8 septembre 2022. Les titres des articles sont en tête de l'envoi.

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L’été grec, une identité en perdition - Solomon à la commission d’enquête du Parlement européen sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents - Grèce: mettre fin à l’État policier du clan Mitsotakis et de la droite - Jamais auparavant autant de personnes n’ont été refoulées en mer Égée.

Biden, comme Trump, viole le droit international

Les États-Unis établissent une nouvelle base militaire en Syrie

Le Chili vote contre la nouvelle Constitution. 5mn

Manifestation contre la criminalisation du mouvement social au Pérou . 8mn

Une vidéo de 10 secondes sur B.G.

Aux Etats-Unis -du 15 au 22 octobre - Retour dans les rues - Dites NON aux guerres américaines !

GRÈVES SAUVAGES DANS L’INDUSTRIE BRITANNIQUE, EN TURQUIE, AU MEXIQUE, EN INDE… Manifestations - en France, notamment à Paris ce samedi 10 septembre

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Envoyé par Effy

L’été grec, une identité en perdition

9 MIN

I KATHIMERINI (ATHÈNES)

La massification du tourisme et désormais son élitisme transforment en profondeur l’été grec, se lamente un politologue hellène dans le quotidien athénien “I Kathimerini”. Selon lui, c’est une partie de l’identité du pays qui tend à disparaître.

Une visite dans les Cyclades suffit pour constater l’augmentation impressionnante du flux touristique. Même Athènes est en train de couler, l’Acropole recevant plus de 16 000 visiteurs par jour. Jamais dans le passé il n’y a eu autant de vols directs depuis les États-Unis, alors que les célébrités du monde entier ne cessent de louer leur voyage en Grèce.

Après deux ans de pandémie, le record du nombre d’arrivées de 2019 semble sur le point d’être battu : les prévisions pour le mois d’août tablent sur plus de 1 million de visiteurs par semaine. Alors, tout va bien ?

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Pas nécessairement. Le retour de la fête s’accompagne de graves problèmes : constructions effrénées, trafic insupportable, problèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation, accumulation des ordures et insuffisance désespérée d’infrastructures. Des pathologies, en somme, liées au phénomène d’hypertourisme.

Ce n’est pas seulement cette charge qui pèse sur les destinations touristiques, c’est aussi l’altération et la dépréciation éventuelle du produit touristique et donc de l’image de marque du pays. Nous avons affaire à un cas classique de tragédie des biens communs, comme on appelle la surexploitation myope des ressources. Conduisant précisément à l’épuisement des ressources, la surexploitation finit par pénaliser ceux qui vivent de ces dernières.

La construction, par exemple, d’un aéroport moderne sur une île des Cyclades peut faciliter le transit, mais elle multiplie le nombre de visiteurs, avec des effets sur toutes les autres infrastructures. La logique de maximisation des arrivées qui a dominé jusqu’à présent est dépassée. Le triomphalisme porté par le nombre élevé d’arrivées prendra bientôt une tournure négative.

De tourisme de masse à tourisme VIP

Je ne sais pas si ces commentaires semblent étranges, mais en réalité ils appartiennent déjà au passé. Parce qu’une transformation beaucoup plus profonde du modèle touristique, un véritable changement de paradigme, s’opère sous nos yeux. Après le tourisme de masse, un nouveau standard émerge, destiné aux voyageurs à très hauts revenus : le tourisme VIP.

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On le voit en visitant non pas Mykonos mais certaines îles de la mer Égée ayant une réputation complètement différente, comme Naxos, Milos ou Tinos. Les ventes de terrain y connaissent une ascension fulgurante, tout comme les prix. Des milliers de permis de construire sont délivrés, et les villas en construction n’ont rien à voir avec les maisonnettes et les complexes d’un passé récent. Nous parlons de bâtiments impressionnants avec une esthétique minimaliste innovante, de palais troglodytes et d’immenses haciendas avec des jardins époustouflants.

Le ceviche remplace la salade grecque

Les clients appartiennent à la classe des ultrariches de la planète, des gens qui vivent à Paris et à Zurich, à Los Angeles et à New York. Le phénomène se répand rapidement dans toute la mer Égée, la mer Ionienne et le Péloponnèse, et il est même apparu dans les régions montagneuses, comme dans la Zagoria [dans le nord de la Grèce].

Inévitablement, les services proposés sont également adaptés. Tout un écosystème est déjà apparu, avec ses gérants de villas, chefs privés, animateurs, moniteurs spéciaux pour enfants, guides… Les tavernes traditionnelles cèdent la place à des restaurants de haute gastronomie : le ceviche remplace la salade grecque. Même la langue change, à mesure que le grec recule.

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Les dépenses des visiteurs étrangers ont augmenté de 9 % cette année par rapport à naguère. Les hôtels 4 et 5 étoiles et les locations à court terme de maisons de luxe sont en plein essor. En revanche, les hébergements bas de gamme et les destinations moins attractives affichent une stagnation. En d’autres termes, il s’agit d’un changement structurel, l’offre touristique se tournant vers les tranches de revenus les plus élevées. Reconnaissant cette tendance, les grands fonds d’investissement étrangers achètent fiévreusement des propriétés hôtelières peu recommandables et endettées pour les transformer en hôtels pour visiteurs aisés.

Trois vols privés par heure

Le plus significatif est peut-être l’augmentation spectaculaire du trafic de jets privés. Le nombre de vols privés à destination et en provenance de l’aéroport Eleftherios-Venizelos, à Athènes, et des 14 aéroports régionaux au cours des sept premiers mois de 2022 a augmenté de 40 % par rapport à la même période en 2019, année qui détenait jusqu’ici le record.

