27 novembre 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

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Grèce: il y a 49 ans, le massacre de Polytechnique -

Quand l’Occident commence à s’inquiéter de l’avenir des armes transmises à Kiev

STOP U.S. Wars : Next Step : Semaine d’actions MLK - 13 - 22 janv.

EN FINIR AVEC L’UNION EUROPÉENNE, CETTE OLIGARCHIE QUI NOUS MÈNE À LA RUINE – Olivier Delorme

Les agriculteurs tanzaniens se mobilisent pour l’agroécologie, la souveraineté alimentaire et le panafricanisme

Le cauchemar se matérialise : L’extrémiste d’extrême droite Itamar Ben-Gvir sera le ministre israélien de la sécurité nationale.

Reportage photo : Manif. Lycée Pro. + Gilets Jaunes - samedi 26 novembre 2022 - Place de la République → Place des Fêtes

Comité 8 décembre Pour les 2 ans du 8/12 actions sur Rennes du 7 au 11 décembre

Les 12, 13 et 14 décembre prochains, plus de 6 ans après les faits, le CRS Alexandre Mathieu sera jugé devant la cour d’assises de Paris pour l’éborgnement de Laurent Théron par une grenade de désencerclement. mobilisation autour du procès organisée par l’Assemblée des blessé.e.s et Désarmons-les !

  • le dimanche 11 décembre à partir de 14h à La Parole Errante, à Montreuil pour un Tribunal populaire
  • du lundi 12 au mercredi 14 décembre pour assister au procès lui-même, à la Cour d’Assises de Paris, en soutien à Laurent Théron.

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source : pt4.org/2022/11/22/grece-il-y-a-49-ans-le-massacre-de-polytechnique/

Grèce: il y a 49 ans, le massacre de Polytechnique

par A. Sartzekis

[The same in english]

Le 17 novembre 1973 est l’une des dates clés de l’histoire contemporaine grecque et des luttes politiques et sociales du pays : se situant dans le prolongement des innombrables actes de résistance au régime fascisant de la dictature de colonels (1967-1974) mis en place sur instigation de la CIA, des centaines d’étudiantEs avaient occupé l’Université Polytechnique d’Athènes (dans le quartier d’Exarcheia) et popularisé leur action en appelant à la chute des colonels. Ceux-ci ont alors lancé l’armée contre les étudiantEs, l’image du tank défonçant le portail de l’université étant connue de tous les Grecs depuis cette sinistre date.

Bilan de la répression : au moins 24 morts —des chiffres circulent avec des dizaines de victimes—, des centaines de blesséEs et d’arrestations. Un an plus tard, la dictature, de plus en plus déstabilisée, tombait, en envoyant l’armée grecque occuper l’ile de Chypre et lui faisant subir une terrible défaite face à l’armée turque, ce qui a débouché sur le partage de l’île en deux zones depuis lors séparées par des murs.

Depuis la fin de la dictature, le 17 novembre est une journée de mobilisation de la jeunesse scolarisée, les jours précédents ayant souvent été précédés d’initiatives commémoratives (débats, concerts…) dont le sens n’a jamais été perdu malgré les ans. Et bien sûr, chaque 17 novembre ont lieu dans tout le pays des manifestations commémorant la lutte de celles et ceux de Polytechnique, et condamnant vivement les États-Unis (à Athènes, la manif se finit devant l’ambassade US qu’on aperçoit parfois derrière les centaines de casques de MAT— CRS), l’OTAN et les politiques anti-ouvrières et anti-jeunes combattues par le mot d’ordre « Pain, éducation, liberté ».

Trois raisons supplémentaires pour une commémoration massive cette année

Hormis le fait que les années précédentes les mobilisations ont été très limitées en nombre par le Covid et les diverses interdictions prétextes, s’ajoutaient cette année trois faits pour donner encore plus envie d’aller aux manifs ou, au moins pour les familles de la région athénienne, d’aller déposer un œillet devant le monument et la grille d’entrée posée à ses côtés pour rappeler la barbarie de la junte :

– le flicage de grande ampleur mené par le gouvernement Mitsotakis, rappelant à certainEs le climat de la dictature. Le scandale des écoutes, dont tout montre qu’elles sont le fait du Premier ministre, a pris une dimension qui aurait contraint n’importe quel gouvernement un tant soit peu démocratique à démissionner. On en est arrivé à se demander s’il n’aurait pas en réalité réussi à truquer les élections internes qui avaient il y a quelques années fait de lui, fils d’un politicien dont l’action avait à l’époque servi à ouvrir la voie au coup d’État de 1967, le nouveau chef de la droite face au favori Meïmarakis. Contre ces écoutes mais plus largement contre le recours à une violente répression comme seule réponse aux revendications, la colère populaire éclate de plus en plus fort ;

