4 août 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi

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À Athènes, les femmes protestent contre la hausse du nombre de victimes de fémicides ; forte présence policière - MAT sur la colline de Strefi pour la deuxième journée - Grèce: des médias sous pression - La forêt nationale de Valia Calda, dans le nord de la Grèce, brûle pour la douzième journée consécutive - Le PM Mitsotakis et le prince héritier d’Arabie saoudite Salman signent des accords importants - Grèce : une crise économique sans fin -

Sur la route - Dernières nouvelles sur la migration 19/07/2022-03/08/2022

Colombie – Entretien avec Francia Márquez : « La vice-présidence est un moyen, le but est d’obtenir la paix et la dignité »

Caracas proteste contre une décision " choquante" en faveur de Guaidó, soutenu par les États-Unis.

Pelosi quitte Taïwan alors que la Chine prépare un blocus militaire efficace.

Comité de soutien à Vincenzo Vecchi . Appel à rassemblement : Lundi 8 août à 18h30 place de la mairie à Rochefort en terre

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/08/03/women-in-athens-protest-rising-victims-of-femicide-strong-police-presence/

À Athènes, les femmes protestent contre la hausse du nombre de victimes de fémicides ; forte présence policière

Le 3 août 2022

Des organisations de femmes et des groupes féministes ont défilé dans le centre-ville d’Athènes mardi soir pour protester contre le féminicide et la violence sexiste, après que trois femmes ont été tuées par leur mari ou leur partenaire en Crète, à Zakynthos et à Athènes en seulement 36 heures.

Georgia, 56 ans, a été poignardée à mort par son mari à Rethymnon, en Crète, dimanche matin, tout comme Eleonora, 41 ans, sur l’île de Zakynthos. Nikoletta, 17 ans, a été retrouvée étouffée sur son lit, tandis que le principal suspect, son petit ami du Pakistan, a disparu.

Avec le slogan principal « le patriarcat viole et tue, dans la rue, au travail, personne n’est jamais seul », les manifestants se sont rassemblés de la place Klafthmonos jusqu’au Parlement, où des forces de police anti-émeute massives les ont empêchés de s’approcher.

Un manifestant qui a essayé de passer a été attrapé par la police et simplement « jeté ».

vidéo : youtu.be/-vcdKY2TQB8

Le féminicide en Grèce

Le féminicide est devenu un problème social explosif dans le pays et 15 femmes ont été assassinées par leur mari ou partenaire, actuel ou ancien, ou même par leurs fils ou petits-fils au cours des sept premiers mois de 2022. Au total, 22 femmes ont été assassinées en 2021.

Si les maris de Georgia et d’Eleonora ont été arrêtés et ont avoué leur crime, le principal suspect de la mort de Nikoletta est toujours en fuite.

Selon les derniers rapports des médias, de l’ADN a été trouvé sous les ongles de la victime.

Législation sur le féminicide

Le féminicide devrait être légiféré et classé comme une infraction pénale spécifique, a déclaré mardi Rania Svigou, secrétaire du comité central de l’Alliance progressiste de SYRIZA.

Elle a appelé à la « création d’un cadre de soutien pour les victimes de violences sexistes, avec des foyers, un soutien psychologique et une aide juridique ».

« Surtout, a-t-elle ajouté, la conscience sociale doit changer. Nous sommes déjà en retard ».

PS Malheureusement, le Premier ministre, par ailleurs très bavard, n’a, jusqu’à présent, trouvé aucun mot pour aborder publiquement ce problème qui met la vie des femmes en grand danger.

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The press project

mercredi 3 août 2022 Publié : 11:08:40

MAT sur la colline de Strefi pour la deuxième journée

Pour la deuxième journée consécutive, des forces puissantes du MAT ont envahi la colline de Strefi afin de « protéger » les équipes d’ingénieurs qui, hier déjà, procédaient à une analyse de la zone afin que le maire d’Athènes puisse procéder au "réaménagement " du parc.

Kostas Papantoniou/Facebook

Selon un post publié sur son profil Facebook personnel par le journaliste Kostas Papantoniou, de fortes équipes du MAT sont oppressantes et bloquent la colline de Strefi pour la deuxième journée consécutive". En effet, selon lui, les forces du MAT sont allées jusqu’à demander une pièce d’identité à un habitant d’Exarchia pour lui permettre de passer : « Il y a quelque temps, ils ont vu un habitant sortir par la porte de sa maison et lui ont dit que pour passer il devait présenter une pièce d’identité".

Nous vous rappelons qu’hier déjà, des ingénieurs, probablement de la société AKTOR, étaient sur la colline de Strefi dès les premières heures du matin afin de procéder à une analyse de la zone, que le maire d’Athènes espère « rénover ».

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Grèce: des médias sous pression

Un journaliste spécialiste des migrants surveillé par les services secrets, des médias d’opposition qui ne reçoivent aucune aide pendant la pandémie, un journaliste assassiné à Athènes en 2021, deux autres journalistes traînés en justice pour leur travail d’investigation… La Grèce inquiète de plus en plus les associations de défense des droits de l’homme quant à la liberté de la presse.

vidéo : www.arte.tv/fr/videos/107925-000-A/grece-des-medias-sous-pression/ 3mn

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/08/02/valia-calda-national-forest-fire12th-day-greece/

La forêt nationale de Valia Calda, dans le nord de la Grèce, brûle pour la douzième journée consécutive

Le 2 août 2022

Le feu de forêt dans la forêt nationale de Valia Calda, sur la montagne de Pindos, dans le nord de la Grèce, continue de brûler pour la 12e journée consécutive. Valia Calda, un refuge unique pour la faune, abrite plus de 80 espèces d’oiseaux, dont plusieurs sont protégées. Aigles, faucons, loutres, chevreuils, chats sauvages, ours et bien d’autres sont menacés par les flammes et la destruction de leur précieux habitat.