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À eux tous, ces 15 aéroports avaient accueilli plus de 14 000 avions privés à la fin du mois de juillet, soit une moyenne de 3 vols par heure, chaque heure de la journée et chaque jour de la semaine. Si on inclut les vols privés vers l’aéroport d’Héraklion, en Crète, et vers d’autres aéroports, comme Kalamata [dans le Péloponnèse], le chiffre explose, alors qu’il ne prend pas en compte les vols privés en hélicoptère. Les aéroports étant saturés, on cherche de la place dans les aéroports militaires !

Principale conséquence de ce développement : les destinations les plus prisées deviennent inaccessibles aux touristes à petits ou moyens revenus. Et cela nous concerne directement.

Culture du transat

Cette évolution s’est manifestée cette année et n’est pas simplement due à l’inflation. Les destinations les plus populaires sont désormais pour la plupart prohibitives, car le coût du voyage, de l’hébergement et de la nourriture a explosé. Même le simple bain de mer est devenu un produit de consommation coûteux avec l’expansion spectaculaire de la culture du transat, qui transforme progressivement mais fatalement le littoral du pays en un club-restaurant cher et de mauvais goût.

Les moins nantis seront obligés de se déplacer vers des destinations plus accessibles (c’est-à-dire moins belles), et le nombre de personnes qui perdront la possibilité de passer des vacances à la mer augmentera. Le littoral grec est long mais pas illimité.

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Le contre-argument est évident : c’est notre avantage comparatif, et nous le valorisons tant que la demande est là. Celle pour notre produit touristique est potentiellement énorme. La combinaison de paysages, de mer et de climat que l’on rencontre en Grèce est une denrée rare et hautement désirable sur une planète de plus en plus riche.

Mais il y a un contre-argument à ce contre-argument. D’une part, un lieu ne se limite pas au paysage. Il comprend aussi sa population et sa culture. La conversion d’une grande partie du pays en marchandise et la destruction de l’environnement constituent un désastre. L’été grec n’est pas qu’une marque.

Paradis perdu

C’est bien plus, comme le rappelle le journaliste Georgios Lialios :

“Pour la plupart d’entre nous, qui sommes nés dans ce coin particulier de la planète, l’été signifie la mer. Alors que les pieds nus s’enfoncent dans le sable chaud, provoquant des frissons qui nous sont familiers à tous, le corps est à nouveau ‘enraciné’ dans la terre. Nous nous connectons avec ce que nous avons mythifié depuis les étés de notre enfance.”

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L’été est notre identité même, comme l’écrivain Aristos Doxiadis l’a décrit avec justesse en 2013 :

“Certaines personnes achètent l’été et certaines personnes le possèdent à juste titre. Les Grecs sont dans la seconde catégorie.”

Si pour les citoyens des pays occidentaux, ajoute-t-il, les vacances sont une option qui leur est offerte par l’industrie mondiale du tourisme, pour les Grecs, l’été est quelque chose de différent : “Ce n’est pas un service qu’on achète, c’est un retour à soi, une vie parallèle. Enfants, nous apprenons chaque année à retourner au paradis perdu. À la nature magique mais tout à fait familière, aux aventures sans la menace de l’inconnu, aux petites bonnes surprises et aux insouciances. L’été est une deuxième maison.”

Évolution irréversible ?

Cette description semble aujourd’hui dépassée. Notre relation spéciale avec l’été est déjà en voie de disparition : nous léguons aux générations futures non seulement une énorme dette, mais aussi une Grèce sans été.

Je crains que l’évolution que je décris ne soit irréversible. Tout comme les Cyclades appauvries des années 1950 sont devenues la machine touristique que nous connaissons tous, elles deviendront bientôt la Mecque du tourisme VIP. Que pouvons-nous faire ?

La solution n’est évidemment pas l’invocation romanesque et parfois hystérique d’un passé définitivement révolu. La gestion de cette nouvelle condition nécessite des politiques publiques ciblées et intelligentes, ce qui n’est pas facile mais certainement pas impossible. Mais cela suppose la reconnaissance pleine et consciente du changement de paradigme qui se déroule sous nos yeux.

Stathis Kalyvas

Cet article a été publié dans sa version originale le 22/08/2022.

Source

I Kathimerini - ATHÈNES - www.kathimerini.gr

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trop tard pour le direct !

Solomon à la commission d’enquête du Parlement européen sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents

La réunion d’aujourd’hui (8 septembre 2022) de la commission d’enquête du Parlement européen chargée d’enquêter sur l’utilisation de Pegasus et de logiciels espions de surveillance équivalents (PEGA) se concentrera sur la Grèce.

Notre collègue Stavros Malichudis a été convoqué et sera présent, en ce qui concerne son cas de surveillance (qui a été révélé en novembre 2021), par le Service national de renseignement de la Grèce (EYP) dans le cadre d’un rapport qu’il préparait pour Solomon.

Le journaliste Thanasis Koukakis, qui a été surveillé par l’EYP, sera également présent. Peu de temps après, on a tenté d’infecter son téléphone avec le logiciel malveillant Predator. La journaliste Eliza Triantafillou, de l’organisation Inside Story, sera également présente. Inside Story et Reporters United ont été les premiers à dénoncer la surveillance des politiciens et des journalistes en Grèce.

