[Citoyen_lille] Nouvelle No 3 - mai 2007

Bonjour la liste !

* Informations Locales :

Rectificatif : point 2 de la Nouvelle No 2 - mai 2007 =>
2) Palestine c'est le samedi 9 juin et non le samedi 2 juin

* Informations Nationales et Internationales:

1) Greenpeace Cyber-pétition - Comment fermer 25 centrales électriques en 2 minutes ?

Dans les ampoules à incandescence, 90% de l’électricité utilisée est perdue en chaleur. Des membres du Parlement Européen, conscients des conséquences sur le climat et sur le gaspillage économique causées par leur utilisation, ont initié une «Déclaration Ecrite» appelant l’Union Européenne à interdire les ampoules à incandescence, énergétiquement inefficaces.

Pour être officiellement approuvée, cette déclaration doit être signée par 400 membres du Parlement d’ici au 10 Juin 2007.

Cliquez ici : http://write-a-letter.greenpeace.org/233 aux députés français du Parlement Européen pour leur demander de signer cette déclaration !

2) parution du rapport annuel d’Amnesty International =>

Le rapport annuel 2007 est sorti ce 23 mai. Il couvre l’année 2006.

voir sur le site de la Section Française: http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/rapport_annuel_2007__1
ou:
http://efai.amnesty.org/ et http://thereport.amnesty.org/fra/Homepage (site du rapport annuel avec rapports en pdf, videos, audio, photos ...)
et aussi le site de la Belgique : Rapport Annuel (voir son contenu ici <http://www.amnestyinternational.be/doc/rubrique1318.html> ).
Vous trouverez une carte interactive du monde, qui vous donne en un clin d'oeil les informations de base sur le pays qui vous intéresse, à cette adresse. : <http://www.amnesty.be/channel/msn> .
Introduction au chapitre consacré aux Etats-Unis dans le RAPPORT 2007 d’Amnesty International.

Des milliers de personnes étaient toujours détenues par les États-Unis, sans inculpation ni jugement, en Irak, en Afghanistan et sur la base navale américaine de Guantánamo Bay, à Cuba. En juin, la Cour suprême a invalidé les commissions militaires instituées par le président Bush et annulé la décision de ce dernier de ne pas appliquer l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949 aux personnes détenues en raison de leurs liens présumés avec les talibans ou avec Al Qaïda. Le Congrès a adopté la Loi relative aux commissions militaires : ce texte ôte aux tribunaux fédéraux la possibilité d’examiner les requêtes en habeas corpus introduites par ces détenus et prévoit que ceux-ci seront jugés par une commission militaire, modifiant ainsi la Loi relative aux crimes de guerr
e. En septembre, le président Bush a confirmé l’existence d’un programme de détentions secrètes dirigé par la CIA. D’après certaines informations, des soldats américains déployés en Irak se seraient rendus coupables d’exécutions extrajudiciaires ; un certain nombre d’entre eux ont fait l’objet de poursuites. Cette année encore, aucun haut responsable n’a été amené à rendre des comptes pour les actes de torture et les autres mauvais traitements infligés aux personnes arrêtées dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », malgré les éléments de preuve établissant le caractère systématique de ces violences.
Des informations ont fait état de brutalités policières et de mauvais traitements dans des centres de détention situés sur le territoire américain. Plus de 70 personnes sont mortes après avoir été touchées par des fléchettes de pistolets paralysants utilisés par la police. Cinquante-trois personnes ont été exécutées dans 14 États à travers le pays.

3) Natures et Progres =>

"Manifestation ce lundi 11 juin 2007 à 12h au Rond Point Schuman,face au Conseil de l’Union européenne

Depuis de nombreux mois, Nature & Progrès Belgique tire la sonnette d’alarme, la sirène même, sur les dangers pour la bio du projet de règlement européen pour l’Agriculture Biologique, les plus criants étant la tolérance à l’égard des OGM, et de l’usage des pesticides.