Le feu brûle des plantations basses et des broussailles, tandis que les pins noirs ne sont pas menacés jusqu’à présent, selon le service des incendies.

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photo via thestival.gr

L’incendie a débuté le vendredi 22 juillet et se déplace à une altitude de 1 300 à 1 500 mètres.

« Bien que nous soyons aujourd’hui le 2 août, le feu fait rage et est incontrôlable, selon les informations fournies hier soir par les services d’incendie », note le journal efsyn.gr.

12 commandants forestiers luttent pourtant contre les flammes, mais sans résultats particuliers.

Tout au long de ces 12 jours, deux hélicoptères de lutte contre les incendies ont été vus volant de temps à autre, sans parvenir à maîtriser l’incendie.

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Valia Calda 24 juillet

Un officier du service des incendies qui a une idée de la situation a déclaré à efsyn lundi, qu’« il y a encore des foyers actifs à différents endroits et nous ne pouvons pas dire qu’il a été contrôlé. »

S’adressant à l’agence de presse publique amna, le chef du corps des pompiers de Grevena Antonis Kalaidopoulos a déclaré que le brasier brûle dans une zone difficile d’accès et que les pompiers à pied ont besoin de beaucoup de temps pour l’atteindre.

Un incendie similaire s’était déclaré dans l’ouest de la Macédoine en 2007, à l’époque où Grammos brûlait, mais les autorités avaient alors agi très différemment, en lançant dans la bataille de nombreuses forces de lutte contre l’incendie, principalement à pied, et en effectuant des vols continus d’avions de lutte contre l’incendie. En fait, des avions de lutte contre l’incendie russes étaient également arrivés à l’époque. Mais en 1992 également, de vastes zones ont été détruites par les flammes.

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« En ce moment, une zone d’une rare beauté naturelle brûle en direction de l’emplacement d’Arkudorema. Mais il semble que s’il n’y a pas d’habitations et que les maisons ne sont pas menacées, ce n’est pas une priorité du gouvernement… » a déclaré à efsyn un journaliste local du nord de la Macédoine.

Les services de lutte contre les incendies signalent qu’une forêt de pins noirs, des troncs d’arbres et une zone broussailleuse sont en train de brûler à cause d’un feu rampant, mais ils ne savent pas quelle superficie a brûlé jusqu’à présent, tandis qu’il n’y a pas d’évaluation - même temporaire - des dommages causés à la flore et à la faune de la forêt nationale.

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Incendie à Valia Calda le 30 juillet 2022, via Kostas Kyriazis

L’Efsyn rappelle que lorsqu’un incendie similaire s’est déclaré en 2007 sur le mont Grammos (point culminant de 2 520 m), qui fait également partie de la chaîne de montagnes de Pindos Nord, les autorités avaient agi de manière très différente, en lançant dans la bataille de nombreuses forces de lutte contre l’incendie, principalement à pied, et en faisant effectuer des vols continus à des avions de largage d’eau, dont un avion de lutte contre l’incendie russe.

Valia Calda, au cœur du parc national de Pindos

Valia Calda : La vallée des rêves | Conseiller d’Epire

Valia Kalda (le nom signifie « vallée chaude » en dialecte valaque) est une zone difficile d’accès des montagnes de Pindos, l’un des derniers habitats de l’ours brun, du loup et de l’oie sauvage.

Valia Calda (ou encore le parc national de Pindos) n’est pas seulement une autre belle forêt, mais un grand écosystème abritant des espèces rares de faune et de flore.

Entre autres, 72 espèces d’oiseaux, 6 espèces d’amphibiens et 7 espèces de reptiles ont été enregistrées dans le parc, des espèces assez rares et protégées dans le monde entier.

Le parc national de Pindos couvre une superficie d’environ 20 000 hectares et comprend la vallée de Valia Calda dans son cœur. Le cœur est situé à une altitude de 1400 mètres et est entouré par les montagnes Lygos et Mavrovouni (pic Flega 2 159 mètres) jusqu’aux sommets du Mont Avgo (2 177 mètres).

Des forêts denses de pins, de sapins et de hêtres, des collines, des rivières et des ruisseaux cristallins, des étangs et des cascades… font de Valia Calda une destination populaire pour le trekking, note le site de voyage greekadventure.com.

Valia Calda est la deuxième grande forêt nationale protégée par NATURA 2000 qui est en feu cet été, après le parc national de Dadia à Evros, au nord-est de la Grèce, où plus de 4 000 hectares ont brûlé, détruisant l’habitat d’une faune rare et protégée.