– ces derniers mois, une sale musique révisionniste se fait entendre : la révolte de Polytechnique serait un mythe, d’une part elle aurait été insignifiante et n’aurait eu aucun effet sur la chute de la junte, et d’autre part, il n’y aurait eu aucun mort à Polytechnique, c’est la gauche qui a inventé tout cela… Cette propagande, portée depuis bientôt 50 ans par les seuls fascistes, a désormais trouvé un relai dans la droite gouvernementale, que ce soit par le biais du fasciste recyclé ministre du Développement affirmant que s’il y a eu des morts, c’était tout à fait en dehors de Polytechnique, ou par le biais du vice-ministre de l’Éducation, reprenant sans pudeur ces mensonges. Face à cette offensive disposant de médias liés à la droite, les témoignages militants restent bien sûr décisifs, comme celui que vient de donner sur le site de l’organisation anticapitaliste Anametrissi un des militantEs les plus connus et les plus respectés de la gauche révolutionnaire, notre camarade Yannis Felekis, infatigable constructeur de la IVe Internationale en Grèce ;

– enfin, la désastreuse politique éducative du gouvernement ultra-libéral, de sélection sociale et de cadeaux à ses copains du privé, est activement combattue depuis 2019, et on a souvent évoqué ici les impressionnantes mobilisations étudiantes. Mais cette année, le pas supplémentaire dans la répression que constitue la création d’une « police universitaire » a été accueilli comme il se doit : une insupportable provocation, qui a entraîné et entraîne de nombreuses luttes pour empêcher les prétoriens d’entrer dans les facs.

Des manifestations très puissantes

Une semaine après le très grand succès de la grève générale du 9 novembre, le gouvernement espérait un « petit » 17 novembre. À cet effet, comme d»habitude il a voulu jouer sur la peur en déployant une armée de MAT (presque 6000 à Athènes) et en multipliant des hélicos avec projecteurs. À Salonique, le président de la fac, qui se réjouit que des flics puissent patrouiller dans « son » université, avait carrément fait fermer la fac, sinistre provocation contre la mémoire des luttes du peuple grec et tout simplement contre la démocratie. Les discours lénifiants sur le 17 novembre comme « fête de tous les Grecs » (de même, le 1er mai est depuis l’époque du dictateur Metaxas « la fête des fleurs ») et tout le cadre répressif n’auront servi à rien : de l’avis de beaucoup, les manifestations du 17 novembre ont été encore plus fournies que celles du 9 novembre. À Athènes, la police a compté 20 000 manifestantEs comme pour le 9, mais nos camarades de NAR annoncent entre 35 et 40 000. Les cortèges étudiants étaient incroyablement massifs, ceux de syndicats étaient souvent fournis, de même que ceux des organisations de la gauche révolutionnaire ou réformiste. Sans oublier des cortèges associatifs, comme celui des habitantEs d’Exarcheia, mobilisés contre un projet vicieux de station de métro sur la place du même nom… Et des manifs importantes ont eu lieu ailleurs, comme à Salonique, Patras, dans les villes universitaires de Crète…

Les mots d’ordre portaient bien sûr contre la politique de Mitsotakis, « Pain, éducation, liberté » étant plus que jamais un concentré des revendications sociales et démocratiques. Bien sûr, les mots d’ordre anti-impérialistes ont résonné très fort, ce qui se justifie face aux cadeaux faits à l’impérialisme US qui peut maintenant disposer d’une base maritime au nord-est de la Grèce, à Alexandroupolis, pas loin de l’entrée dans les détroits menant à la mer Noire. Refuser que la Grèce soit impliquée dans une future guerre inter-impérialiste, notamment par le biais de ces bases, est central. Mais on doit pourtant noter une faiblesse de la dimension anti-impérialiste de cette manif de 2022, liée au fait que sur la question de la sale guerre russe en cours en Ukraine, en dehors de quelques organisations sur des positions marxistes révolutionnaires, le « moins mauvais » qu’on constate dans la gauche radicale et révolutionnaire grecque est de dénoncer à la fois l’impérialisme US et l’invasion poutinienne de l’Ukraine. En effet, à un moment où le peuple et le territoire ukrainiens sont victimes d’un déluge de missiles visant à les punir de refuser d’être un peuple soumis, au moment où la paix, objet de nombreux slogans, est menacée par cette cynique agression impérialiste russe au cœur de l’Europe, le plus efficace des slogans anti-impérialistes aurait été quelque chose comme « Poutine, le meilleur agent au service de l’Otan, retire sans conditions tes sales pattes d’Ukraine »…

Quoi qu’il en soit — on voit que les débats sur la guerre en Ukraine sont indispensables dans la gauche grecque — la journée du 17 novembre a été un point fort de la mobilisation indispensable pour chasser la droite, une droite visiblement nostalgique de la Grèce des colonels, et contre laquelle il faut lutter sans nostalgie mais en tirant le meilleur des luttes héroïques du peuple grec. Pain, éducation, liberté !

A. Sartzekis

Athènes, le 21 novembre 2022

[Αναδημοσίευση από το γαλλικό L’Anticapitaliste ]
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source : www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=4432

Quand l’Occident commence à s’inquiéter de l’avenir des armes transmises à Kiev

par Mikhail Gamandiy-Egorov 22/11/2022

Les représentants des élites occidentales commencent timidement à aborder le sujet de l’avenir des armes livrées au régime kiévien, et surtout le risque que ces armements se retrouvent dans les mains de groupes terroristes. Réaction certainement tardive, mais qui confirme nos nombreuses prévisions.

Les armes fournies par l’Occident à l’Ukraine dans l’objectif de combattre la Russie pourraient se retrouver entre les mains de gangs criminels ou de terroristes, y compris au Royaume-Uni, s’alarme le chef de la National Crime Agency (agence britannique de lutte contre le crime organisé, ndlr), Graeme Biggar, écrit le quotidien britannique The Times.

