[Citoyen_lille] Nouvelle No 11 - juillet 2007

Bonjour la liste !

* Informations nationales :

1) APPEL AUX CITOYENS !

"La course aux armements nucléaires reprend ! Et les coupables sont tout
désignés: Corée du Nord, Iran… Mais rien n’est dit des programmes de
modernisation des pays dotés d’armes nucléaires, États-Unis et France en
tête, qui enfreignent le Traité de Non-Prolifération et représentent une
menace pour le monde... Comment s’étonner que « l’élimination totale des
armes nucléaires » (article VI du TNP) soit aujourd’hui bloquée? Quelle
catastrophe faudra-t-il pour que les grandes puissances consentent à
relancer un processus de désarmement nucléaire international?

Sans débat public, la France a lancé un programme ambitieux d’adaptation
et de recherche pour les armes nucléaires du futur: le laser Mégajoule,
un quatrième sous-marin, de nouveaux avions (Rafale), de nouvelles têtes
nucléaires (TNO-Tête nucléaire océanique), et enfin de nouveaux
missiles, les M51.

D’autres choix sont nécessaires !

Aux citoyens de le faire savoir !

Les armes nucléaires sont des armes de destruction massive uniquement
dirigées contre les populations civiles. Utilisées deux fois dans
l’Histoire de l’Humanité, leur prolifération accroît le danger d’un
nouvel usage, volontaire ou accidentel. Pour faire face au danger de la
prolifération, la communauté internationale a estimé dès 1970 qu’il n’y
avait qu’une seule issue possible: leur élimination.

Cette élimination a été prévue, non à travers le recours à la guerre,
mais dans le cadre d’un traité international, le Traité de
Non-Prolifération (TNP) signé par la totalité des États du monde sauf
l’Inde, le Pakistan et Israël. La Corée du Nord s’en est retirée en 2003.

Pourtant la prolifération se poursuit et son danger a été de nouveau
révélé à plusieurs reprises récemment. Aussi est-il urgent de s’engager
sans plus tarder dans l’élimination de ces armes de destruction massive
en réalisant ce qui a été signé. Pour préserver l’avenir de notre
planète et des générations futures, demandons l’application immédiate du
TNP, et en particulier de son article VI qui prévoit l’élimination
totale des armes nucléaires sous un contrôle international strict et
efficace."

=> Voir : http://www.nonaumissilem51.org/ (pétition)

agenda des actions: http://www.nonaumissilem51.org/agenda.htm

2) Comité de soutien à Denis Robert

"200 visites d’huissiers au domicile de Denis Robert, 30 procédures en
cours...Face aux moyens colossaux de ses détracteurs, Denis Robert ne
peut opposer que son énergie, ses livres et sa bonne foi. ça risque de
ne pas suffire."

=> Voir : http://lesoutien.blogspot.com/

(appel à soutien financier de différentes formes)

3) Collectif des déboulonneurs (au niveau national et aussi à Lille)

"Site dédié à la publication d'informations communiquées par le
Collectif des déboulonneurs. En aucun cas ce site n'appelle à des
actions illégales"

=> Voir : http://www.deboulonneurs.org

4) gouvernement off

Voir : => http://www.gouvernement-off.fr/spip.php?article3

Voir la video :
http://www.dailymotion.com/video/x2bmlv_allocution-du-gouvernement-off

5) "14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d'un nouveau journal d'analyses politiques"

