28 octobre 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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Grèce : contre l’extrême droite sous toutes ses formes par A. Sartzekis - Les prisonniers des prisons de Korydallos réagissent : « Le nouveau code est en alignement absolu avec la doctrine de « La loi et l’ordre » »

Des ONG exhortent l’Italie à abroger l’accord controversé avec les garde-côtes libyens

La force d’attraction irrésistible des BRICS

La guerre des puces américaine version 2 : découplage de la Chine ou déclaration de guerre ?

Mali – Burkina Faso – Tchad

Amérique Latine en Résistance : La paix totale en Colombie

La Clusaz : la justice s’oppose au déboisement de la montagne pour des canons à neige

Police illégitime violence, 4 ans après

Georges Ibrahim Abdallah, une perpétuité politique

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source : tpt4.org/2022/10/19/grece-contre-lextreme-droite-sous-toutes-ses-formes/

**Grèce : contre l’extrême droite sous toutes ses formes par A. Sartzekis
[Αναδημοσίευση από το γαλλικό Hebdo L’Anticapitaliste – 633 (18/10/2022) ]

Deux ans après la condamnation des nazis de Chryssi Avgi (Aube dorée), leur procès en appel est l’occasion d’étendre la mobilisation antifasciste.

Débuté en juillet, ce procès — qui pourrait aboutir à un allongement des peines de 2020 — est entré dans le dur, avec fin septembre les provocations des soutiens aux inculpés dans la salle d’audience (saluts nazis sans intervention de la police).

Le danger fasciste demeure

Bien sûr, le danger de reconstitution de Chryssi Avgi n’est pas pour demain, ne serait-ce que parce que, depuis deux ans, ses dirigeants se sont classiquement divisés, entre un Kassidiaris, ancien dirigeant des groupes d’assaut ayant fondé son groupuscule, un Lagos, député européen comptant parmi les responsables du meurtre en 2013 du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, et un Michaloliakos, le führer actuellement moins provocateur que les deux autres.

Mais il est clair que le danger fasciste demeure, et Kassidiaris tente de faire du procès une tribune en vue d’« exprimer la voix de [ses] concitoyens avec un parti fort, comme ceux qui dominent maintenant dans toute l’Europe ». Or, le terreau reste fertile en Grèce pour la constitution d’un parti d’extrême droite qui pourrait un jour regrouper les tueurs nazis et les fascistes peu à peu recyclés en passant par le parti d’extrême droite Laos qui gouverna avec la droite et le Pasok en 2011 puis par la Nouvelle Démocratie, où ils poussent à une ligne d’État policier en occupant des postes clés : ministère de l’Intérieur, du Développement…

Un cas symbolique est celui du ministre de la Santé, l’avocat Thanos Plevris, un des « recyclés », fils de l’idéologue nazi grec Kostas Plevris, sinistre admirateur d’Hitler et auteur de livres pronazis et antisémites, avec des passages comme celui-ci : « Juif et être humain sont deux notions contradictoires, l’une exclut l’autre. » Pour de tels écrits, le père Plevris était passé en procès, défendu alors par son fils, qui n’hésitait pas encore en 2009 à protester contre la tentative d’empêcher de prêcher le national-socialisme. Aussi ne le croit-on pas un instant aujourd’hui quand il parle d’attitude « bestiale » de son père, lui-même avocat défenseur de Lagos et qui, face à la mère de Fyssas, lui a fait en plein tribunal le salut nazi…

Dans la rue contre la peste brune

Face à tout cela, certains exigent l’interdiction pour des groupes ou des personnes relevant de condamnations criminelles de pouvoir se présenter aux élections. Il faut surtout se battre contre la politique de droite extrême du Premier ministre Mitsotakis, entre emploi systématique de la violence policière et flicage de la société, et ses ponts recherchés avec l’extrême droite. Un rassemblement de quelques centaines d’anti­fascistes a eu lieu le 7 octobre devant le tribunal, en soutien à Magda Fyssas qui témoignait ce jour-là et a rappelé à la présidente : « Mon fils n’est pas mort, il a été assassiné »… Pour Pavlos, pour Loukman, pour les pêcheurs égyptiens et pour les autres victimes, et contre le danger persistant, le combat antifasciste continue !

A. Sartzekis

Athènes, le 16 octobre 2022

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Les prisonniers des prisons de Korydallos réagissent : "Le nouveau code est en alignement absolu avec la doctrine de « La loi et l’ordre »"

the press projecr

vendredi 28 octobre 2022 Publié : 15:56:53

Les prisonniers de tous les quartiers de Korydallos réagissent au code qui est complètement aligné sur la doctrine de « la loi et l’ordre » et à partir d’aujourd’hui ils procèdent à une mobilisation pacifique avec sept revendications, parmi lesquelles le retour des prisons à la responsabilité du ministère de la justice et le maintien des conditions des congés réguliers et de formation.

"Le nouveau code est en alignement absolu avec la doctrine de « La loi et l’ordre », qui caractérise la manière dont le gouvernement a approché les prisonniers dès les premiers jours de son mandat, décidant l’affiliation des centres de détention au ministère de la Protection du citoyen.

Une décision non seulement sans précédent pour les données européennes, mais aussi contre les principes démocratiques les plus élémentaires pour un État de droit européen qui veut la séparation évidente du pouvoir exécutif de l’institution de la justice.