L es grands incendies de forêt qui se sont produits au cours de ce mois de juillet dans notre pays ont brûlé une superficie totale de plus de 130 000 acres. Selon les dernières données, la superficie brûlée en juillet (environ 132 720 acres) correspond à environ 60 % des superficies brûlées cumulées de notre pays depuis le 1er janvier 2022 (environ 215 000 acres). Dans le détail, du 1er au 31 juillet, les incendies ont brûlé environ 40 000 acres à Dadia Evros, 27 800 acres à Penteli , 24 500 acres à Lesvos, 20 020 acres à Melampes en Crète, 12 150 acres à Itea et 8 250 acres aux portes du Péloponnèse.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : www.keeptalkinggreece.com/2022/07/27/salman-visit-greece-khashoggi-business-agreements-saudi-arabia/

Le PM Mitsotakis et le prince héritier d’Arabie saoudite Salman signent des accords importants

27 juillet 2022

Selon des sources gouvernementales, la rencontre entre le Premier ministre Mitsotakis et le prince héritier Salman s’est déroulée dans une bonne atmosphère, ce qui témoigne du vif intérêt des deux parties à approfondir les relations bilatérales déjà étroites et à étendre la coopération gréco-saoudienne qui se développe de manière dynamique, ce qui a également été confirmé lors de la visite de Mitsotakis à Riyad, en octobre 2021.

Les deux dirigeants ont signé un accord portant création d’un Conseil suprême de coopération stratégique, qui consolide la relation stratégique des deux pays et la promotion de la coopération bilatérale dans tous les domaines d’intérêt mutuel.

Le prince héritier est arrivé mardi, et mercredi, les entreprises privées et publiques des deux parties ont signé 16 accords commerciaux et mémorandums de coopération entre la Grèce et l’Arabie saoudite pour un montant de quelque 4 milliards d’euros.

Plus de 100 entreprises grecques et près de 40 entreprises saoudiennes se sont réunies à Athènes et ont signé 16 accords concernant les secteurs de l’énergie, du transport maritime, de l’aquaculture, de la gestion des déchets, de la construction et des technologies de défense, mais aussi de l’alimentation et de l’agroalimentaire ainsi que de la culture.

Parmi les accords signés, les plus importants sont ceux relatifs à la construction d’un système de câble immergé pour le transfert de données, d’une valeur de près d’un milliard d’euros (3,75 milliards de SAR), appelé East to Med Data Corridor (le projet EMC), et celui relatif à l’énergie, qui couvre les sources d’énergie conventionnelles et renouvelables, d’une valeur de 2,6 milliards d’euros

Ces signatures marquent « un moment spécial dans la relation entre la Grèce et l’Arabie saoudite », a déclaré mercredi Kostas Fragogiannis, ministre adjoint des affaires étrangères chargé de la diplomatie économique et de l’ouverture. Il a ajouté que « c’est sans aucun doute un succès et un encouragement dans la mesure où nous allons dans la bonne direction. »

PS Oui, qu’en est-il de Khashoggi ? Qu’en est-il des droits de l’homme et des exécutions ? Qu’en est-il de la guerre au Yémen ? Nous le faisons à la manière américaine : quand l’argent parle, nous fermons les yeux - ou deux.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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source : www.arte.tv/fr/videos/109538-000-A/grece-une-crise-economique-sans-fin/?fbclid=IwAR02oFr4Y6NV9bRXWkcaz49-AGvZlRX1f5NWt

Grèce : une crise économique sans fin

Le 1er mai 2022, Athènes s’est félicité d’avoir remboursé, avec 2 ans d’avance, sa dette au FMI, contractée après la crise économique de 2008. Dans le pays, certains indicateurs économiques sont au vert… Pour autant, le pays est-il sorti d’affaire ? A l’heure du bilan, la situation est contrastée… La dette grecque -privée comme publique- explose de nouveau et dans le contexte international instable, une bonne partie de la population ne voit pas les effets de la reprise

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Sur la route - Dernières nouvelles sur la migration

19/07/2022-03/08/2022

Infos récentes

Plusieurs bateaux en détresse en Méditerranée centrale et dans les zones SAR de **Malte **et de Grèce, malgré l’information des autorités. Les ONG de recherche et de sauvetage ont sauvé des centaines de personnes en Méditerranée centrale : plus de 800 personnes secourues par SOS Méditerranée ont été débarquées en Italie, tandis que les 659 autres, sauvées par MSF, attendent toujours un port de débarquement sûr au 2 août 2022. Le 25 juillet 2022, environ 100 personnes ont été refoulées vers la **Libye **par le navire commercial Vos Triton.

Selon le récent rapport de Caminando Fronteras, 978 personnes sont mortes en route vers l’Espagne au cours des six premiers mois de 2022. Au moins 44 ont péri dans deux naufrages distincts en route vers les îles Canaries, en Espagne. Selon l’AMDH de Nador, le nombre de personnes portées disparues après le massacre de Nador-Melilla du 24 juin 2022 s’élève désormais à 64.

Après avoir été refoulés au Liban en septembre 2020, deux réfugiés syriens portent **Chypre **devant la Cour européenne des droits de l’Homme pour mettre fin à cette politique de refoulement illégale. 6 882 citoyen.ne.s afghan.e.s et pakistanais.es ont été expulsé.e.s de **Turquie **en 2022. Au cours de la dernière semaine de juillet 2022, plus de 1 000 personnes ont traversé la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni.