Pour rappel, vous êtes près de 65 000 personnes à avoir signé notre pétition « Sauvons la Bio ! », en quelques semaines seulement. Ce poids citoyen a pesé dans la balance au moment où les eurodéputés ont rendu leur avis. Ils se sont clairement positionné à deux reprises, le 29 mars et le 22 mai 2007, pour un règlement garantissant qu’aucun OGM ne soit jamais présent dans les produits bio et interdisant clairement l’usage des pesticides de synthèse. C’était une première victoire. Mais cet avis du Parlement Européen est consultatif. La décision finale relève des compétences du Conseil européen des Ministres de l’Agriculture.

Le moment fatidique est arrivé : ce Conseil se réunira à Bruxelles les 11 et 12 juin prochain. Malgré la mobilisation de nombre d’associations, il n’est à ce jour pas question encore de crier victoire. Les parlementaires européens se sont exprimés. Il est impératif de faire entendre notre voix de citoyen, que nous soyons consommateurs ou agriculteurs, bio invétéré ou simplement soucieux de la qualité de notre alimentation et de notre environnement.

Si ce règlement est voté ce mois, il entrerait en application après 2009. Il ne sera alors plus possible de faire marche arrière
http://www.natpro.be/
Nature & Progrès (Belgique, France, Espagne & Portugal) avec le soutien de Friends of Earth International, et de l’UNAB
appelle à une manifestation européenne"

4) Réseau "Sortir du nucléaire" =>

"Fédération de 776 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du lundi 21 mai 2007

Grenelle de l'environnement :
MM. Sarkozy et Juppé veulent empêcher le débat sur le nucléaire

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la tentative du nouveau pouvoir en place, d'empêcher tout débat sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est exclu des réunions de concertation en vue de la préparation du "Grenelle de l'environnement" : il n’a pas été convié par MM. Sarkozy et Juppé à la rencontre qui a lieu ce lundi 21 mai, à 11 heures, à l'Elysée, avec certaines organisations écologistes non gouvernementales. Il semble donc à l’évidence que le nucléaire reste un sujet tabou dont il est bien difficile de débattre dans notre pays.

Dès ses premières interviews après sa prise de fonctions de Ministre de l’écologie, Alain Juppé a clairement exclu toute remise en cause des projets de l'industrie nucléaire en précisant simplement qu’il faudra “l’expliquer aux Français”. Nicolas Sarkozy a, pour sa part, clairement affirmé, lors de sa campagne électorale qu’il est pour l’EPR et la relance du nucléaire qu’il juge comme étant “l’énergie du futur”.

Cette façon de faire est inacceptable, et cela d'autant plus que le nouveau gouvernement annonce vouloir renouveler les pratiques politiques. Il apparaît clairement que ce n'est pas le cas.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" regroupe 776 associations et a rassemblé plus de 60 000 manifestants le 17 mars dernier contre la construction du réacteur nucléaire EPR.

Il rappelle qu'il est disposé à participer au "Grenelle de l'environnement", mais… seulement si le nucléaire peut être débattu et que les décisions n'ont pas été prises auparavant... Il ne faudrait pas en effet que le débat soit clos avant même d’avoir commencé !

C'est en particulier le cas du décret autorisant EDF à construire le réacteur nucléaire EPR à Flamanville, dans la Manche : ce décret a été pris par le gouvernement précédent… 10 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle !

Il est donc nécessaire, pour que le “Grenelle de l'environnement” puisse se dérouler correctement, que le nouveau gouvernement procède – au préalable - à l'abrogation du décret de construction de l’EPR : il n'est pas envisageable de discuter d'environnement alors que, pendant ce temps, EDF construit un réacteur nucléaire supplémentaire.

Agir pour l’environnement, la Confédération Paysanne, Europe solidaire sans frontières (ESSF), l’Association de protection des espèces menacées (AVES) et le Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique ont rejoint le Réseau Sortir du nucléaire dans cette demande au gouvernement d’annuler le décret de l’EPR comme préalable indispensable à tout Grenelle de l’environnement."

5) Pétition Collectif Bellaciao =>

"Appel pour une émission sur les migrations, à France Télévisions

Que savons-nous de l’histoire des migrations, alors qu’une grande partie d’entre nous affirme ses origines "étrangères"?