En toute hypocrisie et avec comme arme la propagande armée des médias systémiques, l’adoption du nouveau code pénal est censée « réformer » et « moderniser » le système pénal. Mais les contradictions qui surgissent entre son contenu et ce qu’il veut convaincre le public de ce qu’il réalise sont évidentes et parce qu’elles concernent la vie des gens, elles sont malheureusement criminelles.

Si d’une part elle conforte la décision fasciste de subordonner les prisons au Ministère de la Protection du Citoyen, mettant la police essentiellement aux commandes des prisons, d’autre part elle réinstaure le terme « Pénitentiaires » en remplacement de celui de « Centres de Détention », qui est bien sûr lettre vide, puisque le seul rôle que peut avoir la police est celui de la répression et non celui d’une quelconque procédure pénale.

De toute évidence, le gouvernement ND considère que l’incarcération des prisonniers et leur réinsertion sociale réussie ne passeront pas par le renforcement de l’État-providence, des structures de protection sociale, des programmes thérapeutiques, etc., mais par la restriction de leurs droits et la répression.

Il ne fait aucun doute que, quel que soit le nom donné aux prisons, le contenu du nouveau code pénal est à la fois anachronique et dangereux pour l’avenir des prisons elles-mêmes. Il n’améliore pas les conditions de détention en leur sein, crée beaucoup de discrimination entre les prisonniers, viole leurs droits, viole le principe d’égalité, est indifférent au retour en douceur et à l’adaptation sociale réussie, sape le fonctionnement des structures éducatives et la possibilité des prisonniers de participer au processus d’éducation.

Elle oublie que l’éducation est une valeur qui a le potentiel de changer la pensée, le caractère, le comportement, la vie du prisonnier et de le réintégrer dans la société libre à d’autres conditions.

Pour nous prisonniers du K.K. Korydallou, force est de constater que le nouveau code pénal, non seulement ne va pas dans le sens de l’emprisonnement et de la réinsertion sociale, mais court à une vitesse vertigineuse dans le sens inverse et vise essentiellement la vindicte des détenus. Il ne réussit qu’à servir les jeux de communication du gouvernement et la rhétorique de l’électorat. Elle multiplie les impasses des détenus d’aujourd’hui et intensifie les pathologies de la société de demain.

Car un Etat qui veut se qualifier d’Etat de droit, ne doit pas oublier que les personnes vivant en prison sont issues de la société et qu’un jour elles devront y retourner.

A partir du 28 octobre, les détenus des prisons de Korydallos procèdent à une mobilisation pacifique avec les revendications suivantes :

  • Retour de l’ensemble des Centres de Détention sous la responsabilité du Ministère de la Justice.

  • Abolition des pénitenciers de haute sécurité (anciennes prisons de type C)

  • Aucune exception fondée sur l’infraction à l’octroi de licences régulières. Huit détenus sur 10 sont aujourd’hui effectivement exclus d’une mesure indispensable à un retour en douceur dans la société, ainsi qu’à une institution réussie…Nous demandons l’octroi d’un congé régulier à 1/5 de la peine pour tous les détenus et sans aucune exception, tandis que pour les condamnés à perpétuité à huit ans. Nos revendications ne concernent pas les violeurs …

  • Aucune exception fondée sur une infraction au droit de passer aux établissements ruraux.

  • Pas de modification de l’article 53 concernant les conditions d’octroi des autorisations d’études.

  • Séparation des sanctions disciplinaires du processus d’octroi de la libération conditionnelle aux détenus.

  • Octroi immédiat et prioritaire de la suspension par les conseils compétents aux détenus présentant un handicap supérieur à 67 %. Le retard dans les termes de leur licenciement est une torture."
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source : www.infomigrants.net/fr/post/44322/des-ong-exhortent-litalie-a-abroger-laccord-controverse-avec-les-gardecotes-libyens

Des ONG exhortent l’Italie à abroger l’accord controversé avec les garde-côtes libyens

Par La rédaction Publié le : 27/10/2022

Quarante ONG, dont MSF, Save the Children et Amnesty International, ont lancé un appel, mercredi 26 octobre, à destination des autorités italiennes, qu’ils exhortent à ne pas poursuivre leur coopération avec la Libye. En vertu d’un accord controversé, signé en 2017 avec le soutien de l’Union européenne, l’Italie contribue au financement, à la formation et à l’équipement des garde-côtes libyens, qui interceptent les migrants en Méditerranée et les renvoient de force vers la Libye.

Si Rome ne met pas fin à ce partenariat d’ici au 2 novembre, il sera automatiquement renouvelé pour trois ans, mettent en garde les ONG.

Claudia Lodesani, responsable de Médecins sans frontières (MSF) en Italie a appelé l’Europe, « défenseur des droits humains », à ne conclure en aucun cas « un accord avec un pays […] dans lequel les migrants sont torturés, victimes d’esclavage ou de sévices sexuels ».

>> À (re)lire : En Libye, l’ONU enquête sur l’existence de fosses communes de migrants

Au total, près de 100 000 personnes ont été interceptées de cette manière en cinq ans, selon ces organisations humanitaires. Beaucoup se seraient retrouvées dans des centres de détention libyens, comparés par le pape François à des camps de concentration.

Un tradition d’accords sur la migration entre Italie et Libye

Les critiques déplorent un manque de responsabilité, sans transparence sur les bénéficiaires des fonds européens, tandis que les ONG alertent sur une situation de « Far West » en Libye, avec des milices armées se faisant passer pour des garde-côtes libyens. Elles demandent une action urgente du nouveau gouvernement italien d’extrême-droite, qui a prêté serment ce week-end.

