31 août 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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P. Kalaitzis est libre après 7 mois de détention provisoire sans preuve - Augmentation des prix de l’électricité en Grèce, un record pour l’année 2022 - La Turquie expulse le journaliste grec Evangelos Aretaios - Environ 25 000 tentatives d’entrée en Grèce pour le seul mois d’août, selon les autorités -

Les États-Unis envoient des navires de guerre dans le détroit de Taiwan pour la première fois depuis la visite de Pelosi.

Où en est la jonction entre le JCPOA (L’accord de Vienne sur le nucléaire iranien) et le pétrole vis-à-vis de l’OPEP ?

L’héritage américain en Afghanistan

Mali vs France : le clash à l’ONU aura bien lieu

100 ARTISTES POUR LA LIBÉRATION DE MUMIA ABU-JAMAL]

CP - Vendanges sauvages chez Bernard Arnault dans le Var !

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source : info–war-gr.translate.goog/eleytheros-meta-apo-7-mines-profylakisi/?_x_tr_sl=el&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

P. Kalaitzis est libre après 7 mois de détention provisoire sans preuve

30/08/2022

Après sept mois entiers pendant lesquels il est resté en détention sans aucune preuve , la seule « raison » étant qu’il a fourni leur maison comme lieu de quarantaine pour un ami, Panagiotis Kalaitzis a finalement été libéré.

Comme nous l’apprend l’ initiative #FreePanoulis , le conseil judiciaire qui s’est réuni le 10 août a rendu sa décision après plusieurs jours, selon laquelle P. Kalaitzis "a été libéré jusqu’à son procès avec interdiction de quitter le territoire et obligation de se présenter tous les 15 jours dans un poste de police ». Dans le même temps, « sa co-accusée Georgia Voulgaris est libérée de prison avec assignation à résidence et bracelet, tandis que la détention provisoire de Thanos Hatziangelos se poursuivra ».

Il s’agit là, comme le souligne l’initiative, d’une « justification temporaire » de P. Kalaitzis, ainsi que « d’une indication que le piètre acte d’accusation sur lequel reposait son accusation s’effondre ».

En tant qu’initiative d’amis/parents/partenaires égaux, nous tenons à remercier tous ceux qui se sont pratiquement tenus aux côtés de Panos. La solidarité est notre seule arme contre l’arbitraire, la criminalisation des relations sociales et la terreur.

Nous vous rappelons que le cas de P. Kalaitzis a une nouvelle fois mis en lumière d’une part le laisser-aller et la partialité avec lesquels les détentions sont menées et d’autre part le fait que les autorités judiciaires « anti-terroristes », et à travers elles l’État grec , ont décidé de criminaliser les relations personnelles.

P. Kalaitzis continue d’être accusé de participation à une organisation terroriste, sans la moindre preuve contre lui. Le seul fait qui le « rattache » à l’affaire est qu’il a proposé sa maison comme zone de quarantaine pour le Covid-19 à son ami et co-accusé.

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source : lepetitjournal.com/athenes/actualites/augmentation-des-prix-de-lelectricite-en-grece-un-record-pour-lannee-2022-344882

Augmentation des prix de l’électricité en Grèce, un record pour l’année 2022

Par Stéphanie Bordier | Publié le 28/08/2022 à 17:00 | Mis à jour le 28/08/2022 à 17:00

Avec une hausse de 37 % en quelques jours, les prix de l’électricité en Grèce atteint un niveau historique

Le prix du Mégawatt-heure a atteint 616,38 euros équivalent à un prix que l’on retrouve dans des pays où le niveau de vie est plus élevé, comme la Suisse ou les Pays Bas. Cette hausse est une conséquence directe de l’augmentation du prix du gaz naturel brut sur les marchés financiers pouvant être reliée à la baisse des livraisons russes vers l’Europe. À cela s’ajoute une hausse de la demande grecque venant de l’industrie du tourisme, très énergivore.

Des prix records pour l’électricité en Grèce

Cette augmentation est particulièrement inquiétante sachant que les prévisions officielles affirment qu’une hausse sera attendue fin septembre début octobre d’environ 20 % par rapport au niveau de juillet-août. A cela s’ajoute l’incertitude sur les livraisons de gaz russe dans le futur et la demande européenne plus importante en gaz naturel avec la venue de l’hiver.

L’Etat tente d’augmenter les subventions

Les subventions étatiques sur les prix de l’énergie s’élèvent aujourd’hui à 150 euros du Mégawatt-heure et pourraient être augmentées à la fin de l’année de 13 % et ainsi atteindre 170 euros. Cette aide serait bienvenue pour beaucoup de ménages qui ont déjà commencé à ressentir un grand changement et qui appréhende l’hiver qui arrive.

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/08/29/aretaios-greek-journalist-deported-turkey/

La Turquie expulse le journaliste grec Evangelos Aretaios

29 août 2022

La Turquie a expulsé du pays le journaliste grec Evangelos Aretaios, correspondant du groupe médiatique RealNews, et lui a interdit d’entrer à nouveau dans le pays, pour des raisons d’« ordre public ».