Que savons nous de la réalité actuelle des migrations internationales, de leur volume, de leurs points de départ et de leurs destinations?

Que savons-nous de ce qui pousse des femmes, des hommes et des enfants sur les chemins de l’exil, au moment où des réfugiés "environnementaux" viennent grossir les rangs de ceux qui fuient la guerre ou la misère?

Que savons nous, à l’heure de la mondialisation, de l’impact des mouvements migratoires sur les économies?

Que connaissons-nous de la diversité des vies, des souffrances et des espoirs de ceux qui ont choisi notre pays comme terre d’accueil ?

Que savons-nous des effets concrets des réglementations adoptées en France et en Europe ?

De leur efficacité pour atteindre les objectifs mis en avant par les pouvoirs publics ?

De leurs conséquences sur les parcours et les vies des migrants?

Parler "sans-papiers", expulsions, quotas, ne suffit pas pour informer sur la réalité de ce phénomène mondial, encore moins pour nourrir valablement le débat citoyen.

Parler discrimination, racisme, diversité ne suffit plus pour combattre les "replis communautaires", d’autant plus que cette expression est souvent employée à tort et à travers.

Pour que la question de l’immigration en France sorte de l’ornière de l’utilisation démagogique et fasse enfin l’objet d’un débat digne et responsable,

Nous, associations, syndicats, journalistes, chercheurs, élus, citoyens de toutes origines, demandons à France Télévisions d’assumer pleinement sa responsabilité de service public d’information. Nous demandons qu’une émission régulière sur le thème des migrations soit mise rapidement à l’antenne sur l’une des chaînes généralistes de ce groupe.

Premiers signataires : Syndicat National des Journalistes-CGT, GISTI, CIMADE, MRAP, Ligue des Droits de l’Homme, Association les Oranges, Centre d’Information et d’Etudes sur les migrations internationales (CIEMI), Collectif Bellaciao.

Pour signer la pétition :
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=48758#sp48758
"

6) CyberActions =>

"No 217 : contre le financement du réacteur de Belene
Cette centrale est d'une importance cruciale car c'est la 1ère de 20 projets nucléaires en Europe de l'Est. Il est donc essentiel de l'arrêter, car elle risque d'ouvrir la voie à la relance du nucléaire à l'Est
Cyber @ction lancée le 23/05/07

1) LES FAITS
La centrale nucléaire de Belene est située sur le Danube, au Nord de la Bulgarie. Sa construction a été décidée dans les années 80. Le projet fut suspendu dans les années 90 suite à des protestations et à des doutes sur sa viabilité économique, puis abandonné comme « techniquement inadéquat et économiquement non viable » selon le gouvernement. La centrale est restée inachevée depuis. Après que la Bulgarie a fermé les 4 réacteurs de la centrale de Koslodui (condition d’entrée dans l’Union européenne pour des raisons de sécurité), le gouvernement bulgare a remis Belene à l’ordre du jour en avril 2003, au motif (très discutable) que 40% de l’investissement initial avait déjà été dépensé.

Deux réacteurs de 1000 MW de technologie russe (type VVER) doivent être construits pour un coût astronomique estimé à 4 milliards d’euros. NEK, la compagnie publique nationale d’électricité en Bulgarie, a décidé après appel d'offre que la construction sera effectuée par le consortium constitué d’AtomStroyExport (Russie) et Areva NP (Franco-allemand).

Si la centrale est construite, la première unité doit entrer en service en 2011 et la seconde en 2013. Cette centrale est d'une importance cruciale car c'est la 1ère de 20 projets nucléaires en Europe de l'Est. Il est donc essentiel de l'arrêter, car elle risque d'ouvrir la voie à la relance du nucléaire à l'Est et en outre de fournir des contrats (donc renforcer) les lobbys nucléaires à l'Ouest, en particulier Areva et Siemens qui recherchent des contrats tous azimuts. Une importante coalition d'ONG européennes (notamment en Europe de l'Est et Allemagne) s'est donc constituée pour bloquer le projet.