Dans son discours d’investiture devant le Parlement, la nouvelle Première ministre Giorgia Meloni, issue du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, s’est engagée mardi à adopter une ligne dure sur les migrants en bateau. L’Italie est depuis longtemps sur la ligne de front des migrations, accueillant chaque année des dizaines de milliers de personnes qui tentent la traversée la plus meurtrière au monde.

Rome a conclu de nombreux accords dans les années 2000 avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi sur la réduction des flux migratoires. Mais le partenariat avait été suspendu à la suite de la chute du gouvernement libyen, et de la condamnation de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’Homme en 2012 pour avoir intercepté et renvoyé de force des personnes en Libye.

L’Union européenne accusée de « complicité »

Outre l’Italie, l’Union européenne (UE) a versé depuis 2015 plus de 500 millions d’euros au gouvernement de Tripoli pour l’aider à freiner les départs de migrants vers l’Europe.

Malgré les preuves de plus en plus nombreuses des cas de maltraitance envers des migrants en Libye, l’UE n’a pas cessé son aide financière au pays. Pire, l’Union a elle-même reconnu dans un rapport confidentiel remis en début d’année que les autorités libyennes ont eu recours à un « usage excessif de la force » envers les migrants et que certaines interceptions en Méditerranée ont été menées à l’encontre de la règlementation internationale.

>> À (re)lire : Libye : vidéo d’un adolescent torturé, une nouvelle preuve des violences commises sur les migrants

L’an dernier, Amnesty international a accusé l’UE de « complicité » dans les atrocités commises sur le sol libyen à l’encontre des exilés. L’ONG, comme le fait l’ONU, exhorte régulièrement les États membres à « suspendre leur coopération sur les migrations et les contrôles des frontières avec la Libye ». En vain.

En Libye, les abus envers les migrants sont monnaie courante. InfoMigrants a recueilli ces dernières années nombre de témoignages d’exilés racontant les sévices subis dans les prisons clandestines. Plusieurs personnes ont également expliqué craindre de sortir dans les rues, par peur d’un enlèvement par des groupes armés qui extorquent ensuite de l’argent aux proches.

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source : www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2022/nr-22-18-oktober-2022/die-unwiderstehliche-anziehungskraft-der-brics

La force d’attraction irrésistible des BRICS

par Daniel Kersffeld, Argentine Horizons et débats

Pour l’Argentine, l’adhésion aux BRICS pourrait être l’une de ses initiatives les plus marquantes en matière de politique étrangère de ces dernières années.

Les BRICS, composés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, forment actuellement un axe mondial d’une dimension exponentielle. Dans les décennies à venir, leur impact politique et économique sera de plus en plus tangible lorsque se consolidera une nouvelle géopolitique multipolaire capable de rivaliser avec la place prépondérante de première puissance qu’incarnent aujourd’hui les États-Unis.

Selon la Banque mondiale, les pays membres des BRICS représentent 22% de la superficie terrestre mondiale, 42% de la population mondiale, 26% du PIB mondial et disposent de 4000 milliards de dollars en devises.

Selon le Fonds monétaire international, au sein de ce groupe, la première place sur le plan économique est occupée par la Chine avec plus de 70% de la puissance économique agrégée, suivie de l’Inde avec 13%, de la Russie et du Brésil à hauteur d’environ 7% chacun, et enfin de l’Afrique du Sud avec 3%.

En ce moment crucial, la force de cette alliance réside avant tout dans le partenariat entre la Chine, première nation commerciale du monde et la Russie, premier fournisseur mondial d’énergie. Alors que l’Inde est d’ores et déjà l’une des principales puissances exportatrices de ressources naturelles et de céréales, le Brésil renforce sa position d’acteur global dans l’agroalimentaire et l’Afrique du Sud est en passe de se positionner comme une nation-clé dans la fourniture de métaux et de minéraux aux applications technologiques de grande envergure.

L’adhésion de l’Argentine aux BRICS, soutenue principalement par l’Inde, la Russie et la Chine (cette dernière assurant actuellement la présidence de ce groupe de pays), repose sur sa capacité à fournir des produits agroalimentaires tels le soja et les céréales, ainsi que des ressources naturelles stratégiques: gaz naturel, gaz de schiste, différentes sortes de minéraux et surtout du lithium, un métal de plus en plus demandé. En outre, l’Argentine dispose d’un potentiel scientifique hautement qualifié qui englobe en particulier une spécialisation en biotechnologie et des technologies logistiques appliquées.

L’Argentine n’a toutefois pas été le seul pays désireux de se joindre aux BRICS ces dernières années : il y aurait actuellement une vingtaine de nations de tous les continents dont les gouvernements demanderaient leur adhésion. Et contrairement à l’idée reçue selon laquelle seuls les gouvernements sympathisants de l’axe Moscou-Pékin souhaiteraient leur adhésion, il suffit de comparer les diverses orientations de certains des gouvernements candidats, par exemple au Proche-Orient.

Dans cette optique, en plus de l’Iran, certains gouvernements membres de l’OTAN se sont prononcés en faveur de cette adhésion, comme la Turquie, ainsi que des pays historiquement alliés des États-Unis, notamment l’Arabie saoudite et, plus récemment, l’Égypte et même les Émirats arabes unis, l’un des protagonistes des Accords d’Abraham signés à Washington en 20201.

