »

L’Afghanistan était un pion dans la campagne américaine contre l’Union soviétique. L’amoralité de la politique étrangère américaine est claire et cohérente, depuis la destruction de l’Afghanistan à partir de 1978 jusqu’à la famine actuelle causée par le gel par les États-Unis des réserves du gouvernement afghan.

Le retour de bâton est également clair. Les combattants étrangers formés par les États-Unis et les Saoudiens sont devenus Al-Qaïda, puis ISIS. Le massacre de la boîte de nuit d’Orlando en 2016, où 49 personnes sont mortes et 53 ont été blessées, a été perpétré par le fils d’un réfugié afghan qui ne serait jamais venu aux États-Unis si son pays n’avait pas été intentionnellement déstabilisé. Paul Fitzgerald décrit avec éloquence cette tragédie dans son article intitulé « Brzezinski’s vision to lure Soviets into Afghan Trap now Orlando’s nightmare ».

Suprématie et exceptionnalisme des Etats-Unis

Le « Grand Échiquier » suppose la suprématie et l’exceptionnalisme des États-Unis et ajoute la stratégie pour mettre en œuvre et imposer cette « primauté » sur la plus grande et la plus importante arène : l’Eurasie.

Brzezinski n’admet pas un monde multipolaire. « Un monde sans primauté américaine sera un monde avec plus de violence et de désordre et moins de démocratie et de croissance économique … » et « La seule véritable alternative au leadership mondial américain dans un avenir prévisible est l’anarchie internationale. »

Ces affirmations se poursuivent aujourd’hui alors que l’establishment de la politique étrangère américaine parle sans cesse de « l’ordre fondé sur des règles » et de la « communauté internationale », ignorant le fait que l’Occident ne représente qu’une petite fraction de l’humanité. Vers la fin de son livre, Brzezinski suggère la « mise à niveau » des Nations unies et une « nouvelle répartition des responsabilités et des privilèges » qui tienne compte des « nouvelles réalités du pouvoir mondial. »

L’importance de l’OTAN et de l’Ukraine

Avec la dissolution de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie, de nombreuses personnes à l’Ouest pensaient que l’OTAN n’était plus nécessaire. L’OTAN prétendait être une alliance strictement défensive et son seul rival s’était dissous.

Brzezinski et d’autres faucons américains ont vu que l’OTAN pouvait être utilisée pour étendre l’hégémonie américaine et continuer à acheter des armes. Il a ainsi écrit qu’« une OTAN élargie servira bien les objectifs à court et à long terme de la politique américaine ».

Brzezinski était catégorique sur le fait que les préoccupations ou les craintes de la Russie devaient être écartées. « Tout accommodement avec la Russie sur la question de l’élargissement de l’OTAN ne doit pas entraîner un résultat ayant pour effet de faire de la Russie un membre décisionnaire de facto de l’alliance. » Brzezinski était habile à présenter une politique agressive et offensive sous le meilleur jour.

Brzezinski présente l’Ukraine comme le pays pivot pour contenir la Russie. Il dit : « L’Ukraine est l’État critique, dans la mesure où l’évolution future de la Russie est concernée. » Il dit : « Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire eurasien. » C’est un autre exemple de sa formulation habile, car l’Ukraine, en tant que membre d’une alliance militaire hostile, n’empêche pas seulement un « empire » russe ; elle représente une menace potentielle. Kiev est à moins de 800 km de Moscou et l’Ukraine a été une voie majeure de l’invasion nazie.

Brzezinski était bien conscient de la nature controversée des frontières de l’Ukraine. À la page 104, il donne une citation qui montre que de nombreux habitants de l’est de l’Ukraine voulaient quitter l’Ukraine depuis l’éclatement de l’Union soviétique. La citation de 1996, tirée d’un journal de Moscou, indique que « dans un avenir prévisible, les événements en Ukraine orientale confrontent la Russie à un problème très difficile. Les manifestations massives de mécontentement (…) seront accompagnées d’appels à la Russie, voire d’exigences, pour prendre le contrôle de la région. »

Malgré cette réalité, Brzezinski ne tient pas compte des droits et des plaintes des Russes. Il déclare sans ambages que « l’Europe est la tête de pont géopolitique essentielle de l’Amérique sur le continent eurasien » et que « l’Europe occidentale et, de plus en plus, l’Europe centrale restent largement un protectorat américain. » L’hypothèse non formulée est que les États-Unis ont tout à fait le droit de dominer l’Eurasie à distance.