2) UNE CENTRALE A HAUTS RISQUES

Le projet Belene cumule des défauts rédhibitoires :
un projet comme Belene serait interdit par les autorités en France ou en Allemagne du fait de son manque de sécurité : le réacteur est de conception russe obsolète (type VVER 1000/V-392). Cette 3ème génération de VVER demeure dangereuse, du fait notamment de la vulnérabilité de ses systèmes de sécurité et d'un risque d'emballement du réacteur ;
il est bâti dans une zone sismique : en 1977, un tremblement de terre à 14 km de la centrale a fait 200 morts ;
la procédure de consultation viole la Convention internationale d'Espoo dans les pays avoisinants ;
l'étude d'impact environnemental a été fortement manipulée et est désormais devant la Haute Cour Administrative de Sofia suite à une plainte portant notamment sur le fait que les accidents lourds, les attentats terroristes et les déchets nucléaires n’ont pas été étudiés ;
enfin, la Bulgarie n'a à ce jour aucun plan pour la gestion de ses déchets radioactifs.

3) BNP-PARIBAS REFUSE DE REPONDRE

Un des objectifs de la campagne d'ONG européennes était de bloquer le financement de la centrale pour qu'elle ne puisse être construite. Les résultats sont impressionnants : en mai 2007, après deux ans de campagne, ce sont 12 banques internationales qui ont rejetté le projet du fait de ses risques, dont Société Générale, Merril Lynch & Co, Morgan Chase, Credit Suisse First Boston, Citibank, Lehman Brothers, Commerzbank, Deutsche Bank, qui comptent parmi les banques les plus importantes du monde.

Pourtant, BNP-Paribas s’apprête malgré tout à financer la première phase du projet, d’un montant de 250 millions d’euros : il semble qu'ils signeront le contrat d'ici une à deux semaines, c'est donc maintenant qu'il faut agir massivement. Cette banque a reçu 3 courriers détaillés mentionnant les risques du projet Belene, envoyés par Greenpeace (déc 06), puis par une coalition de 160 ONG européennes (fév 07) puis par les Amis de la Terre (avril 07). Ils n'ont jamais répondu, à la différence de toutes les autres banques. Fin avril 07, ils ont également reçu le nouveau rapport "Banques françaises banques fossiles ?" des Amis de la Terre analysant les politiques énergétiques des 10 plus grandes banques françaises (et détaillant le projet Belene), et très critique vis à vis de BNP-Paribas qui est la banque française la plus impliquée dans des projets énergétiques controversés aux quatre coins de la planète. Envoyé à plus de 60 responsables du groupe, il n'a généré aucune réponse non plus de la part de BNP-Paribas.

Il est donc impératif, face à un tel mépris, de passer à une phase plus offensive et d'interpeller directement les responsables de ce groupe pour les forcer à réagir.

Voir : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=153 (signature)

"No 216 COSTA RICA - CHIQUITA : BANANES INDIGESTES

Avec 115 exploitations bananières et une présence dans les magasins de plus de 60 pays, Chiquita se place en tête du marché mondial de la banane, ex-aequo avec son principal concurrent, Dole. Sous la pression grandissante des consommateurs, Chiquita se vante désormais de promouvoir des produits qui répondent à des critères sociaux et environnementaux.

Cyber @ction lancée le 21 mai 2007

Une banane propre, “cultivée sans pesticides, [...] soignée et cueillie par des travailleurs dont les droits auraient été pleinement respectés”(1), voilà ce que Chiquita nous promet. Sur son site internet, la multinationale déclare : " nos bananes sont […] cultivées dans le respect de l'environnement et de nos travailleurs sur les lieux de production"(2). Depuis 2005, les bananes Chiquita sont certifiées par l'organisation de protection de l'environnement Rainforest Alliance. Les plantations de la multinationale se prévalent en outre du standard social SA8000 qui requiert notamment le respect des normes fondamentales de travail de l'OIT(3). Pourtant, dans la plantation de Coyol(4), au Costa Rica, la Compañia Bananera Atlántica Limitada (COBAL), succursale de Chiquita, met la santé de ses travailleurs en péril et viole leurs droits fondamentaux en toute impunité.

