chronologie des derniers jours au centre de rétention du Canet / Marseille

MARSEILLE, L’ÉTÉ…
SON SOLEIL, SES PLAGES, ET SON CENTRE DE RÉTENTION

Pendant que les touristes se prélassent au bord de l’eau , visitent le vieux port en chantier et sirotent leur pastis en attendant 2013, la machine à expulser poursuit son cours …
Dans le centre de rétention, la tension monte. Le centre est plein, environ 120 retenus. En sous-effectif, les keufs demandent des renforts à la préfecture. Ils n’autorisent qu’un parloir à la fois, prétextant le manque de
moyens. Expulsions à la pelle, nouveaux arrivants chaque jour, “libération” pour différents motifs (pas de laisser-passer consulaire, erreur de procédure, fin des 45 jours de la durée légale de rétention, etc.) : bref,
la routine.
Sauf que, ces derniers jours, il y a eu des actes de résistance, des refus d’embarquement, individuels et collectifs, des tabassages en règles, une femme entre la vie et la mort. Les retenus sont gavés de médicaments, et si malgré tout ils se rebellent, ils ont droit à une injection.
Depuis trois semaine une grande partie des retenus font le ramadan. Ce qui implique unemodification des horaires (repas à 21h, fermeture des cellules de 23h à 3h). La tension est palpable à l’intérieur du centre.

la suite de cette chronique (août 2012) :