Aretaios, qui avait vécu et travaillé pendant huit ans à Istanbul jusqu’en 2007, se rendait de temps en temps en Turquie pour ses reportages.
À son arrivée à l’aéroport international d’Istanbul, jeudi dernier, il a été escorté par la police jusqu’à une salle spéciale réservée aux personnes à expulser.
Après plusieurs heures d’interrogatoire, - « poli » comme le journaliste l’a noté sur son compte de médias sociaux - il a reçu un morceau de papier mais pas d’ordre judiciaire, selon lequel il n’était pas le bienvenu en Turquie pour des raisons d’ordre public.
« Personne ne peut rien faire contre cette décision, car elle n’est pas judiciaire. Je ne peux pas faire appel. Je ne peux pas retourner en Turquie à moins que cette décision ne soit levée », a souligné le journaliste au micro de Real FM lundi matin.
La police de l’aéroport connaissait tout des allées et venues du journaliste en Turquie, notamment des visites dans les zones dominées par les Kurdes dans le Sud-Est, une visite dans le nord de la Syrie en 2015.
. « J’ai vécu en Turquie de 1999 à 2007 et depuis, j’ai fait des allers-retours, surtout ces dix dernières années, j’y allais tous les mois. J’ai été officiellement accrédité en tant que correspondant étranger en Turquie ».
Soulignant que la police de l’aéroport l’attendait à son arrivée de Bruxelles, Aretaios a déclaré : « Ils m’ont emmené dans les bureaux, où il y avait un long processus avec de nombreuses questions, etc. Ils ont été polis, il n’y a pas eu de tension ou de violence. Ils ont été polis, il n’y a pas eu de tension ou de violence. Ils ont posé des questions détaillées sur mes voyages en Turquie, principalement dans les zones kurdes, et après plusieurs heures, ils m’ont informé que j’allais être expulsé ».
Après lui avoir remis le morceau de papier, appelons-le un « document », la police de l’aéroport l’a mis sur un vol à destination de Bruxelles, d’où il venait.
Le journaliste, qui était officiellement accrédité en Turquie, a fait connaître lundi son expulsion par les autorités turques.

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source : www.infomigrants.net/fr/post/42876/environ-25-000-tentatives-dentree-en-grece-pour-le-seul-mois-daout-selon-les-autorites

Environ 25 000 tentatives d’entrée en Grèce pour le seul mois d’août, selon les autorités

Par Julie Bourdin Publié le : 25/08/2022

Le ministre grec de la Protection civile a déclaré mercredi qu’environ 25 000 migrants ont essayé de traverser la frontière depuis la Turquie en moins d’un mois. Le triple du nombre d’arrivées comptablisées sur toute l’année par le Haut-commissariat aux réfugiés.

« Rien qu’au cours du mois d’août, jusqu’à présent, environ 25 000 migrants irréguliers ont tenté d’entrer illégalement par les frontières gréco-turques », a déclaré mercredi 24 août Takis Theodorikakos**,** le ministre de la Protection civile, dans une interview à la télévision grecque. La veille, son homologue en charge des Migrations, Notis Mitarachi, a affirmé à InfoMigrants que « 1 500 à 1 700 tentatives [de franchissement] sont effectuées quotidiennement ».

Ce chiffre est plus de trois fois supérieur au nombre d’arrivées comptabilisées sur toute l’année 2022. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 7 375 migrants sont entrés dans le pays depuis le 1er janvier. Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) dénombre quant à lui 7 936 arrivées à la même période.

Le ministre grec n’a pas donné plus de détails sur le nombre de migrants parvenus à entrer sur le territoire grec, laissant entendre que la grande majorité ont été empêchés de traverser la frontière.

« Il ne s’agit pas de statistiques officielles, nous ne savons donc pas comment elles ont été recueillies, » explique Lena Karamanidou, chercheuse spécialiste de la région de l’Evros, contactée par InfoMigrants. « Une possibilité est qu’elles proviennent des alertes générées par le système automatisé de surveillance de la frontière, ou bien qu’elles aient été élaborées par les départements locaux de garde-frontières. Il n’y a pas d’explication quant à ce qui y est inclus : les individus qui ont tenté de franchir la frontière, ou bien toutes les tentatives, probablement répétées par les mêmes personnes. »

Par ailleurs, des ONG de défense des droits humains et les autorités turques ont à de nombreuses reprises accusé la Grèce de renvoyer illégalement les demandeurs d’asile qui arrivent sur le territoire. Athènes a toujours démenti ces accusations.

Tensions avec la Turquie

L’annonce du ministre intervient alors que le gouvernement grec dénonce une pression renforcée du côté turc. Mardi 23 août, le Conseil gouvernemental de sécurité nationale grec a approuvé une extension du mur anti-migrants à la frontière terrestre dans la région de l’Evros.

Une nouvelle fois, Athènes accuse Ankara « d’instrumentaliser de manière systématique et méthodique ces malheureuses personnes ». « Un grand nombre d’entre eux viennent de Syrie et sont contraints [d’essayer d’entrer en Grèce] car les Turcs les placent face à un dilemme : soit retourner en Syrie, soit passer en Grèce », a déclaré Takis Theodorikakos.