Pour plus de détails sur la période 19 juillet – 3 août 2022, cliquez sur les pages pays Algérie, Belgique, Chypre, Grèce, Italie, Libye, Malte, Maroc, Espagne, Syrie, Turquie et Royaume-Uni sur le site : https://euromedrights.org/fr/migration-page/

Bonne nouvelles

Le 1er août 2022, la Cour de justice européenne (CJE) a statué que « le sauvetage en mer est un devoir et les contrôles de l’État du port ne doivent pas être utilisés arbitrairement contre les ONG à l’avenir pour retenir les navires et les empêcher de faire leur travail ». La Cour déclare également que les victimes de naufrages ne peuvent être considérées comme de simples « passagers« . Cet arrêt représente une victoire contre la criminalisation des navires des ONG de recherche et sauvetage et une sécurité juridique pour ces dernières.

Actualités de l’UE

L’enquête de l’OLAF sur Frontex révèle que l’agence était informée des refoulements systématiques effectués par les garde-côtes grecs. L’UE développe un logiciel d’IA pour prédire les flux migratoires, qui pourrait être utilisé à mauvais escient pour restreindre les droits des réfugié.e.s.

  • Le 28 juillet 2022, Der Spiegel et Le Monde ont publié l’enquête secrète de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) sur Frontex, révélant que l’agence était informée des refoulements systématiques effectués par les garde-côtes grecs, mais les a niés à plusieurs reprises. Selon le rapport, au moins six bateaux grecs, cofinancés par Frontex, ont été impliqués dans plus d’une douzaine de refoulements entre avril et décembre 2020. La ministre allemande des Affaires étrangères, lors d’une récente visite officielle en Grèce, a dénoncé le fait que les refoulements aux frontières extérieures de l’UE sont « incompatibles avec le droit européen » et a refusé de rencontrer les garde-côtes grecs.
  • Disclose a publié une nouvelle enquête qui montre comment l’Union européenne a développé « un logiciel d’intelligence artificielle censé prédire les flux migratoires afin d’améliorer la façon dont les migrant.e.s sont traité.e.s lorsqu’ils.elles arrivent sur le sol européen ». Le logiciel s’appelle « ITFLOWS« , il a coûté 5 millions d’euros et devrait être opérationnel en août 2023. Cependant, les capacités prédictives de cet outil d’IA pourraient être utilisées à mauvais escient pour restreindre les droits des réfugié.e.s et demandeurs.ses d’asile, et créer des récits alarmistes autour de la migration. Comme le rapporte Disclose, « ce programme doit achever un système technique destiné à surveiller les frontières de l’UE, en particulier celles de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Financé par le programme de recherche et d’innovation « Horizon 2020″ de l’UE, ITFLOWS prendra place aux côtés des drones de surveillance autonomes, des détecteurs de mensonges dans les zones de transit frontalier et des logiciels d’extraction des données des téléphones portables ».
  • Statewatch a publié deux dossiers d’action du Conseil de l’UE sur le déploiement d’opérations Frontex au Sénégal et en Mauritanie pour empêcher les départs le long de la route des Canaries et accroître la coopération en matière de gestion des frontières et de lutte contre la contrebande. Statewatch a également publié un nouvel article analysant l’intention des États membres de l’UE d’élargir « l’accès au système de bases de données « interopérables » de l’UE » dans la proposition de filtrage du Pacte européen en « le reliant à un registre centralisé des personnes condamnées pour des infractions pénales dans les États membres de l’UE ». Cela risque d’accroître encore la criminalisation de la migration en liant « des aspects du système de justice pénale aux systèmes d’immigration et d’asile de l’UE ».
  • Migreurop a publié un document de positionnement sur le Pacte européen sur les migrations et l’asile. Migreurop souligne 1/ que de nombreuses propositions présentées comme nouvelles dans le Pacte sont plutôt la continuation d’une vieille approche européenne de la migration qui se concentre sur l’externalisation et la militarisation des frontières et 2/ comment certains de ses dossiers législatifs sont mis en pratique avant l’adoption du Pacte.
  • Frontex a engagé le chef de l’Autorité nationale de la transparence (NTA) grecque, Angelos Binis, comme chef de l’audit interne. Les deux agences ont eu par le passé des désaccords et des tensions sur le traitement des migrant.e.s en Méditerranée.
  • Le gouvernement néerlandais propose de détenir les migrant.e.s et réfugié.e.s sur des navires de croisière afin de « résoudre » le problème de la surpopulation des camps de réfugié.e.s. Trois navires ont déjà été mis en service, et ils pourraient accueillir jusqu’à 3 000 réfugié.e.s. Le gouvernement a déclaré que les réfugié.e.s d’Ukraine ne seront pas placés sur ces navires.
  • Le 15 juillet 2022, l’UE et le Niger ont lancé un « nouveau partenariat opérationnel pour lutter contre le trafic de migrants », ce qui semble être un autre exemple de l’approche de l’UE consistant à externaliser le contrôle des migrations vers des pays tiers et privilégier la sécurisation des frontières plutôt que d’offrir des voies légales de migration.