Pour les téléspectateurs en Grèce, utilisez le lien ci-dessous pour regarder la réunion en direct, 10:00-13:30 (EEST) :

multimedia.europarl.europa.eu/el/webstreaming/pega-committee-meeting_20220908-0900-COMMITTEE-PEGA?mc_cid=e0ee7c4c3a&mc_eid=56de319c68

Pour en savoir plus, cliquez ici : wearesolomon.com/mag/accountability/solomon-files-complaint-against-intelligence-agency/?mc_cid=e0ee7c4c3a&mc_eid=56de319c68 sur l’affaire du reportage d’investigation de Solomon pris pour cible par le PEJ. L’avocat de Solomon, Dimitri Georgakopoulos, a déposé une plainte auprès de la Cour suprême concernant notre affaire.
Vous avez des commentaires, des conseils ou des informations à partager ? Veuillez nous contacter à l’adresse solomon-tips@protonmail.com ou par WhatsApp/Signal au +30 698 503 6691.

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source : tpt4.org/2022/09/07/grece-mettre-fin-a-letat-policier-du-clan-mitsotakis-et-de-la-droite/

Grèce: mettre fin à l’État policier du clan Mitsotakis et de la droite

par A. Sartzekis

(08/09/2022)

Peut-être va-t-on enfin vers la chute du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, qui sévit depuis trois ans…

A en effet été révélé début août que le dirigeant du Pasok, pourtant robinet d’eau fort tiède, Nikos Androulakis, avait vu son téléphone piégé au profit des services secrets, EYP. Le motif apparent semble avoir été la recherche d’éléments pour monter une affaire contre lui avant le congrès du Pasok et imposer ainsi l’élection du Manuel Valls local, Loverdos, qui aurait apporté le soutien du Pasok à Mitsotakis lors des prochaines élections. Dans la foulée on apprenait le même espionnage contre un journaliste enquêtant sur des affaires sensibles pour le pouvoir.

Espionnage à grande échelle

Puis, on a découvert que EYP espionnait ainsi environ 15 000 personnes, parmi lesquelles des responsables politiques, des syndicalistes, des journalistes… Sans oublier les questions autour de l’assassinat resté mystérieux du journaliste Giorgos Karaïvaz (2021), travaillant sur le crime organisé. Venant après plusieurs scandales récents — dont la libération d’un metteur en scène protégé du pouvoir et condamné pour viols — ce Watergate grec provoque une énorme crise dans la droite : tentant d’écarter sa totale culpabilité, Mitsotakis a dû renvoyer son secrétaire général, Dimitriadis, ainsi que le chef de EYP, imposé par Mitsotakis qui a même fait modifier la loi à cet effet ! Le Premier ministre prétend ne rien avoir su de ces écoutes, discours repris en chœur par la presse très aux ordres puisque achetée par des subventions dont fut exclue la presse d’opposition.

L’entourage ministériel a d’abord joué la démagogie : le peuple grec a des problèmes plus urgents que le téléphone d’Androulakis. Puis l’évocation du complot : la faute à l’Arménie, l’Ukraine (qui ont protesté), la Russie, la Turquie, et bien sûr Syriza ! Malgré tout, le clan au pouvoir ne peut empêcher les procédures parlementaires d’enquêtes sur une affaire aussi grave : la défense visiblement ordonnée par le Premier ministre, c’est d’une part la destruction des preuves à EYP, d’autre part l’omerta, avec refus des responsables impliqués (EYP, une procureure signant les autorisations d’écoutes, Dimitriadis…) de parler. Il n’est pas sûr qu’il puisse continuer ainsi, d’autant qu’une partie de la Nouvelle démocratie (l’ancien Premier ministre Karamanlis, l’ancien président Pavlopoulos…) dénonce les pratiques du clan aux commandes.

État policier et ultra-libéralisme

Cette affaire n’est pas une surprise : nous soulignons depuis 2019 l’orbanisation d’un gouvernement que la presse bourgeoise présentait comme libéral et modéré. Dès l’été 2019 s’est mis en place un État policier s’illustrant par la nomination de ministres connus comme fascistes pas repentis, dont le ministre de l’Intérieur, Voridis, qui a osé déclarer qu’il fallait tout faire pour que plus jamais la gauche ne puisse accéder au pouvoir !

Mais il ne faut pas sous-estimer dans ce dispositif l’affairiste clan familial Mitsotakis : le maire d’Athènes est un neveu de Mitsotakis, Dimitriadis, exécuteur des sales tâches, en est un autre, les deux se préparant peut-être pour la relève… Et la plupart des ministres sont sur la ligne de casse totale des services publics, d’attaques contre les jeunes et les travailleurEs : que ce soit la criminelle politique contre les réfugiéEs (bateaux repoussés, fillette laissée sans soin sur un ilot du fleuve Evros et décédée cet été), que ce soit la répression contre les jeunes (police universitaire…), contre les résistances ouvrières (violences policières contre la grève à l’usine de vins Malamatina), contre les habitantEs d’un quartier (invasion d’Exarcheia par les prétoriens pour imposer la destruction de la célèbre place sous prétexte d’une future station de métro), une très dangereuse fuite en avant se renforce. D’où l’urgence de sortir du cadre parlementaire et de lancer de massives mobilisations pour chasser la droite et sa politique !

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source : aegeanboatreport.com/2022/09/04/never-before-have-so-many-people-been-pushed-back-in-the-aegean-sea/?fbclid=IwAR37VUmIQLkp5pGsUuGESUj2aLjUH3QvuF88c9kDWMuIa8rP-L26bGzOYKw

Jamais auparavant autant de personnes n’ont été refoulées en mer Égée

5 septembre

En moyenne, 100 personnes ont été retrouvées à la dérive, dans des radeaux de sauvetage et des bateaux en caoutchouc, chaque jour du mois d’août, à la suite de refoulements effectués par les autorités grecques.