La force d’attraction exercée aujourd’hui par les BRICS menace de transcender les alliances traditionnelles et même les rivalités historiques, par exemple celles qui sont toujours d’actualité entre plusieurs pays du Moyen-Orient. Par conséquent, il ne serait pas si étonnant que l’élargissement de ce bloc contribue à réécrire une grande partie des relations internationales au travers desquelles les États-Unis ont façonné la carte géopolitique de la majeure partie du monde au cours de ces trente dernières années.

Les BRICS ne sont plus ce groupe de pays émergents, lancé en 2006 et fondé en 2009 en réaction à la crise financière qui avait éclaté un an plus tôt aux États-Unis, avant de se propager rapidement à l’ensemble du globe. Aujourd’hui, les BRICS prônent un modèle de développement remettant en question les valeurs fondamentales du capitalisme néolibéral.

Les BRICS préconisent ainsi aujourd’hui un modèle de développement basé sur la coopération Sud-Sud et l’établissement exponentiel de liens entre pays aux économies complémentaires et aux objectifs économiques, politiques et sociaux similaires.

Pour cette raison, que la FAO a reconnue, l’un des objectifs les plus ambitieux de ce bloc est de jouer un rôle de premier plan dans la politique d’éradication de la faim et de la pauvreté d’ici 2030, grâce à la production commune de plus d’un tiers des céréales mondiales.

Bien que les BRICS aient connu, depuis la création de leur alliance, plusieurs passes difficiles, marquées par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et par les conséquences économiques et sociales de la pandémie du Covid-19, l’actuelle crise en Ukraine constitue cependant le principal défi à leur survie.

Cependant, les sanctions prises par les États-Unis et les gouvernements de l’OTAN à l’encontre de la Russie, les restrictions qui en ont résulté, ainsi que la nécessité d’y trouver des solutions ont eu pour conséquence directe le renforcement des liens entre partenaires du bloc, lequel s’est projeté dans l’avenir sur la base de propositions concrètes et d’initiatives à long terme.

L’admission de l’Argentine au sein des BRICS adviendrait donc au milieu de la faillite progressive du système financier international, qui montre déjà des signes évidents d’usure et qui est devenu incontrôlable en raison de la faiblesse croissante du dollar, de la menace d’une inflation entretenue par l’expansion de la masse monétaire et d’un déficit budgétaire qui, selon le Congressional Budget Office américain, devrait dépasser les 1000 billions de dollars en 2022.

En ce sens, le projet le plus ambitieux, porté notamment par la Russie et la Chine, vise précisément à une sortie du dollar comme élément central de toute souveraineté, afin de protéger les moyens de production essentiels contre l’hégémonie des États-Unis et leur politique de perpétuel asservissement économique.

En agissant de la sorte, les BRICS ne font qu’anticiper un processus que de nombreux analystes politiques et économiques considèrent comme irréversible. L’introduction d’une ligne différenciée de devises en tant qu’alternative au dollar contribuera à construire un monde multipolaire, tout en apportant la sécurité aux pays qui composent ce bloc en expansion, sans conditions imposées de l’extérieur, et qui plus est, sans aucune sorte de chantage.

Aujourd’hui, les BRICS suscitent à nouveau l’espoir de créer dans le monde des rapports de force plus équilibrés, au sein desquels des puissances apparemment invincibles pourraient trouver leurs limites et leurs contraintes. Le démantèlement du néolibéralisme et de ses pires conséquences, la faim et la misère pour des millions de personnes à travers le monde, pourrait devenir une réalité dans les décennies à venir. L’adhésion prochaine de l’Argentine à ce bloc est donc incontestablement une bonne nouvelle.

  1. «Traité de paix, de relations diplomatiques et de normalisation complète entre Israël, les Emirats arabes unis (EAU) et Bahreïn» du 15/09/20 signé à Washington DC. source : Página 12 du 11 octobre 2022

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source : peoplesdemocracy.in/2022/1023_pd/us-chip-war-version-2-decoupling-china-or-declaring-war

La guerre des puces américaine version 2 : découplage de la Chine ou déclaration de guerre ?

Prabir Purkayastha
Le 23 octobre 2022

LES ÉTATS-UNIS ont joué gros avec leurs dernières sanctions générales contre les entreprises chinoises de l’industrie des semi-conducteurs, croyant pouvoir neutraliser la Chine et conserver leur domination mondiale. Du slogan de la mondialisation et du « libre-échange » des années 90 néolibérales, ils sont revenus aux bons vieux régimes de déni technologique suivis par les États-Unis et leurs alliés pendant la guerre froide. Bien que cela puisse fonctionner à court terme pour ralentir les avancées chinoises, le coût pour l’industrie américaine des semi-conducteurs de la perte de la Chine - son plus grand marché - aura également des conséquences importantes. Dans ce processus, les industries des semi-conducteurs de Taïwan et de la Corée du Sud et les fabricants d’équipements du Japon et de l’Union européenne risquent de devenir des dommages collatéraux. Cela nous rappelle à nouveau ce que Kissinger a dit un jour : « Être un ennemi des États-Unis est dangereux, mais être un ami est fatal » !

L’objectif des sanctions américaines, la deuxième génération de sanctions après celle d’août 2021, est de restreindre la capacité de la Chine à importer des puces informatiques avancées, à développer et à entretenir des superordinateurs, et à fabriquer des semi-conducteurs avancés. Bien que ces sanctions soient formulées en termes militaires - refusant à la Chine l’accès aux technologies et aux produits susceptibles d’aider l’armée chinoise -, elles visent en réalité la quasi-totalité des principaux acteurs du secteur des semi-conducteurs en Chine et, par conséquent, le secteur civil également. La fiction de « l’interdiction de l’utilisation militaire » n’a pour but que de fournir une couverture en vertu des exceptions de l’OMC sur l’obligation de fournir un accès au marché à tous les membres de l’OMC.