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source : www.pressenza.com/fr/2022/08/colombie-entretien-avec-francia-marquez-la-vice-presidence-est-un-moyen-le-but-est-dobtenir-la-paix-et-la-dignite/

Colombie – Entretien avec Francia Márquez : « La vice-présidence est un moyen, le but est d’obtenir la paix et la dignité »

02.08.22 - Colombie - Rédaction France

Par Gerardo Szalkowicz

Le second tour des élections présidentielles colombiennes qui a eu lieu le 19 juin 2022 opposait Gustavo Petro et Francia Márquez (Pacte historique, gauche), d’une part, et Rodolfo Hernández et Marelen Castillo (candidature indépendante, soutenue par la droite au second tour), d’autre part. Il a vu la victoire des premiers avec 50,44% des voix. C’est la première fois que la gauche arrive au pouvoir. Cet entretien avec la vice-présidente Francia Márquez a été conduit par le journaliste Gerardo Szalkowicz et publié par ALAI le 28 juin 2022.

Le phénomène Francia Márquez a révolutionné la politique colombienne et a été un signal fort dans des élections qui ont ouvert la voie au premier gouvernement progressiste de l’histoire de la Colombie. Long entretien avec la leader sociale et écologiste, première vice-présidente noire du pays producteur de café.

Cela faisait bien longtemps que dans la politique latino-américaine ne surgissait pas une figure qui change totalement la géométrie du pouvoir et son hégémonie de classe comme c’est le cas avec Francia Márquez. Femme noire, pauvre, déplacée, subalterne, leader sociale, écologiste et féministe, elle sera la première vice-présidente afro-descendante dans l’ère qui s’ouvre pour la Colombie après une rupture avec 214 années de gouvernements de droite.

« Je suis parce que nous sommes » [Soy porque somos] est le nom de son mouvement, traduction du concept africain ubuntu que Francia explicite : « C’est une philosophie qui nous enseigne à ne pas nous penser individuellement, que je suis parce que tu es, que nous sommes si la nature est. C’est le défi de repenser la valeur de la vie, tellement fracturée dans notre pays, en partant toujours d’une construction collective ». Et dans cette cosmovision communale apparaît le caractère disruptif et symbolique de son leadership : sur ses épaules pèsent les cris de ses ancêtres asservis, les revendications des communautés exclues, les rêves – comme elle aime le dire – des Colombiennes et des Colombiens qui ne sont personne.

Francia est née en 1981 à La Toma, un village du département du Cauca. Fille d’une mère accoucheuse et d’un père agro-mineur, elle a commencé à travailler à 13 ans comme mineure artisanale et, à 16 ans, elle a été mère pour la première fois. Un an auparavant elle avait rejoint la lutte de sa communauté contre un méga-projet de déviation du río Ovejas. Ce fut le point de départ de ce qui serait un long parcours d’activiste écologiste contre l’exploitation minière illégale et la spoliation, pour lequel elle a reçu le prix Goldman en 2018.

Entre temps, elle a subi le déplacement forcé en raison des menaces des paramilitaires, elle a réussi à obtenir un diplôme d’avocate pendant qu’elle travaillait comme employée de maison, elle a perdu son compagnon et survécu à un attentat. « Je veux être présidente », a-t-elle écrit en 2019 sur les réseaux sociaux et presque personne ne l’a prise au sérieux, jusqu’à ce qu’en mars dernier elle obtienne presque 800 000 voix aux primaires et que Gustavo Petro la nomme candidate à la vice-présidence.

Quelques jours après des élections historiques, Francia nous reçoit et sa simplicité nous éblouit tandis que tombe la nuit toujours chaude sur Cali. Drapée dans l’une de ses tenues typiques aux couleurs vives et tentant avec un sourire aimable de gommer sa fatigue évidente, la prochaine vice-présidente de Colombie s’assied, se déchausse, et se lance dans un discours captivant.

Quels sont les principaux défis que le gouvernement devra relever, les problèmes les plus urgents à résoudre ?

Si le chemin pour y arriver n’a pas été facile, être au gouvernement sera beaucoup plus difficile d’autant que nous envisageons des transformations structurelles. Le premier défi consiste à poursuivre les efforts pour obtenir la paix, en reconnaissant que de nombreux territoires, de nombreuses communautés vivent toujours au cœur du conflit armé et de la violence. La paix requiert des garanties de droits et d’opportunités et, surtout, un chemin vers la réconciliation nationale. Le second défi est celui de la justice sociale. Nous sommes l’un des pays les plus inégaux du monde, alors éradiquer la faim doit être une priorité. Et le troisième défi, c’est la crise environnementale, il faut passer de l’économie extractiviste à une économie durable, mettre la nature au centre. C’est un projet de long terme : 500 ans d’exclusion, de marginalisation, et plus de 60 ans de conflit armé ne s’effacent pas en quatre ans. Nous allons poser les bases de transformations structurelles qui vont bien au-delà d’une période de gouvernement.

Que signifie ton arrivée au pouvoir politique ?

Notre seule présence est déjà une rupture avec l’hégémonie politique. Ce pays a été gouverné par une élite de privilégiés qui n’a jamais cru qu’une femme comme moi pourrait occuper cette place. Une femme noire, pauvre, racialisée, victime du conflit armé et qui a résisté à toute cette politique de la mort. Cette victoire est un cumul de nombreuses luttes, de nombreuses personnes qui sont mortes en luttant, de plusieurs générations qui ont dû subir la violence. C’est la continuité d’un processus de plus de 500 ans. Je fais partie de cette histoire de résistance qui a commencé avec mes ancêtres amenés comme esclaves.