À l’heure où les politiciens et les journalistes se focalisent sur la guerre en Ukraine, la crise énergétique et Frontex, les autorités grecques ont saisi l’occasion pour accroître l’agressivité envers les réfugiés aux frontières du pays.

Il y a six mois, la Grèce a été fortement critiquée par la communauté internationale, pour ses violations des lois internationales et des droits de l’homme, mais lorsque l’attention des gens a été attirée ailleurs, et le gouvernement a saisi l’occasion non seulement de continuer, mais d’augmenter considérablement leurs efforts. En conséquence, les refoulements ont augmenté de plus de 100 % dans la mer Égée.
Les politiciens européens, en particulier ceux du Parlement européen, semblent totalement incapables ou peu désireux de prendre des mesures contre un État membre, même celui qui viole systématiquement les lois internationales et les droits de l’homme à une échelle industrielle, sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Au lieu d’agir immédiatement face à ces atrocités, les politiciens européens font les sourds, les aveugles et les muets, en faisant semblant de ne rien savoir et en espérant que cela se calmera.

Ce ne sera pas le cas.

Depuis mars 2020, plus de 40 000 personnes ont été refoulées en mer Égée par les autorités grecques, 850 radeaux de sauvetage ont été retrouvés à la dérive, et leur nombre augmente rapidement. Depuis le début de l’année, plus de 300 bateaux en caoutchouc et près de 400 radeaux de sauvetage ont été trouvés à la dérive dans la mer Égée, soit près de 15 000 personnes dont les droits ont été violés en seulement huit mois.

Si ces embarcations et radeaux de sauvetage avaient été remplis de chrétiens blancs, il y aurait eu un tollé international, des gros titres dans le monde entier, et le pays responsable aurait été lourdement sanctionné et contraint d’arrêter.

Mais comme les gens dans ces bateaux et radeaux ne sont pas européens, pour la plupart pas blancs, avec une vision religieuse différente, on s’en fout. Est-ce bien cela ? Et si oui, qu’est-ce que cela dit de nous et de nos précieuses valeurs européennes ?
Le gouvernement grec n’est pas condamné pour ces atrocités, bien au contraire.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les a encouragés en qualifiant la Grèce de « bouclier de l’Europe », les fonds de l’UE ont afflué en Grèce pour les aider à maintenir les frontières fermées, et Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a déployé en Grèce le plus grand nombre d’agents jamais vu, pour aider les autorités grecques à refouler les réfugiés.

Si vous dites que vous voulez lutter contre la criminalité, vous ne fournissez pas d’armes aux criminels, c’est évident pour la plupart des gens. La Commission européenne, d’une part, « critique » la Grèce pour avoir violé les droits de l’homme et les lois internationales et, d’autre part, leur fournit les moyens de continuer et de s’intensifier : argent, personnel et équipement.

Cette année, nous avons vu un nombre croissant de radeaux de sauvetage, apparaissant comme par magie dans les eaux entre la Turquie et la Grèce. En 2020, 187 radeaux de sauvetage ont été trouvés à la dérive, en 2021, 290. Jusqu’à présent, en 2022, 370 radeaux de sauvetage, transportant plus de 6 000 hommes, femmes et enfants, ont été récupérés par les garde-côtes turcs.
D’après les statistiques de l’Aegean Boat Report

Il est évident que quelqu’un est responsable, et certains Grecs s’accrochent encore à l’idée que les réfugiés eux-mêmes ont délibérément fait cela, pour être secourus dans les eaux grecques et emmenés à terre en Europe, ou que les autorités turques sont responsables pour donner une mauvaise image de la Grèce aux yeux du monde.

Aucune de ces explications n’est très plausible, d’autant plus qu’il a été amplement documenté et prouvé que la plupart des personnes présentes dans ces radeaux ont déjà été sur la terre ferme sur les îles grecques.

Et le fait que ces radeaux n’ont pas de moteur, les rend impossible à utiliser comme moyen de transport contre Mère Nature, les vents et les courants.

Les gens arrivent sur les îles grecques, après avoir voyagé depuis la Turquie dans des bateaux en caoutchouc, et un nombre croissant d’entre eux sont ensuite traqués et rassemblés comme du bétail, dépouillés de tous leurs biens, sacs, papiers, argent et téléphones, avant d’être forcés à reprendre la mer sous la menace d’une arme, et laissés à la dérive dans des radeaux de sauvetage dans la mer Égée.

Seuls 10 % de toutes les personnes qui tentent de traverser en bateau vers les îles grecques réussissent et se retrouvent dans un camp de réfugiés grec.

Nous avons documenté de nombreux cas où des personnes ont été battues, torturées et violées. Les abus sexuels envers les hommes et les femmes ne sont pas rares, ils sont souvent déshabillés devant tout le groupe, le prétexte étant de chercher des objets cachés, de l’argent et des téléphones.

Les officiers grecs font généralement un travail particulièrement minutieux avec les femmes. Devant tout le monde, elles sont obligées de se déshabiller, de se pencher et d’écarter les jambes, toutes les cavités sont examinées avec enthousiasme, généralement accompagnées de propos injurieux et de rires.

Toute femme trouverait cela extrêmement dégradant, et les traumatismes consécutifs à de tels abus les marqueront à vie. La plupart des gens normaux ont du mal à comprendre pourquoi les officiers grecs se comportent comme des sauvages envers les réfugiés.