Fait paradoxal une fois de plus qui confirme que les élites occidentales semblent effectivement vivre dans un monde parallèle, alors que ce sujet avait déjà été traité il y a plusieurs mois de cela par les experts non-occidentaux, notamment chinois : voir l’article de juin dernier d’Observateur Continental.

Vaut mieux tard que jamais ? Probablement surtout que c’est déjà trop tard, sachant que les reventes d’armes fournies au régime ukrainien par ses parrains occidentaux avaient déjà commencé depuis plusieurs mois. Et si aujourd’hui le haut responsable britannique aborde ce problème, c’est que l’heure est déjà certainement grave. Également paradoxal de l’entendre tout de même d’un représentant d’un pays qui constitue l’un des principaux soutiens de Kiev et qui adopte une des lignes les plus russophobes qui soit.

La question également à se poser dans cette conjoncture, et qui sera un défi sécuritaire majeur y compris pour les Occidentaux, c’est la raison pour laquelle le minimum de vérité dans la propagande atlantiste occidentale vient toujours plus souvent de la sphère anglo-saxonne, pendant que les principaux médias hexagonaux n’ont pratiquement jamais abordé le sujet.

L’explication est assez simple, et se trouve très principalement dans le rapport de force et de hiérarchie établie au sein du bloc occidental: les Anglo-Saxons mènent le bal, les autres appliquent et obéissent sans avoir le droit de se poser trop de questions. Évidemment et si dans le cas de régimes tels que ceux de la Pologne, pays baltes, Roumanie et bien d’autres – dans leur état contemporain – cela n’étonne plus grand monde, le fait est que cela caractérise également une fois de plus l’état d’asservissement des pays dits les plus développés de la zone européiste continentale, notamment la France, l’Allemagne ou encore l’Italie.

À l’instar du récent dossier ukraino-polono-étasunien, où il est devenu également évident que seul Washington a le droit à la parole réelle au sein de l’alliance otanesque. L’establishment étasunien ne s’inspirerait-il pas de la théorie des races d’Adolf Hitler, à la seule différence que dans la version contemporaine – les « supérieurs » étant de la partie anglo-saxonne ?

Pour revenir aux Britanniques, il est évident que l’effet boomerang de la fourniture incontrôlée des armes au régime kiévien se retournera contre Londres. Peut-être dans une moindre mesure dans un premier temps qu’à Berlin, Paris ou Rome, mais pratiquement sans le moindre doute. D’autant plus lorsqu’on connait que les divers réseaux criminels et terroristes possédant une présence sur le sol britannique sont bien souvent ceux qui sont également présents dans la partie continentale de l’Europe bruxelloise.

Évidemment le régime qui restera à l’abri des problèmes sécuritaires immédiats, à l’inverse de ses alliés européens, n’est autre qu’étasunien. Mais fort généralement, l’effet boomerang rattrape y compris ceux qui pensent se retrouver toujours en dehors des problèmes et des défis créés. À un moment ou un autre. D’autant plus que le régime kiévien possède de nombreux amis et sympathisants au sein de cellules terroristes liées à Daech ou Al-Qaïda. Juste pour rappel.

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The United National Antiwar Coalition UNAC

STOP U.S. Wars : Next Step : Semaine d’actions MLK - 13 - 22 janv.

« Le plus grand pourvoyeur de violence au monde : mon propre gouvernement, je ne peux pas rester silencieux. » Dr. Martin Luther King Jr. 4 avril 1967

Comme vous le savez, après les actions anti-guerre d’octobre, plus de 75 actions, nous avons tenu une réunion pour discuter des prochaines étapes. Il a été décidé que nous devrions organiser une autre semaine d’actions et la semaine autour de la Journée Martin Luther King, du 14 au 22 janvier, a été proposée. Nous allons donc organiser de nouveau des actions STOP U.S. Wars pendant cette semaine. De nombreuses organisations ont soutenu la semaine d’actions d’octobre et sont impatientes de continuer.

Envoyez un courriel à UNACpeace@gmail.com, et nous vous ajouterons à la liste des organisations qui soutiennent la semaine d’action Martin Luther King.

Comme Martin Luther King Jr. nous l’a si justement rappelé, les États-Unis sont le plus grand pourvoyeur de violence au monde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont lancé plus de 60 interventions militaires dans des pays étrangers. La guerre par procuration entre les États-Unis et l’OTAN en Ukraine met les États-Unis en confrontation directe avec une grande puissance nucléaire, tout comme leur provocation contre la Chine au sujet de Taïwan. Il est donc extrêmement important que nous construisions un mouvement anti-guerre fort et unifié, capable de briser la propagande et la censure des médias et de mettre fin à l’agression militaire américaine dans le monde.

Chacune de nos actions est basée sur la construction de connexions locales entre diverses organisations de solidarité. Une variété d’actions est encouragée, allant des manifestations, des teach-in, des dépôts de bannières, des chalk-ins aux réunions de rue.

Les actions liant TOUTES les guerres et sanctions américaines en cours constituent un point de convergence et permettent de briser la propagande qui sature chaque guerre.

Commencez à vous organiser dès maintenant. Vous pouvez envoyer toute action prévue à UNACpeace@gmail.com et nous mettrons en place un formulaire pour saisir les informations sur vos actions dans les prochains jours.