Le 16 mars 2007, à 5 heures du matin, Alexander Reyes Zúñiga, Marco Gonzáles Borges et Jaime Blanco Juárez entament leur journée de travail dans la plantation de bananes de Coyol de la société COBAL de Chiquita. Cela fait près d'une heure qu'ils procèdent à la coupe et au ramassage des fruits dans la zone de la plantation à laquelle ils ont été affectés par leur supérieur, lorsqu'ils s'aperçoivent qu'une autre équipe est en train de procéder à une fumigation manuelle avec un nématocide, dans la même zone. Ce pesticide utilisé contre certains vers parasites qui constituent l'un des plus gros problèmes dans les plantations de bananes, est l’un des plus toxiques qui soient pour l’homme.

Ayant reçu des consignes strictes quant au nombre de régimes de bananes qui doivent être récoltés, les trois hommes décident de poursuivre la récolte. Quelques minutes plus tard, Alexander Zúñiga et Jaime Juárez sont soudain pris de nausées et d'étourdissements. Ce dernier est alors conduit à une clinique dans laquelle il restera sous observation pendant quelques heures, sous perfusion. Alexander Zúñiga quant à lui s'adresse à l'un de ses supérieurs qui lui prescrit du lait et de l'eau sucrée et le renvoie chez lui sans autre soin. Le lendemain, Alexander Zúñiga signifie à son superviseur qu'il souffre toujours des mêmes symptômes d'empoisonnement, mais celui-ci n'ayant " pas assez de travailleurs " disponibles le somme de se rendre à son travail malgré tout.

Indignés de n'avoir pas été informés de la fumigation qui devait avoir lieu sur leur aire de travail, et d'avoir été ainsi exposés à un empoisonnement au nématocide, deux des travailleurs concernés dénoncent l'incident et mettent en cause leurs responsables. Or, non seulement leur plainte ne sera pas entendue, mais les deux hommes seront en outre convoqués par la direction pour une procédure disciplinaire qui aboutira à leur licenciement pour faute ! Ils sont accusés d'être entrés dans la zone qui devait être traitée, malgré une interdiction expresse qui leur aurait été préalablement signifiée…

Graves irrégularités dans la procédure

En dépit de preuves accablantes, et sans même prendre la peine de réaliser un examen médical sur les travailleurs affectés, Chiquita nie tout en bloc : l'empoisonnement des travailleurs de COBAL, ainsi que l’irrégularité de la procédure de licenciement. Les deux travailleurs à qui la faute est imputée n'ont pourtant eu aucune occasion de se défendre, et n'ont pas même été informés du contenu des témoignages qui auraient justifié leur licenciement.

Qui plus est, alors que la procédure établie par le droit du travail costa ricain prévoit trois avertissements avant tout renvoi pour raison disciplinaire, Alexander Zúñiga et Marco Borges sont licenciés au terme de cette seule procédure.

Intimidations envers les travailleurs

L'attitude de l'entreprise est condamnée par le syndicat industriel des travailleurs agricoles et de l'élevage d'Heredia (SITAGAH(5)) et par la coordination des syndicats bananiers du Costa Rica (COSIBA-CR(6)) Ces deux organisations syndicales accusent l’entreprise de tenter de dissuader les travailleurs de dénoncer les atteintes dont ils sont victimes par des manoeuvres d’intimidation. Les syndicats dénoncent plus généralement le comportement abusif de COBAL qui recourt à ses services de sécurité privés pour intimider les travailleurs: leurs logements sont ainsi réquisitionnés sans autorisation officielle et les travailleurs migrants nicaraguayens sont menacés de dénonciation aux services de l'immigration. La sécurité de l’entreprise s'arroge même le droit de leur confisquer leurs papiers.