Nous devons souligner que, dans la plupart des cas, ce comportement n’est pas, d’après ce que nous avons vu, le fait de la police locale. La police anti-émeute et les forces spéciales d’Athènes et de la région frontalière d’Evros sont affectées à des « opérations spéciales » sur les îles grecques. Leur tâche principale est de chasser les réfugiés qui viennent d’arriver et de les expulser du territoire grec, sur ordre direct du gouvernement grec.
Les forces spéciales et la police anti-émeute grecques sont connues pour leur brutalité, même envers la population grecque. Dans ces rangs fleurissent l’ultranationalisme et l’idéologie de droite, avec des liens étroits avec l’Aube dorée, cela peut en quelque sorte expliquer leur comportement extrême et leur brutalité envers les réfugiés.

Nous avons vu des forces spéciales grecques utilisées pour assurer la sécurité des membres d’Aube dorée, des membres de ces unités d’élite assistant à des rassemblements néonazis, utilisant des emblèmes ultranationalistes sur leurs uniformes et leurs tatouages, un outil parfait pour l’actuel gouvernement grec de droite.

Dans certains cas, des réfugiés ont été retrouvés à la dérive sur des radeaux de sauvetage, sans vêtements, dépouillés jusqu’à leurs sous-vêtements. Il n’y a aucune raison logique de déshabiller les gens avant de les laisser dériver au milieu de la mer dans un radeau de sauvetage, si ce n’est pour les tourmenter et les humilier.

Nous avons vu la même chose se produire à la frontière terrestre de l’Evros : des personnes sont arrêtées par les forces spéciales grecques du côté grec, déshabillées, battues et renvoyées de force en Turquie par la rivière.

La dernière fois que nous avons vu des « indésirables » déshabillés et mis en rang en Europe, c’était dans les camps de concentration nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Peut-être le gouvernement grec s’inspire-t-il du passé et de la suprématie blanche.

Même les enfants ne sont pas épargnés par leur violence. Les enfants sont déshabillés et fouillés, on leur crie dessus, on les bat, ils sont tellement effrayés qu’ils ne peuvent rien retenir, assis dans des vêtements trempés dans leurs propres excréments.

Il est arrivé que des enfants soient trop petits ou trop effrayés pour descendre l’échelle du navire des garde-côtes grecs jusqu’aux radeaux de sauvetage flottant plusieurs mètres plus bas. Les garde-côtes ont répondu à cette peur en les jetant en bas, comme un sac d’ordures.

Qu’est-ce qui pousse les gens à adopter un comportement aussi extrême envers d’autres êtres humains ? Serait-ce lié au vent ultranationaliste qui souffle sur la Grèce, soutenu par le gouvernement de droite actuel qui entretient des liens étroits avec l’organisation néo-nazie Aube dorée ?

Des radeaux de sauvetage à la dérive en mer, c’est généralement ce que l’on voit après des naufrages, et les services de secours sont alors rapidement sur place pour secourir les personnes en détresse.

Il est inhabituel, en Europe du moins, de voir un garde-côte - censé secourir les personnes en détresse - abandonner des personnes dans des équipements de sauvetage au milieu de la mer.

C’est une violation directe des lois internationales et des droits de l’homme, ainsi que des lois de la mer. Tous les marins le savent, y compris les garde-côtes grecs, mais cela se fait tous les jours en mer Égée, sans aucune conséquence.

Il semble étrange que les politiciens européens, par ailleurs vertueux, soient indifférents aux réfugiés qui cherchent de l’aide à nos frontières. Cela a-t-il quelque chose à voir avec la race et la religion ?

Dans le monde normal, tout capitaine d’un navire est obligé d’essayer de sauver les personnes en détresse en mer. S’il ne le fait pas, il peut être poursuivi et condamné.

Mais au lieu de cela, les autorités grecques arrêtent les réfugiés à terre, les dépouillent de tous leurs biens, battent, violent et abusent sexuellement de certains d’entre eux, avant de les forcer à reprendre la mer et de les abandonner dans des radeaux de sauvetage.

Pour cela, il n’y a aucune sanction. Les officiers impliqués sont décorés et promus pour leurs services à l’État grec, marqués comme des héros de la Grèce.

Il y a quelque chose de très inquiétant dans la situation de la Grèce ces jours-ci. Il est impossible de ne pas remarquer les tendances fascistes de l’actuel gouvernement grec.

Il semble que le peuple grec ait oublié son histoire douloureuse, le nationalisme racial est en hausse, suivant un schéma dangereux et horriblement familier.

Les autorités grecques assurent à tout le monde qu’elles respectent les lois internationales et ne refoulent pas les réfugiés en mer Égée, alors qu’il est évident pour tout le monde qu’elles procèdent à des refoulements tous les jours.

Et l’UE reste les bras croisés, laissant faire, soutenant même la Grèce dans ses crimes.

Les valeurs européennes et les droits de l’homme semblent ne s’appliquer qu’aux Européens blancs et chrétiens, tandis que les autres sont sacrifiables et n’ont plus aucune valeur humaine.

Si l’UE prenait ses valeurs au sérieux, elle lancerait immédiatement une procédure d’infraction contre la Grèce. Le fait qu’elle n’ait rien fait du tout donne l’impression que ces valeurs ne signifient rien pour elle.

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source : multipolarista.com/2022/09/04/biden-trump-un-neutrality-visas/

Biden, comme Trump, viole le droit international

Par Ben Norton, Multipolarista.

