Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétention

http://www.lecourrierdelatlas.com/497013062013Portes-bientot-ouvertes-pour-les-Centres-de-retention.html#

Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétentionjeudi 13 juin 2013

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Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétention
Les journalistes n’auront plus à s’entretenir avec les sans-papiers qui ont été détenus, derrière les grillages, comme c’est le cas ici au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une petite révolution qui se profile pour la rentrée prochaine. Le gouvernement a l’intention d’ouvrir la porte des Centres de rétention administrative aux journalistes. Depuis leur existence dans les années 80, la presse n’a jamais pu y mettre les pieds.

« Il n’y a rien à cacher », répète le Ministère de l’Intérieur. Alors les portes des Centres de rétention administrative vont s’ouvrir aux médias qui souhaitent y faire des reportages. Jusqu’ici ces lieux de détention des étrangers, qui attendent une décision avant d’être potentiellement expulsés, étaient fermés à la presse. En 2012, 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français.

Mesure inscrite dans la loi sur l’immigration

Le gouvernement veut inscrire ce droit des journalistes dans le prochain projet de loi sur l’immigration. Le texte devait au départ être présenté en Conseil des ministres avant l’été. Il le sera finalement à la rentrée, en raison de l’encombrement du calendrier parlementaire. Les modalités techniques de l’ouverture de ces centres aux journalistes sont encore en discussion. Et la présence des caméras est aussi étudiée.

Un vide juridique

En France, la loi pénitentiaire de 2009 établit précisément sous quelles conditions un directeur de prison peut refuser à un journaliste d’entrer dans son établissement. Mais rien n’existe pour les centres de rétention administrative ou les zones d’attente en aéroport. Depuis la création de ces centres dans les années 80, aucun dispositif n’a été prévu pour le travail de la presse. Pourtant, face à ce vide juridique, l’administration refuse quasiment systématiquement les demandes de journalistes.

Campagne « Open Access »

Depuis plus d’un an, un collectif d’associations (Migreurop, Alternatives européennes…) réclament que, partout en Europe, la presse puisse travailler dans les centres de rétention. Cette campagne est baptisée « Open Access ». Reporters sans frontières avait d’ailleurs transmis en octobre un recours au ministère de l’Intérieur pour obtenir l’accès en CRA. La bataille semble donc gagnée.

Chloé Juhel

Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétentionjeudi 13 juin 2013

Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétention
Les journalistes n’auront plus à s’entretenir avec les sans-papiers qui ont été détenus, derrière les grillages, comme c’est le cas ici au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une petite révolution qui se profile pour la rentrée prochaine. Le gouvernement a l’intention d’ouvrir la porte des Centres de rétention administrative aux journalistes. Depuis leur existence dans les années 80, la presse n’a jamais pu y mettre les pieds.

« Il n’y a rien à cacher », répète le Ministère de l’Intérieur. Alors les portes des Centres de rétention administrative vont s’ouvrir aux médias qui souhaitent y faire des reportages. Jusqu’ici ces lieux de détention des étrangers, qui attendent une décision avant d’être potentiellement expulsés, étaient fermés à la presse. En 2012, 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français.

Mesure inscrite dans la loi sur l’immigration

Le gouvernement veut inscrire ce droit des journalistes dans le prochain projet de loi sur l’immigration. Le texte devait au départ être présenté en Conseil des ministres avant l’été. Il le sera finalement à la rentrée, en raison de l’encombrement du calendrier parlementaire. Les modalités techniques de l’ouverture de ces centres aux journalistes sont encore en discussion. Et la présence des caméras est aussi étudiée.

Un vide juridique

En France, la loi pénitentiaire de 2009 établit précisément sous quelles conditions un directeur de prison peut refuser à un journaliste d’entrer dans son établissement. Mais rien n’existe pour les centres de rétention administrative ou les zones d’attente en aéroport. Depuis la création de ces centres dans les années 80, aucun dispositif n’a été prévu pour le travail de la presse. Pourtant, face à ce vide juridique, l’administration refuse quasiment systématiquement les demandes de journalistes.

Campagne « Open Access »

Depuis plus d’un an, un collectif d’associations (Migreurop, Alternatives européennes…) réclament que, partout en Europe, la presse puisse travailler dans les centres de rétention. Cette campagne est baptisée « Open Access ». Reporters sans frontières avait d’ailleurs transmis en octobre un recours au ministère de l’Intérieur pour obtenir l’accès en CRA. La bataille semble donc gagnée.