Brzezinski conseille à la Russie de se décentraliser avec le marché libre et une confédération lâche de « Russie européenne, une Russie sibérienne et une République extrême-orientale ».

L’Afghanistan est le modèle

Brzezinski se rend compte que la Russie représente un défi potentiel à la domination américaine en Eurasie, surtout si elle s’allie à la Chine. Dans le « Grand échiquier », il écrit : « Si l’espace médian rebute l’Occident, devient une entité unique qui s’affirme, et soit prend le contrôle du Sud, soit forme une alliance avec le principal acteur oriental, alors la primauté de l’Amérique en Eurasie se réduit considérablement. » La Russie est « l’espace intermédiaire » et la Chine est « l’acteur oriental majeur ».

Ce que craignait le stratège américain s’est produit : Au cours des 20 dernières années, la Russie et la Chine ont construit une alliance vouée à mettre fin à l’hégémonie américaine et à entamer une nouvelle ère dans les relations internationales.

C’est peut-être la raison pour laquelle les États-Unis ont provoqué de manière agressive la crise en Ukraine. La liste des provocations est claire : soutien moral et matériel aux manifestations de Maidan, rejet de l’accord avec l’UE (« F*** l’UE »), meurtres commis par des tireurs d’élite et coup d’État violent de 2014, ignorance de l’accord de Minsk approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU, conseillers de l’OTAN et formation des ultra-nationalistes, envoi d’armes létales à l’Ukraine, refus d’accepter la non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, menaces d’invasion du Donbass et de la Crimée.

Avant l’intervention de la Russie en Ukraine, Tulsi Gabbard, soldat en service actif et ancienne membre du Congrès, a déclaré : « Ils veulent en fait que la Russie envahisse l’Ukraine. Pourquoi le feraient-ils ? Parce que cela donne à l’administration Biden une excuse claire pour imposer des sanctions draconiennes… contre la Russie et le peuple russe et, deuxièmement, cela cimente cette guerre froide. Le complexe militaro-industriel est celui qui en profite. Ils contrôlent clairement l’administration Biden. Les bellicistes des deux côtés à Washington qui ont attisé ces tensions. S’ils amènent la Russie à envahir l’Ukraine, cela cimente cette nouvelle guerre froide, le complexe militaro-industriel commence à se faire une tonne d’argent en plus … Qui en paie le prix ? Le peuple américain… le peuple ukrainien… le peuple russe en paie le prix. Cela sape notre propre sécurité nationale mais le complexe militaro-industriel qui contrôle tant de nos élus gagne et ils courent à la banque ».

C’est exact, mais les raisons de ces provocations sont plus profondes. Hillary Clinton a récemment résumé les souhaits et les rêves des faucons de Washington : « Les Russes ont envahi l’Afghanistan en 1980… de nombreux pays ont fourni des armes, des conseils et même des conseillers à ceux qui ont été recrutés pour combattre la Russie… Une insurrection bien financée a essentiellement chassé les Russes d’Afghanistan… Je pense que c’est le modèle vers lequel les gens se tournent aujourd’hui ».

La politique étrangère américaine a été cohérente de Brzezinski à Madeline Albright, Hillary Clinton et jusqu’à Victoria Nuland. Les résultats sont visibles en Afghanistan, en Irak, en Yougoslavie, en Libye, en Syrie et maintenant en Ukraine.