En paix et en solidarité,

Joe Lombardo

Vous trouverez ci-dessous la liste des organisations et des militants qui ont participé aux actions coordonnées précédentes et à l’appel unifié à : STOP aux guerres des États-Unis.

Stop aux guerres et aux sanctions des États-Unis et de l’OTAN

Aujourd’hui, les travailleurs sont confrontés à l’escalade des coûts de l’alimentation et de l’énergie, à la récession, à l’insécurité croissante et aux attaques contre les efforts de syndicalisation. Les guerres continues et les provocations militaires nous ont amenés au bord de la guerre nucléaire.

Arrêtez les mouvements de guerre de Washington vers la Russie et la Chine !
Arrêtez les guerres sans fin : Irak, Syrie, Somalie, Palestine… partout

Groupes commanditaires : United National Antiwar Coalition, Popular Resistance, Black Alliance for Peace, International Action Center, World Beyond War, BAYAN USA, Green Party USA, Black is Back Coalition, Sanctions Kill Campaign, Students for a Democratic Society, US Peace Council, Global Network Against Weapons and Nuclear Power in Space, Alliance for Global Justice, National Immigrant Solidarity Network, Friends of the Congo, Ban Killer Drones, China-US Solidarity Network, Freedom Road Socialist Organization, Socialist Actions, Solidarity Committee of the Americas, Welfare Rights Committee, Workers World Party, Socialist Unity Party, Women Against Military Madness, Mayday Books, Anti-War Committee (MN), Bethlehem Neighbors for Peace, Minnesota War Tax Resistance, Brainerd Area Coalition for Peace, Chicago Antiwar Coalition, People Opposed to war, Imperialism and Racism, Veterans for Peace Chapter 27, Ban Killer drones, Mt. Diablo Peace and Justice Center, St. Paul Eastside Neighbors for Peace, Minnesota Peace Action Coalition, The Virginia Defender, Party of Communists USA, Odessa Solidarity Campaign, Leonard Peltier Defense Committee, Hawaii Committee for Human Rights in the Philippines, Twin Cities Assange Defense Committee, PeaceWorks of Greater Brunswick, San Diego Free Mumia Coalition, Leonard Peltier Defense Committee, Harriet Tubman Center for Social Justice, Women in Struggle, Just Peace Advocates (Canada),Mobilization Against War & Occupation (Canada), Hamilton Coalition to Stop the War (Canada), Fire This Time Movement for Social Justice (Canada),Kwame Nkrunah Ideological Institute (Afrique du Sud), Swedish Peace Council, Coop Anti-War Cafe (Berlin). ,Congrès canadien pour la paix…

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envoyé par plusieurs abonné e s

source ; www.youtube.com/watch?v=AYPOHC1_9TM

19.novembre.2022 // par Olivier Berruyer

EN FINIR AVEC L’UNION EUROPÉENNE, CETTE OLIGARCHIE QUI NOUS MÈNE À LA RUINE – Olivier Delorme

Olivier DELORME est historien et romancier, auteur notamment des trois tomes de « La Grèce et les Balkans du Ve siècle à nos jours » et de « 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe » aux Éditions H&O. Il vit en Grèce désormais, sur une petite île proche de la côte Turque.

Dans cet entretien par Olivier Berruyer pour Élucid, Olivier Delorme pourfend tous les mythes de l’Union européenne : L’Europe de la paix, l’Europe qui protège, l’Europe sociale… Il démontre que cette institution est en réalité antidémocratique, oligarchique, et menace nos intérêts économiques tout en anéantissant la voix de la France sur le plan géopolitique. Un état des lieux sans langue de bois, pour regarder la vérité en face : une coopération est nécessaire, mais pas au prix de l’anéantissement de la souveraineté des peuples.

vidéo : youtu.be/AYPOHC1_9TM 1h 26mn

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Analyse de la rencontre entre Macron et Maduro

Romain Migus

Les présidents vénézuélien et français se sont rencontrés à la COP27. Et surprise…Emmanuel Macron a enfin reconnu la légitimité de son homologue vénézuélien. Pourquoi ce volte-face? Est-ce seulement pour le pétrole ou cela dévoile-t-il un nouvel alignement sur les USA qui ont laissé entendre la fin de l’opération Guaido? Quoiqu’il en soit, c’est une très bonne nouvelle pour les deux pays

vidéo : youtu.be/CDGDW7OXW_Y 16 mn

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source : peoplesdispatch.org/2022/11/25/tanzanian-farmers-mobilize-for-agroecology-food-sovereignty-and-pan-africanism/

Les agriculteurs tanzaniens se mobilisent pour l’agroécologie, la souveraineté alimentaire et le panafricanisme

Par Tanupriya Singh, People’s Dispatch.

25 novembre 2022

Des centaines de petits exploitants agricoles se sont réunis dans la ville de Morogoro les 17 et 18 novembre pour la 27e assemblée générale annuelle (AGA) de Mtandao wa Vikundi vya Wakulima Tanzania ou le Réseau national des groupes de petits exploitants agricoles en Tanzanie (MVIWATA).