Les travailleurs et les syndicats mettent également en cause l'utilisation imprudente des pesticides par la société bananière. Les atteintes à la santé des travailleurs sont en effet monnaie courante dans ces plantations : outre la fumigation dangereuse des sols avec des pesticides, la pratique d'épandage aérien de substances toxiques sur les lieux de travail est également dénoncée depuis des années par les syndicats. De nombreuses plaintes ont déjà été formulées à cet égard, mais l'entreprise continue de les ignorer. Bien qu'il existe un accord régional entre les syndicats et Chiquita(7) qui établit l'obligation à la charge de l’entreprise de répondre sous trois jours aux dénonciations qui lui sont communiquées, certaines de ces plaintes ont été déposées il y a déjà plus d'un an, et sont restées sans réponse…

Voir : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=152 (signature)

7) politis => (voir sur http://www.politis.fr)

"Exclusif PAR Nicolas S. jeudi 24 mai 2007

Ça vous étonne, hein ! Dans Politis ! Le bloc-notes de Nicolas ! Vous ne vous attendiez pas à ça. C’est une idée de Triboulet, mon bouffon. Celui que je viens d’engager pour la fonction (à la Cour, faut bien un bouffon, pas vrai ?), un marrant avec une tête de carême qui servait déjà sous Mitterrand, on l’appelle aussi l’Ortolan. Il se prend pour un intello, faut surtout pas lui dire que c’est un clown, ça le vexerait. D’ailleurs, son titre officiel, c’est « conseiller à la culture », c’est farce, hein ? Donc, Triboulet me dit comme ça : « Faudrait aller encore plus loin dans l’ouverture, Président. » (Il m’appelle « Président », j’aime bien, ça fait moderne, américain, non ?) « Plus loin que les Kouchner, Jouyet, Gallo : tout ça, c’est la gauche en peau de toutou, comme moi ! Ça fait rigoler les vrais gauchos, les tatoués, ceux qui se parfument tous les matins à la lutte des classes, c’est à eux qu’il faut faire du gringue ; tiens, vous devriez proposer une tribune à Politis ; sûr, c’est moins lu que Paris Trash, mais c’est un public de purs, pas le genre qu’on achète pour un plat de lentilles ! Croyez-moi, Président, si vous vous les mettez dans la poche, ceux-là, alors vous n’aurez même pas à attendre deux ans pour restaurer l’Empire et installer votre dynastie... »

Ben voilà. Sitôt dit, sitôt fait. Langlois m’a refilé ses pages sans barguigner (pas le genre à se lever de bonne heure, celui-là, une vraie feignasse !).

Donc, je vais vous raconter. En exclusivité. Mon avènement, vécu de l’intérieur. Comment je les ai tous niqués. Comment ils viennent me bouffer dans la main, les uns après les autres. Et la jouissance que ça me donne, sans blague ! Moi qui ai les héritiers en horreur, qui me suis fait tout seul, à la force du poignet (« Non, Triboulet, pas comme Onan : c’est parfois limite, ton humour, on dirait du Bigard ! »), je suis un homme comblé et je ne le cache pas.

Bling-bling

Par quoi on commence ? Ma croisière maltaise ? Même à l’UMP, certains coincés du cul ont trouvé à y redire : « Après la nuit des milliardaires au Fouquet’s, le Paloma et son jacuzzi, ça fait beaucoup », disaient-ils. Andouilles !

Je passe mon temps à envoyer des messages aux Français. Et ils comprennent très bien ce que je veux leur dire. En l’occurrence, deux choses : un, je ne suis pas le genre à se laisser emmerder par quoi ni qui que ce soit ; je fais ce qui me plaît, quand ça me plaît et où ça me plaît ; et, oui, j’aime le luxe et je n’ai pas l’intention de m’en priver (« Parvenu » disent-ils : exact, et j’en suis fier ; « droite bling-bling » ? Si ça vous chante, et c’est pas Julien Dray, avec ses grosses tocantes, qui pourra me le reprocher). Deux, les patrons sont mes poteaux, tous les patrons, les plus gros, les plus dorés sur tranche : et ça, mes chers compatriotes, vous l’avez bien compris, c’est bon pour la France, bon pour le PNB, bon pour la Bourse, bon pour l’emploi.

Un président de la République qui serait tricard chez les riches, vous n’y pensez pas, ça la foutrait mal (et ça n’empêche pas d’aller bouffer à la cantine avec les minables d’EADS, ça les flatte...).