6 septembre 2022

Il viole la neutralité de l’ONU en bloquant des pays.

En violation du droit international et de son accord de 1947, le gouvernement américain, tant sous Biden que sous Trump, a bloqué les diplomates étrangers du siège de l’ONU à New York, ciblant la Russie, l’Iran, le Venezuela, et plus encore.

En violation flagrante du droit international et de son accord relatif à l’accueil de 1947, le gouvernement américain a empêché de nombreux pays de participer à des événements au siège de l’ONU à New York.

L’administration Biden interdit les diplomates russes, tandis que l’administration Trump a illégalement interdit les hauts fonctionnaires du Venezuela et de l’Iran.

vidéo : youtu.be/WfjqzAY_mEc

Reuters a rapporté le 2 septembre que la Russie a déposé une plainte officielle auprès des Nations unies, après que le gouvernement américain a « constamment refusé d’accorder des visas d’entrée » aux diplomates russes pour participer à des événements au siège de l’ONU, a déclaré l’ambassadeur de Moscou.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et sa délégation se sont vu refuser l’entrée aux États-Unis, ce qui les empêche d’accéder aux Nations unies.

Cette politique de l’administration Joe Biden, qui viole de manière flagrante le droit international, a été mise en œuvre de la même manière par l’administration Donald Trump.

En janvier 2020, Foreign Policy a rapporté que Trump avait interdit au ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, de s’adresser au Conseil de sécurité de l’ONU à New York, après que Washington ait assassiné le haut responsable iranien Qasem Soleimani, dans un acte de guerre illégal.

Foreign Policy a écrit : « Le gouvernement iranien attendait des nouvelles du visa lundi (6 janvier) lorsqu’un responsable de l’administration Trump a téléphoné au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour l’informer que les États-Unis n’autoriseraient pas Zarif à entrer dans le pays. »

Le média a noté que cette politique américaine viole « les termes d’un accord de 1947 exigeant que Washington autorise les fonctionnaires étrangers à entrer dans le pays pour mener à bien les affaires de l’ONU. »

En avril 2020, le gouvernement américain a de la même manière interdit au président vénézuélien Nicolás Maduro de prendre la parole aux Nations unies.

Un porte-parole du ministère de la Justice a déclaré à CNN que Maduro serait « arrêté immédiatement » s’il mettait le pied sur le territoire américain.

« Nicolás Maduro sera arrêté s’il se trouve aux États-Unis », a déclaré le porte-parole, dans des propos rapportés par la presse hispanophone. « Le gouvernement des États-Unis ne le reconnaît pas comme chef d’État. L’immunité exécutive ne s’applique pas à lui ».

Le porte-parole du ministère de la Justice a ajouté de manière menaçante que « Maduro encourrait une peine minimale obligatoire de 50 ans de prison et une peine maximale de prison à vie. »

Cette politique a également violé de manière flagrante le droit international. Les Nations unies ont toujours reconnu Maduro comme le seul et unique président légitime du Venezuela.

De plus, même au plus fort de la tentative de coup d’État menée par les États-Unis contre le Venezuela en 2019, plus des deux tiers des États membres de l’ONU - la grande majorité de la communauté internationale - reconnaissaient toujours Maduro comme le président du Venezuela, et non le chef du coup d’État nommé par les États-Unis, Juan Guaidó.

Le magazine Foreign Policy a clairement indiqué que ce comportement illégal des États-Unis est une politique gouvernementale officielle et systématique, dans un autre rapport publié en novembre 2019.

Intitulé « Trump Turns U.N. Visas, Travel Restrictions Into Foreign-Policy Cudgel », l’article notait : « Si vous êtes jugé hostile aux intérêts américains, vous pouvez être confronté à des limitations de voyage, des refus de visa arbitraires, des contrôles soudains dans les aéroports et d’autres formes de harcèlement, disent les diplomates. »

Foreign Policy écrit :

La décision de refuser la protection fédérale à un haut fonctionnaire syrien n’est qu’un exemple parmi un nombre croissant d’affronts diplomatiques subis par les délégués d’une poignée de pays ayant de mauvaises relations avec les États-Unis lors de leurs déplacements à New York pour les réunions des Nations unies. Elle reflète la nature punitive de la politique étrangère américaine sous le président Donald Trump, dont l’administration a cherché une myriade de moyens de sanctionner ou de pénaliser les individus et les pays considérés comme hostiles aux États-Unis, ou qui refusent simplement de se conformer aux exigences américaines. Cela renforce la perception, chez certains diplomates, que les États-Unis ont du mépris pour les Nations unies.

« Ce n’est pas exactement un point culminant dans la diplomatie américaine », a déclaré Larry Johnson, un avocat américain qui a précédemment occupé le poste de secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires juridiques.

M. Johnson, professeur adjoint à la faculté de droit de l’université de Columbia, a déclaré que ce n’était pas la première fois que les États-Unis « recouraient à des tactiques dilatoires et au harcèlement » pour empêcher des étrangers indésirables d’entrer dans le pays. Mais il a ajouté que Washington a agi sur la base de « motifs juridiques faibles ou inexistants » en refusant l’accès au siège de l’ONU.

Les représentants des délégations de la Chine, de Cuba, de l’Iran, du Nicaragua, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Syrie auprès de l’ONU affirment que leurs diplomates et leur personnel d’appui sont soumis à des restrictions de plus en plus strictes en matière de déplacements, à des refus arbitraires de visas et de permis de conduire, à des contrôles de sécurité supplémentaires dans les aéroports et à un accès réduit aux services bancaires nécessaires pour mener à bien leur travail diplomatique et payer leurs cotisations à l’ONU, selon le rapport d’un comité de l’ONU qui surveille les relations des États-Unis avec les 192 autres États de l’ONU.