L’organisation a été fondée en 1993 par des agriculteurs auto-organisés dans le sillage du tout premier programme d’ajustement structurel (PAS) du pays, mis en place par le FMI et la Banque mondiale entre 1986 et 1989. Les réformes néolibérales introduites au cours de cette période ont marqué une rupture absolue avec l’économie planifiée de la Tanzanie sous le président socialiste et grande figure anticoloniale Julius K. Nyerere.

En 1967, Nyerere a publié la Déclaration d’Arusha, engageant la Tanzanie à respecter les principes du socialisme et de l’autonomie et ouvrant la voie à la nationalisation des industries clés et à la collectivisation de l’agriculture.

« La paysannerie et les travailleurs ont été déclarés comme étant les moteurs de l’économie tanzanienne, l’État a investi massivement à leur intention. Les agriculteurs dépendaient du gouvernement et vendaient leurs produits par le biais de coopératives », explique à Peoples Dispatch Theodora Pius, chef de programme à MVIWATA.

Cependant, cette situation a changé avec le retrait de l’État dans les réformes de l’ère SAP. Dans le même temps, ajoute Pius, alors qu’il existait de solides coopératives d’agriculteurs cultivant le coton, le thé et le café, d’autres agriculteurs cultivant le maïs et les petites céréales ne faisaient pas partie de ces collectifs. C’est dans ces circonstances que MVIWATA est née.

« Des groupes d’agriculteurs se sont réunis et ont décidé de voyager dans toute la Tanzanie pour appeler les paysans à s’unir et à parler d’une seule voix, pour demander leur inclusion dans les politiques nationales, pour exiger de meilleurs prix pour nos produits et pour proposer des alternatives aux services de vulgarisation agricole. Leur rêve était de faire en sorte que MVIWATA se rende dans chaque village de Tanzanie », a déclaré Pius.

Assurer la dignité et la justice pour les agriculteurs

MVIWATA a organisé les agriculteurs, depuis les groupes de base jusqu’au réseau national, car les problèmes sur lesquels elle a été fondée il y a trois décennies persistent en Tanzanie aujourd’hui.

« Le système qui opprimait les agriculteurs à la fin des années 80 et dans les années 90 est le même aujourd’hui, il a juste changé de visage. Nos priorités sont restées les mêmes, nous continuons à parler des questions foncières, des marchés, de l’accès au financement - c’est juste le contexte qui a changé », a déclaré Pius. En réponse, MVIWATA a continué à mettre à jour ses stratégies.

En amont de la réunion de cette année, l’organisation a élaboré ses plans stratégiques 2022-2026, identifiant six domaines prioritaires. Tout d’abord, il s’agit de « préserver la dignité des agriculteurs en tant que classe ». Le deuxième domaine est l’agroécologie et la souveraineté alimentaire. « Le modèle agro-industriel a été utilisé contre notre peuple, nos droits et la planète. Ce modèle nous a pris nos terres, nos semences, notre culture et notre dignité », a déclaré Pius.

« L’agroécologie et la souveraineté alimentaire sont un système alternatif qui nous dit que les agriculteurs peuvent produire dans un système juste qui respecte les droits des producteurs et des consommateurs, l’environnement et la biodiversité. Elle nous dit que nous pouvons produire en gardant à l’esprit que la nourriture est un droit, et pas seulement un simple produit à vendre. »

À l’inverse, on a assisté à une prolifération de l’agrobusiness, a expliqué Pius, les villages s’entendant dire que l’agriculture conventionnelle et l’agrobusiness étaient le « chaînon manquant » pour la création de richesses pour les agriculteurs.

MVIWATA s’organise également autour des droits fonciers et de la sécurité dans un contexte d’expulsions croissantes, d’accaparement des terres, de spéculation foncière et d’impossibilité pour les agriculteurs d’accéder à la terre.

« Chaque jour, on nous signale des expulsions, des gens à qui l’on demande de quitter leur village et de déménager. La pression du capital pousse les gens à quitter leurs terres. Cela se fait sous le couvert d’investissements pour le « bénéfice national », mais aussi par d’autres moyens formels. La majorité des personnes confrontées à ces expulsions sont des agriculteurs dans les zones rurales », a déclaré Pius. « Si un agriculteur est expulsé mais qu’il veut rester sur ses terres, il est autorisé à rester mais seulement s’il cultive des cultures particulières voulues par les investisseurs. »

Parmi les résolutions adoptées lors de l’AGA, les agriculteurs se sont engagés à renforcer leur unité et leur plaidoyer pour les questions foncières, « en particulier dans le district de Mbarali où 21 000 agriculteurs sont menacés d’expulsion », a-t-elle déclaré.

Les agriculteurs ont également délibéré sur les mécanismes juridiques existants et sur la façon dont ils peuvent être utilisés pour assurer la sécurité foncière, et sur la façon dont MVIWATA pourrait travailler pour réduire les conflits entre les petits producteurs sur les questions d’utilisation des terres, car « l’accès à la terre continue de se réduire ».

La justice économique est un autre domaine d’intervention clé de MVIWATA. « Les agriculteurs produisent dans des conditions très difficiles et lorsqu’ils vont vendre leur production sur le marché, le prix qu’ils obtiennent est très bas. Les agriculteurs n’ont pas d’argent pour acheter des intrants, alors les intermédiaires viennent leur offrir une certaine somme d’argent. Quand vient le moment de la récolte, ces intermédiaires prennent tout sans tenir compte du prix du marché existant », dit-elle.