Si on considère d’où tu viens et ceux que tu représentes, quel va être ton rôle ?

Ma lutte sociale va se poursuivre. La vice-présidence n’est pas une fin en soi, c’est un moyen, le but est d’obtenir la paix, d’obtenir la dignité, d’arriver à mettre la vie au centre de tout. Mon rôle sera d’accompagner pour permettre de fermer les brèches de l’inégalité que vivent les secteurs exclus : femmes, jeunes, communautés diverses, peuples ethniques, Indiens, afro-descendants, Raizales [1], régions oubliées. J’aimerais aussi travailler sur les thème de la paix et de l’environnement car c’est ce que j’ai fait jusqu’à présent : toute ma vie, j’ai affronté la guerre et défendu la nature sur nos territoires. Je suis une femme des luttes sociales, pas une femme de bureau, j’espère être aux côtés des gens pour construire les choses à partir des régions et des périphéries. Le président a décidé que je l’accompagne dans d’autres tâches, comme celle de la création d’un ministère de l’égalité, qui cherchera à prendre en compte ces secteurs et territoires exclus, où l’État n’a jamais été présent.

Le changement d’époque que vit la Colombie a réveillé beaucoup d’espoirs en Amérique latine. Comment vois-tu le contexte régional et quelles sont les initiatives qu’il faudrait encourager ?

L’Amérique latine est une des régions les plus appauvries. La crise du COVID qui a mis en évidence les inégalités, nous oblige à nous organiser en un bloc commun pour renforcer l’économie de la région, sans se soucier trop des choix idéologiques de chacun. Il faut construire une économie sociale qui rende aux gens une vie digne.

En second lieu : l’Amérique latine possède 40% de la biodiversité de la planète ce qui nous oblige à assumer ensemble un projet commun aux différents gouvernements pour faire face à la crise environnementale. Cela passe par une transition de l’économie extractiviste vers une économie durable.

Troisième point : le thème de la paix passe par la résolution du problème de la drogue en Colombie et dans la région. La légalisation de la feuille de coca et de la marihuana est un chemin que nous devrions tisser ensemble en tant que région. La Bolivie a déjà avancé un peu, l’Uruguay aussi mais il manque une avancée collective régionale vers une politique sur les drogues qui ne soit pas la politique de criminalisation que nous avons eu, une politique qui appréhende la consommation comme un problème de santé et qui génère aussi une économie qui permette aux paysans de vivre. Un autre thème est celui du racisme.

L’Amérique latine a 200 millions d’afro-descendants, des personnes qui ne vivent pas dans la dignité et dont les droits ne sont pas garantis. Après 213 ans je suis la première femme noire vice-présidente de ce pays et la seconde en Amérique latine. Le racisme structurel représente un réel défi : celui de garantir la pleine participation politique des peuples des diverses ethnies, des Indiens et des noirs.

La Colombie a toujours esquivé les processus d’intégration latino-américaine, préférant la subordination aux États-Unis. Comment sera le lien avec la région et avec le Nord ?

Il faut maintenir les relations avec tous les pays latino-américains, ainsi qu’avec les États-Unis. Il faut maintenir des relations diplomatiques, de respect mutuel. Jouer la confrontation n’est pas envisageable. Il faut avancer avec les États-Unis et agir ensemble face à la crise environnementale.

Ces dernières années les féminismes latino-américains, les luttes des femmes et des dissidences ont connu une véritable avancée et ta personne a suscité un grand enthousiasme. Que peux-tu leur apporter ?

La lutte en partant du féminisme traditionnel revient à partir d’une vision eurocentrée ; nous partons nous d’un féminisme communautaire, d’un féminisme noir. Les femmes blanches luttent pour ne pas être victimes de violences en tant que femmes, nous les femmes noires il nous faut lutter pour ne pas être victimes de violences en tant que femmes, en tant que noires et en tant que femmes pauvres. L’intersectionnalité de race, de classe et de genre est donc très nécessaire. Je suis allée en Argentine quand j’étais en campagne et le gouvernement n’a eu aucune considération pour moi, ne m’a pas reçue et m’a considérée comme une bête curieuse. Le racisme est présent aussi parmi les progressistes et la gauche.

En partant du point de vue du féminisme noir, communautaire, quel message enverrais-tu aux féministes latino-américaines ?

Qu’il ne suffit pas d’être féministe si on n’est pas anticapitaliste, si on n’est pas antiraciste, si on n’est pas anticolonialiste. Il faut construire une réelle sororité, construire avec les hommes aussi, car à nous seules nous n’allons pas vaincre le machisme et le patriarcat. Si les hommes ne révisent pas leurs canons de masculinité, il sera difficile d’avancer.

Durant la campagne vous avez lancé la consigne « vivir sabroso » [Vivre à plein] que la droite a manipulée et dénigrée. Que signifie cette idée forte ?

Chacun l’interprète comme il veut. Pour nous « vivir sabroso » signifie vivre sans peur, être en paix, vivre au sein de nos communautés dans la générosité, la solidarité, la dignité. C’est un objectif de vie, de vie en lien avec la nature.

Quels sont tes modèles ? Quelles sont les figures qui t’inspirent ?