Mes deux mameluks

Eh oui, après le message qui dit blanc, ne pas oublier celui qui dit noir (« ou lycée de Versailles », me dit Triboulet, qui lit par-dessus mon épaule, qu’il est rigolo !), c’est ça, l’art de la com’.

Donc, après la fiesta, le solennel. Le Soldat inconnu (figure imposée), puis ma marque personnelle avec les grands anciens : de Gaulle, Clemenceau, nos deux Pères la Victoire des deux grandes guerres qui ont saigné l’Europe ; et l’hommage à Guy Môquet et aux Fusillés de la Cascade, ces pures figures de l’héroïsme patriotique, nos Bara et nos Vala du XXe siècle. Si ça vous fait pas vibrer la fibre nationale, ça, et toutes familles confondues ! C’est là où les duettistes, Guaino et Gallo, me sont bien utiles, mes deux braves mameluks à la plume lyrique ! M’ont-ils bien servi, l’un et l’autre : le premier tout au long de la campagne, me peaufinant ces généreux discours que je n’avais plus qu’à me mettre en bouche ; le second en vantant mes mérites sur toutes les antennes, me saluant comme une sorte de frère de lait, ne sommes-nous pas tous deux « issus de l’immigration » (tu parles, Max ! Lui fils d’ouvrier rital ayant fui le fascisme, moi fils de hobereau hongrois ayant échappé aux rouges : rien à voir, et nos deux paternels se seraient sans doute foutu sur la gueule, mais bon, Gallo brosse l’Histoire à grands traits...) ? Ils furent encore l’un et l’autre parfaits dans cette séquence d’hommage à la Résistance, dont on goûtera d’autant plus le sel que j’ai bien l’intention de m’attaquer au plus tôt à ce qui reste de son programme !

On saura récompenser leurs mérites : je garde Guaino à mes côtés à l’Élysée ; et j’aiderai Gallo à réaliser son vieux rêve, entrer à l’Académie (n’en suis-je pas devenu le Protecteur ?).

Mon gouvernement, côté dames

Je dis « mon gouvernement », car il ne vous a pas échappé que c’est moi qui l’ai fait, à ma main, pour ne pas dire à ma botte.

Oh ! en plein accord avec le Premier ministre, qui a bien compris où était le pouvoir et dans quelles limites il lui faudrait contenir ses ambitions. Un gars bien, ce Fillon, j’ai appris à l’apprécier : pas ramenard, bosseur, rassurant pour cette France en gilet, cette France patrimoniale, qui se reconnaîtra dans son côté provincial à l’opulence discrète, la France des châteaux et des clochers, du gigot dominical et des placements de père de famille. Mon parfait contraire, mon complément rêvé : au timon de la charrue, il saura tracer droit le sillon de la modernité (« Œtain, c’est beau, ça, Triboulet, on dirait du Joseph Prud’homme ! ») dans l’exacte direction que je lui aurai fixée. Il me plaît bien, ce gouvernement, conforme à mes engagements, reconnaissez-le : autant de femmes que d’hommes, et pas à des postes subalternes. La nomination la plus spectaculaire (et je voudrais bien voir que vous trouviez à y redire, gens de gauche qui avez si bien raté la promotion des enfants de l’immigration maghrébine) : ma belle beurette Rachida à la Justice, ministère régalien et prestigieux s’il en est. Trop tendre, Mme Dati, pour un poste de cette importance ? Certains le craignent à demi-mots ; mais elle, comme les autres, restera sous tutelle puisque, on vous le répète, le pouvoir est à l’Élysée (et puis, comme me le souffle l’impayable Triboulet, « Quoi de mieux place Vendôme qu’une femme dont les dents rayent le Parquet ? »).