En réponse, MVIWATA tente de créer des groupes d’épargne et de crédit pour les agriculteurs, ainsi que des mécanismes et des systèmes pour s’assurer que les agriculteurs obtiennent un prix équitable, notamment par la vente collective de leurs produits. Les résolutions adoptées lors de l’AGA mettent également l’accent sur le renforcement des services financiers et des groupes coopératifs pour les agriculteurs.

« Des organisations comme MVIWATA apportent une réponse populaire aux questions de la terre, de l’alimentation et de l’agriculture », a déclaré à Peoples Dispatch Jonis Ghedi-Alasow, membre de Pan-Africanism Today et délégué international à la réunion de MVIWATA. « Ils ont démontré que les paysans de Tanzanie ne font pas que nourrir le pays, mais sont aussi, lorsqu’ils sont organisés, capables d’insister sur une rupture fondamentale avec le néocolonialisme. »

Avant l’AGM du 18 novembre, MVIWATA a organisé un atelier intitulé " L’avenir des petits agriculteurs dans le contexte de l’investissement et du marché libre en Tanzanie " avec trois domaines d’intérêt - la terre, les semences et les marchés.

« L’atelier a donné lieu à plusieurs interventions fortes - la première étant que les agriculteurs doivent produire des produits qui peuvent les rendre indépendants. Cela implique de produire pour le marché local », a déclaré M. Ghedi-Alasow.

« Dans le passé, la solidarité entre les paysans du Sud permettait de vendre des produits au-delà de nos propres pays sans avoir à payer de droits de douane. Il y a un engagement à reconstruire ces liens de solidarité entre les paysans, en particulier en Afrique, pour lutter contre les droits de douane débilitants sur des produits que les paysans exportent, en fait. »

Il a ajouté qu’il y a également un engagement renouvelé à utiliser des semences locales, y compris celles provenant de banques de semences. Lors de l’AGA, les agriculteurs ont décidé de plaider pour une augmentation des allocations budgétaires en faveur de l’agriculture, en accord avec les priorités des petits exploitants, et de faire pression pour que les lois existantes sur les semences soient modifiées afin d’inclure les semences locales.

Les agriculteurs se sont également engagés à continuer de lutter contre les expulsions et les soi-disant « investisseurs ». « Le gouvernement n’est pas le leader, c’est le peuple qui est le leader. C’est pourquoi ils reviennent tous les cinq ans pour demander nos votes », a déclaré Veronica Sofu, l’un des leaders à la pointe de cette lutte.

Les agriculteurs ont également discuté des accords de commerce extérieur, notamment de l’accord de partenariat économique entre l’Union européenne et la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). La Tanzanie est membre de l’EAC. Bien qu’elle n’ait pas encore signé l’accord, l’AGA a discuté de son impact potentiel sur les agriculteurs.

MVIWATA s’organise également autour des questions de justice de genre, en mettant l’accent sur le féminisme paysan, notamment en développant des actions pour mettre fin à la violence contre les femmes et en élaborant des stratégies avec les femmes des zones rurales. Lors de la Journée internationale de la femme en mars, MVIWATA et Pan Africanism Today ont organisé un atelier pour discuter du féminisme paysan, auquel ont participé des leaders de toute l’Afrique.

L’organisation travaille également avec les jeunes, les éduquant à l’agroécologie, à l’autonomie et à l’économie politique.

Nous devons construire ensemble

« Lorsque nous parlons du système qui opprime les agriculteurs en Tanzanie, c’est le même système qui opprime les agriculteurs au Bangladesh, en Afrique du Sud, en Namibie », a déclaré Pius. « Si les forces qui nous oppriment sont réunies, pourquoi ne devons-nous pas nous réunir pour forger une solidarité et contre-attaquer ? ».

MVIWATA s’est engagée à respecter le principe du panafricanisme, en s’engageant auprès de mouvements et d’organisations à travers le continent.

S’adressant à Peoples Dispatch, Mercy Dedaa Osei, membre du Socialist Movement of Ghana (SMG), a affirmé que MVIWATA était un « instrument important pour les luttes panafricanistes parce qu’il s’attache à définir une réponse populaire aux questions de la terre, de l’alimentation et des paysans, non seulement en Tanzanie mais aussi en Afrique et dans le reste du monde ».

« C’est créer une plateforme pour rassembler les voix contre l’exploitation massive des paysans… Il est impératif de se solidariser, de travailler, d’apprendre, d’agiter et de grandir ensemble pour devenir une force puissante dans la lutte pour les droits des paysans. »

« Notre slogan ‹ le défenseur du paysan est le paysan › a été inventé par un paysan d’Afrique de l’Ouest qui avait été invité à l’une de nos réunions », a déclaré Pius. « Le panafricanisme est ancré dans l’histoire, le présent et l’avenir de MVIWATA. Nous devons nous réunir non seulement en temps de crise mais aussi pour construire ensemble nos stratégies. »

« Le panafricanisme est, à la base, une lutte pour la souveraineté. Un aspect de cette lutte est, bien sûr, ancré dans l’obtention de la liberté politique et économique pour le peuple africain, la diaspora et les peuples travailleurs du monde. Un autre aspect important de cette lutte concerne l’autosuffisance des populations. L’Afrique dispose d’une abondance de richesses naturelles, mais nous sommes un continent confronté à l’un des plus hauts niveaux de faim », a ajouté M. Ghedi-Alasow.