Ces mesures, affirment-ils, violent le traité du pays hôte, ou accord de siège, signé par les États-Unis en 1947. Dans de nombreux cas, les avocats de l’ONU sont d’accord. Dans une déclaration du 15 octobre, le conseiller juridique de l’ONU a indiqué au comité que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, était « préoccupé » par les mesures récentes, notamment le rejet d’un visa pour un ressortissant russe engagé par les Nations unies et les nouvelles restrictions de voyage imposées à la délégation et au ministre des affaires étrangères iraniens après le refus de Téhéran de participer aux pourparlers avec Washington. La déclaration indique que l’ONU maintient sa position de longue date selon laquelle les États-Unis n’ont pas l’autorité légale d’imposer des restrictions de voyage aux États en représailles aux restrictions imposées aux diplomates américains en poste dans ces pays. « Il n’y a pas de place pour l’application de mesures fondées sur la réciprocité », selon la déclaration.

Les longues allégations de représailles diplomatiques sont incluses dans un rapport de 64 pages du comité hôte de l’ONU qui détaille une série de questions relatives aux relations des États-Unis avec la communauté diplomatique de New York.

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source : thecradle.co/Article/news/15206

Les États-Unis établissent une nouvelle base militaire en Syrie

Par The Cradle.

5 septembre 2022

Alors que la Syrie se débat dans une grave pénurie d’énergie, les forces d’occupation américaines volent plus de 80 % du pétrole de la nation chaque jour.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé au Royaume-Uni, les forces américaines ont établi une troisième base militaire en Syrie le 3 septembre.

La nouvelle base militaire américaine a été installée dans le village de Naqara, à seulement trois kilomètres de Qamishli, dans la province de Hasakah, au nord-est du pays.

Les États-Unis disposent de deux autres bases, l’une située dans le village de Himo et l’autre dans la région de Tel Fares, près de l’aéroport de Qamishli.

Des groupes armés se sont récemment soulevés contre les forces occupantes américaines et leurs alliés régionaux en raison de l’exploitation illégale des combustibles fossiles.

Le gouvernement syrien a accusé les États-Unis de voler les ressources naturelles du pays, soit la somme astronomique de 107 milliards de dollars depuis le début de la guerre en 2011.

Le 29 août, les forces américaines auraient pillé un nouveau lot de pétrole syrien, on estime que 123 camions-citernes ont quitté la région de Jazira, riche en ressources.

Washington a intensifié son opération de pillage du pétrole en Syrie à la suite de sa propre grave crise énergétique, qui a été exacerbée par les sanctions imposées au secteur énergétique russe.

Au début du mois, le ministère syrien du pétrole a publié une déclaration indiquant que l’armée américaine pille « 66 000 barils de pétrole chaque jour », soit environ 83 % de la production pétrolière quotidienne de la Syrie.

Pendant ce temps, la Syrie souffre d’une crise énergétique qui paralyse l’économie du pays et provoque régulièrement des coupures de courant dans tout le pays.

Cependant, les combustibles fossiles comme le pétrole et le gaz ne suffisent pas. Les États-Unis sont également responsables du vol du blé du pays, alors que près de 70 % des Syriens souffrent d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial.

Le 3 septembre, de nouvelles explosions ont été signalées à l’intérieur de la base militaire américaine du champ pétrolifère occupé d’Al-Omar. Bien que des témoins oculaires aient signalé l’arrivée d’ambulances, l’armée d’occupation affirme désormais que les explosions sont le résultat d’exercices militaires menés par les forces de la coalition.

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Les 2 rives

Le Chili vote contre la nouvelle Constitution

vidéo : youtu.be/6HYih6ScIj0 . 5 mn

Un reportage du journaliste Marco TERUGGI pour le site Les 2 Rives qui nous fait vivre, depuis les rues du Chili, cette journée historique et nous en explique les enjeux

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Manifestation contre la criminalisation du mouvement social au Pérou

vidéo : youtu.be/KJsPWbTFs8E . 8 mn

Romain Mingus

Commençons par les faits. Dans le but de nuire au président Castillo, des mercenaires médiatiques d’une chaine commerciale péruvienne sont allés dans les hameaux de la région natale du président. Avides de commentaires destructeurs, ils ont agressés les gens, leur ont mentis, ont tenté de les manipuler, répandant la terreur dans le hameau jusqu’à l’intervention des ronderos du hameau de Chadin. Le ronderos ce sont ces structures d’auto-gouvernement populaire assurant la sécurité mais aussi l’entraide et la solidarité collective en l’absence totale de l’État. Voir nos reportages sur les rondas au Pérou ici : web.facebook.com/watch/?v=389… et ici : web.facebook.com/watch/?v=162… Les ronderos ont questionné la présence des journalistes et les ont obligés à lire un communiqué à l’antenne de leur chaine de TV afin de faire entendre leur point de vue. Après la lecture de ce communiqué, les mercenaires médiatiques sont rentrés à Lima. Depuis, les ronderos de Chadin sont accusés sans cesse de kidnapping par les médias, et l’élite politique mais aussi par…le ministre de l’intérieur de Pedro Castillo. Le parquet a ouvert une enquête. Les ronderos risquent 30 ans de prison. Il s’agit bien sûr d’une énième offensive médiatique pour tenter de couper Castillo des bases populaires qui le soutiennent. Mais c’est aussi deux mondes qui s’affrontent, deux visions radicalement différentes, deux réalités qui cohabitent sur le même territoire. Quelques jours après les faits, et pour donner de la voix dans le torrent d’immondices médiatiques, les ronderos du district de Chota (dont dépendent ceux de Chadin) ont organisé une manifestation. Aucun « journalistes » de Lima ne s’est déplacé pour les écouter, pour donner l’autre point de vue. Le seul média présent, c’était Les 2 Rives. Exclusivité mondiale, donc ! Profitez-en Et n’hésitez pas à nous soutenir pour d’autres reportages ici : www.les2rives.info/soutenez-n…

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envoyé par P.B.

