OEE réunion publique 12 octobre : L'absence de droits nuit gravement à la santé mentale des personnes étrangères

prochaine réunion publique
de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
lundi 12 octobre à 18h30

à la Ligue des droits de l’Homme
138, Rue Marcadet
75018 PARIS

L’absence de droits nuit gravement
à la santé mentale des personnes étrangères

De nombreuses personnes exilées souffrent d’altération de leur santé mentale (troubles mentaux, troubles du comportement, troubles psychiatriques, détresse psychologiques…) notamment en raison du parcours migratoire, des violences et persécutions parfois subies dans le pays d’origine ou au long du chemin vers l’exil, de la séparation familiale, de la perte des repères culturels et linguistiques… Ces souffrances sont souvent aggravées par un contexte de précarité, d’incertitude dans la pérennité de leur séjour en France et dans l’avenir en général. A ce contexte s’ajoutent la menace voire l’expérience d’un enfermement administratif ou carcéral, et le risque permanent d’un éloignement forcé.

Or, le droit des étrangers ne prend pas suffisamment en considération les pathologies psychiatriques tant pour l’accès au séjour que pour la protection contre l’éloignement de ces « étrangers malades ».

Face à la détresse de ces enfants, femmes et hommes, des acteurs associatifs, des médecins, des établissements de soin ont pris conscience de la nécessité de développer une coordination entre soins médicaux, accompagnements social et juridique. Des initiatives ont été créées afin de lutter contre l’exclusion des personnes étrangères atteintes de pathologies psychiatriques et de sécuriser leur séjour en France.

Les lieux assurant une prise en charge médicale des personnes sont parfois des lieux de passage, dont la sortie peut s’accompagner d’une déprise du soin et de l’accompagnement juridique fragilisant, par conséquent, la régularité du séjour et la santé mentale.

L’Observatoire de l’enfermement des étrangers vous invite à débattre de ces questions après une présentation thématique se structurant autour des questions suivantes :

Propos liminaires : interrogations sur le champ de la santé mentale
Antoine Lazarus (médecin, professeur et président de l’Observatoire international des prisons)

  • Santé mentale et extranéité du patient
  • Cadre et limites de la psychiatrie en établissement pénitentiaire

Insuffisance de la prise en considération des pathologies psychiatriques dans le droit des étrangers

  • Accès et maintien sur le territoire des étrangers malades souffrant de pathologies psychiatriques – Intervenants : Marie Cossart (psychologue référente au COMEDE) et Elise Vallois (juriste au COMEDE)

Développement progressif de l’accès au droit dans les établissements de soins psychiatriques

  • Présentation du dispositif Accès au droit et santé mentale (ADSM) et réflexions autour de l’accès au droit des étrangers malades en hôpitaux psychiatriques – Intervenant : Clarisse Barjou (juriste, coordinatrice du dispositif ADSM à Droits d’urgence)
  • Le patient étranger dans les établissements psychiatriques et l’accès au droit comme facteur d’évolution des soins – Intervenant : Andréa Tortelli (médecin psychiatre, EPS Maison Blanche)

Modération : Alexandre Moreau (juriste, Droits d’urgence)

Lundi 12 octobre 2015 à 18h30,

à la Ligue des droits de l’Homme

138, Rue Marcadet

75018 PARIS

Métro Lamarack-Caulaincourt (ligne 12)

Bonjour,
Juste pour vous informer qu'Antoine Lazarus n'est plus président de l'OIP.
Il reste membre de notre conseil d'administration mais a été remplacé en avril dernier à sa présidence par Delphine Boesel.
Bien cordialement,
Cécile Marcel

passé depuis longtemps, mais avez-vous vu ce mail ?
si vous avez mis l’annonce de la réunion OEE en ligne sur vos sites, il faudrait peut-être corriger et préciser que Lazarus est ancien président de l’OIP ?
idem sur le blog OEE, Anna ?
Claire