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source : www.commondreams.org/news/2022/11/25/nightmare-materializes-far-right-extremist-itamar-ben-gvir-be-israels-national

Le cauchemar se matérialise : L’extrémiste d’extrême droite Itamar Ben-Gvir sera le ministre israélien de la sécurité nationale.

Par JAKE JOHNSON
Le 25 novembre 2022

Itamar Ben-Gvir, un législateur israélien d’extrême droite qui a été condamné pour incitation au racisme contre les Arabes et soutien à une organisation terroriste en 2007, est sur le point de devenir le ministre de la sécurité nationale d’Israël après avoir conclu un accord vendredi avec le parti Likoud du futur Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Selon Haaretz, l’accord entre le Likoud et le parti du Pouvoir juif de Ben-Gvir est le premier que Netanyahou « a signé avec un autre parti dans le cadre des négociations de coalition après les élections de ce mois-ci, qui ont vu son bloc remporter la majorité des voix ». Selon les termes de l’accord, observe Reuters, M. Ben-Gvir « aura un portefeuille de sécurité élargi qui comprendra la responsabilité de la police des frontières en Cisjordanie occupée ».

Ben-Gvir a salué le nouvel accord comme une « étape importante » dans le processus d’établissement d’un « gouvernement de droite complet. »

Pour les défenseurs des droits des Palestiniens, la nouvelle était profondément alarmante, même si elle n’était pas surprenante, étant donné que l’on s’attendait à ce que Ben-Gvir reçoive un poste clé dans ce qui devrait être le gouvernement israélien le plus à droite de tous les temps.

« Le cauchemar se matérialise », a tweeté l’écrivain Abe Silberstein.

Le ministère des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne a déclaré que l’élévation de Ben-Gvir au poste de ministre de la sécurité nationale pourrait avoir un « impact catastrophique sur le conflit israélo-palestinien » et compromettre davantage les perspectives de futurs pourparlers diplomatiques.
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Le Financial Times note que Ben-Gvir est « un disciple de Meir Kahane, un rabbin qui voulait priver les Arabes-Israéliens de leur citoyenneté et dont le parti a été désigné comme une organisation terroriste par les États-Unis ».

« Ben-Gvir était en marge de la politique israélienne jusqu’à son entrée au parlement l’année dernière », ajoute le journal. « À l’époque, Netanyahou a déclaré que Ben-Gvir - qui, jusqu’à il y a deux ans, gardait chez lui une photo de Baruch Goldstein, qui a massacré 29 Palestiniens dans une mosquée en 1994 - n’était pas apte à servir en tant que ministre. Cependant, alors que la popularité de Ben-Gvir a grimpé en flèche à l’approche du scrutin de cette année, Netanyahou a changé d’avis et a reconnu que l’avocat de 46 ans était susceptible de devenir membre de son cabinet. »

Comme l’a rapporté le Jerusalem Post au moment de la condamnation de Ben-Gvir en 2007, « le porte-parole autoproclamé de Kahane a été reconnu coupable d’avoir porté des pancartes sur lesquelles on pouvait lire ‹ Expulsez l’ennemi arabe › et 'Le rabbin Kahane avait raison : Les députés arabes sont une cinquième colonne. »

« Il a été acquitté de charges similaires pour avoir scandé ‹ Mort aux Arabes › après un attentat à la bombe à Jérusalem, et pour avoir déclaré que l’interdiction du mouvement Kach [d’extrême droite] était une blague », ajoute le média.

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source : www.mintpressnews.com/settlers-pogroms-against-palestinians-become-norm-under-new-israel-government/282815/

Les pogroms de colons contre les Palestiniens vont devenir la norme

Par Miko Peled, Mintpress News. 22 novembre 2022 __________________________________________________________________________________________________________________________________________

---------- Forwarded message ---------
De : Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>
Date: dim. 27 nov. 2022 à 03:05
Subject: Reportage photo : Manif. Lycée Pro. + Gilets Jaunes - samedi 26 novembre 2022 - Place de la République → Place des Fêtes
To: Serge D’Ignazio <serge.dignazio@free.fr>

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Serge D’IGNAZIO

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Comité 8 décembre Pour les 2 ans du 8/12

Ca fait déjà 2 ans que les camarades ont été arrêtés par la police antiterroriste et embarqués cagoule sur la tête pour être jetés en prison pour 5 d’entre elleux. Ces deux années ont été très difficiles pour les inculpé.es et leurs proches, le poids de la surveillance, le poids des accusations, la violence carcérale…

Beaucoup d’épreuves ont été traversées tant bien que mal et des nouvelles nous attendent d’ici quelques mois. En effet, l’inquisition touche à sa fin.

-----> REQUISITIONS DU PNAT

Le PNAT (parquet antiterroriste) vient d’envoyer ses « réquisitions » : un assomoir de 194 pages dans lesquelles il s’enfonce dans son délire sécuritaire. Il demande à ce que les inculpé.es passent à la Cour correctionnelle et réaffirme la dimension terroriste. L’inculpation pour le refus de donner ses codes de déchiffrement est aussi confirmé. Un article qui revient un peu plus sur les détails sera écrit bientôt là dessus, le temps de digérer ce monologue d’extrême droite judiciaire.