La Grèce accuse régulièrement la Turquie d’ouvrir sciemment ses frontières et d’« instrumentaliser » la migration pour en faire un moyen de pression sur l’Union européenne (UE). Une affirmation démentie par Ankara, qui dit assumer un « fardeau » énorme en accueillant quelque 4 millions de réfugiés sur son sol, dont la plupart ont fui la guerre civile en Syrie.

Le 28 mai, Athènes avait annoncé avoir empêché quelque 40 000 migrants d’entrer dans le pays illégalement depuis le début de l’année. De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lundi 22 août que, sur les deux dernières années, ses garde-côtes avaient « sauvé la vie de 41 000 personnes que la Grèce avait laissées mourir », rapporte le journal Daily Sabah.

Pour Hope Barker, analyste au sein du collectif d’associations Border violence monitoring, qui recense les cas de violences policières aux frontières de l’UE, les autorités grecques utilisent les statistiques de tentatives de traversées pour soutenir leur politique. « Ce genre de discours guerriers sur l’instrumentalisation des migrants est utilisé pour légitimer les actions du gouvernement grec et ses arguments de surveillance, et justifier les violations des droits humains qui ont lieu. »

De nombreux témoignages de refoulements illégaux

Les ONG et les médias dénoncent régulièrement les violences aux frontières grecques, notamment en mer Égée.

Le 20 juillet, la plateforme d’aide aux migrants Alarm Phone avait alerté sur la disparition de deux exilés après un refoulement opéré par les garde-côtes grecs. Les deux jeunes hommes étaient membres d’un groupe qui était parvenu à atteindre l’île de Rhodes, mais avaient été interpellés par la police, qui les avait remis à la mer et laissés à la dérive. Au troisième jour de dérive, sans eau ni nourriture, les deux hommes avaient décidé de quitter l’embarcation pour aller chercher du secours, et avaient disparu. Le reste du groupe avait finalement été secouru par les garde-côtes turcs.

InfoMigrants reçoit aussi des témoignages de « pushbacks ». À l’été 2021, une Congolaise avait expliqué comment les garde-côtes grecs avaient refoulé son embarcation en mer, mettant les passagers en danger. « Ils nous ont menacé avec leur armes (…) Ils ont tourné autour de nous, ce qui a fait de grandes vagues et du courant », avait-elle rapporté.

À la frontière terrestre, de nombreux groupes se sont également retrouvés bloqués sur des îlots au milieu du fleuve Evros, victimes d’un “jeu de ping-pong” entre les deux pays. Les autorités grecques, appelées à secourir ces groupes, ont à plusieurs reprises déclaré qu’elles ne parvenaient pas à les localiser.

“Ces déclarations du gouvernement sont contradictoires, dénonce Hope Barker : ils sont capables de détecter des dizaines de milliers de personnes, mais ils ne peuvent soi-disant pas trouver ces petits groupes, même quand on leur envoie les coordonnées GPS exactes."

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source : news.antiwar.com/2022/08/28/us-sends-warships-through-the-taiwan-strait-for-first-time-since-pelosi-visit/

Les États-Unis envoient des navires de guerre dans le détroit de Taiwan pour la première fois depuis la visite de Pelosi

Par Dave DeCamp, Antiwar.com.

29 août 2022

Deux navires de guerre américains ont traversé le détroit de Taïwan dimanche, dans le cadre de la première opération américaine de ce type depuis la visite de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi (D-CA) à Taipei au début du mois d’août.

La Septième flotte de l’US Navy a déclaré que les croiseurs lance-missiles guidés USS Antietam et USS Chancellorsville, de classe Ticonderoga, ont traversé le détroit. L’Armée populaire de libération (APL) de la Chine a dénoncé cette provocation et déclaré avoir suivi les navires de guerre américains lors de leur passage.

« Le commandement du secteur est de l’Armée populaire de libération a averti les navires américains et a surveillé tout leur passage. Nous sommes pleinement conscients de leurs activités. Les troupes du commandement du secteur est restent en état d’alerte et sont prêtes à déjouer toute provocation », a déclaré le porte-parole de l’APL, le colonel Shi Yi.

Ces dernières années, l’activité militaire américaine a augmenté dans la région. Les États-Unis envoient régulièrement des navires de guerre dans le détroit de Taïwan, à un rythme mensuel environ, mais ils n’envoient généralement qu’un seul destroyer pour effectuer le transit. La dernière fois que les États-Unis ont envoyé deux navires de guerre dans la voie navigable, c’était en décembre 2020, lorsque les destroyers de missiles guidés USS John McCain et USS Curtis Wilbur ont fait le passage.

Pelosi a été la première présidente de la Chambre des représentants à se rendre à Taïwan depuis 1997, et son voyage controversé a déclenché les exercices militaires chinois les plus importants jamais réalisés autour de Taïwan. Au cours de ces exercices, l’APL a pris des mesures sans précédent en simulant un blocus autour de Taïwan et en tirant des missiles au-dessus de l’île.