Comme en Afghanistan, les États-Unis « n’ont pas poussé la Russie à intervenir » mais « ont sciemment augmenté la probabilité qu’elle le fasse. » Le but est le même dans les deux cas : utiliser un pion pour miner et potentiellement éliminer un rival. Nous nous attendons à ce que les États-Unis fassent tout pour prolonger l’effusion de sang et la guerre, pour enliser l’armée russe et empêcher un règlement pacifique. L’objectif des États-Unis est exactement ce que Joe Biden a dit : un changement de régime à Moscou.

Comme l’Afghanistan, l’Ukraine n’est qu’un pion sur l’échiquier.

Rick Sterling est un journaliste d’investigation dans la région de la baie de San Francisco. Il peut être contacté à l’adresse suivante : rsterling1@protonmail.com

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : UKRAINE, GAZ ET OLIGARQUES - MICHEL MIDI AVEC BERNARD GENÊT - YouTube

UKRAINE, GAZ ET OLIGARQUES - MICHEL MIDI AVEC BERNARD GENÊT 56 mn

Bernard Genêt porte-paole de COMAGUER : Comprendre et agir contre la guerre

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source : kawsachunnews.com/malvinas-40-years-its-time-to-end-colonialism

Les 40 ans des Malouines : Il est temps de mettre fin au colonialisme
Par Daniel Filmus, Kawsachun News.

3 avril 2022

Chaque 2 avril, nous, Argentins, rendons hommage à nos compatriotes qui ont lutté vaillamment pour récupérer l’exercice de la souveraineté sur les îles Malvinas, les autres archipels de l’Atlantique Sud et leurs espaces maritimes correspondants.

À l’occasion du 40e anniversaire de l’acte héroïque accompli par nos jeunes hommes et femmes, le souvenir et la reconnaissance de leur dévouement doivent aller de pair avec un engagement ferme à poursuivre la lutte pour la cause pour laquelle beaucoup d’entre eux ont donné leur vie. L’augmentation permanente de la présence militaire et le refus pendant ces quatre décennies du Royaume-Uni de reprendre le dialogue pour la souveraineté dans les termes proposés par les Nations Unies dans sa résolution 2065 (XX), montrent l’illégalité et l’illégitimité de l’usurpation qui a eu lieu en 1833 et révèlent les intérêts économiques, géopolitiques et militaires qui poussent les Britanniques à essayer de perpétuer l’usurpation d’une partie importante du territoire argentin. Il convient de noter qu’après la guerre de 1982, le 4 novembre de la même année, l’Assemblée générale de l’ONU a approuvé la résolution 37/9 qui stipule que « les gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord sont instamment priés de reprendre les négociations afin de trouver, dès que possible, une solution pacifique au conflit de souveraineté sur les îles Malvinas ». Dans le même temps, elle a chargé le Secrétaire général de lancer un nouvel effort de bons offices pour se conformer à cette résolution.
Le National Geographic Institute a présenté une édition spéciale de la cartographie des îles Malvinas basée sur les images du satellite argentin SAOCOM 1A fournies par la CONAE.

La situation mondiale actuelle, marquée par le conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, a montré une fois de plus le double standard avec lequel le Royaume-Uni conçoit sa politique internationale. D’une part, il condamne la rupture de l’intégrité territoriale de l’Ukraine par la Russie et, d’autre part, il maintient l’occupation d’un vaste territoire dans l’Atlantique Sud qui empêche notre pays d’exercer sa souveraineté sur toute son extension. Ce n’est pas le seul cas. Le Royaume-Uni est la puissance administrante dans 10 des 17 situations coloniales pendantes devant le Comité de décolonisation des Nations Unies.

Après son indépendance de l’Espagne, l’Argentine a exercé sa pleine souveraineté sur les îles Malvinas. Le 3 janvier 1833, le Royaume-Uni, en pleine expansion coloniale, expulse violemment les représentants du gouvernement argentin et ses colons et établit une autre population, issue de la métropole elle-même.

Il convient de noter que depuis le moment même de leur usurpation, les gouvernements argentins n’ont cessé de réclamer la restitution du plein exercice de la souveraineté sur les îles. Même avec des accents et des stratégies différents, depuis 1833, aucun gouvernement argentin n’a consenti ou légitimé l’occupation coloniale. En 1994, cette revendication a été intégrée à l’unanimité dans la Constitution nationale.

