campagne contre mesnil amelot

comme annoncé à la réunion de l’Observatoire lundi 15 novembre,
voici le site dédié à la mobilisation contre le futur centre du mesnil amelot
(pas actualisé depuis plusieurs mois) et l’appel lancé le 3 février dernier La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est quasiment achevée. L’ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s’ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot de 140 places. L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D’exceptionnel, l’enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un mode de gestion des populations migrantes. Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s’ajoutent à cet univers carcéral. Présenté par l’Administration comme constituant deux centres de rétention il n’y a pas de doutes sur le fait que l’ensemble fonctionnera comme un seul centre de rétention en contradiction avec la réglementation. L’article R 553-3 du CESEDA limite à 140 places la capacité maximale d’un centre de rétention. Comme pour le centre de rétention de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention côte à côte pour contourner cette interdiction. Dans ce nouveau camp, les effets combinés du nombre de retenus, de la division en " modules de vie ", des difficultés de circulation des retenus, limiteront considérablement la possibilité pour la société civile de connaître la réalité du fonctionnement d’un tel centre. Dans ces conditions, la possibilité pour les étrangers d’exercer leurs droits et de bénéficier d’une véritable aide juridique est très limitée. Dans un avenir proche, les audiences du juge des libertés et de la détention (TGI de Meaux) auront lieu dans deux salles intégrées à un ensemble de bureaux de police attenant au camp. Ce juge sera compétent pour statuer sur la situation des retenus des centres du Mesnil-Amelot, c’est-à-dire 380 personnes. La masse de " dossiers " à traiter conduira à un traitement très rapide et superficiel de la situation de chacun. C’est une véritable justice d’exception pour les étrangers qui s’organise. Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’est par exemple ce qui était le cas à Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008). Cet univers est celui de l’anonymat, de la déshumanisation des personnes. Comme la situation de Vincennes l’a montré le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide seront, encore plus qu’ailleurs, le résultat quotidien de cet internement. Les associations signataires dénoncent cette criminalisation des migrants et s’opposent à l’ouverture de ce camp. Elles appellent les citoyens, les élus à se mobiliser contre l’internement administratif des étrangers. Premiers signataires :

Bonjour Claire,

Je n’ai pas pu me libérer pour la dernière réunion de l’OEE le 15 novembre.
Mais, comme je l’avais dit à la réunion précédente, Pratiques et le SMG souhaitent être associés à l’OEE. Je serai donc à la prochaine réunion (celle du 17 janvier) : où a-t-elle lieu, et à quelle heure ?
Amicalement.

Christiane

Bonjour Christiane,

Comme indiqué dans le CR d’Anna sur la réunion et la rencontre de l’OEE du 15 novembre :

  • Les prochaines rencontres publiques auront lieu le lundi 7 février sur l’enfermement des mineurs, puis le lundi 4 avril sur la santé en rétention.
  • Les réunions de coordination gardent un rythme mensuel, le 3ème lundi du mois à 18h… à l’exception de décembre : la prochaine aura donc lieu le lundi 17 janvier à 18 heures au Gisti.

Les réunions de coordination sont ouvertes à l’ensemble des organisations membres de l’observatoire, actuellement les 13 membres fondateurs. Les nouvelles adhésions (condition = adhérer à la charte de l’OEE) sont validées les 2/3 des membres fondateurs (voir PJ présentation et règlement provisoire de l’OEE).

En pratique, peux-tu nous indiquer s’il s’agit d’une seule ou de deux demandes d’adhésion distinctes, entre la Revue Pratiques et le Syndicat de médecine générale ? Et pour faciliter la réponse de ceux des membres qui vous connaitraient peu, merci de transmettre une présentation synthétique des objectifs et activités de Pratiques et du SMG.

Bien amicalement
Pour le secrétariat de l’OEE
Arnaud

OEE+charte juin 2010.doc (31 KB)

Bonjour Arnaud,

Il s’agit de deux demandes d’adhésion distinctes, puisque le SMG et la revue Pratiques, même s’ils sont proches, sont statutairement dissociés.
Je te mets en PJ :

  • une brève présentation du SMG,
  • une brève présentation de la revue Pratiques,
  • un manifeste avec les deux couvertures les plus récentes.
    La revue a en outre publié il y a quelques mois un numéro sur l’Enfermement, qui incluait les problématiques migratoires.
    Par ailleurs, le SMG et la revue ont chacun un site.
    Si tu souhaites des textes plus détaillés, je peux te les adresser.
    Amicalement.

Christiane

Le Syndicat de la Médecine Générale.doc (27 KB)

REVUE PRATIQUES.doc (28 KB)

Manifeste de la revue Pratiques 2010_vMO.doc (457 KB)