Toujours côté dames, il fallait bien faire une place à MAM, c’est qu’elle peut être méchante (elle a pris goût aux uniformes, elle passe des bidasses aux poulets) ; une autre à Mme Bachelot, dont les tailleurs fuchsia et les gaffes gouailleuses font partie du paysage : la Santé convient à cette apothicaire, et le sport en prime, qui va de pair comme on sait ; troisième figure des matrones du gaullo-chiraquisme, Mme Boutin exercera au Logement et à la Ville ses talents de dame patronnesse : sa nomination sera bien vue au Vatican, dont elle reste une conseillère écoutée. Mais mes dames de coeur (outre Rachida) sont les deux autres Christine : Albanel à la Culture, Lagarde à l’Agriculture (ça va surprendre dans nos terroirs ; mais le poste consiste moins aujourd’hui à s’attarder au cul des vaches qu’à se coltiner les technos de Bruxelles...) ; et surtout la jeunette et prometteuse Valérie Pecresse, en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Une flèche, cette petite, elle ira loin.

Vos lectrices féministes, sans doute nombreuses, ne peuvent pas dire que je me suis gaussé !

Et côté mecs

Je ne suis pas mécontent non plus de mes ministres mâles. Juppé (un ministre d’État à l’Environnement, ça devrait vous plaire, non ?), Borloo, Darcos : du lourd, du solide et autant de gêneurs possibles neutralisés.

L’étoile montante, Xavier Bertrand, reçoit la récompense de sa bonne tenue dans la campagne, lui qui a pourtant mis du temps à rallier ma bannière : il mettra sa rondeur au service des relations sociales, on verra combien de temps il fait illusion, notre Séraphin Lampion. J’ai fini par repêcher Hortefeux, qui m’avait un peu échauffé les oreilles ces derniers temps : à lui le bâton merdeux, ce ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale qui vous a tant fait râler, vous les gauchistes, c’était ça ou rien. Il est le seul sarkozyste pur sucre à avoir été récompensé, vous ne pourrez pas dire que je soigne mes fidèles (ça les fait assez râler, du reste ; comme s’ils ne pouvaient pas attendre un peu qu’on ait passé les législatives, le temps viendra des récompenses !). C’est mon vieux pote Devedjian qui me fait le plus de peine, qui se voyait déjà garde des Sceaux ; j’ai besoin de lui pour garder autre chose : la tirelire des Hauts-de-Seine, que je ne vais tout de même pas refiler à l’autre Arménoche, là, le Balkany : serait capable de tout dilapider en six mois, rien qu’en champagne et en gonzesses !

Et il fallait faire de la place aux ralliés, c’est tout de même ça le clou du spectacle, non ? L’aventure de l’ouverture ! Morin, Jouyet, Hirsch, Kouchner... Pour Besson, j’ai hésité.
Même dans nos rangs, sa conduite a horrifié, et j’avoue qu’il me lève le coeur à moi aussi (je l’ai pourtant bien accroché !) : fallait-il récompenser la félonie poussée à ce degré d’abjection ? C’est Triboulet qui m’a convaincu : « Croyez-moi, Président, il faut savoir réchauffer les serpents dans son sein : lovés bien au chaud, ils en oublient de mordre.
C’est ce que m’a appris mon vieux Maître, lors de nos promenades du Champ-de-Mars... ». Soit : secrétaire d’État. À la Prospective (hi hi, autant dire au Plan quinquennal !).

La perle

Enfin mon Nanard, mon Koucouch-panier à moi, mon french doctor préféré, lui qui hésitait à 20 ans entre être Liebknecht ou Rastignac ­ devinez ce qu’il a choisi ? ­, la perle (et le doyen...) de ce gouvernement : à son âge, c’était sa dernière chance, il n’allait pas la laisser passer. Pour le Quai, j’avais d’abord pensé à Védrine. Mais lui, c’est un vrai coriace, qui entendait exercer pleinement les prérogatives de la fonction, ça ne pouvait pas coller, d’autant que je me mettais le Consistoire à dos. Avec Nanard, pas de problème, du moment que je le laisse faire de la mousse et des mouvements de menton. Outre qu’en gros, sur le fond, on est d’accord sur tout, il sait bien que la politique étrangère, encore plus que tout le reste, est de mon domaine réservé.

Et puis avec lui, je suis assuré d’avoir double part de dessert au dîner du Crif !

N. S. (pcc. : B. L.)"

Amitiès citoyennes
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