Très tôt, les pays d’Amérique latine ont exprimé leur solidarité avec l’Argentine et ont affirmé qu’il s’agissait d’une agression coloniale qui attaquait la souveraineté de toute la région. La Bolivie est peut-être le pays qui l’a exprimé le plus immédiatement et avec le plus de force. Peu de temps après que l’usurpation ait eu lieu, son gouvernement a publié une déclaration adressée à la République argentine dans laquelle il soulignait que : « La conduite du cabinet britannique aux Malouines, bien qu’essentiellement préjudiciable au gouvernement qui se sent privé de sa possession, est offensante et trop injurieuse pour toutes les républiques américaines et, de l’avis du gouvernement bolivien, constitue une affaire hautement continentale ». Depuis le milieu du XXe siècle, le soutien à la cause des Malouines a été intégré dans les résolutions de l’OEA et de toutes les organisations multilatérales de la région.

Le Mercosur, l’Unasur, la Celac, l’Olade, l’ALADI, le Groupe de Rio, les Sommets ibéro-américains, le Sommet des pays africains et latino-américains, le Sommet des pays arabes et latino-américains, la Zone de paix de l’Atlantique Sud (ZPCAS), Parlatino, Parlasur, entre autres, sont quelques-unes des organisations régionales qui ont exprimé leur soutien à la revendication de l’Argentine sur la question des Malouines. Nombre de ces organisations condamnent également l’usurpation des ressources naturelles de l’Atlantique Sud par la puissance coloniale. La demande de dialogue est également soutenue par les organisations multilatérales les plus importantes à l’échelle mondiale. Le Comité de décolonisation des Nations unies et le G 77 + Chine, entre autres, demandent chaque année le retour du Royaume-Uni à la table des négociations.

Le gouvernement britannique ne s’est pas conformé aux résolutions de l’ONU et a ignoré toutes les déclarations des organismes multilatéraux. Bien qu’il tente de fonder sa position sur le respect de « l’autodétermination » des peuples, les intérêts économiques et géopolitiques qui sous-tendent sa prétention à perpétuer la situation coloniale sont de plus en plus évidents. Le Royaume-Uni tente de forcer l’interprétation du principe d’autodétermination pour la question des Malouines alors que les Nations unies ne le considèrent pas applicable car il ne s’agit pas d’une population indigène colonisée ou dominée. Ceux qui vivaient là à l’origine étaient les Argentins qui ont été expulsés par les Britanniques. L’implantation d’une population amenée de la métropole est précisément l’un des mécanismes de la colonisation.

Dans le cas des Malouines, les véritables motifs semblent évidents : contrôle militaire de la situation dans l’Atlantique Sud, exploitation des ressources naturelles existant dans la région, nécessité de maintenir une tête de pont pour le soutien logistique de leurs prétentions dans l’Antarctique et contrôle du passage stratégique biocéanique.

La présence militaire britannique est en contradiction avec la résolution 41/11 de l’Assemblée générale (Zone de paix et de coopération dans l’Atlantique Sud) qui, entre autres dispositions, demande aux États de toutes les autres régions, en particulier aux États militairement importants, de respecter scrupuleusement la région de l’Atlantique Sud en tant que zone de paix et de coopération.

D’autre part, l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles dans une vaste zone de l’Atlantique Sud-Ouest - extrêmement riche en hydrocarbures, en poissons, en minéraux et en biodiversité - violent ouvertement la résolution 31/49 des Nations unies.

Un autre aspect par lequel le Royaume-Uni affirme sa présence coloniale dans les îles Malvinas est leur proximité avec l’Antarctique. Compte tenu de la forte présence britannique sur le sixième continent et de sa revendication de souveraineté - qui inclut tout le secteur antarctique argentin et une partie du secteur chilien - sa position dans les îles constitue une situation stratégique.