La Chine a maintenu la pression militaire autour de Taïwan depuis la visite de Mme Pelosi, et les délégations américaines sur l’île se sont poursuivies tout au long du mois d’août. Le dernier responsable américain à s’être rendu à Taïwan est la sénatrice Marsha Blackburn (R-TN), qui a déclaré avoir fait ce voyage pour « envoyer un message à Pékin » et a accusé la Chine de faire partie d’un nouvel « axe du mal ».

Du point de vue de Pékin, les fréquentes délégations du Congrès sont un signe que les États-Unis s’éloignent de la politique de la Chine unique. Les responsables chinois ont averti que le soutien des États-Unis à ce qu’ils appellent les « forces indépendantistes » à Taïwan pourrait conduire à la guerre.

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source : peoplesdispatch.org/2022/08/28/where-jcpoa-oil-conjoin-stands-vis-a-vis-opec/

Où en est la jonction entre le JCPOA (L’accord de Vienne sur le nucléaire iranien) et le pétrole vis-à-vis de l’OPEP ?

August 28, 2022 by M.K. Bhadrakumar

Du point de vue de l’Iran également, il sera souhaitable de faire partie du cartel de l’OPEP+ avec la Russie et l’Arabie saoudite.

La nouvelle qui a fait la une des journaux jeudi est que l’administration de Joe Biden s’est peut-être rapprochée de la reprise de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran. Pendant ce temps, il a échappé à l’attention que le ministre iranien du pétrole, Javad Owji, a déclaré juste un jour plus tôt à Téhéran, à la suite d’une réunion avec Igor Levitin, le conseiller principal du président russe Vladimir Poutine, que les deux pays ont finalisé leurs discussions sur « l’achat et l’échange de gaz » et qu’un contrat va être signé à Moscou.

Owji a révélé que l’Iran et la Russie négocient un protocole d’accord pour le développement de 14 autres champs pétroliers et gaziers iraniens en plus des sept pour lesquels des contrats existent déjà, comme décidé en juillet dans un précédent protocole d’accord, selon lequel la Russie a accepté d’investir 40 milliards de dollars dans l’industrie pétrolière iranienne. Les points forts du protocole d’accord de juillet comprenaient le développement des champs gaziers iraniens de Kish et de North Pars et de six champs pétroliers, ainsi que la réalisation de projets de GNL - et, surtout, l’échange de gaz et de produits pétroliers, et la construction de gazoducs de transfert.

M. Owji a ajouté que la commission économique mixte Iran-Russie se réunira à Moscou au cours des deux prochains mois pour poursuivre les discussions sur l’expansion de la coopération dans les domaines de l’énergie, des transports et du commerce, entre autres.

Un discours occidental s’est répandu selon lequel la Russie s’oppose à l’accord nucléaire irano-américain, car l’Iran remplacera le pétrole russe sur le lucratif marché européen et, ce faisant, fera baisser le prix élevé du pétrole en inondant le marché mondial de sa production accrue de pétrole, ce qui érodera les revenus de Moscou provenant des exportations de pétrole, le pilier de son économie.

En réalité, il n’y a pas de contradiction en ce qui concerne l’Iran et la Russie. Les experts s’accordent à dire que l’on est loin d’une situation où l’Iran remplacerait complètement le pétrole russe sur le marché mondial de l’énergie. Il est concevable que l’Iran puisse augmenter sa production de 900 000 barils par jour dans les trois mois suivant l’assouplissement des sanctions et qu’il puisse pomper près de sa pleine capacité d’environ 3,7 millions de barils par jour dans les six mois.

Selon Goldman Sachs, même si un accord était conclu, l’Iran aurait besoin d’environ 12 mois pour augmenter complètement sa production de pétrole. La banque estime également que l’Iran augmenterait sa production à 3,7 millions de barils par jour, mais que la reprise des exportations prendrait probablement plusieurs mois. Au mieux, le retour de l’Iran sur le marché aura un effet temporaire à court terme, car une partie du pétrole iranien est déjà disponible sur le marché.

Les charmes cachés de l’échange de pétrole

Trois facteurs clés entrent en jeu ici. Tout d’abord, les attentes doivent être tempérées, étant donné que l’entente entre la Russie et l’Iran n’a jamais été aussi bonne et qu’il est difficile d’imaginer Téhéran défier les intérêts fondamentaux de la Russie dans les conditions géopolitiques actuelles - sans parler de la collaboration avec une entreprise occidentale.

L’Iran comprend que toute amélioration significative de ses relations avec l’Europe ou les États-Unis sera un travail de longue haleine, alors que d’autre part, la durée de vie d’un accord nucléaire pourrait s’avérer limitée, puisque tous les paris sont ouverts dans la politique américaine au-delà de 2024. Pour le marché européen de l’énergie également, l’époque actuelle est une période de transition vers les énergies vertes.

Compte tenu de ces paramètres, l’Iran intensifie rapidement sa coopération économique avec la Russie, l’énergie et les transports étant les deux principales plaques tournantes. L’Iran a annoncé mardi que le système de paiement rial-rouble a commencé à fonctionner et qu’il est géré par le système Mir de la Banque centrale russe. Le mois dernier, la Bourse de Téhéran a lancé les transactions en rial-rouble. L’intention stratégique, clairement, est de contourner le système financier mondial dominé par les États-Unis.