Chloé Juhel

Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétentionjeudi 13 juin 2013

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Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétention
Les journalistes n’auront plus à s’entretenir avec les sans-papiers qui ont été détenus, derrière les grillages, comme c’est le cas ici au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une petite révolution qui se profile pour la rentrée prochaine. Le gouvernement a l’intention d’ouvrir la porte des Centres de rétention administrative aux journalistes. Depuis leur existence dans les années 80, la presse n’a jamais pu y mettre les pieds.

« Il n’y a rien à cacher », répète le Ministère de l’Intérieur. Alors les portes des Centres de rétention administrative vont s’ouvrir aux médias qui souhaitent y faire des reportages. Jusqu’ici ces lieux de détention des étrangers, qui attendent une décision avant d’être potentiellement expulsés, étaient fermés à la presse. En 2012, 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français.

Mesure inscrite dans la loi sur l’immigration

Le gouvernement veut inscrire ce droit des journalistes dans le prochain projet de loi sur l’immigration. Le texte devait au départ être présenté en Conseil des ministres avant l’été. Il le sera finalement à la rentrée, en raison de l’encombrement du calendrier parlementaire. Les modalités techniques de l’ouverture de ces centres aux journalistes sont encore en discussion. Et la présence des caméras est aussi étudiée.

Un vide juridique

En France, la loi pénitentiaire de 2009 établit précisément sous quelles conditions un directeur de prison peut refuser à un journaliste d’entrer dans son établissement. Mais rien n’existe pour les centres de rétention administrative ou les zones d’attente en aéroport. Depuis la création de ces centres dans les années 80, aucun dispositif n’a été prévu pour le travail de la presse. Pourtant, face à ce vide juridique, l’administration refuse quasiment systématiquement les demandes de journalistes.

Campagne « Open Access »

Depuis plus d’un an, un collectif d’associations (Migreurop, Alternatives européennes…) réclament que, partout en Europe, la presse puisse travailler dans les centres de rétention. Cette campagne est baptisée « Open Access ». Reporters sans frontières avait d’ailleurs transmis en octobre un recours au ministère de l’Intérieur pour obtenir l’accès en CRA. La bataille semble donc gagnée.

Chloé Juhel

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Portes bientôt ouvertes pour les Centres de rétention
Les journalistes n’auront plus à s’entretenir avec les sans-papiers qui ont été détenus, derrière les grillages, comme c’est le cas ici au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une petite révolution qui se profile pour la rentrée prochaine. Le gouvernement a l’intention d’ouvrir la porte des Centres de rétention administrative aux journalistes. Depuis leur existence dans les années 80, la presse n’a jamais pu y mettre les pieds.

« Il n’y a rien à cacher », répète le Ministère de l’Intérieur. Alors les portes des Centres de rétention administrative vont s’ouvrir aux médias qui souhaitent y faire des reportages. Jusqu’ici ces lieux de détention des étrangers, qui attendent une décision avant d’être potentiellement expulsés, étaient fermés à la presse. En 2012, 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français.

Mesure inscrite dans la loi sur l’immigration

Le gouvernement veut inscrire ce droit des journalistes dans le prochain projet de loi sur l’immigration. Le texte devait au départ être présenté en Conseil des ministres avant l’été. Il le sera finalement à la rentrée, en raison de l’encombrement du calendrier parlementaire. Les modalités techniques de l’ouverture de ces centres aux journalistes sont encore en discussion. Et la présence des caméras est aussi étudiée.

Un vide juridique

En France, la loi pénitentiaire de 2009 établit précisément sous quelles conditions un directeur de prison peut refuser à un journaliste d’entrer dans son établissement. Mais rien n’existe pour les centres de rétention administrative ou les zones d’attente en aéroport. Depuis la création de ces centres dans les années 80, aucun dispositif n’a été prévu pour le travail de la presse. Pourtant, face à ce vide juridique, l’administration refuse quasiment systématiquement les demandes de journalistes.

Campagne « Open Access »

Depuis plus d’un an, un collectif d’associations (Migreurop, Alternatives européennes…) réclament que, partout en Europe, la presse puisse travailler dans les centres de rétention. Cette campagne est baptisée « Open Access ». Reporters sans frontières avait d’ailleurs transmis en octobre un recours au ministère de l’Intérieur pour obtenir l’accès en CRA. La bataille semble donc gagnée.

Chloé Juhel