Quelles sont les sanctions spécifiques ?

Logique avancée, telle que les puces d’intelligence artificielle et de calcul à haute performance.
Équipement pour les puces logiques de 16 nm et les puces logiques non planaires, notamment FinFET et Gate All Around.
Puces de mémoire : NAND avec 128 couches ou plus et DRAM avec un demi-pitch de 18 nm.

Les interdictions d’équipements spécifiques vont encore plus loin, incluant également de nombreuses technologies plus anciennes. Par exemple, un commentateur a fait remarquer que l’interdiction des outils est si large qu’elle inclut des technologies utilisées par IBM même au début des années 90 !

Les sanctions s’appliquent également à toute entreprise qui utilise des technologies ou des produits américains dans sa chaîne d’approvisionnement. Il s’agit d’une disposition de la législation américaine : toute entreprise qui « touche » les États-Unis lors de la fabrication de ses produits est automatiquement soumise au régime de sanctions américain. Il s’agit d’une extension unilatérale de la juridiction nationale américaine et elle peut être utilisée pour punir et écraser toute entité - une entreprise ou toute autre institution - qui est directement ou indirectement liée aux États-Unis. Ces sanctions sont conçues pour découpler complètement la chaîne d’approvisionnement des États-Unis et de leurs alliés de la Chine.
L’autre volet des dernières sanctions américaines, outre les entreprises spécifiques déjà inscrites sur la liste des entreprises chinoises sanctionnées, consiste à ajouter 31 entreprises à une « liste non vérifiée ». Ces entreprises doivent fournir des informations complètes aux autorités américaines dans un délai de deux mois, faute de quoi elles seront également exclues. En outre, aucun citoyen américain ou personne domiciliée aux États-Unis ne peut travailler pour ces entreprises sanctionnées ou non vérifiées, pas même pour entretenir ou réparer des équipements fournis précédemment.

Quelle est l’importance de l’industrie mondiale des semi-conducteurs ? Quelles sont les conséquences probables des sanctions américaines ?

La taille de l’industrie des semi-conducteurs est actuellement de plus d’un demi-trillion de dollars et devrait doubler sa taille pour atteindre plus d’un trillion d’ici 2030. Selon un rapport de la Semiconductor Industry Association et du Boston Consulting Group - Turning the Tide for Semiconductor Manufacturing in the US - la Chine devrait représenter environ 60 % de cette croissance, supplantant ainsi les États-Unis comme leader mondial. C’est l’élément déclencheur immédiat des sanctions américaines et de leur tentative d’empêcher l’industrie chinoise de prendre le pas sur les États-Unis et leurs alliés.

Si les mesures susmentionnées visent à isoler la Chine et à limiter sa croissance, quel est l’inconvénient pour les États-Unis et leurs alliés de sanctionner la Chine ?

Le problème est que pour les États-Unis, et plus encore pour Taïwan et la Corée du Sud, la Chine est leur principal partenaire commercial ! Imposer de telles sanctions sur les équipements et les puces signifie également détruire une bonne partie de leur marché sans perspective de remplacement immédiat. Cela est vrai non seulement pour les voisins chinois d’Asie de l’Est, mais aussi pour les fabricants d’équipements comme la société néerlandaise, seul fournisseur mondial de machines lithographiques à ultraviolet extrême (EUV). Pour Taïwan et la Corée du Sud, la Chine n’est pas seulement la principale destination de leurs exportations pour l’industrie des semi-conducteurs, mais aussi de leurs autres exportations, ainsi que leur principal fournisseur pour toute une série de produits. La séparation forcée de leur chaîne d’approvisionnement dans l’industrie des semi-conducteurs s’accompagnera probablement d’une séparation dans d’autres secteurs également.

Les entreprises américaines risquent également de voir leur résultat net fortement affecté, les fabricants d’équipements tels que LAM, Applied Materials, KLA Corporation ; les outils d’automatisation de la conception électronique (EDA) des États-Unis tels que Synopsys et Cadence ; et les fournisseurs de puces avancées comme Qualcomm, NVidia et AMD. Pour toutes ces entreprises, la Chine est leur principale destination. Le problème pour les États-Unis est que la Chine est non seulement la partie de l’industrie mondiale des semi-conducteurs qui connaît la croissance la plus rapide, mais aussi son plus grand marché. Les dernières sanctions vont donc paralyser non seulement les entreprises chinoises figurant sur la liste, mais aussi les entreprises américaines de semi-conducteurs, en asséchant une part importante de leurs bénéfices et, par conséquent, de leurs futurs investissements technologiques. Certes, une partie des ressources destinées aux investissements proviendra du gouvernement américain, par exemple, sa subvention de 52,7 milliards de dollars pour la fabrication de puces, mais elle n’est pas comparable aux pertes que l’industrie américaine des semi-conducteurs subira du fait des sanctions contre la Chine. C’est pourquoi l’industrie des semi-conducteurs avait suggéré des sanctions étroitement ciblées sur l’industrie chinoise de la défense et de la sécurité. Et non les sanctions radicales que les États-Unis viennent d’introduire : le scalpel et non le marteau.