Deuxièmement, il est fort possible que l’Iran augmente ses exportations de pétrole vers l’Europe par le biais d’un mécanisme de « swap » avec la Russie. Un accord d’échange est tout à fait viable : le pétrole russe répond aux besoins des régions iraniennes du nord de la Caspienne, tandis que l’Iran exporte (pour le compte de la Russie) le surplus de pétrole libéré pour répondre à ses besoins internes. Les responsables russes et iraniens ont développé l’idée d’un accord d’« échange ».

Aujourd’hui, étant donné que leur système de paiement ne fait plus partie du système SWIFT et du commerce du dollar, les personnes extérieures ne peuvent que s’interroger sur un éventuel accord d’échange russo-iranien. L’UE n’est pas en mesure de rejeter le pétrole iranien. Encore une fois, le pétrole iranien présent sur le marché aujourd’hui est presque entièrement sous forme de mélanges, qui sont souvent transportés par des pétroliers d’autres États.

Troisièmement, l’Iran a une convergence d’intérêts avec la Russie (et avec l’Arabie saoudite) en ce qui concerne les prix sur le marché mondial. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’Iran ne rejoigne l’OPEP+ (l’alliance pétrolière dont le noyau est constitué par l’Arabie saoudite et la Russie) sous une forme ou une autre.

L’Arabie saoudite s’aligne de plus en plus sur la Russie plutôt que sur les États-Unis sur la scène mondiale. Et tous deux ont besoin de prix du pétrole plus élevés. Le ministre saoudien du pétrole, le prince Abulaziz bin Salman, a récemment évoqué le « cercle vicieux auto-entretenu d’une liquidité très mince et d’une volatilité extrême des prix » sur les marchés pétroliers, et la façon dont il a été « amplifié par le flux d’histoires non fondées sur la destruction de la demande, les nouvelles récurrentes sur le retour de grands volumes d’approvisionnement, et l’ambiguïté et l’incertitude sur les impacts potentiels des plafonds de prix, des embargos et des sanctions ».

Le prince saoudien faisait allusion à l’intervention effrénée de l’administration Biden sur les marchés pétroliers. Du point de vue saoudien, les politiques du président Biden axées sur le climat ont contrarié les investissements en amont depuis son entrée en fonction au début de 2020.

L’effet papillon

Les remarques du prince saoudien ont été encore plus éloquentes lorsqu’il a été interrogé par Bloomberg sur l’avenir de l’OPEP+. Il a déclaré dans une réponse écrite :

"Au sein de l’OPEP+, nous avons connu un environnement beaucoup plus difficile par le passé et nous en sommes sortis plus forts et plus soudés que jamais. L’OPEP+ a l’engagement, la flexibilité et les moyens, dans le cadre des mécanismes existants de la Déclaration de coopération, de faire face à de tels défis et de fournir des orientations, y compris la réduction de la production à tout moment et sous différentes formes, comme cela a été clairement et à plusieurs reprises démontré en 2020 et 2021 ".

« Bientôt, nous allons commencer à travailler sur un nouvel accord au-delà de 2022 qui s’appuiera sur nos expériences, réalisations et succès précédents. Nous sommes déterminés à rendre le nouvel accord plus efficace qu’auparavant. Le fait d’assister à cette récente volatilité néfaste qui perturbe les fonctions de base du marché et sape la stabilité des marchés pétroliers ne fera que renforcer notre détermination. »

En clair, Riyad, l’un des principaux régulateurs du marché mondial du pétrole, prévoit de maintenir, voire d’accroître les restrictions sur la production et l’offre totale de pétrole pour le marché mondial et, à cette fin, travaillera à un nouvel accord OPEP+, qui limite la production des pays participants.

Les implications sont les suivantes : premièrement, la Russie peut considérer que ses revenus provenant des exportations de pétrole sont relativement protégés dans un avenir prévisible ; deuxièmement, si un nouvel accord OPEP+ est élaboré pour le rendre « plus efficace qu’auparavant », l’Iran devra vraisemblablement y être associé. Du point de vue de l’Iran également, il sera souhaitable de faire partie du cartel de l’OPEP+ avec la Russie et l’Arabie saoudite.

Fondamentalement, les Saoudiens comprennent que l’éviction de la Russie des marchés asiatiques ne peut avoir lieu, étant donné les positions de la Chine et de l’Inde. En d’autres termes, toute augmentation de la présence du pétrole du Golfe en Europe se fera d’elle-même, car les approvisionnements russes se tournent vers l’est - et il n’y a donc aucune raison de ruiner l’OPEP+ avec la Russie. Le ministre du pétrole, le prince Abulaziz bin Salman, a été très clair à ce sujet.

Il ne faut donc pas s’attendre à une baisse significative des prix mondiaux en raison de la croissance de la production en Iran. L’Arabie saoudite et l’Iran se soucient avant tout du bien-être de leurs États, c’est pourquoi leur position sera formulée de manière à ce que les prix actuels restent confortables et que leurs entreprises continuent à augmenter leurs bénéfices trimestriels.