Pour info comme le dit la vidéo Que du Bonheur ! 10 secondes

BHL se sent moins Seul

vidéo : crowdbunker.com/v/csvf6oepL8

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Aux Etats-Unis

Retour dans les rues

Dites NON aux guerres américaines !

Arrêtez les mouvements de guerre de Washington vers la Russie et la Chine

Arrêtez les guerres sans fin : Irak, Syrie, Somalie, Palestine, partout.

Rejoignez-nous pour protester pendant la semaine du 15 au 22 octobre. Organisez une action dans votre région ou rejoignez-en une.

Aujourd’hui, les travailleurs sont confrontés à l’escalade des coûts de l’alimentation et de l’énergie, à la récession, à l’insécurité croissante et aux attaques contre les efforts de syndicalisation. La poursuite des guerres et des provocations militaires nous a amenés au bord de la guerre nucléaire.

Pourtant, pendant cette période électorale, la politique étrangère impérialiste a reçu peu d’attention. Il est temps pour nous de retourner dans les rues pour exiger la fin des guerres et des provocations américaines.

Alors que les États-Unis déversent davantage d’armes dans la guerre par procuration en Ukraine - laissant entrevoir la possibilité d’une confrontation directe avec la Russie dotée de l’arme nucléaire - les fanatiques de la guerre à Washington semblent déterminés à allumer encore plus de feux dans le monde. Le voyage de Nancy Pelosi à Taïwan, les indications selon lesquelles les États-Unis pourraient s’orienter vers une confrontation avec la Chine ainsi que vers des frappes contre l’Iran, et les rapports selon lesquels les nouveaux jeux de guerre entre les États-Unis et la Corée du Sud prévoient une frappe de « décapitation » contre le Nord (RPDC), montrent tous qu’il est urgent de s’exprimer.

Arrêtez les guerres et les sanctions des États-Unis et de l’OTAN, de Cuba et de la Palestine à la Russie et à la Chine.

Nous avons besoin de milliards de dollars pour le logement, les soins de santé, l’emploi et le climat - PAS pour le profit de la guerre.

Adhérents initiaux : United National Antiwar Coalition, Popular Resistance, Black Alliance for Peace, International Action Center, BAYAN USA, Sanctions Kill Campaign, Students for a Democratic Society, US Peace Council, Global Network Against Weapons and Nuclear Power in Space, Friends of the Congo, Ban Killer Drones, Freedom Road Socialist Organization, Socialist Actions, Solidarity Committee of the Americas, Welfare Rights Committee, Socialist Unity Party, Women Against Military Madness, Mayday Books, Anti-War Committee (MN), Bethlehem Neighbors for Peace, Minnesota War Tax Resistance, Brainerd Area Coalition for Peace, Chicago Antiwar Coalition, People Opposed to war, Imperialism and Racism, Veterans for Peace Chapter 27, St. Paul Eastside Neighbors for Peace, Minnesota Peace Action Coalition, Twin Cities Assange Defense Committee, PeaceWorks of Greater Brunswick, San Diego Free Mumia Coalition, Leonard Peltier Defense Committee,Harriet Tubman Center for Social Justice, Women in Struggle, Just Peace Advocates (Canada), Mobilization Against War & Occupation (Canada), Fire This Time Movement for Social Justice (Canada), Kwame Nkrunah Ideological Institution (Afrique du Sud), Swedish Peace Council, Coop Anti-War Cafe (Berlin).

Pour toute information et demande de renseignements, envoyez un courriel à UNACpeace@gmail.com.

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Informations à suivre

VAGUE DE GRÈVES SAUVAGES DANS L’INDUSTRIE BRITANNIQUE

Suite à la grève sauvage sur les plates-formes pétrolières britanniques de la mer du Nord en mai , le nombre de grèves sauvages au Royaume-Uni a grimpé en flèche fin juillet et août. Au milieu des grèves syndicales dans les chemins de fer et avec une inflation galopante, des grèves sauvages ont éclaté dans 8 entrepôts Amazon, des usines chimiques et des raffineries. …

GRÈVES SAUVAGES EN TURQUIE, AU MEXIQUE, EN INDE…

Manifestations

En République tchèque, ce week-end, plus de 70 000 personnes ont défilé à Prague contre l’Union européenne, l’OTAN et la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, le gouvernement ayant survécu à un vote de défiance sur la crise. Lundi, des manifestations sont prévues dans toute l’Allemagne par le parti « Die Linke » (La Gauche) contre la crise du carburant. À Cologne, plus de 2 000 personnes ont déjà défilé dimanche pour demander aux « élus de faire passer leurs besoins énergétiques avant le soutien à l’Ukraine. »

et en Indonésie et à Haïti où l’inflation atteint 29% …

En France : Rappel Manifestation nationale notamment à Paris le 10 septembre

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