"L'élection de Nicolas Sarkozy n'est pas seulement la défaite de la
gauche historique. Elle est à nos yeux une fracture dans nos mémoires
politiques, sociales, culturelles et nationales.
Cette victoire électorale n'a été rendue possible que par la victoire
idéologique remportée depuis des années par les partisans de la
révolution conservatrice mondiale.
La gauche n'a pas été capable de résister.
Pas seulement en raison de la concentration de tous les pouvoirs
médiatiques, économiques, financiers dans quelques mains mais de leur
incapacité à construire un véritable projet.
Les droites gaulliennes ont été littéralement submergées, elles aussi,
même si la renaissance d'un centre autour de François Bayrou est
l'indice d'une résistance au sarkozysme de ces courants.
L'heure est donc à la résistance intellectuelle, politique et sociale.
Face à la défaite des pensées de gauche, républicaine et laïque. Face à
l'effondrement de l'écologie et sa récupération par un lobby médiatique.
Face à la volonté de Nicolas sarkozy d'imposer un mini-traité européen
contraire à la volonté du peuple clairement exprimée lors du
référundum. Face à l'importation de la révolution conservatrice rendue
possible par le pacte scellé, depuis 1983, entre les principaux
dirigeants socialistes et les forces de droite en faveur du libéralisme
social et du social-libéralisme.
Nous devons pour cela nous mobiliser intellectuellement, politiquement
et socialement.
Nous devons pour cela inventer un langage politique capable de concilier
les contraintes environnementales et notre souci de justice sociale.
Le slogan "sarkofacho" est totalement infécond car politiquement faux.
Le « Tout sauf Sarko » est tout aussi erroné car il exonère les partis
de gauche de leurs responsabilités dans notre défaite.
Nous devons apprendre ensemble à opposer à l'imaginaire du sarkozysme un
autre imaginaire, à ses théories d'autres théories, à ses slogans
d'autres slogans.
Nous faisons le pari de l'intelligence collective et du retour au politique.
Un grand journal d'analyses politiques est donc nécessaire.
Un journal sans concession avec le pouvoir en place mais pas davantage
avec l'ensemble des autres sarkozysmes. L'équipe éditoriale sera
animée par Paul Ariès, politologue, acteur de nombreux mouvements
sociaux, auteur notamment de « Misère du sarkozysme », publié en 2005
aux Editions Parangon, ouvrage salué aussi bien par les milieux
antisarkozystes de gauche et du centre.
Le numéro 1 bimestriel sera en kiosque le 14 juillet 2007 (2 euros).
Parmi les auteurs annoncés pour les deux premiers numéros : Jean-Luc
Pujo, Président des Clubs «penser la France», Pierre Dockès, économiste,
Christian Terras, directeur de la revue Golias, René Balme, maire de
Grigny, Luc Mazenc, sociologue, Philippe Lavodrama, politologue,
Jean-Paul Damaggio, militant altermondialiste, Véronique Hervouët,
psychanalyste, Jacques Testart, neuro-biologiste, Jean Dornac, écrivain,
Georges Labica, philosophe, Nico Hirtt, sociologue, Christian Laval,
chercheur en pédagogie, Bernard Caron, militant écologiste, Alain
Accardo, politologue, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Paul Lannoye, député
européen honoraire, Claude Beaulieu, Comité Valmy, Edouard Husson,
historien, Denis Colin, philosophe, Georges Labica, philosophe, Rosendo
Li, dessinateur de presse.
Responsable rédaction : Paul Ariès"

=> Voir : http://www.lesarkophage.com/

2 Euros - bimestriel
Abonnement de soutien 6 numéros : à partir de 20 euros.
Les abonnements simples seront mis en place
dès l'obtention du tarif postal presse.
Règlement à l'ordre de la SARL Les temps mauvais
161 chemin de Champgravier
69830 saint Georges de Reneins

6) Appel du réseau TERRA =>

"Identité nationale et immigration : inversons la problématique !
à ouvrir un chantier national de recherche, débat et réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations et les causes de leurs exacerbations périodiques dans l’histoire de l’humanité
SIGNEZ ICI : http://terra.rezo.net/article602.html"

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)"

(pétition)

7) "Immigration et identité nationale": Une association inacceptable

=> Voir : http://www.upolin.org/

"Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans l’histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même. En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l’identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d’un ministère. Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense. Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française."

(pétition)

Amitiès citoyennes et bonnes "vacances" !

liste de diffusion informations et actions citoyennes sur Lille:
ANTISPAMcitoyen_lille@rezo.net <mailto:ANTISPAMcitoyen_lille@rezo.net>
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archives : http://archives.rezo.net/citoyen_lille.mbox/