L’OPEP+ a été l’idée du président Vladimir Poutine et du vice-prince héritier saoudien de l’époque, Mohammed bin Sultan, un dimanche à Hangzhou, en Chine, il y a six ans (voir mon article Pay heed to the butterfly effect of Putin-Salman oil deal in Hangzhou, Asia Times, 7 septembre 2016).

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source: www.blackagendareport.com/us-legacy-afghanistan-war-crimes-and-imperialist-double-standards

L’héritage américain en Afghanistan

Par Danny Haiphong, Black Agenda Report.

24 août 2022

Crimes de guerre et double standard impérialiste.

Il y a un an, les États-Unis ont été chassés d’Afghanistan après avoir fait la guerre à ce pays pendant 20 ans. Mais les États-Unis ont tué des civils lors de leur départ et ont volé les biens de l’Afghanistan. Il semble qu’il n’y ait pas de fin à la guerre du terrorisme.

La mi-août est un moment important de l’histoire de l’Afghanistan et du monde. Elle marque l’anniversaire de l’éviction par les talibans d’une grande partie de l’armée américaine d’Afghanistan, mettant ainsi un terme officiel à une occupation de deux décennies. Les forces américaines ont quitté l’Afghanistan de manière aussi meurtrière qu’elles y sont entrées. L’administration de Joe Biden a supervisé de nombreux crimes de guerre pendant son « retrait » désordonné le 15 août 2021. Parmi ceux-ci, une attaque de drone qui a tué dix civils et au moins sept enfants.

Le coût du siège total de l’Afghanistan, qui a duré vingt ans, est bien documenté. Selon le projet Cost of War de l’université Brown, au moins 46 000 civils ont été tués par les forces d’occupation américaines, ainsi que 53 000 autres combattants de l’opposition. Soixante mille autres ont été tués au Pakistan. Il s’agit probablement d’importantes sous-estimations, car l’armée américaine n’a jamais été une source fiable de données sur ses incursions meurtrières à l’étranger. En outre, le coût de la guerre n’a pas pu prendre en compte les décès prématurés survenus à la suite de la destruction des infrastructures et du manque d’accès à la nourriture, aux soins médicaux et à des systèmes d’égouts de qualité.

Bien sûr, l’impérialisme américain ne met pas fin aux guerres. Il ne fait que déplacer la méthode de guerre pour mieux satisfaire la contradiction entre ses intérêts hégémoniques et les réalités hors de son contrôle. Le personnel des opérations spéciales, du renseignement et des entrepreneurs privés (mercenaires à but lucratif) des États-Unis reste en Afghanistan. Ces forces secrètes ont une histoire d’ingérence en Afghanistan qui remonte à la guerre par procuration de 1979 contre l’Union soviétique. Leur présence s’est affirmée en août dernier, lorsque le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a été assassiné par un drone américain au début du mois.

Un élément essentiel de la guerre impérialiste est la punition cruelle et inhabituelle de toute forme de résistance à la domination américaine. Ces punitions prennent de nombreuses formes. Les sanctions constituent une méthode particulièrement populaire de punition collective pour l’impérialisme américain. En Afghanistan, il s’agit non seulement d’un blocus économique, mais aussi du vol pur et simple de ses réserves en devises étrangères, pour un montant de 9,5 milliards de dollars. L’administration de Joe Biden a célébré le premier anniversaire du « retrait » américain d’Afghanistan en déclarant publiquement que ces fonds, dont la moitié a déjà été donnée aux familles américaines considérées comme victimes du 11 septembre, ne seront jamais rendus à l’Afghanistan de peur qu’ils ne soient pas « gérés de manière responsable. »

Ce double langage impérialiste a des conséquences énormes pour l’Afghanistan et le reste du monde. Selon l’ONG Save the Children , 80 % des enfants afghans souffrent de faim chronique et 97 % des familles n’ont pas un accès adéquat à la nourriture. Au cours des trois premiers mois de 2022, 13 000 nouveau-nés sont morts en Afghanistan en raison de complications médicales dues à la faim et à l’effondrement du système de santé. Les sanctions et le vol pur et simple des États-Unis ont donc créé l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Et la responsabilité de cette crise incombe entièrement à Joe Biden.

L’héritage des États-Unis en Afghanistan reste la guerre et la criminalité de guerre. En vérité, on pourrait nommer n’importe lequel des dizaines de pays que les États-Unis considèrent comme « adversaires » à la place de l’Afghanistan et en tirer la même conclusion. Les États-Unis appliquent des sanctions économiques à plus de 30 pays dans le monde. Au cours des cinq dernières années seulement, des dizaines de milliers de personnes sont mortes prématurément au Venezuela, en Iran, en RPDC et en Syrie en raison de l’étranglement économique. Bien que rarement considérées comme telles, les sanctions sont un acte de guerre et leurs conséquences mortelles en font un crime de guerre de premier ordre.