Le régime de sanctions et la séparation de la chaîne d’approvisionnement mondiale ne sont pas nouveaux. Les États-Unis et leurs alliés avaient une politique similaire pendant la guerre froide avec l’Union soviétique. Il s’agissait de l’accord de Wassenaar, dont l’objectif est très similaire à celui que les États-Unis viennent d’introduire pour l’industrie des semi-conducteurs. Il s’agissait essentiellement d’un régime de déni de technologie à l’égard de tout pays que les États-Unis considéraient comme un « ennemi », leurs alliés faisant alors comme aujourd’hui ce que les États-Unis leur dictaient. Les cibles étaient des produits spécifiques, mais les outils qui pouvaient être utilisés pour fabriquer ces produits étaient également inscrits sur la liste d’interdiction d’exportation. Non seulement les pays du bloc socialiste, mais aussi des pays comme l’Inde, se voyaient interdire l’accès aux technologies avancées, notamment les superordinateurs, les matériaux avancés et les machines-outils de précision. Bien que l’Arrangement de Wassenaar existe toujours, avec des pays comme la Russie et l’Inde, il n’a plus vraiment de mordant. La véritable menace vient d’un désaccord avec le régime de sanctions des États-Unis et de l’interprétation américaine de ses lois qui supplantent les lois internationales, y compris les règles de l’OMC !

L’avantage dont disposaient alors les États-Unis et leurs alliés militaires - au sein de l’OTAN, du SEATO et du CENTO - était que les États-Unis et leurs alliés européens étaient les plus grands fabricants du monde. À l’époque, les États-Unis contrôlaient également les hydrocarbures de l’Asie occidentale - pétrole et gaz -, une ressource vitale pour toutes les activités économiques. L’actuelle guerre des puces contre la Chine se déroule à un moment où la Chine est devenue le plus grand centre manufacturier du monde et le plus grand partenaire commercial de 80 % des pays du monde. Les pays de l’OPEP n’obéissant plus aux diktats des États-Unis, ceux-ci ont perdu le contrôle du marché mondial de l’énergie.

Alors pourquoi les États-Unis ont-ils lancé une guerre des puces contre la Chine à un moment où leur capacité à gagner une telle guerre est limitée ? Ils peuvent, au mieux, retarder l’ascension de la Chine en tant que puissance militaire mondiale et première économie du monde. Une explication réside dans ce que les historiens militaires appellent le piège de Thucydide : lorsqu’une puissance montante rivalise avec une puissance militaire dominante, la plupart de ces cas conduisent à la guerre. Selon Thucydide, la montée en puissance d’Athènes a conduit Sparte, la puissance militaire dominante, à entrer en guerre contre elle, ce qui a détruit les deux - d’où le piège. Bien que ces affirmations aient été contestées par d’autres historiens, lorsqu’une puissance militaire dominante affronte une puissance montante, les risques de guerre physique ou économique augmentent. Si le piège de Thucydide entre la Chine et les États-Unis se limite à une guerre économique - la guerre des puces - nous devrions nous considérer comme chanceux !

Une question a été réglée avec la nouvelle série de sanctions des États-Unis : le monde néolibéral du libre-échange est officiellement terminé. Plus vite des pays comme l’Inde le comprendront, mieux ce sera pour sa population. Et l’autosuffisance ne signifie pas simplement la fabrication locale, ce que le gouvernement BJP appelle « Make in India », mais l’autosuffisance : développer la technologie et les connaissances pour fabriquer en Inde.

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MALI

Discours de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux.www.vie-publique.fr/discours/286905-chrysoula-zacharopoulou-24102022-ue-afrique

Réponse de Abdoulaye DIOP ministre malien des Affaires étrangères : youtu.be/PtYlKmOSHlY

BURKINA FASO

Interview du 1er Premier Ministre, Me Apollinaire KYELEM de Tambèla

" On ne peut pas développer le Burkina en dehors des lignes tracées par Thomas Sankara " : www.youtube.com/watch?v=pi8KpsuqCc8

source : cameroonvoice.com/news/2022/10/26/burkina-faso-6-mesures-revolutionnaires-du-capitaine-ibrahim-traore

Burkina Faso : 6 mesures révolutionnaires du capitaine Ibrahim Traoré

Par La Rédaction

octobre 26, 2022

par Cameroon Voice.

Investi président le 21 octobre, dernier président de transition par le Conseil Constitutionnel, les lignes des chantiers de Ibrahim Traoré se dessinent avec six mesures inédites pour marquer la souveraineté du pays des hommes intègres.

C’est le Premier ministre du Faso qui a dévoilé la grande ambition du président de la transition. Au micro de Radio Oméga, Kyelem Apollinaire de Tambela a décliné :

Nous allons baisser les salaires du président et des membres du gouvernement. Le président est d’accord et moi aussi…

Il y aura moins de 25 ministres…

On ne peut pas développer le Burkina Faso en dehors de la ligne tracée par Thomas Sankara… Nous devons consommer ce que nous produisons…

Le président m’a fait comprendre que ce qui le préoccupe c’est la sécurité et le retour des populations déplacées. Il va s’occuper de l’aspect sécuritaire et moi de l’aspect civil…

Peu importe le partenaire avec lequel nous allons travailler, il devra nous respecter…

Nous verrons comment diminuer le prix du carburant car quand le carburant flambe, tout augmente…

Des actions incisives qui marquent un changement de paradigme et dont la mise en œuvre va changer le cours de l’histoire du pays longtemps détourné par des desseins égoïstes.



vidéo : www.investigaction.net/fr/le-tchad-demeure-t-il-une-colonie-francaise-le-monde-vu-den-bas-68/

Le Tchad demeure-t-il une colonie française ? – Le Monde vu d’en bas #68

Dans ce nouveau numéro, Saïd Bouamama analyse la répression sanglante des manifestations populaires et la signification politique de ces événements

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source : www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-la-paix-totale-en-colombia/

Amérique Latine en Résistance : La paix totale en Colombie

Gustavo Petro est devenu le premier président colombien de gauche à promettre d’affronter les grands maux qui affligent la société colombienne. Lors de ses premiers mois de mandat, il a insisté sur une priorité absolue : « la paix totale » dans le pays.