----> 4 JOURS ANTIREP

A l’occasion de ces deux années de répression, quelques moments sont proposés sur Rennes (et alentours), du 7 décembre au 11 décembre. Ce sont principalement des moments de (auto)formation, mais il y a aussi un concert et une projection!

Voici le lien expansive avec le programme et toutes les infos : expansive.info/4-jours-d-antirep-pour-les-2-ans-du-8-12-3581

N’hésitez pas à venir et à inviter des personnes qui pourraient être intéressé.es.

Force à touxtes, et que l’hiver soit chaud !

Le Comité 8/12 rennais

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Du 12 au 14 décembre prochain, se tiendra à Paris le procès en assises du CRS éborgneur de Laurent Théron, militant syndical gravement blessé lors d’une manifestation en 2016.

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint notre appel à soutenir Laurent Théron et l’ensemble des blessé.e.s par les armes policières mutilantes lors de ce procès.
N’hésitez pas à partager.

Le collectif StopArmesMutilantes


  • Les armes mutilantes aux assises *

Les 12, 13 et 14 décembre prochains, plus de 6 ans après les faits, le CRS Alexandre Mathieu sera jugé devant la cour d’assises de Paris pour l’éborgnement de Laurent Théron par une grenade de désencerclement.

Le 15 septembre 2016, après l’arrivée place de la République à Paris d’une manifestation contre la loi Travail, des incidents ont éclaté, la police effectuant plusieurs charges à l’encontre des manifestant-e-s. Laurent Théron s’apprêtait à quitter la place, lorsqu’il reçoit un galet de grenade de désencerclement au visage. Secouru par des street-medics, il attendra 55 minutes pour être pris en charge à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, puis opéré à l’hôpital Cochin. Il perd définitivement la vue de son œil droit (œil crevé et os du plancher orbital fracturé).

Depuis, la vie de Laurent, comme celles des nombreuses et nombreux autres mutilé.e.s par la police est celle d’une longue lutte pour tenter de se reconstruire, physiquement et psychologiquement. Or sans reconnaissance officielle du statut de victime, elles et ils n’ont accès à aucune aide médicale, psychologique et financière. C’est aussi un combat pour mettre fin à l’utilisation des armes de guerre par la police. Le procès de décembre sera une étape importante pour les faire interdire, objectif de notre campagne StopArmesMutilantes. Il est temps en effet que cessent, l’usage de ces armes, les violences policières et leur impunité.

Manifestations contre la loi Travail, manifestations des gilets jaunes, évènements militants de jeunes pour la cause du climat, évènements sportifs (Stade de France en mai 2022) et festifs (fête de la musique 2019 de Nantes qui se soldera par la mort par noyade de Steve Maia Caniço, rave-party de Redon en juin 2021), mouvements lycéens comme récemment à Nanterre ou actuellement l’opposition aux mégabassines de Sainte Soline… la liste des violences policières est longue, matraquages, gazages, tirs de flash-ball et de LBD-40, lancements de grenades lacrymogènes, assourdissantes ou dites de désencerclement, arrestations et gardes à vue arbitraires. Ces pratiques violentes de la police, rodées initialement loin des caméras et pendant des années dans les quartiers populaires, sont devenues, de surenchères politiciennes en surenchères guerrières, des évènements récurrents et réguliers de la vie sociale dans notre pays. Ce n’est ni légitime, ni acceptable.

En effet, au-delà des dégâts humains qui ne peuvent pas être considérés comme des effets collatéraux regrettables, c’est bien d’une violence d’état dont il s’agit. Nous assistons non pas à de simples « bavures » mais à une politique délibérée de mise au pas du corps social par déploiement d’une violence guerrière et institutionnelle :

  • militarisation générale des forces de l’ordre ;
  • pouvoir exorbitant et impunité qui leur sont accordés ;
  • véritable permis de blesser et de tuer, comme on le voit avec la multiplication des morts pour «refus d’obtempérer».
    C’est pourquoi le procès en assises du CRS éborgneur de Laurent Théron est un évènement qui dépasse le fait divers. Il interpelle directement la justice et la société sur la question essentielle des droits et des libertés fondamentales (expression, manifestations, …).

Notre campagne StopArmesMutilantes, au côté de nombreuses autres organisations et associations, milite pour l’interdiction des armes policières mutilantes en toutes circonstances. Nous affirmons notre soutien inconditionnel au combat contre les violences policières que mènent Laurent Théron, et l’ensemble des mutilé.e.s et victimes.

Nous appelons donc toutes celles et tous ceux qui le peuvent à rejoindre la mobilisation autour du procès organisée par l’Assemblée des blessé.e.s et Désarmons-les !

  • le dimanche 11 décembre à partir de 14h à La Parole Errante, à Montreuil pour un Tribunal populaire
  • du lundi 12 au mercredi 14 décembre pour assister au procès lui-même, à la Cour d’Assises de Paris, en soutien à Laurent Théron.

source : desarmons.net/2022/11/02/proces-1312-mutilation-de-laurent-invitation-au-proces-populaire-de-la-police-et-de-la-justice/

La campagne StopArmesMutilantes.org
source : www.stoparmesmutilantes.org/

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