Ma grand-mère, ma mère, mes sœurs, les femmes de ma communauté. À un niveau plus global Aurora Vergara Figueroa, Angela Davis ; pour l’art et la culture Susana Baca, Nidia Gongora, Mercedes Sosa, Zully Murillo… Ce sont toutes des femmes puissantes !

Comment définirais-tu ta conception politico-idéologique ?

Je me considère anticapitaliste, même si je sais que nous nous sommes servis du capitalisme et qu’en tant qu’humanité, nous avons généré une dépendance à ce système. Néanmoins, cela ne signifie pas que nous ne le remettions pas en question : ce système a conduit la planète à une crise économique, humaine et environnementale. Nous devons reconsidérer ce modèle de développement et de vie.

Notes

[1] Les Raizales sont un groupe ethnique afrocaribéen protestant originaire de l’archipel de San Andrés, Providencia et Santa Catalina. Il parle le créole de San Andrés, qui est basé sur l’anglais – note DIAL.

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source : venezuelanalysis.com/news/15575

Caracas proteste contre une décision " choquante" en faveur de Guaidó, soutenu par les États-Unis.

Par Ricardo Vaz, Venezuelanalysis.

31 juillet 2022

Le gouvernement Maduro a appelé Londres à respecter le droit international.

Les autorités vénézuéliennes ont critiqué la dernière décision de justice dans la lutte pour le contrôle de 31 tonnes d’or stockées à la Banque d’Angleterre (BoE).

Vendredi, la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles s’est prononcée en faveur de l’opposant Juan Guaidó et a rejeté une nouvelle tentative de la Banque centrale vénézuélienne (BCV) de reprendre le contrôle de ces réserves, dont la valeur est estimée à 1,7 milliard de dollars.

Caracas avait porté devant les tribunaux les décrets de la Cour suprême du Venezuela déclarant que le conseil d’administration parallèle de la BCV nommé par l’opposition soutenue par les États-Unis était illégal. Cependant, la juge Sara Cockerill a décrété que la Cour britannique ne pouvait pas reconnaître les décisions rendues par la plus haute instance judiciaire du Venezuela.

Depuis fin 2018, la Banque d’Angleterre a refusé les demandes de la BCV de rapatrier les réserves d’or. En janvier 2019, Guaidó s’est proclamé « président par intérim » et a recueilli le soutien immédiat de Washington.

L’administration Trump a procédé à la saisie des actifs vénézuéliens aux États-Unis pour les placer sous le contrôle de l’opposition et a fait pression sur ses alliés, dont Londres, pour qu’ils fassent de même. Caracas s’est retrouvé embarqué dans des batailles juridiques pour un certain nombre d’actifs de l’État détenus à l’étranger, parmi lesquels l’or déposé dans les coffres de la BoE.

Les procédures sont passées par plusieurs tribunaux britanniques, avec des jugements favorables à l’une ou l’autre partie, ainsi qu’un certain nombre d’appels. En pleine pandémie de Covid-19, le gouvernement de Nicolás Maduro a tenté de vendre les réserves via un accord avec les Nations unies afin de soutenir le système de santé du pays, mais cette tentative a été rejetée.

L’administration Maduro a obtenu un jugement favorable en 2020 lorsque la cour d’appel anglaise a demandé au gouvernement de Boris Johnson de « clarifier » sa reconnaissance de Guaidó. Néanmoins, la décision a ensuite été annulée par la Cour suprême britannique.

Les juges britanniques se sont rabattus à plusieurs reprises sur la doctrine de la « voix unique » qui lie le pouvoir judiciaire à la position du No 10. Mme Cockerill a réaffirmé vendredi que cette doctrine est « la toile de fond de cette question ».

L’argument juridique le plus récent de la BCV portait sur la souveraineté de la plus haute institution judiciaire du pays. Bien que la juge Cockerill ait refusé de confirmer l’illégalité du conseil nommé par Guaidó, elle a affirmé que l’attaque de l’opposition sur le prétendu manque d’impartialité de la Cour suprême vénézuélienne n’avait pas atteint « l’obstacle des preuves convaincantes ».

Le jugement de vendredi n’a pas accordé à l’opposition dure le contrôle des réserves, la procédure devant reprendre en octobre devant le tribunal de commerce du Royaume-Uni.

La représentation juridique de la BCV a qualifié le jugement de " navrant ", car les tribunaux restent liés à la " reconnaissance en tant que chef d’État d’une personne n’ayant aucun contrôle ou pouvoir effectif sur une partie de cet État. "

« C’est un cas sans précédent », a commenté l’avocat principal Sarosh Zaiwalla. « Le plus haut tribunal d’un autre pays, interprétant sa propre constitution, a jugé que les actions de M. Guaidó étaient illégales. »

Pour sa part, la Banque centrale du Venezuela a publié une déclaration rejetant le « dictum stupéfiant » de la Haute Cour britannique.

« Cette décision viole le droit international ainsi que l’ordre juridique et constitutionnel du Venezuela afin de justifier un cadre pénal qui permet la saisie illégale des réserves internationales du pays », peut-on lire dans le texte.

Le gouvernement vénézuélien a également réagi vendredi après-midi, la vice-présidente Delcy Rodríguez reprochant au système judiciaire britannique de « s’en tenir à la doctrine anachronique de la « voix unique » ».