La commémoration du 40e anniversaire de la guerre doit inclure, entre autres, trois objectifs fondamentaux. D’une part, et comme nous l’avons souligné au début de cet article, la reconnaissance, l’hommage et le soutien matériel permanent à ceux qui ont combattu héroïquement dans les îles et à leurs familles. Ils seront toujours dans le cœur de tous les Argentins. D’autre part, elle doit réaffirmer la nécessité de former une véritable politique d’État, au-delà des calendriers électoraux, pour donner une continuité à la revendication et aux stratégies qui la promeuvent. Dans ce sens, la création du Conseil National des Malouines et les lois votées à l’unanimité au Congrès National en 2020, ont été un grand pas en avant. Comme l’indique le slogan mis en avant par le gouvernement national : « MALVINAS NOS UNE ». Enfin, comme le stipule notre Constitution, nous nous engageons à faire de l’imprescriptibilité de la revendication une réalité, toujours par la paix et le dialogue. La meilleure façon d’honorer ceux qui ont combattu dans les îles est de maintenir leur cause vivante, de ne pas cesser de travailler chaque jour jusqu’à ce que notre drapeau flotte à nouveau sur les Malouines. ___________________________________________________________________________________________________________________________________________

Comme vous le savez peut-être déjà, dans le cadre des Soulèvements de la terre, une seconde journée de réflexion sur les stratégies de lutte contre l’accaparement des terres est en préparation. Cette journée se tiendra le samedi 7 mai prochain à Bagnolet dans les locaux de la Confédération paysanne, au 104 rue Robespierre.

Si vous souhaitez y participer, nous vous conseillons de bloquer votre journée entière (9h00-18h), sachant qu’il est possible d’être hébergé sur place. Et nous vous demandons de vous inscrire via le formulaire suivant : framaforms.org/soulevements-de-la-terre-journee-de-reflexion-contre-laccaparement-le-7-mai-a-bagnolet-1650388775.

PRÉ-PROGRAMME

Introduction : La première journée de réflexion en décembre a été l’occasion de se former sur 2 sujets : 1. le contrôle des structures et 2. les stratégies d’accaparement déployées par les holding sociétaires (des documents ont été produits à l’occasion, et sont toujours disponibles si vous ne les avez pas encore consultés). Pour cette seconde journée, nous nous attaquons aux stratégies juridiques à déployer pour contrer et désamorcer ces accaparements, et acquérir du foncier de façon pérenne.

Le programme détaillé est encore en travail, mais nous pouvons déjà vous annoncer qu’il se construira autour d’expériences concrètes portant sur les 2 pistes suivantes :

le montage de projets d’installation pour faire jouer le contrôle des structures en notre faveur (avec des prêtes-noms et projets d’installation factices, ou véridiques) à partir du témoignage de la Coopérative paysanne de Belêtre (37) suivi d’un débat sur la stratégie de création de projets d’installation « factices ».

la création de foncières agricoles locales avec des membres de Terre de liens (qui viendront avec la casquette Reprise de terres) et de la foncière Antidote, ainsi que le retour d’expérience de la foncière basque Lurzaïndia.

Seront également invité-es à témoigner, les habitant-es de territoires où des structures similaires sont en projet ou bien en train de se monter, et qui se posent des questions sur la forme juridique adéquate dans leur contexte. Si c’est votre cas et que vous souhaiteriez avoir un petit temps accordé pour présenter votre situation, nous vous invitons à nous faire un retour par mail ! (paniscuspan@protonmail.com) L’idée étant que l’on démêle ensemble quelles seraient les stratégies opportunes dans votre cas.

La journée sera ainsi rythmée par des études de cas depuis des expériences déjà menées et des discussions à partir de projets en réflexion. In fine, l’objectif est que ce temps de formation facilite le montage de structures foncières locales et permette à chacun-e de repartir avec les idées plus claires sur quoi faire dans son territoire.

Nous vous enverrons très bientôt le programme détaillé de cette journée !

à très vite,

l’équipe « lien avec la conf » des SDLT

Les Soulèvements de la Terre : lessoulevementsdelaterre.org/

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