Il est important de noter que l’héritage des États-Unis en Afghanistan est marqué par un double langage impérialiste massif. Les États-Unis se prétendent protecteurs des « droits de l’homme » et de la « démocratie », mais ils ont condamné à mort des milliers d’enfants en Afghanistan. L’establishment de la politique étrangère américaine présente régulièrement les allégations les plus flagrantes de violations des droits de l’homme contre la Russie et la Chine, tout en commettant de manière vérifiable les crimes les plus odieux contre l’humanité. Ces doubles standards ne sont pas le fruit du hasard. Il s’agit d’un sous-produit d’un empire en déclin qui a une finalité géopolitique suicidaire.

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_ De : Pacha Mama

Envoyé : mardi 30 août 2022 12:10
Objet : Martine Laroche-Joubert (Grand reporter sur la TV d’état française) : Mali​:mali: vs :fr:France : le clash à l’ONU aura bien lieu :bangbang:

Mali​:mali: vs :fr:France : le clash à l’ONU aura bien lieu :bangbang:

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C’est une première dans l’histoire des nations unies _ Une ancienne colonie de la France l’interpelle face au monde entier à travers le conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) sur la base d’accusations extrêmement graves.

Le Mali est le pionnier dans la manifestation de plusieurs symptômes qui caractérisent la débâcle de la métropole dans ses anciens pré-carrés. L’affaire est surréaliste. Après plusieurs mois de tension entre les deux pays, le clou du spectacle s’avère être cette accusation de violation de la souveraineté du Mali et de soutien direct aux mouvements terroristes contre ce pays.

Sans s’attarder sur le dossier d’accusation, nous laissons le soin au CSNU ; nous préférons analyser brièvement des faits incroyables survenus publiquement depuis que ces accusations sont rendues publiques. Aux lendemains de la saisine de l’ONU, l’Etat Français, avec en tête son chef E. Macron, pourtant prompt à défendre son pays face à toutes accusations, a brillé par son silence. L’occasion n’a pourtant pas manqué pour lancer des piques. Il annonçait récemment la fin de l’abondance pour les Français et il y a 2 jours il flirtait à Tebboune en Algérie. La réplique classique est venue d’un militaire de la force barkhane qui, sans apporter de démentis convaincants, nous a plutôt servi la même soupe froide de l’écœurement et la victimisation « C’est une insulte… ou des français sont tombés pour sauver le Mali ». Pour ceux qui s’attendaient à des démentis sur la base de preuves à la hauteur de celles que le Mali a brandi, la déception fut totale.

Pour le moment, trois questions tournent sur les lèvres :

:one:- Pourquoi la France fait tout pour empêcher cette réunion ?

:two:- Pourquoi le Mali n’a pas reçu jusqu’à présent, une réponse à sa demande ?

:three:- Pourquoi les alliés du Mali n’ont pas communiqué sur le dossier ?

Par ailleurs, dans ce silence gênant de l’hexagone, il nous est revenu que tous ses efforts sont déployés au sein de l’ONU pour que cette réunion d’urgence demandée par le Mali n’ait jamais lieu. En effet, Paris n’étant pas capable d’affronter ce dossier d’accusation qui s’avère être en béton armé _ s’emploie toute fois à éviter de rallonger la chaine des précédents fâcheux pour sa diplomatie internationale. Pour le moment, le flou persiste dans cette affaire grâce notamment au silence douteux de l’accusé. L’occasion de féliciter l’Elysée pour avoir pu retenir le fougueux président de se l’ouvrir au risque de tout foutre en l’air. Mais l’envoie de Macky Sall pour calmer les ardeurs de Bamako a lamentablement échoué. Malgré le suspense et le jeu de la montre fait par certains acteurs dans cette affaire, le Mali n’entend pas du tout lâcher l’affaire. Le Ministre des affaires étrangères A. Diop s’est entretenu la semaine passée avec l’Ambassadeur de la Chine au Mali sur cette question.

L’affaire retient toute l’attention de l’opinion nationale malienne et panafricaine. Pendant ce temps, Paris évite les sorties publiques et met à profit toutes ses ressources diplomatiques de haut niveau. Pour le moment les pays de l’européenne lui aurait assuré leurs soutiens. C’est peut-être pour témoigner de ce fait que la Ministre allemande des affaires étrangères s’est fait de nouveau remarquer par une autre de ces bêtises qu’elle seule maîtrise le ton « L’Allemagne ne va pas laisser le Mali à la Russie ». Par l’Allemagne, il faut entendre : l’union européenne en soutien à la France pour l’aider à préserver sa propriété privée, le Mali.

:no_entry: Le réveil euro-occidental sera brutal

Martine Laroche-Joubert journaliste

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100 ARTISTES POUR LA LIBÉRATION DE MUMIA ABU-JAMAL

Accusé d’avoir tué un policier, le journaliste afro-américain Mumia Abu-Jamal surnommé « la voix des sans voix », a été condamné à mort en 1982 au terme d’un procès raciste et expéditif. Il est depuis 40 ans en prison dont trois décennies passées dans le « couloir de la mort », sa peine ayant été commuée en prison à perpétuité grâce à la mobilisation internationale.