Le président colombien a ouvert la porte à des négociations avec tous les groupes armés du pays. Les premières avancées ont été réalisées avec la guérilla la plus active du pays, l’Armée de Libération Nationale (ELN).

Début octobre, une délégation de l’ELN dirigée par son commandant en chef, Antonio García, a rencontré à Caracas le commissaire à la paix colombien, Iván Danilo Rueda, pour convenir du rétablissement du dialogue de paix.

L’accord implique non seulement le retour à la table des négociations, mais également la reprise du calendrier convenu en mars 2016; et il annonce le “rétablissement du dialogue après la première semaine de novembre».

Cependant, les personnes impliquées n’ont pas voulu donner plus de détails quant aux dates et au lieu de la réunion de novembre, bien qu’elles aient prévu que les semaines à venir traiteront de « la co-responsabilité des deux parties » et du « renforcement de la confiance ».

À cet égard, Rueda a assuré que l’ELN « a déjà fourni des éléments de confiance » de façon à renouer les pourparlers, tels que : la libération de plusieurs otages et le cessez-le-feu dans plusieurs zones du territoire sous le contrôle armé du groupe insurgé. Entre-temps, Garcia s’est félicité du « retour à une voie établie sur la base du droit international » et a rappelé que la paix ne peut être considérée comme l’absence de conflit. « Les conflits sont un moyen de résoudre les problèmes qui affligent la société. Le plus important étant de savoir les gérer ».

De son côté, à la mi-août, le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé la suspension des mandats d’arrêt et d’extradition dictés à l’encontre les chefs de l’ELN participant à la délégation de négociation; ce qui signifiait le point de départ de nouveaux rapprochements.

Par le passé, l’ancien président Ivan Duque, dont le mandat a débuté en 2018, a conditionné la poursuite des pourparlers avec le groupe armé – entamés en 2016 sous l’administration de Juan Manuel Santos – à une série d’exigences jugées déraisonnables. En janvier 2019, les rapprochements ont été paralysés après l’attentat contre une école de police à Bogotá qui a fait 20 morts et plus de 60 blessés. L’attaque a été attribuée à l’ELN bien que ses dirigeants aient nié toute responsabilité.

Aujourd’hui, ce processus bénéficie du soutien du Venezuela, de Cuba et de la Norvège en tant que nations garantes qui se sont engagées à participer au processus « de manière responsable et impartiale ». En outre, les pourparlers sont également accompagnés par le chef adjoint de la Mission de Vérification des Nations Unies, Raul Rosende.

Les premiers pas ont été significatifs et on assiste à une démonstration de bonne volonté sans équivoque de la part du gouvernement colombien. Cependant, le processus sera long, semé d’embûches, et les deux parties chercheront à ne pas répéter les erreurs du passé.

L’ELN aura vu ce qui était arrivé aux Forces Armées Révolutionnaires de Colombie après les accords de paix de 2016. L’État colombien n’a presque rien respecté de tout ce qui avait été convenu, depuis les mesures de réintégration économique jusqu’aux garanties de sécurité. Ainsi, d’anciens guérilleros ont été les victimes de violences paramilitaires en toute impunité, avec près de 300 assassinats au cours des cinq dernières années. Sur le plan politique, le parti formé (Comunes) a également subi toutes sortes de persécutions et de menaces au point de devenir une force marginale sur l’échiquier colombien.

L’ELN gardera ce précédent à l’esprit dans le processus en cours. En même temps, le gouvernement de Petro tiendra compte du fait que la démobilisation des FARC n’a pas entraîné de diminution de la violence dans les territoires où elle opérait, mais qu’elle a plutôt donné lieu à l’émergence d’autres acteurs armés.

Le combat pour la paix est étroitement lié à une autre des priorités du président colombien : mettre fin à la « guerre contre la drogue ». La Colombie est le principal producteur de cocaïne du sous-continent, les États-Unis en étant la principale destination. La plupart des groupes armés participent, d’une manière ou d’une autre, à l’écosystème du trafic de drogue.

Mais ce changement de politique impliquera de se confronter à la présence nord-américaine dans le pays, avec ses bases, la DEA et le fameux « Plan Colombie » qui n’a fait que semer la violence alors que la production de drogue n’a cessé d’augmenter.

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source : lareleveetlapeste.fr/la-clusaz-la-justice-soppose-au-deboisement-de-la-montagne-pour-des-canons-a-neige/

Avec l’imminence des premiers déboisements, la mobilisation était montée en puissance face à ce projet hors-norme et des activistes avaient décidé de se percher dans les arbres pour mieux les protéger.

25 octobre 2022 - La Relève et La Peste

C’est une victoire d’étape importante pour les associations et citoyens engagés dans la lutte contre le projet de retenue d’eau collinaire du plateau de Beauregard. Le juge du tribunal administratif de Grenoble leur a donné raison en ordonnant la suspension des travaux, le temps que l’affaire soit jugée sur le fond. Les protecteurs de la montagne ont gagné un répit précieux.