« J’appelle le gouvernement britannique à rectifier sa position et à revenir au respect du droit international et de la Charte des Nations unies », a-t-elle déclaré lors d’une interview téléphonique sur la chaîne publique VTV. M. Rodríguez, qui est également ministre des finances, a déclaré que la BCV épuiserait la procédure d’appel et porterait l’affaire devant les instances internationales si nécessaire.

En revanche, M. Guaidó, soutenu par Washington, a salué la décision du tribunal, la qualifiant de « nouvelle étape dans la protection des réserves d’or internationales du Venezuela. »

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source : news.antiwar.com/2022/08/03/pelosi-leaves-taiwan-as-china-prepares-effective-military-blockade/

Pelosi quitte Taïwan alors que la Chine prépare un blocus militaire efficace
L es exercices militaires sans précédent de la Chine devraient devenir routiniers à la suite de la visite de Pelosi

par Dave DeCamp Posté sur3 août 2022

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi (D-CA), a quitté Taïwan mercredi pour la Corée du Sud et a laissé dans son sillage des tensions croissantes entre Taipei et Pékin alors que l’armée chinoise continuait de préparer des exercices militaires sans précédent qui bloqueront efficacement l’île.

L’Armée populaire de libération (APL) de Chine ferme six zones autour de Taïwan de jeudi à dimanche et devrait organiser des exercices, y compris des exercices de tir réel, dans certaines zones à moins de 20 km de l’île.

Les exercices devraient être plus importants que les essais de missiles lancés par la Chine lors de la troisième crise du détroit de Taiwan, déclenchée en 1995 par l’octroi par les États-Unis d’un visa à l’ancien président taïwanais Lee Teng-hui.

Les analystes chinois et américains pensent que les exercices militaires sans précédent pourraient devenir une routine, conséquence de la visite provocatrice de Pelosi.

La Chine a également imposé des sanctions à Taïwan à cause de Pelosi, notamment une interdiction d’exporter du sable naturel et un arrêt des importations de poisson et de fruits en provenance de l’île.

Au cours de sa brève visite, Pelosi a rencontré le président taïwanais Tsai Ing-wen, a visité le parlement de l’île et a rencontré les principaux fabricants de puces de Taïwan. Lors de sa rencontre avec Tsai, Pelosi a déclaré que les États-Unis « n’abandonneront pas notre engagement » envers l’île.

Les États-Unis n’ont plus de relations diplomatiques officielles avec Taïwan depuis 1979, date à laquelle Washington s’est officiellement ouvert à Pékin. Les États-Unis n’ont actuellement aucun engagement à défendre Taïwan si la Chine attaque, une politique connue sous le nom d’« ambiguïté stratégique ». Mais certains faucons à Washington cherchent à changer radicalement la politique américaine à Taiwan, notamment le sénateur Rick Scott (R-FL) , le dernier membre du Congrès à visiter l’île avant Pelosi.

Scott s’est rendu à Taïwan début juillet et le président Tsai l’a remercié d’avoir soutenu la loi sur la prévention des invasions de Taïwan, un projet de loi que le sénateur a présenté en 2020 et 2021 qui donnerait au président Biden des pouvoirs de guerre pour combattre la Chine si elle attaquait Taïwan. Comme d’habitude, la Chine a répondu avec colère à la visite de Scott et a envoyé des navires de guerre à travers la ligne médiane qui sépare le détroit de Taiwan en réponse.

Ces dernières années, les délégations du Congrès à Taiwan sont devenues plus fréquentes. Pelosi affirme que son voyage et le soutien accru à Taïwan visent à défendre la «démocratie», mais les visites font clairement partie de la nouvelle concentration de Washington sur la confrontation avec Pékin.

L’année dernière, Raymond Greene, le chef adjoint de l’ambassade américaine de facto à Taipei, a résumé la nouvelle politique américaine envers Taiwan et la Chine . « Les États-Unis ne voient plus Taiwan comme un » problème « dans nos relations avec la Chine, nous y voyons une opportunité de faire avancer notre vision commune d’un Indo-Pacifique libre et ouvert », a déclaré Greene.

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Comité de soutien à Vincenzo Vecchi

Le 3 août 2022,

Vincenzo Vecchi doit faire 12 années de prison alors qu’il n’a ni agressé, ni blessé personne ?

L’analyse de la cour de justice européenne du 14 juillet 2022 est inacceptable, elle pervertit notre droit hexagonal, nie nos libertés, ouvre la porte à une loi mussolinienne et entérine une jurisprudence dangereuse et fondamentalement contraire aux droits de l’homme (un délit n’estpas un crime!).

Appel à rassemblement : Lundi 8 août à 18h30 place de la mairie à Rochefort en terre

Ce 8 août, cela fera 3 ans que nous dénonçons cette injustice flagrante, que nous nous battons avec détermination et que nous défendons notre ami. Nous appelons toutes les personnes soucieuses de nos droits et de nos libertés à nous rejoindre à Rochefort en Terre pour manifester notre désaccord profond avec cette parodie de justice

Nous sommes déterminés à multiplier les actions et accroître la mobilisation. Soyons nombreux(ses) jusqu’au 11 octobre, jour de la cassation.

Toutes et tous concernés !

Contacts :
Laurence : 06 30 60 20 53
Jean-Pierre : 06 15 12 14 42
Site : comite-soutien-vincenzo.org

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