SUITE À LA VENUE RÉCENTE EN FRANCE DE SON PETIT-FILS JAMAL JR POUR L’INAUGURATION DES MURALES DE VILLEJUIF AVEC LE PORTRAIT DE SON GRAND-PÈRE, NOUS LANÇONS UN APPEL À IMAGES (PEINTURE, DESSIN, COLLAGE, PHOTO-MONTAGE) AFIN DE FAIRE MIEUX CONNAÎTRE SON COMBAT, DÉNONCER SA CONDAMNATION ARBITRAIRE ET EXIGER SA LIBÉRATION.

Vos images seront les bienvenues pour nourrir une campagne sur les réseaux sociaux en soutien à l’action du Collectif français « Libérons Mumia » qui rassemble une centaine d’organisations et de collectivités publiques : associations de défense des droits humains, syndicats, partis politiques, collectifs locaux et régionaux, collectivités territoriales à l’exemple de Paris et des 25 villes françaises qui l’ont élevé au rang de citoyen d’honneur.

Envoyez vos images (*) à Fred Garcia Sanchez, l’initiatrice de cette campagne : 100artistespourmumiaabujamal@gmail.com en n’oubliant pas d’indiquer votre nom d’artiste et de mentionner votre accord pour la diffusion « libre de droit » de votre création.

Merci de faire suivre ce message à vos amis et connaissances.

Voir les créations qui nous sont déjà parvenues : www.mumiabujamal.com

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CP - Vendanges sauvages chez Bernard Arnault dans le Var !

Ce dimanche matin 28 août - à l’appel des Soulèvements de la Terre et de la Confédération Paysanne - 300 personnes ont investi dans le Var une parcelle de vignes de #ChateaudEsclans accaparée par le groupe @LVMH dirigé par le milliardaire Bernard Arnault.

Deux convois différents se sont rejoints au pied des rangs en chantant « Ô Bernard Arnault, espèce de blaireau, on vient vendanger chez toi ! » sur l’air d’avertissement frondeur du mouvement des gilets jaunes ou encore « Bernard si tu savais, ton pinard ce qu’on en fait. Du jus! Du jus! Aucune hésitation! On boit, on boit, à la révolution ! ».

Après une distribution de 200 sécateurs, nous sommes passés directement des déclarations d’intentions à l’action et avons entrepris de vendanger sans plus attendre les profits des spéculateurs ! Les gendarmes qui avaient suivi le cortège en nous spécifiant en vain l’interdiction de pénétrer sur des terrains privés ainsi que les agents de sécurité « pacific » (sic) de LVMH se sont tenus en retrait.

Suite à la vendange rapide d’1,5 tonne de raisins, nous avons déambulé parmi les vignes puis sur la départementale jusqu’à la future cave de @lvmh, encore en chantier. Nous y avons alors déployé des pressoirs et foulé le raisins pour en faire plus de 1000 litres de jus redistribué aux participant.es et en soutien à la ZAP de Pertuis, expulsée mais encore en mouvement pour empêcher la bétonisation de dizaines d’hectares de terres maraîchères. Ce raisin était initialement destiné par Bernard Arnault à la production de la cuvée Whispering Angels. C’est sur ce domaine que le milliardaire revendique fièrement de produire le rosé le plus cher du monde. Nous avons ainsi repris notre part des anges et une petite revanche de classe qui en appelle d’autres.

Cette action était la seconde - en quelques mois- des Soulèvements de la Terre et de la Confédération paysanne sur des vignobles livrés à la spéculation. La première - dans le Jura en mars - avait réuni des centaines de personnes pour reprendre et nettoyer une vigne qu’un obscur fond d’investissement laissait mourir. (lessoulevementsdelaterre.org/blog/dans-le-jura-600-personnes-reprennent-la-terre-aux-aux-speculateurs)

Le vignoble du Var est lui aussi la proie d’investisseurs qui font flamber le prix du foncier et placent l’avenir du territoire sous la mainmise de grands groupes. Cette nouvelle reprise de terres visait donc à s’en prendre en action à l’accaparement des terres agricoles et la financiarisation qui en découle. Nous invitons à décliner et multiplier à l’envie partout dans le pays ces initiatives de récoltes des fruits de l’accaparement et de ponction directe dans le porte-monnaie des bénéficiaires de jet-privés et de golfs arrosés cet été.

Cette action inaugurale de la saison 4 des soulèvements de la terre, venue clôturer 2 jours d’assemblées, sera bientôt suivie d’une mobilisation nationale pour stopper le nouveau chantier de méga-bassine qui menace chaque jour de démarrer à Saint-soline dans les Deux-Sèvres malgré un été de sécheresse sans précédent. Guettez les réseaux sociaux des #SoulèvementsdelaTerre, un rendez-vous pour se rejoindre en masse sur le terrain devrait tomber des les jours qui viennent ! #PasUneBassinedePlus #ManifdeFindeChantier - lessoulevementsdelaterre.org/blog/pas-une-bassine-de-plus

La terre aux paysan.nes et celles et ceux qui en prennent soin ! Accapareurs et spéculateurs, hors de nos vignes et de nos vies !

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