Le déboisement n’aura pas lieu sur le plateau de Beauregard. C’est un soulagement immense pour l’ensemble des associations, et collectifs et habitants investis depuis deux ans pour empêcher ce projet, alors que les travaux étaient imminents. Ce mardi matin, le juge du tribunal administratif de Grenoble a ordonné, en référé, la suspension de l’autorisation des travaux de la retenue d’altitude sur le plateau de Beauregard à la Clusaz.

Sa décision est claire et sans appel : « l’intérêt public qui découle de la réalisation d’une retenue collinaire essentiellement destinée à assurer l’enneigement artificiel de la station est insuffisant à remettre en cause l’urgence qui tient à la préservation du milieu naturel et des espèces »

Le dossier pourra maintenant être étudié en détail par la justice, afin d’aboutir à un jugement au fond sur l’ensemble des points contestés par les associations. Ce recours au fond sera jugé d’ici un an minimum, voire deux à trois ans selon la rapidité de la justice.

A la Clusaz, la bataille fait rage depuis deux ans contre le projet de retenue d’eau collinaire qui doit se construire sur le plateau de Beauregard. Au cœur des Aravis (Haute-Savoie), ce cratère de 148 000 m³ dans la montagne (l’équivalent de 60 piscines olympiques et d’une surface au sol de 5 terrains de foot) détruirait 8ha de bois abritant 58 espèces protégées et risquerait d’assécher la tourbière remarquable de Beauregard, classée Natura2000.

« Ce projet de retenue d’altitude incarne la maladaptation des territoires de montagne au changement climatique. Miser uniquement sur un prélèvement accru de la ressource en eau pour faire perdurer le ski sans rechercher de solutions alternatives, le tout en sacrifiant des zones humides, faune, flore et espace d’exceptions dont la destruction est irréversible, est inacceptable » rappellent les associations environnementales engagées dans la bataille judiciaire

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Police illégitime violence, 4 ans après :

En 2022, rien ne semble changer. Malgré le procès, malgré la condamnation de l’Etat au civil, malgré l’attention médiatique, malgré la mobilisation locale. Rien ne semble changer, sinon pour le pire. Aujourd’hui, les jeunes de la plainte doivent indemniser les fonctionnaires de police pour diffamation.

L’épisode du COVID, avec le confinement et le couvre-feu, a autorisé plus d’interventions violentes, et a décuplé le recours aux amendes. A la violence physique s’ajoute une violence économique.

Chassés par la police, endettés à cause des amendes, craints par leurs voisins, les jeunes du 12ème sont plus que jamais traités en indésirables.

Aujourd’hui encore, avoir 14 ans dans le quartier Rozanoff du 12ème arrondissement de Paris, c’est sortir chaque jour dans la rue avec la crainte de croiser la police. C’est retrouver ses amis sur un banc et redouter à tout moment une descente de police, les coups et le gaz lacrymo. C’est rentrer chez soi en appréhendant la réaction des parents. C’est découvrir de nouvelles amendes qui ne cessent de majorer et de plomber le futur de ces collégiens et lycéens

Au fil des années, j’ai vu ces jeunes grandir, j’ai vu apparaître les nouvelles générations, je les ai vus connaître leurs premiers contrôles de police, leurs premières gardes à vue, et j’ai vu comment leurs visages de gamins finissent par se durcir. Nous avons voulu revenir 4 ans après, mus par une responsabilité vis-à-vis de ce quartier, de ces jeunes, de leur réalité que nous avons participé à mettre en lumière, agités par cette question : Que reste-t-il de nos films là où nous avons filmé ?

Aujourd’hui comme à l’époque, nous avons voulu aller contre la résignation de ces jeunes, contre l’accoutumance de leur entourage, contre la banalisation de ce qu’ils subissent, en filmant leur réalité, et en la relayant, à nouveau.

vidéo : vimeo.com/751207068

Nous avons rassemblé les entretiens faits avec la Presse sur le site du film : www.policeillegitimeviolence.com/4ansapres

N’hésitez pas à partager,

Marc Ball et Song Pham

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source : www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20221021-georges-ibrahim-abdallah-une-perp%C3%A9tuit%C3%A9-politique

La marche du monde

Georges Ibrahim Abdallah, une perpétuité politique

Publié le : 21/10/2022 - 09:00

documentaire sonore : 50 mn

Par : Valérie Nivelon | Clémentine Méténier

Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, est le plus vieux prisonnier politique d’Europe incarcéré en France. Il a été condamné en 1987 pour complicité d’assassinat de deux diplomates américain et israélien. Mais Georges Ibrahim Abdallah a purgé sa peine, alors pourquoi est-il encore en prison ? Quel est son combat et que représente Abdallah dans l’histoire de la lutte des Palestiniens ? Autant de questions délicates posées par l’incarcération de Georges Abdallah dans un pays, la France, où il est libérable depuis 1999.

Après huit demandes de libération conditionnelle, dont certaines ont été acceptées par le Tribunal d’application des peines en 2013, le gouvernement français maintient son refus de signer un arrêté d’expulsion qui conditionne sa libération et son retour vers le Liban.

Georges Ibrahim Abdallah, une perpétuité politique, c’est un épisode documentaire de La marche du monde produit par Valérie Nivelon et réalisé par Sophie Janin, une enquête et un récit signés Clémentine Méténier.

Livres :

Film :

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